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Lois de la Soucca (Chapitre Six)
- Personnes exemptées de la soucca – Les femmes, esclaves et enfants sont exempts. Un toumtoum et un hermaphrodite sont astreints par doute. Un enfant de 5-6 ans est astreint par ordre rabbinique pour l’éduquer aux commandements.
- Exemption pour raison de santé – Les malades et leurs serviteurs sont exempts, même pour un simple mal de tête. Une personne incommodée (par le vent, les insectes ou une mauvaise odeur) est également exemptée, mais pas ses serviteurs.
- Autres exemptions – Un endeuillé est astreint à la soucca. Un nouveau marié, ses amis et les membres de la cérémonie sont exempts pendant les sept jours de festin.
- Exemptions liées aux missions – Les délégués chargés d’une mitsva sont exempts jour et nuit. Les voyageurs sont exempts pendant leur déplacement. Les gardiens de la ville sont exempts durant leur service. Les gardiens des jardins sont exempts jour et nuit pour ne pas révéler leur position aux voleurs.
- Nature de la mitsva – Il faut y manger, boire et résider jour et nuit pendant sept jours comme dans sa résidence permanente. Les beaux ustensiles et literies sont placés dans la soucca, ainsi que les ustensiles pour boire, mais les ustensiles pour manger restent en dehors.
- Obligations alimentaires – On doit manger et dormir dans la soucca tous les sept jours. Les repas légers (moins d’un kazeitsa) peuvent être pris à l’extérieur. Boire de l’eau et consommer des fruits est permis à l’extérieur.
- Différence entre le premier jour et les suivants – Manger dans la soucca la première nuit est obligatoire, même un kazaït de pain suffit. Les autres jours, c’est facultatif.
- Position requise pour manger – Il est interdit de manger avec la tête dans la soucca et la table à l’extérieur, même dans une grande soucca.
- Étude dans la soucca – On peut lire dans la soucca mais l’étude approfondie se fait à l’extérieur pour avoir l’esprit posé. La prière peut se faire dans la soucca ou à l’extérieur.
- Cas de pluie – Si la pluie tombe suffisamment pour altérer un met, on peut quitter la soucca. Si la pluie s’arrête, on n’est pas obligé d’y retourner avant le matin.
- Fin de la fête – On ne défait pas la soucca après le repas du septième jour. Si on manque d’espace pour les ustensiles, on réduit la surface du skha’h à moins de quatre tefa’him sur quatre.
- Bénédictions – On récite avant de s’asseoir : « Qui nous as sanctifiés par Ses commandements et nous as ordonné de résider dans la soucca ». La première nuit, on ajoute la bénédiction du temps (chéhékhianou) après le kiddouch.
- Pratique actuelle – On réside dans la soucca pendant huit jours, mais on ne récite pas la bénédiction le huitième jour (Chemini Atséret). Un toumtoum et un hermaphrodite ne récitent pas la bénédiction car leur obligation est fondée sur un doute.
- Fin du huitième jour – On retire les ustensiles. Dans une petite soucca, on y apporte un candélabre, et dans une grande, on y apporte des marmites ou assiettes pour indiquer que la mitsva est terminée.
- Construction tardive – Si on n’a pas construit de soucca au début de la fête, on doit le faire pendant ‘hol hamoed. Les matériaux de la soucca sont interdits d’usage pendant les huit jours de la fête.
- Décorations – Il est interdit de tirer profit des décorations de la soucca pendant les huit jours, sauf si on a stipulé une condition au moment de les placer.
Lois du Loulav (Chapitre Sept)
- Définition du loulav – Les « frondes de palmier » désignent les branches de palmier avant que les feuilles ne se séparent, ressemblant à un sceptre.
- Définition des autres espèces – Le « fruit d’un bel arbre » est le cédrat (étrog). Les « branches d’arbres touffus » désignent le myrte dont les feuilles recouvrent la branche avec trois feuilles ou plus par anneau. Le myrte sauvage n’est pas valide.
- Définition du saule – Les « saules de ruisseau » sont une espèce particulière avec une feuille étendue, une arête lisse et une tige rouge. Même s’ils poussent ailleurs que près des ruisseaux, ils sont valides.
- Différenciation des espèces – Le peuplier, qui ressemble au saule mais avec une feuille ronde et une arête en forme de scie, n’est pas valide. Le saule avec de petits sillons comme une petite faucille est valide.
- Unité de la mitsva – Les quatre espèces constituent une seule mitsva et sont interdépendantes. On ne doit ni ajouter ni retrancher d’espèces.
- Méthode d’accomplissement – Il est préférable d’attacher ensemble le loulav, le myrte et le saule. On récite la bénédiction « de prendre le loulav » avant de les prendre, le loulav dans la main droite et l’étrog dans la gauche, les racines vers le bas.
- Quantité de chaque espèce – Un loulav, un étrog, deux branches de saule et trois branches de myrte. On peut ajouter du myrte pour embellir la mitsva, mais pas les autres espèces.
- Dimensions – Le loulav doit mesurer au moins quatre tefa’him, le myrte et le saule au moins trois tefa’him. L’étrog doit être au moins de la taille d’un kabeitsa.
- Manière de tenir les espèces – La façon idéale est de tenir les trois espèces attachées dans la main droite et l’étrog dans la main gauche, puis de les secouer dans les six directions, trois fois dans chaque direction.
- Moment du secouement – On secoue le loulav pendant le hallel, aux premières et dernières récitations de « Hodou lHachem ki tov » et au verset « Ana Hachem hochia na ». La mitsva peut être accomplie toute la journée, mais pas la nuit.
- Envelopper le loulav – On peut l’enrouler d’une corde d’argent ou d’or ou l’envelopper d’un vêtement. Un objet intermédiaire qui apporte honneur n’est pas considéré comme une séparation.
- Séparation entre espèces – Une séparation entre le loulav et le saule avec un tissu est invalide, mais pas avec des feuilles de myrte car une espèce ne fait pas de séparation avec sa propre espèce.
- Durée de la mitsva – Initialement, la mitsva était de prendre le loulav uniquement le premier jour, sauf au Temple où on le prenait les sept jours. On ne le prend pas le Chabbat par décret rabbinique.
- Exception pour le premier jour – Le décret du Chabbat n’a pas été appliqué au premier jour car c’est une mitsva de la Torah, contrairement aux autres jours qui n’étaient obligatoires qu’au Temple.
- Pratique post-Temple – Depuis la destruction du Temple, on prend le loulav pendant sept jours en tout lieu, en souvenir du Temple, avec une bénédiction quotidienne.
- Pratique à l’époque du Temple – Quand le Temple existait, on prenait le loulav le premier jour même s’il tombait un Chabbat, mais seulement dans les lieux où l’on connaissait avec certitude le jour de la fête.
- Décret post-Temple – Après la destruction du Temple, les sages ont interdit de prendre le loulav le Chabbat même le premier jour, pour que toutes les communautés soient égales dans cette pratique.
- Pratique actuelle – Aujourd’hui, même avec un calendrier fixe, on ne prend pas le loulav le Chabbat, ni en Israël ni ailleurs, par crainte qu’on ne le déplace dans le domaine public.
- Personnes astreintes – Quiconque est astreint au chofar et à la soucca est astreint au loulav. Un enfant qui sait remuer le chofar est astreint par ordre rabbinique.
- Mitsva du saule – Une loi transmise par Moïse prescrit d’apporter une branche de saule au Temple, distincte de celle du loulav. Une seule branche avec une feuille suffit.
- Pratique du saule au Temple – Chaque jour, on dressait des branches de saule à côté de l’autel, avec sonneries de trompette. Le septième jour tombant un Chabbat, on les arrangeait quand même.
- Préparation pour Chabbat – La veille du Chabbat, on apportait les branches et on les posait dans des baquets d’or. Aujourd’hui, on pratique uniquement le septième jour en frappant le sol avec une ou plusieurs branches sans bénédiction.
- Procession autour de l’autel – On tournait une fois par jour autour de l’autel avec le loulav, et sept fois le septième jour. Dans les synagogues, on tourne autour de l’arche en souvenir.
- Coutume de Jérusalem – On sortait avec le loulav le matin, on entrait dans la synagogue avec lui, on priait et rendait visite aux malades avec lui.
- Transport du loulav le Chabbat – Une femme pouvait prendre le loulav de son fils ou mari et le remettre dans l’eau. On peut ajouter de l’eau pendant la fête et changer l’eau pendant ‘Hol Hamoed.
- Odeur des espèces – Il est interdit de sentir le myrte du loulav car il est réservé pour la mitsva, mais on peut sentir l’étrog.
- Consommation de l’étrog – Il est interdit de consommer l’étrog pendant les sept jours. À l’époque actuelle, il est également interdit le huitième jour. Si on a mis de côté sept étrogs, chacun peut être consommé le lendemain de son usage.
Lois du Loulav (Chapitre Huit)
- Espèces invalides – Les quatre espèces sont invalides si elles sont desséchées, volées, proviennent d’un arbre adoré ou d’une ville apostate. Si elles appartiennent à un idolâtre, on ne doit pas les prendre a priori.
- Étrog disqualifié – Un étrog provenant de orla, de terouma impure ou de tevel n’est pas valide. Un étrog de demaï est valide, mais pas un étrog de terouma pure ou de ma’asser chéni à Jérusalem.
- Défauts du loulav – Un loulav dont l’extrémité est coupée ou fendu en deux n’est pas valide. S’il est courbé vers l’avant ou sur les côtés, il n’est pas valide, mais s’il est courbé vers l’arrière, il est valide.
- Croissance du loulav – Les feuilles du loulav doivent pousser par paire, liées par l’arrière (tiomet). Si la tiomet est fendue, le loulav n’est pas valide.
- Défauts du myrte – Un myrte dont l’extrémité est coupée n’est pas valide. Si la majorité des feuilles sont tombées mais qu’il reste trois feuilles dans un rang, il est valide. Des bourgeons verts sont acceptables, mais pas rouges ou noirs.
- Défauts du saule – Une branche de saule dont l’extrémité est coupée est valide, mais si ses branches sont tombées, elle n’est pas valide.
- Défauts de l’étrog – Un étrog percé, troué, incomplet ou dont le pitom est retiré n’est pas valide. Des plaies multiples ou sur le pitom le disqualifient.
- Autres défauts de l’étrog – Un étrog gonflé, pourri, mariné, cuit, noir, blanc, taché ou vert comme un poireau n’est pas valide. Un étrog qui a poussé dans un moule et a perdu sa forme naturelle n’est pas valide.
- Application temporelle – Les défauts mentionnés invalident les espèces uniquement le premier jour. L’association avec un culte idolâtre ou un étrog interdit à la consommation les invalide tous les jours.
- Propriété des espèces – On ne peut pas utiliser le loulav d’un ami le premier jour sans qu’il le lui donne en cadeau. Un présent à condition d’être rendu est considéré comme un cadeau valide.
- Espèces en copropriété – Des associés qui achètent un loulav ensemble ne peuvent s’acquitter de leur obligation que si l’un donne sa part à l’autre en cadeau.
- Réjouissance supplémentaire au Temple – Une célébration particulière avait lieu au Temple pendant Souccot, avec un espace séparé pour les hommes et les femmes.
- Nature des réjouissances – On jouait de différents instruments, on chantait, dansait et sifflait. Cette joie ne prévalait ni sur le Chabbat ni sur les jours de fête.
- Participants aux réjouissances – Ce n’étaient pas les ignorants qui participaient, mais les grands sages, les directeurs d’école rabbinique et les hommes pieux.
- Valeur de la joie – La joie dans l’accomplissement d’un commandement est un grand service divin. S’en priver mérite punition, tandis que l’humilité dans ces moments de joie est signe de grandeur.
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FIN DES LOIS SUR LE CHOFAR, LA SOUCCA, ET LE LOULAV, AVEC L’AIDE DE D.IEU.



