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La Paracha Tetsavé est la seule section de la Torah — depuis la naissance de Moïse — où son nom n’apparaît pas, et les livres y voient une allusion à sa disparition, qui tombe généralement à la même période (le 7 Adar). Mais cela soulève une difficulté : le décès d’un Tsaddik n’efface pas son nom, bien au contraire.

Le Rabbi résout cette apparente contradiction à l’aide d’un enseignement du Zohar : après sa disparition, le Tsaddik est présent dans tous les mondes davantage qu’il ne l’était de son vivant, car son âme, libérée de l’enveloppe corporelle, remonte jusqu’à son essence la plus profonde — une présence qui dépasse tout nom et toute désignation.

C’est précisément là le message de la paracha : Moïse n’y est pas nommé parce qu’il s’est élevé au-delà de son nom, vers son essence pure. Et paradoxalement, c’est dans cette même paracha que D.ieu s’adresse à lui avec la plus grande intimité — « Et toi, tu ordonneras » — à la deuxième personne, signe d’une proximité totale.

Cette idée est ensuite confirmée par la guématria du mot Tetsavé (501), qui dépasse de un le chiffre 500 — symbole de l’ordre du monde et de la révélation divine — pointant ainsi vers ce qui est au-delà de tout nom, vers l’essence absolue. Le nombre de versets de la paracha (101) renforce le même message : 101, comme celui qui répète son étude cent et une fois, transcende l’ordre ordinaire.