6 Tichri : Yortsaït de la Rabbanit Hanna, la mère du Rabbi (28 Tevet 5640-1880 – 6 Tichri 5725-1964)

6 Tichri : Yortsaït de la Rabbanit Hanna, la mère du Rabbi (28 Tevet 5640-1880 – 6 Tichri 5725-1964)

La Rabbanit ‘Hanna naquit le 28 Tévet 5640-1880, à Nikolayev. Son père, Rabbi Meïr Chlomo Yanowsky était le Rav de la ville. Sa mère était la Rabbanit Ra’hel. C’est le 13 Sivan 5660-1900 qu’elle épousa Rabbi Lévi Its’hak Schneerson. Le 11 Nissan 5662-1902, naquit leur fils aîné, le Rabbi.

 

En 5669-1909, Rabbi Lévi Its’hak devint le Rav de Yékatrinoslav, actuellement Dniépropétrowsk. Il assuma cette fonction pendant trente ans et la Rabbanit ‘Hanna lui apporta, pendant toute cette période, l’aide dont il avait besoin dans ses fonctions rabbiniques. Outre sa profonde érudition dans tous les domaines de la Torah, la Rabbanit maîtrisait parfaitement le russe, avait une grande intelligence et un contact agréable. Ainsi, elle joua un rôle décisif dans la place prépondérante qu’occupa le Rav, par son autorité et son influence.

En 5699-1939, Rabbi Lévi Its’hak fut emprisonné pour son intense activité, tendant à préserver le Judaïsme. Il fut condamné à l’exil, à Tchiaily, un village qui se trouve au fin fond du Kazakhstan. Dès que la Rabbanit sut où se trouvait son mari, elle fit don d’elle-même et partit le rejoindre, malgré les difficultés et le danger qui en résultaient. Lorsqu’elle arriva à Tchiaily, elle parvint à réduire considérablement les souffrances du Rav, Elle assuma également une importante responsabilité d’ordre spirituelle, en fabriquant de l’encre de ses propres mains et en se procurant du papier, pour permettre à son mari de rédiger ses merveilleux commentaires de la Torah, qui furent édités par son fils, une trentaine d’années plus tard.

Ceux qui l’ont connue savent que la Rabbanit avait de rares qualités, que ne possèdent que peu de personnes, dans chaque génération. Elle endura de nombreuses années de souffrance et d’angoisse, d’abord lorsque son mari fut emprisonné, puis exilé et également quand, devenue veuve, elle resta seule, isolée parmi une population hostile, au milieu d’hommes capables de toutes les cruautés envers ceux dont le nom de famille était Schneerson. Même en une telle période, elle sut garder son calme, n’afficha jamais un visage triste ou des yeux amers. Elle sut cacher sa douleur en son coeur et ne lui donna aucune expression extérieure.

En 5707-1947, ses épreuves parvinrent à leur terme et elle put enfin quitter la Russie, de manière clandestine. Elle arriva alors à Paris et c’est là qu’elle rencontra son fils aîné, le Rabbi, qu’elle n’avait pas vu depuis une vingtaine d’années. De Paris, ils partirent ensemble pour New York. Là, commença pour la Rabbanit une période, nouvelle, emplie d’un scintillant bonheur, lorsque son fils prit la tête des ‘Hassidim, en 5710-1950.

Le Rabbi lui témoigna toujours un profond respect. Il lui rendait visite chaque jour, le Chabbat comme dans la semaine. Le 6 Tichri 5746-1985, le Rabbi dit:
« Malgré les difficultés et les nombreux tracas de la vie quotidienne, elle avait pris une responsabilité de plus, celle de diffuser l’enseignement de son mari, afin que de nombreux Juifs puissent avoir accès à ses explications de la partie profonde de la Torah, basées sur la ‘Hassidout ‘Habad. Elle le fit pour hâter la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, qui dépend de la diffusion de la ‘Hassidout à l’extérieur. »

C’est à Brooklyn que la Rabbanit vécut ses dix sept dernières années. Elle quitta ce monde, le Chabbat Chouva, 6 Tichri 5725-1964. Les écoles Beth Hanna perpétuent, dans le monde entier, le nom de la Rabbanit, qui est enterrée à New York.

6 Av : Yortzaït  du Rav Yoel Kahn a’h, le ‘Hozer du Rabbi  (1930-2021)

6 Av : Yortzaït du Rav Yoel Kahn a’h, le ‘Hozer du Rabbi (1930-2021)

 

Pendant plus de quarante ans, le Rav Yoel Kahn se tint devant le Rabbi pour graver dans sa mémoire prodigieuse chacune de ses paroles, avant de les restituer au monde entier. Né dans la clandestinité soviétique et façonné par l’exil, il devint le ‘hozer en chef du Rabbi. Il s’est éteint le jeudi 6 Av 5781 (2021), à l’âge de quatre-vingt-onze ans, laissant derrière lui une bibliothèque entière née de sa seule fidélité.

 

 

Une enfance forgée dans la clandestinité soviétique

Le Rav Yoel Kahn, que tous appelaient simplement Reb Yoel, naquit à Moscou, en Union soviétique, le 16 Chevat 5690 (1930), benjamin des quatre enfants de Raphaël Na’hman, surnommé « Folleh », et de Rivka Kahn. Ses parents appartenaient au réseau clandestin des ‘Hassidim de Habad qui, au péril de leur vie, s’efforçaient de maintenir la flamme de la vie juive derrière le rideau de fer. Durant les trois premières années de son existence, le petit Yoel ne vit jamais son père, emprisonné par le régime pour « activités contre-révolutionnaires » et pour le crime d’avoir conservé un lien avec le Rabbi précédent. Écrivain fécond, Raphaël Na’hman consignerait plus tard son expérience des geôles soviétiques et composerait plusieurs ouvrages qui font aujourd’hui encore autorité, parmi lesquels Loubavitch VéHayaléha, qui rassemble les récits des anciens élèves de la Yechiva Tom’hei Temimim de la bourgade de Loubavitch, et Chmouot VéSippourim, une compilation de traditions ‘hassidiques transmises de génération en génération.

En 1935, la famille parvint à quitter la Russie pour la Pologne, empruntant un itinéraire qui la fit passer par l’Autriche. C’est au sanatorium de Purkersdorf, près de Vienne, que le jeune Yoel rencontra pour la première fois le Rabbi précédent, Rabbi Yossef Its’hak, ainsi que son gendre, le futur Rabbi. Sur le quai de la gare de Vienne, alors que la famille attendait son train, elle eut la surprise de voir arriver ce même gendre, venu tout exprès la saluer et distribuer du chocolat aux enfants. De l’Europe, les Kahn gagnèrent la Terre d’Israël, où Yoel fut inscrit à la toute jeune Yechiva Habad de Tel-Aviv, alors dirigée par le célèbre Machpia, le Rav ‘Haïm Chaoul Brook. Doué d’une intelligence hors du commun, il compta parmi ses compagnons d’étude le Rav Chlomo Berman, qui deviendrait plus tard l’un des dirigeants de la Yechiva de Ponievège à Bné-Brak. Durant son adolescence, il étudia aussi en privé avec le Rav Moché Gourarié et fut profondément marqué par la personnalité du Rav Na’houm Goldschmidt, ainsi que, dans une moindre mesure, par celle du Rav Chlomo ‘Haïm Kesselman.

Un bateau vers New York et la rencontre décisive

Le 11 Chevat 5710 (1950), Rav Yoel se trouvait à bord d’un navire faisant route vers New York, où il comptait poursuivre ses études à la Yechiva centrale du 770, ignorant encore que le Rabbi précédent venait de quitter ce monde. Il avait embarqué au port de Haïfa dans l’espoir de se former à la lumière de ce maître dont il étudiait les enseignements depuis l’enfance ; lorsque son bateau accosta enfin, douze jours plus tard, la nouvelle l’attendait : Rabbi Yossef Its’hak s’était éteint. Demeuré à New York, le jeune homme s’attacha sans tarder au gendre du disparu, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, et rejoignit le cercle de ‘Hassidim qui œuvrèrent à convaincre celui-ci d’accepter la direction du mouvement Loubavitch. Ses lettres à ses parents, durant cette période, témoignent de l’admiration et de l’espérance immenses que la personnalité du nouveau Rabbi suscitait en lui.

Dès son arrivée en 770, les dons singuliers de Rav Yoel furent reconnus, et il se mit aussitôt à retranscrire les hana’hot, les Maamarim et les Si’hot du Rabbi. Les anciens ‘Hassidim, qui avaient eux-mêmes été les ‘Hozrim du Rabbi Rachab, s’émerveillaient de sa faculté de compréhension et de sa mémoire proprement exceptionnelles.

La mission d’une vie : porter la parole du Rabbi

Le jour du premier anniversaire de la disparition du Rabbi précédent, le Rabbi consentit enfin à assumer la charge de son beau-père et prononça, ce soir-là, son premier discours ‘hassidique. Là où, jusqu’alors, les ‘Hassidim recevaient dans les jours suivant un farbrenguen une version écrite du discours, rien de tel ne vint désormais. Lors d’une yé’hidout privée, une semaine plus tard, Rav Yoel comprit que, absorbé par un emploi du temps déjà saturé, le Rabbi ne rédigerait pas lui-même ses discours oraux : il attendait du ‘hozer et de son équipe qu’ils lui remettent des notes qu’il corrigerait ensuite. Telle serait la vocation de toute une vie.

Pendant plus de quatre décennies, Rav Yoel se tint devant le Rabbi et mémorisa des milliers d’heures d’enseignements d’une complexité vertigineuse. Doté d’une mémoire phénoménale, il conduisait aussi les chants lors des farbrenguen, puis dirigeait la ‘hazara, cette répétition qui suivait le rassemblement et au cours de laquelle les paroles du Rabbi étaient redites puis transcrites, car nombre de ces discours étaient prononcés le Chabbat ou un Yom Tov, jours où aucun enregistrement n’est permis. Il n’y eut qu’une poignée d’occasions où Rav Yoel ne fut pas présent pour recueillir ces paroles. Une année, à Chavouot, le Rabbi arriva à l’aube pour délivrer un discours inattendu et attendit que Rav Yoel fût là pour commencer ; l’année suivante, échaudé, le ‘hozer se tenait déjà prêt à sa place habituelle lorsque le Rabbi parut. Le chapeau incliné en arrière au-dessus de son large front, la barbe fournie en perpétuel désordre, une cigarette entre les doigts qu’il troquerait dans ses vieux jours contre un éternel verre de thé, il demeura jusqu’à la fin un maître au verbe mesuré, relevé d’éclairs d’esprit et d’humour.

Le Machpia qui forma des générations d’étudiants

Le 15 Elloul 5714 (1954), Rav Yoel épousa Léa, fille du Rav Chnéour Zalman Butman, le Rabbi lui-même officiant à la cérémonie des Kidouchin. Le couple s’établit dans le quartier de Crown Heights, où Rav Yoel fut nommé Machpia, guide et mentor spirituel, dans l’une des branches de la Yechiva Habad, avant de devenir le Machpia en chef de la Yechiva centrale Tom’hei Temimim du 770. Pédagogue exceptionnel, il possédait l’art rare de rendre limpides les concepts les plus abstraits de la ‘Hassidout, traduisant en raisonnements clairs et enchaînés ce qui, d’ordinaire, demeure du seul domaine de la foi. Pour les étudiants venus d’autres horizons du monde juif, il était souvent le premier interlocuteur, un guide savant et bienveillant vers l’univers spirituel de Habad. Des années 1950 jusqu’aux ultimes années de sa vie, des milliers d’élèves se formèrent à ses côtés, tandis qu’il parcourait le monde pour donner des cours approfondis de ‘Hassidout et animer des farbrenguen.

Une œuvre monumentale au service des enseignements

Sous la direction attentive de Rav Yoel, des équipes de ‘Hozrim couchèrent par écrit les enseignements du Rabbi en plusieurs langues et sous des formes diverses. Le Rabbi, qui rédigeait rarement lui-même, consacrait pourtant des heures innombrables au travail de correction, allant parfois jusqu’à retoucher un texte si abondamment qu’il lui eût été plus simple de l’écrire d’emblée ; c’est ainsi qu’il enseignait à son ‘hozer et à son équipe l’art d’ordonner la parole vive en une prose limpide et rigoureuse. De ce labeur patient, mené des jours et des nuits durant, naquirent le Likoutei Si’hot, l’ensemble en trente-neuf volumes des discours corrigés du Rabbi, les six volumes des Maamarim Melouktim, ainsi que la vaste série du Torat Mena’hem, qui restitue en hébreu l’intégralité des farbrenguen du Rabbi dans leur forme complète.

Son entreprise la plus imposante demeure toutefois le Sefer Ha’Erkin Habad, une encyclopédie et une analyse méthodique des concepts de la ‘Hassidout, dont le Rabbi lui-même avait confié la conception à Rav Yoel. Le premier volume parut en 1970, accompagné en appendice d’un traité rédigé par le Rabbi sur l’essence même de la ‘Hassidout ; le neuvième volume vit le jour en 2019, et Rav Yoel y travaillait encore dans ses derniers jours. L’ampleur du projet est telle que ces neuf tomes ne couvrent qu’une fraction des entrées commençant par la seule première lettre de l’alphabet hébraïque. Ce chantier n’aurait été possible pour personne, pas même pour lui, si le Rabbi n’en avait posé les fondations par la compilation méticuleuse, dès les années 1940, des index de l’immense corpus ‘hassidique de Habad.

Un patriarche et un héritage vivant

Après la disparition du Rabbi, en 1994, Rav Yoel demeura, jusqu’à son dernier souffle, un pilier de la sagesse ‘hassidique authentique et une figure vénérée, à jamais enraciné dans les enseignements du maître dont il ne s’était jamais séparé. Sa science et son discernement, fruits d’une vie entière passée auprès du Rabbi, étaient recherchés par des Rabbanim et des dirigeants de tout le monde juif ; lorsqu’il se rendait en Terre sainte, dans ses dernières années, il y était accueilli avec chaleur par de grands maîtres ‘hassidiques et par des directeurs de Yechivot réputés. Ses enregistrements et ses livres continuent d’irriguer l’étude de dizaines de milliers de personnes à travers le monde. Le Rav Yoel Kahn s’est éteint le 6 Av 5781 (2021), à l’âge de quatre-vingt-onze ans, laissant son épouse, Léa Kahn, et une multitude de disciples dont la vie fut transformée par les trésors qu’il leur transmit.

 

`

 

21 Tévet : 15ème Yortsait de Pesha-Léah a’h Azoulay

21 Tévet : 15ème Yortsait de Pesha-Léah a’h Azoulay

Le 21 Tevet 5770, 7 janvier 2010, Pesha Leah Azoulay de Crown Heights perdait la vie dans un accident de la route, laissant derrière elle le souvenir d’une éducatrice passionnée et dévouée

 

Il y a 15 ans, la communauté Loubavitch de Crown Heights apprenait avec stupeur la disparition brutale de Pesha Leah Azoulay, survenue le jeudi 7 janvier 2010 (21 Tevet 5770), dans un accident de voiture. La jeune femme revenait d’un mariage à Grand Rapids, Michigan, en compagnie de la famille Liberow, lorsque le drame s’est produit sur la route du retour vers New York.

Issue de la famille Roetter et originaire d’Oak Park, Michigan, Pesha Leah avait marqué les mémoires par sa personnalité rayonnante. Ceux qui l’ont connue se souviennent encore aujourd’hui de son sourire bienveillant, de sa capacité à prodiguer des conseils avisés et de son enthousiasme communicatif qui continuent d’inspirer la communauté.

Passionnée par l’éducation, elle s’était investie comme enseignante au préscolaire et à l’école hébraïque du centre ‘Habad de Basking Ridge, dans le New Jersey, où elle transmettait avec dévouement les valeurs de la tradition juive aux plus jeunes. Son impact sur ses élèves résonne encore aujourd’hui à travers les générations qu’elle a contribué à former.

Son parcours personnel avait pris un tournant significatif le 20 mars 2008, date de ses fiançailles avec Mendy Azoulay, un Ba’hour Loubavitch originaire de Paris. Leur union avait été célébrée dans un lieu emblématique de la communauté, le siège mondial de Loubavitch situé au 770 Eastern Parkway à Brooklyn.

quinze ans après cette tragique disparition, la mémoire de Pesha Leah continue de vivre à travers les nombreuses vies qu’elle a touchées et les valeurs d’engagement et de transmission qu’elle incarnait si parfaitement au sein du mouvement Loubavitch.

 

 

Récit à l’occasion du Yortzeit du Rav Netanel Dreyfus a’h, qui a quitté ce monde le 10 Elloul 5771-2011

Récit à l’occasion du Yortzeit du Rav Netanel Dreyfus a’h, qui a quitté ce monde le 10 Elloul 5771-2011

Emissaire du Rabbi à Netanya, Rav Netanel Dreyfus a »h, a quitté ce monde le 10 Elloul 5771-2011. Il  a conservé des liens étroits avec la communauté juive française dont il est issu.

 

Le Rav Dreyfus raconte :

J’étais une fois invité un Chabbat à Paris chez un ami Loubavitch, un médecin spécialiste et je lui racontais des histoires extraordinaires du Rabbi.

Il me fit remarquer que je n’avais sans doute pas entendu parler de ce qui lui était arrivé personnellement :

«Alors que mon épouse était enceinte, on découvrit qu’elle était affectée d’une maladie cardiaque sévère mais rare. Le diagnostic était pessimiste, aussi bien pour elle que pour l’enfant qu’elle portait. J’écrivis immédiatement au Rabbi qui me répondit de « prendre conseil auprès d’un médecin-ami spécialiste de la chirurgie cardiaque infantile ».

Jusqu’à la réception de cette lettre, j’ignorais même qu’il existait une telle spécialisation. Et, bien entendu, j’ignorais à qui m’adresser : qui pouvait être en même temps un médecin-ami et un spécialiste de la chirurgie cardiaque infantile ? Ce qui était clair, c’est que des capacités particulières étaient nécessaires.

Je passais en revue, mentalement, les noms de tous mes camarades des bancs de la faculté de médecine pour tenter d’en retrouver un qui soit particulièrement doué.
Soudain, je me suis souvenu d’un étudiant, vraiment brillant : à chaque cours, il proposait aux professeurs des solutions judicieuses et originales. C’était lui qu’il me fallait retrouver. Mais comment ? Je m’adressai à la direction de l’université mais on refusa de me donner ses coordonnées : il était devenu un grand spécialiste, très difficile à contacter.

Quand j’expliquai au directeur de l’université qu’il s’agissait d’une urgence extrême, il consentit à prendre mes coordonnées et à les transmettre à ce médecin : s’il le désirait, ce serait lui qui me contacterait.

J’attendis nerveusement la suite : heureusement, il me téléphona et me demanda pourquoi j’avais cherché à le joindre. Je lui demandais quelle était maintenant sa spécialité et il répondit : la chirurgie cardiaque infantile. J’étais stupéfait de la façon dont le Rabbi m’avait amené jusque là. Je lui expliquai la situation de mon épouse et il répondit que ce cas n’était pas de son ressort puisqu’il n’opérait pas des adultes. J’ai insisté et je lui expliqué – à lui qui n’était pas juif – que j’avais reçu des instructions spécifiques de notre grand Rabbi à New York, qui était connu, entre autres, pour ses réalisations miraculeuses.

Pensif, il finit par déclarer : «Ecris à ton Rabbi que tu m’as retrouvé ; donne-lui mon nom : si ton Rabbi prend la responsabilité de l’opération, je suis prêt à l’effectuer sans me porter du tout garant de son succès car, comme tu le sais, ma spécialité ne s’étend pas aux adultes». (Autant que je le sache, ce médecin n’avait jamais entendu parler du Rabbi!)

Le Rabbi envoya son accord, le médecin opéra et voici l’enfant qui est né quelques mois plus tard ! D.ieu merci, mon épouse s’est également très bien remise !
Et il y a une suite à cette histoire : quelques années plus tard, un autre cas similaire se présenta : un non-Juif avait besoin d’une opération cardiaque délicate. Ce non-Juif s’adressa à mon ami qui répondit – comme à moi – qu’il n’opérait pas les adultes. Le malade insista : «J’ai entendu que vos opérations étaient couronnées de succès et je n’aurais confiance qu’en vous ! Faites une exception pour moi !»

Ce médecin eut alors une idée. Il me téléphona : «J’ai quelque chose de très spécial à te demander, déclara-t-il tout de go. On me demande d’effectuer exactement la même opération que j’ai effectuée sur ton épouse. Je n’accepterai de la faire que si ton Rabbi m’accorde encore une fois sa bénédiction !»
J’ai transmis cette demande inédite au Rabbi qui donna son accord. L’opération fut un succès !

 

 

4 Tichri : Yortzait du Rav Hillel Pevzner z’l, Grand Rabbin de la communauté Loubavitch de France (1922-2008)

4 Tichri : Yortzait du Rav Hillel Pevzner z’l, Grand Rabbin de la communauté Loubavitch de France (1922-2008)

 

Orphelin de force dès son plus jeune âge et dévoué au renforcement de la vie juive en Union soviétique, le Rav Hillel Pevzner était connu pour son dévouement à dispenser une éducation juive aux enfants parisiens. Le complexe éducatif Sinai qu’il a ouvert en 1992 sert aujourd’hui des milliers d’étudiants.

 

chabad.org

Le Rav Hillel Pevzner est né en 1922, Ses parents, le Rav Avraham Baruch et la Rabbanit Alte Pevzner vivaient à Minsk, en Biélorussie, où le couple avait été envoyé par le sixième Rabbi de Loubavitch , Rabbi Yossef Yitshak Schneersohn, afin d’y renforcer la vie juive. Le sixième Rabbi a écrit qu’il avait choisi le Rav Avraham Baruch Pevzner parce qu’il avait besoin d’un émissaire qui s’occuperait des affaires de la communauté locale de Loubavitch sans se soucier de son intérêt personnel. Le Rav Avraham Baruch Pevzner a rempli cette mission en organisant des cours de Torah dans chacune des plus de 100 synagogues de Minsk. Il a également servi de guide spirituel pour les Hassidim de l’endroit.

Mais en 1930, les autorités soviétiques ont réprimé l’observance des Juifs dans la ville après qu’un rabbin américain ait déclaré aux journalistes américains qu’il avait été témoin de la brutalité des autorités locales envers Minsk. Le Rav Avraham Baruch Pevzner était l’un des 30 rabbins arrêtés dans le cadre de la purge, accusé de propagande anti-soviétique et travaillant pour des agents américains.

Le Rav Avraham Baruch Pevzner a été emprisonné pour une courte période, qu’il a pris comme un avertissement pour cesser son activisme au nom de la communauté juive. Fidèle au Rabbi précédent, il a refusé d’arrêter ses activités. Lorsque la nouvelle de sa nouvelle arrestation a été annoncée, il a fui Minsk.

Forcés par les autorités à quitter Minsk, la famille a finalement retrouvé leLe Rav Avraham Baruch Pevzner et s’est installée à Kharkov, où le Rav Avraham Baruch Pevzner était de nouveau actif dans le renforcement du judaïsme. En 1939, la police a arrêté le Rav et trois autres dirigeants de Loubavitch. C’était la dernière fois que Hillel Pevzner voyait son père.

Après l’arrestation du Rav Avraham Baruch Pevzner, la famille s’est rendue dans une banlieue de Moscou, où Alte Pevzner a estimé qu’il serait plus facile de dispenser une éducation juive à ses enfants.

Beaucoup de temps passa avant que la famille apprenne le sort de leur père: il était emprisonné et faillit mourir pendant la fête de Pessa’h, car il refusait de manger des aliments interdits. Ses compagnons de cellule ont rationné leur propre sucre pour le donner au Rav. Les prisonniers non-juifs, quant à eux, attendaient la nuit pour informer l’homme faible que la fête de huit jours était terminée, afin qu’ils puissent lui donner leur pain.

Il a ensuite été transféré au Kazakhstan, où les gardiens ont confisqué toutes ses affaires, y compris son Talit et ses Téfilines. Le Rav Avraham Baruch Pevzner  a protesté en se privant de nourriture jusqu’à ce qu’ils lui rendent les objets sacrés quelques jours plus tard. Quand il a finalement pu enfiler encore une fois les Téfilines, il a été submergé par l’émotion et s’est évanoui. Peu de temps après, il est tombé malade et est décédé à l’hôpital.

La promesse de son épouse, Alte Pevzner, au chevet de son mari mourant était de continuer à dispenser une éducation juive à leurs enfants. Refusant d’autoriser son fils à subvenir aux besoins de sa famille, elle a envoyé le jeune Hillel Pevzner au système scolaire de Loubavitch, qui maintenait des institutions dans toute l’Europe de l’Est. Le jeune Hillel Pevzner a appris dans les écoles de Zhitomir, en Ukraine, et de Baronovitch, en Biélorussie.

Un de ses professeurs aurait remercié sa mère d’avoir offert à son fils la possibilité de poursuivre ses études. Le professeur lui a dit que son génie le placerait un jour dans le royaume des grands érudits de la Torah.

«Nous apprenions dans le grenier de la synagogue à Zhitomer», a déclaré le Rav Hillel Pevzner au magazine du Centre rabbinique d’Europe des années plus tard. «Même ceux qui venaient prier quotidiennement n’avaient aucune idée qu’il y avait une école dans le bâtiment.»

Le Rav Hillel Pevzner a rejoint sa famille quand ils ont déménagé à Samarkand, en Ouzbékistan, une ville connue pour la relative facilité accordée aux Juifs dans leur pratique religieuse. Pourtant, le gouvernement est venu appeler le jeune homme pour qu’il le fasse entrer dans l’armée. Le Rav Hillel Pevzner, cependant, s’était endormi dans la cour quand les fonctionnaires sont venus le chercher. Ne trouvant que ses chaussures, ils ne prenaient pas la peine de regarder plus loin et repartir.

Dans les années 1940, après la fin de la seconde guerre mondiale, le Rav Hillel Pevzner se rend à Paris pour poursuivre ses études. Après son mariage avec Echka Eidelman, il a commencé à donner des conférences aux étudiants plus âgés de la Yeshiva Tomchei Tmimim Lubavitch, dans la banlieue parisienne de Brunoy. Il a rapidement acquis une reconnaissance pour sa connaissance approfondie du Talmud et de ses commentaires.

Alors que les Juifs de France diminuaient dans les années d’après-guerre, le Rabbi Menachem M. Schneerson appelait les familles Loubavitch à rester et à renforcer la vie juive. Le Rav Hillel et Echka Pevzner ont répondu à l’appel du Rabbi et se sont installés dans le réseau de Loubavitch en tant qu’éducateurs.

Au début des années 1950, le Rav Hillel Pevzner devint le grand rabbin de la communauté de Loubavitch à Paris, puis prit la direction de la synagogue de Loubavitch dans le 17ème arrondissement. Pendant de nombreuses années, le Rav Hillel Pevzner, qui vivait à Brunoy, se rendait chaque vendredi à Paris pour y passer le Chabbat .

Malgré la croissance constante du judaïsme parisien, l’ouverture en 1965 d’une école dans le célèbre quartier juif connu sous le nom de Pletzel par le Rav Hillel Pevzner fut un choc. Avec 20 étudiants, l’institution a été la première école juive à ouvrir ses portes dans la capitale française depuis la seconde guerre mondiale. Le Rav Hillel Pevzner a fait du porte à porte pour collecter des fonds pour l’école et recruter des enfants qui ne recevaient pas d’éducation juive.

Les premiers succès ne devaient pas être vus, mais le Rabbi a encouragé le Rav Hillel Pevzner à continuer son travail au nom de l’école. Le Rabbi a également conseillé au Rav Pevzner de formuler un programme qui mettait l’accent sur les études juives et les études générales.

Un an plus tard, après la victoire d’Israël dans la guerre des Six Jours, les gouvernements arabes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont expulsé leurs populations juives ou réduit leurs libertés, des dizaines de milliers de Juifs ont inondé Paris et d’autres villes occidentales. L’école a fini par être un endroit idéal pour les nouveaux enfants immigrants et l’afflux d’étudiants a imposé la petite structure.

En 1975, avec un effectif de quelque 400 élèves, l’école s’est installée dans la communauté juive centrale. L’école a continué à connaître une croissance annuelle et, en 1980, le Rav Hillel Pevzner et son épouse ont quitté Brunoy pour Paris, afin de se consacrer pleinement à l’administration de l’institution. À la suggestion du Rabbi, le Rav Yossef Yitshak Pevzner s’est joint à son père pour diriger l’école.

En 1992, le Rav Hillel Pevzner a présidé à l’ouverture du complexe éducatif Sinai-Lubavitch, un bâtiment massif qui, à l’époque, desservait 1400 étudiants et comprenait un centre communautaire pour encourager la participation des parents à l’expérience éducative juive. Trois ans plus tard, le complexe a ajouté un bâtiment supplémentaire.

Au fil des ans, le budget de l’éducation de Pevzner a atteint plusieurs millions de dollars, mais la maison du Rav est restée un logement modeste; son mobilier simple n’a pas beaucoup changé depuis que l’école de jour comptait seulement 20 enfants. De chez lui, le Rav Hillel  Pevzner – membre fondateur du Centre rabbinique d’Europe et membre de son présidium – a répondu à des milliers de questions sur la loi juive émanant de personnes de tout le continent.

« Il n’y avait pas un moment dans la journée où il n’était pas disponible », a déclaré le Rav Levi Isak Kahn, directeur du centre d’études Heikhal Menachem à Paris. « Il répondrait aux appels à toute heure du jour et de la nuit. »

Connu comme une autorité hala’ique de premier plan dans toutes les questions de la vie juive, le Rav Hillel Pevzner possédait une expertise particulière dans la construction de bains rituels juifs, le mikve. En collaboration avec sa femme, il a personnellement construit au moins deux Mikve à Paris, y compris une installation étonnante près de la place de la République. Après la chute du communisme, il est retourné dans l’ex-Union soviétique pour superviser la construction de nombreux autres bains rituels. « Construire des Mikvah en plein air a été ma plus grande revanche envers les Soviétiques », a-t-il déclaré.

Le Rav Irmiya Kohen, membre éminent de la cour de justice juive de Paris et membre du Présidium du Centre Rabbnical de l’Europe, a qualifié le Rav Hillel Pevzner d ‘«homme de grande connaissance scientifique».

« Il n’y avait rien que vous puissiez lui demander dans la loi juive qu’il ne connaissait pas la réponse », a déclaré Kohen. « Isi vous lui apportiez un morceau de page d’un des commentaires sur le Talmud, il était en mesure de dire qui était l’auteur et de quel livre il était. »

«Beaucoup de gens l’appelleraient pour lui demander conseil», a rejoint Kahn. « Ils savaient qu’ils pouvaient recevoir son opinion honnête sur tous les sujets. »

le Rav Kohen, qui occupait auparavant un poste dans le rabbinat en Belgique, a fait savoir que, s’il y avait un désaccord entre deux juges rabbiniques à Anvers, le tribunal renverrait au Rav Hillel Pevzner pour obtenir un jugement.

«C’était un Juif imprégné des enseignements Hassidiques», a déclaré le Rav Kohen, malgré le maintien de relations avec tous les segments de la communauté juive et le gouvernement français, y compris avec l’ancien président Jacques Chirac. «Quand il s’agissait de la loi juive, il était catégorique sur le fait qu’il fallait en faire autant que possible».

Le Rav Hillel Pevzen a quitté ce monde à l’âge de 85 ans, le 4 Tichri 5769-2008

 

 

 

 

 

 

29 Tevet, Yortsait du Rav Its’hak Kadouri : Sa rencontre avec le Rabbi en 1990

29 Tevet, Yortsait du Rav Its’hak Kadouri : Sa rencontre avec le Rabbi en 1990

 

 

Le Rav Its’hak Kadouri, de son nom de naissance Diba (7 septembre 1898 – 28 janvier 2006), était un grand Rav spécialiste de la Kabbale.

Le jeune Its’hak Diba est né dans l’Empire ottoman, aux environs de Bagdad ou de Bassora, dans l’Irak actuel. Sa date de naissance exacte est inconnue, certains la situent entre 1895 et 1899, d’autres en 1892 (l’an juif 5652) de source sûre (après lui avoir posé la question au cours d’une visite en France dans les années 1990)2. Seuls éléments réputés connus, il serait né un samedi du mois de Tishri, durant les jours de Hol hamoëd de la fête juive de Souccot.

Son père est le Rav Zeev Diba ou Katchouri Diba ben Aziza, un important commerçant en épices et parfums à Bagdad.

Très tôt, le Rav Its’hak Kadouri donne des signes d’un grand intérêt pour la Torah. Son père, rabbi Zeev Diba, l’envoie étudier auprès du Ben Ich Hai (rabbi Yosef Chaim de Bagdad, décédé en 1909) puis auprès de son fils, rabbi Yaacov ‘Haïm, et il étudie à la Yéchiva orthodoxe Zilkha.

Vie en Eretz Israël
Le Rav Kadouri effectue durant trois ans un pèlerinage en Palestine mandataire puis retourne à Bagdad à l’appel de sa mère. Il émigre définitivement en terre d’Israël en 1922 où est accueilli dans la maison d’un notable de la ville, le Rav Yaacov Yossef, père du futur grand-Rav d’Israël Ovadia Yossef, de vingt ans son cadet, auprès duquel il étudie également durant quelque six mois1.

C’est à cette époque qu’il change son nom de Diba en Kadouri. Il sert dans l’armée britannique en tant qu’interprète.

Carte d’identité de Its’hak Kadouri en 1939
À l’issue de son service, il part étudier à la Yéchiva des kabbalistes de Shoshanim LeDavid. Il va ensuite s’installer avec sa famille en 1934 dans la vieille ville de Jérusalem où il étudie à la Yéchiva Porat Yosef auprès du Rav Silam (ou Salman) Elyahou. Là, il s’intéresse à l’étude de la Kabbale, en plus de l’étude de la Guémara et de ses commentateurs. En même temps, il maintient une activité de relieur de livres car il n’a pas assez d’argent pour payer sa place à la Yéchiva. « Le relieur » est d’ailleurs le surnom le plus utilisé à l’époque à Jérusalem pour le désigner puisqu’il s’était « engagé à relier tous les livres de la Yéchiva et à recopier lui-même de rares ouvrages qui étaient arrivés à sa bibliothèque ». Doté d’une mémoire photographique, il aurait alors lu et retenu chacun des livres qu’on lui aurait apportés pour reliure, et connaissait le Talmud par coeur.

Lorsque la vieille ville tombe sous la coupe de la Jordanie pendant la guerre d’indépendance de 1948, les bâtiments de la Yéchiva deviennent une forteresse pour protéger son intégrité mais après tous les efforts du Rav Kadouri pour préserver ses trésors livresques, toute la Yéchiva Porat Yossef et les maisons alentour sont brûlées par les soldats de la Légion jordanienne. En apprenant la disparition des précieux livres, Rav Kadouri aurait éclaté en sanglots.

Le Rav Kadouri se déplace dans le quartier de Bou’harim, dans la partie ouest de Jérusalem restée sous contrôle israélien. Il s’installe tout d’abord à la Yéchiva Beth- Kel située rue Rachi puis fonde sa propre école dans ce quartier populaire séfarade de Bucharim, la Yéchiva Na’halat Its’hak qu’il dirige jusqu’à sa mort.

À la mort du Rav Ephraïm Cohen dans les années 1960, l’un des chefs de la Yéchiva Porat Yosef, Kadouri devient alors chef des kabbalistes et se met à recevoir des visiteurs de plus en plus fréquemment4. Il acquiert alors une réputation grandissante auprès du public pour ses bénédictions, ses conseils, ses amulettes pour la guérison ou la réussite et ses dons de prédiction.

Il écrit plusieurs livres de kabbale qui contiennent essentiellement diverses versions d’amulettes mais refuse de les imprimer et de les diffuser et les laisse uniquement à ceux qui connaissent la sagesse cachée. «Un des seuls écrits ayant été publié à ce sujet est celui qu’il a rédigé pour le livre Tamim Tihiyé du Gaon rabbi Ya’akov Hillel, directeur de la Yéchiva ’Hevrat Ahavat Chalom. Dans cet écrit, il précise que les seules versions d’amulettes autorisées à être écrites sont celles de rabbi Yéhouda Petaya «car il est expert dans le langage de la supplication de la miséricorde, et il connaît les noms parfaitement »».

Sa première épouse Sarah étant décédée en 1990, il épouse en 1993 la rabbanite Dorit Kadouri.

Fin de vie
Début 2006, souffrant d’une pneumonie, il est hospitalisé à l’hôpital Bikour ‘Holim de Jérusalem où il meurt le 28 janvier 2006 au soir (29 Tevet 5766). Sa réputation mondiale attire une foule immense, de l’ordre de 200 000 personnes et plus, qui prend part à ses funérailles. Le corps du Rav est transporté de la Yéchiva Na’halat Its’hak jusqu’au cimetière de Givat Shaoul.

24 Chevat : Yortzaït du Rav David Moché Lieberman a’h, Rav de la kehillah Shomrei Hadas à Anvers

24 Chevat : Yortzaït du Rav David Moché Lieberman a’h, Rav de la kehillah Shomrei Hadas à Anvers

.

Le Rav Dovid Moshe Lieberman, zt”l , Rav de la kehillah Shomrei Hadat à Anvers, Belgique a quitté ce monde le 24 Chevat 5782. Il avait 96 ans. L’enterrement aura lieu vendredi 28 janvier à Jérusalem.

 

Rav Lieberman est né à Cologne (Köln), en Allemagne, le 14 avril 1925, de ses parents immigrés polonais de Mielc. Son père, Reb Yitzchak Isaac, était commerçant en diamants et sa mère, Sarah Hinde, était une descendante de nombreux Rabbi Hassidiques de Pologne. Ses parents ont déménagé à Anvers quand il avait un an.

Sarah Hinde s’est échappée avec son fils en France lorsque la Seconde Guerre mondiale a éclaté, mais elle a été emprisonnée au camp de Rivesaltes. Sarah Hinde savait qu’ils étaient expulsés et elle a envoyé à son fils une lettre émouvante et sa bague de mariage. Deux semaines plus tard, elle est déportée à Auschwitz. et envoyée à Auschwitz, où elle périt. Reb Isaac a survécu et a vécu plus tard en Eretz Israël.

Rav Lieberman avait appris sous le Rav Shraga Feivel Shapira, zt »l, Hy »d dans la yeshiva de Heide, en Belgique, avant la Seconde Guerre mondiale, et plus tard était un talmid de Hagaon Harav Aharon Kotler, zt »l, ainsi qu’à la Yeshiva Tomchei Temimim de Loubavitch. Il a reçu sa semi’hah du Rav Israël Zev Gustman et du Rav Moshe Feinstein, zichronam levra’hah .

Rabbi Yossef Its’hak Schneerson, le 6ème Rabbi de Loubavitch, a envoyé le Rav Lieberman à Chicago en 1949, où il a servi comme Rav de la Congrégation Bnei Reuvein et plus tard de Ohr Chadash, et a enseigné à l’école primaire locale. Après y être resté jusqu’en 1967, date à laquelle il a déménagé à Detroit et a servi comme Menahel dans la Yeshiva Bais Yehudah à Detroit avant d’assumer le poste de Rav de Shomrei Hadas en 1981. Il était admiré de tous, et de nombreux membres de la kehillat Machzikei Hadas à Anvers le consultaient régulièrement.

En 1950, il épousa Rebbetzin Chaya née Chitrik, a”h , qui est née à Kharkov et a passé l’année de guerre en Ouzbékistan. Elle est décédée en 2013.

Dans ses dernières années, il a souffert de dégénérescence maculaire et a perdu la vue, mais a maintenu son programme d’apprentissage en ayant des Havroutot qui lisaient les livres dont ils apprenaient, et par un appareil technologique qui lisait les mots des livres pour lui. Il a même fait un siyum hashas à partir de ce qu’il a appris après avoir perdu la vue.

Rav Lieberman avait été hospitalisé pendant un certain temps, mais le mardi 23 Chevat/25 janvier, il a demandé à être ramené à la maison. Le lendemain après-midi, il demanda qu’on lui apporte son chapeau pour prier Min’ha, puis fit la bénédiction de Shehakol avant de boire un verre d’eau, et sa noble neshamaht le quitta quelques minutes plus tard.

Ses enfants:
Rav Tzemach Menahem Mendel Lieberman – Ashkelon, Erets Israël
Mme Rahel Chitrik – Tzsfat, Eretz Israël
Mme Sara Hinda Kaplan – Tzfas, Eretz Israël
Rav Tzvi Lieberman – Edgware, Royaume-Uni
Mme Esther Wilhelm – Jitomir, Ukraine
Mme Yehoudit Krasnjansky – Melbourne, Australie
Mme Choulamit Pinson – Bruxelles, Belgique

Il laisse également dans le deuil ses frères et sœurs Rav Yossef Lieberman, Rav Hershel Lieberman et Mme Rachel Kramer.

 

 

20 Hechevan – 14 novembre : Soirée d’Hommage et de Souvenir à l’occasion de la Hazkara du Rav Shimon Dahan z’l à Jérusalem

20 Hechevan – 14 novembre : Soirée d’Hommage et de Souvenir à l’occasion de la Hazkara du Rav Shimon Dahan z’l à Jérusalem

Vous êtes invités à une Grande Soirée d’Hommage et de Souvenir à l’occasion de la Hazkara de notre très cher maître, père et époux, Rav Shimon Dahan Z »L.

Programme Lundi 20 Mar Hechvan 5783 – 14 Novembre 2022:
13h00  Recueillement au Har Havétim
16h30 : Min’ha dans les Salons de l’Hôtel Hanévim, 25 Réhov Hanéviim, Yérouchalayim
17h00 : Siyoum Hamichnayot Séouda
Discours d’éminents Rabbanims
Début d’écriture d’un Sefer Torah

17 ‘Hechevan : Yortsaït de Mme Bassie Azimov, émissaire du Rabbi à Paris pendant 50 ans

17 ‘Hechevan : Yortsaït de Mme Bassie Azimov, émissaire du Rabbi à Paris pendant 50 ans

ETUDE DES MICHNAYOT

 

Dévouée corps et âme au Rabbi, Madame Azimov était issue d’une famille juive russe distinguée. Ses parents s’étaient mariés en Sibérie : en effet, peu après ses fiançailles, Rav Bentsione Chemtov avait été arrêté puis envoyé en exil en Sibérie. Pourquoi ? Il avait été pris en flagrant délit d’activités contre révolutionnaires, c’est-à-dire que, sous l’impulsion de Rabbi Yossef Yits’hak Schneersohn, le précédent Rabbi de Loubavitch, il avait organisé des écoles juives clandestines et encourageait les Juifs à rester fidèles à la Torah et à pratiquer les Mitsvot, quel que soit le danger. Sa fiancée l’avait alors rejoint malgré le froid et les dangers de cette démarche et ils s’étaient mariés dans la plus grande simplicité. Bassie était la dernière de leurs cinq enfants.

Après la guerre, ses parents réussirent à quitter le « paradis soviétique » lors d’un long voyage qui dura plus d’un an, à travers l’Europe, pour finalement s’installer à Londres où ils reprirent leurs activités de propagation du judaïsme. Mme Chemtov entreprit même de rédiger des livres pour enfants en anglais, langue qu’elle maîtrisa bien vite. Très tôt, leurs enfants les secondèrent et Bassie passait ses Chabbat après midi, non pas à sortir avec ses amies mais à s’occuper de Messibot Chabbat pour les petites filles de son quartier qui ne fréquentaient pas l’école juive.

Ce fut pendant ses études au célèbre séminaire de Gateshead que Bassie apprit le décès de sa mère.

Elle s’installa alors aux États-Unis pour enseigner dans une école juive de Philadelphie. On peut dire que, depuis, elle n’a jamais abandonné le domaine de l’éducation, aussi bien pour les enfants que pour les adultes à qui elle savait transmettre ses exigences de perfection dans tout ce qui touche à la pratique de la Torah et l’attachement au Rabbi de Loubavitch qui était sa raison de vivre.

Dès son mariage avec Rav Chmouël Azimov en 1968, elle s’installa à Paris à l’initiative du Rabbi. Avant de partir, elle fut reçue par la Rabbanit ‘Haya Mouchka – de mémoire bénie – qui lui annonça prophétiquement : « Nous avons semé (dans les années 30, le Rabbi et son épouse avaient habité à Paris), vous allez récolter ! ». Et il est vrai que la récolte dépassa toutes les espérances !

Il suffit pour cela de consulter les chiffres du Beth Loubavitch (100 émissaires, des écoles, des synagogues, des Mikvés, des publications, des allumages publics de ‘Hanoucca, des distributions de matériel religieux avant les fêtes, des grands rassemblements …) pour constater que les résultats ont été prodigieux. Il est absolument certain que cette réussite de Rav Azimov doit énormément à l’encouragement et l’initiative de son épouse qui sut exiger le meilleur : non pas matériellement pour elle-même mais spirituellement pour tous. Elle n’admettait aucun compromis dès lors qu’il s’agissait de la pratique des Mitsvot, en particulier les lois de la Tsniout et de la Cacherout.

C’est elle qui fixa les règles qui président encore aujourd’hui aux destinées des écoles Loubavitch : l’uniforme, l’interdiction de toute mixité, le programme conforme aux meilleures écoles Loubavitch de par le monde… Elle enseigna à d’innombrables jeunes filles les lois de la Taharat Hamichpa’ha avant leurs mariages et donnait de précieux conseils pour établir ou rétablir le Chalom Bayit, l’harmonie dans le foyer.

Le cours qu’elle animait le  mardi soir était devenu une institution mais elle enseignait aussi à l’école ‘Haya Mouchka où elle suivait les progrès de chaque élève, où elle encourageait chaque professeur, où elle surveillait minutieusement chaque détail pour assurer que cette école ferait honneur au Rabbi et à la Rabbanit. Ses élèves étaient devenues comme ses filles et elle savait comment obtenir le meilleur d’elles.

Malgré sa santé précaire, elle faisait preuve d’un courage exemplaire et restait focalisée vers un seul but : ramener tous les Juifs de France à une vie de Torah grâce à la bénédiction du Rabbi de Loubavitch : alors que de nombreux Rabbanim avaient décrété q’il était impossible de rester un bon Juif à Paris, la ville des lumières, la ville du mauvais penchant, elle lutta de toutes ses forces et parvint à prouver que « Paris n’est pas différente », qu’on peut vivre une vie de Torah même dans la capitale du pays de la révolution française si mal vue par les Rébbéim ‘hassidiques des générations précédentes.

Mme Bassie Azimov quitta ce monde le  lundi 14 novembre 2011, 17 Hechevan 5772 à l’âge de 67 ans. Le Rav Chmouel Azimov quitta ce monde  mercredi 5 novembre 2014, 12 Hechvan 5775 à l’âge de 69 ans.

Ses deux fils et sa fille sont tous trois devenus des émissaires du Rabbi et, avec leurs familles respectives, maintiennent le flambeau. Ses nombreuses élèves sont elles aussi devenues des émissaires du Rabbi, un peu partout en France et dans le monde.

« De même que sa descendance est en vie, elle aussi est en vie ! », une vie entièrement tendue vers la perfection, vers un attachement inconditionnel au Rabbi.

Feiga Lubecki

 

17 Av : Yortzaït du Rav Even Israel a’h Steinsaltz (1937 – 2020)

17 Av : Yortzaït du Rav Even Israel a’h Steinsaltz (1937 – 2020)

Le Rav Adin Even Israel Steinsaltz est internationalement considéré comme l’un des plus grands érudits et Ravs de notre époque. Il est né en Israël en 1937 dans une famille laïque. À 23 ans, il est devenu le plus jeune directeur d’école secondaire d’Israël d’une école expérimentale qu’il a établie avec quelques amis dans le Néguev.

Mieux connu pour ses commentaires et ses traductions monumentales du Talmud babylonien, le Rav Even Israel Steinsaltz travaille avec des équipes d’érudits et d’éditeurs pour produire les quarante-quatre volumes hébraïques du Talmud de Even Israel Steinsaltz, ainsi que les éditions anglaise, française, russe et espagnole. Ce projet a été lancé en 1965 et le Talmud hébreu a été achevé en novembre 2010.

Depuis 1988, le Rav Even Israel Steinsaltz a fondé la Yeshiva Mekor Chaim à Moscou, les universités juives de Moscou et de Saint-Pétersbourg, une maison d’édition à Moscou et Lamed , l’organisation nationale des enseignants juifs. Il s’est fréquemment rendu en Russie et dans les républiques pour des conférences et des réunions avec des étudiants, des enseignants, des politiciens, des journalistes et des décideurs clés, servant de Duchovny Ravin – un titre historique qui lui a été décerné en 1995, indiquant son rôle de mentor spirituel de la communauté juive russe.

Fondateur de l’Institut israélien des publications talmudiques, le Rav Even Israel Steinsaltz a publié plus de 300 titres et des centaines d’essais sur une variété de sujets, notamment le Talmud, le mysticisme juif, la pensée religieuse, la sociologie, la biographie historique et la philosophie. Certaines de ces publications ont été traduites en russe, anglais, français, portugais, allemand, suédois, italien, japonais, néerlandais, géorgien et même chinois.

En Israël, le Rav Even Israel Steinsaltz a établi le réseau d’écoles Mekor Chaim à Jérusalem et dans les environs. En 1988, le Rav Even Israel Steinsaltz a reçu le prix Israël – la plus haute distinction du pays – pour les études juives. En 2012, il a été l’un des premiers récipiendaires du Prix présidentiel israélien de distinction pour sa contribution à Israël et sa position dans le monde.

Le Rav Even Israel Steinsaltz était un conférencier dans des institutions universitaires de premier plan en Europe, en Chine et aux États-Unis, notamment l’Université d’Oxford, la Sorbonne, les Académies des sciences sociales de Pékin et de Shanghai, l’Université de Yale, l’Université du Cap, l’Institut pour les études avancées et le Woodrow Wilson Center.

En décembre 2016, il a subi un grave accident vasculaire cérébral qui l’a rendu incapable d’écrire et très limité dans son discours. Néanmoins, il continue de venir quotidiennement à son bureau, pour relire les textes qui lui sont remis et d’y apporter ses commentaires.

En août 2020, le Rav a quitté ce monde.

Le Rav Even Israel Steinsaltz vivait à Jérusalem avec sa femme et a trois enfants, de nombreux petits-enfants et quelques arrière-petits-enfants.

Honneurs

  • 1971 – Prix Abramowitz-Zeitlin pour une série d’articles sur la communauté juive contemporaine
  • 1986 – Prix Marcus Katz, décerné par le président israélien
  • 1988 – Prix Israël pour l’édition Even Israel Steinsaltz du Talmud
  • 1991 – Doctorat honorifique, Université Yeshiva
  • Médaille d’honneur, le Premier ministre de l’Italie
  • 1994 – Médaille du Maire de Paris
  • Adhésion, l’Ordre des Arts et des Lettres du Ministère de la Culture
  • 1995 – Doctorat honorifique, Université Ben Gourion
  • Nomination en tant que Duchovny Ravin – chef spirituel de la communauté juive soviétique
  • 1996 – Doctorat honorifique, Université Bar Ilan
  • 1999 – Doctorat honorifique, Université Brandeis
  • 2002 – Prix commémoratif Zalman Shazar
  • Prix ​​national américain du livre juif au Talmud
  • 2005 – Doctorat honorifique, Université internationale de Floride
  • 2012 – Médaille de distinction du président israélien
  • 2017 – Citoyenneté d’honneur de Jérusalem.
  • 2019 – Doctorat honorifique, Institut Weitzman
  • 2020 – Entrée de l’édition anglaise du Talmud Noe à la Bibliothèque du Congrès

Autres

  • À partir des années 1960 – Membre du conseil d’administration du zoo biblique de Jérusalem
  • 1977 – Membre du conseil d’administration, Gesher
  • 1980 – Membre du Comité de planification des programmes pour les écoles publiques, le
  • Ministère israélien de l’éducation
  • 1982-1983 – Membre du comité d’éthique de l’Association médicale israélienne
  • 1987 – Forum mondial des chefs spirituels et religieux, Université d’Oxford
  • 1989 – Président du conseil d’administration, Université juive de Saint-Pétersbourg
  • 1990 – Chercheur en résidence, The Woodrow Wilson Center
  • 1993 – Conférencier invité, Université de Melbourne
  • 1994 – Maître de conférences invité, Sorbonne Université
  • 1995 et au-delà – Duchovni Ravin – chef spirituel de la communauté juive soviétique
  • 1997 – Conseiller mondial de Thanksgiving, Center for World Thanksgiving
  • 1997-2014 – Administrateur, le Joint Distribution Committee
  • 2000 – Participant au Sommet mondial du millénaire pour la paix des chefs religieux et spirituels aux Nations Unies
  • 2004 – Symposium mondial des cardinaux catholiques et des dirigeants juifs
  • 2016 – Membre du comité du prix Marcus Katz.

Rôles académiques

  • – 1976 – Chercheur, Divinity School de l’Université de Yale
  • – 1981 – Conférences Terry, Université de Yale
  • – 1982 – Chercheur en résidence, Princeton Institute for Advanced Studies
  • – 1988 – Conférencier invité, Département de recherche spatiale de l’Académie soviétique des sciences
  • Conférencier invité, Université d’Oxford
  • – 1990 – Chercheur en résidence, l’Institut Woodrow Wilson
  • – 1993 – Conférencier invité, Université de Melbourne
  • – 1994 – Maître de conférence invité, Sorbonne, Paris
  • – 1996 – Conférencier invité, Académies et Universités de Pékin, Shanghai et
  • – Nanjing, République populaire de Chine
  • – 1998 – Conférencier invité, Institut d’études méditerranéennes, Université de Lugano
  • – 1999 – Conférencier invité, Université du Cap
  • – 2001-2005 – Chercheur principal, Centre pour l’étude des sciences et de la religion, Université de Columbia
  • – 2007 – Chercheur invité, Université de Columbia.

Institutions fondées

  • 1965 – L’Institut israélien des publications talmudiques
  • 1972 – Membre fondateur et membre du conseil d’administration, Pardes Institute
  • 1975 – Institut Shefa
  • 1984 – Les établissements d’enseignement Mekor Chaim, Jérusalem et Kfar Etzion
  • 1988 – The Aleph Society (NY, Londres, Melbourne et Israël)
  • 1989 – Lamed : L’Organisation nationale des enseignants juifs de la CEI
  • 1990 – L’Université juive libre de Moscou
  • 1994 – Institut de formation au leadership juif dans la CEI
  • 1999 – Mekor Chaim High Yeshiva, Tekoa
  • 2004 – la Yeshiva Hesder à Tekoa
  • 2006 – Melamedia: Le Centre pour la vie familiale juive en FSU et en Israël
  • 2007 – le Shefa Middle and High School for Boys
  • 2009 – Lycée Shefa pour filles
  • 2016 – Le Haut Kollel pour la Halakha au Tekoa Yeshiav
  • 2017 – Le Centre Pédagogique de Rédaction Curriculaire.
  • Activités au Centre Even Israel Steinsaltz
  • 2010 – Première Journée mondiale de l’apprentissage juif (un événement annuel chaque novembre)
  • 2010-2017 – Favorite Sugya – une série de conférences hebdomadaires par une grande variété de personnes
  • 2015 – Création du Even Israel Steinsaltz Beit Din
  • 2016 – Création de l’ Institution Even Israel Steinsaltz pour la conversion au judaïsme à Marseille, qui se réunit occasionnellement au Centre Even Israel Steinsaltz
  • 2017-2019 Création du Beit Midrash du vendredi matin , qui fonctionne désormais également le mercredi.
Roch Hodech Chevat : 1er Yortseit du Rav Menahem Mendel Marasow a’h

Roch Hodech Chevat : 1er Yortseit du Rav Menahem Mendel Marasow a’h

Dès son plus jeune âge, le petit Mendel savait à quel point il fallait être prudent. Né la veille de Pourim 1916, un an avant la Révolution russe, Mendel a été élevé sous le régime bolchevique. Au fil du temps, les décrets du régime sont devenus plus durs et plus oppressifs, en particulier envers les Juifs restés fidèles à la Torah.

Le père de Mendel, Reb Elhanan Dov Marozov a’h, l’un des tout premiers étudiants de la Yéchiva originale Tomchei T’mimim à Loubavitch, était totalement dévoué au Rabbi Rachab (1860-1920), qui l’a choisi pour lui servir de gabbai personnel . Plus tard, après que le fils du Rabbi Rachab, Rabbi Yossef Its’hak, connu sous le nom de « Rayats », soit devenu Rabbi, il a également demandé à Reb « Chonya » de devenir son gabbai personnel et son secrétaire principal. La famille de Reb Chonya a reçu une chambre pour vivre dans la propre maison du Rabbi, qui se trouvait alors à Rostov, dans le sud de la Russie, jusqu’à ce que la police secrète locale force le Rabbi à partir après Pessa’h1924.

Le Rabbi a déménagé à Leningrad, tout comme Reb Chonya et sa famille. Là, ils vivaient dans leur propre appartement séparé, où Reb Chonya a continué son travail pour le Rabbi. L’une de ses tâches principales était de copier et d’envoyer des centaines de lettres écrites par le Rabbi aux Juifs de toute l’Union soviétique et d’autres pays également. En outre, Reb Chonya a correspondu avec des ‘Hassidim et d’autres Juifs du monde entier qui étaient actifs dans le réseau souterrain national du Rabbi d’écoles de Torah pour les enfants et les jeunes, et d’autres activités, y compris la construction et l’entretien de mikvaot , l’établissement de cours nocturnes de Torah pour les adultes, et bien d’autres activités.

Ce travail était si secret que même les membres de la famille de Reb Chonya ignoraient ses détails. Mais ils savaient qu’il travaillait pour le Rabbi et qu’ils devaient rester discrets à ce sujet.

Un jour, dans la deuxième semaine d’Adar Rishon 1927, Mendel, qui n’avait pas encore 11 ans, jouait dehors avec son ami Shmouel Lein . Deux hommes se sont approchés d’eux. L’un était le superviseur de bloc nommé par la police secrète locale pour surveiller tous les résidents et les activités suspectes. L’autre était un étranger qui était habillé et se comportait comme quelqu’un d’important. Ils ont demandé aux garçons la direction d’un certain endroit.

Pour une raison quelconque, le petit Mendel soupçonna immédiatement qu’ils étaient venus arrêter son père. Ainsi, bien qu’il connaisse la direction de l’endroit qu’ils avaient demandé, il montra la direction opposée. Alors qu’ils s’éloignaient dans la mauvaise direction, il courut chez lui pour informer son père de ses soupçons.

Reb Chonya a essayé de le calmer, lui disant qu’ils ne demandaient son chemin que pour une autre raison. Mais pendant qu’ils parlaient, il y eut un coup inattendu et autoritaire à la porte. Reb Chonya pâlit. Immédiatement, il tendit la main sous la nappe et en sortit une liasse de documents, qu’il donna à Mendel.

« Mettez-les sous vos vêtements », lui dit-il, « et essayez de sortir de la maison tranquillement dès qu’ils entrent. »

En effet, les deux hommes étaient venus l’arrêter. Ils ont fouillé l’appartement mais, grâce à D.ieu, n’ont rien trouvé d’incriminant. Néanmoins, ils l’ont emmené avec eux.

À l’époque, le Rabbi était à Moscou, rencontrant secrètement certains de ceux qui étaient impliqués dans sa campagne clandestine pour renforcer la yiddishkeit . Dès que la maison du Rabbi a appris l’arrestation de son secrétaire, ils ont fait savoir au Rabbi. Tous les proches du Rabbi étaient envahis par la crainte que cela signifiait que le Rabbi lui-même serait prochainement arrêté.

Pendant ce temps, les ‘Hassidim à Moscou ont appris que le Rabbi était en ville et l’on invité à participer à un grand Farbrenguen qui se tiendrait à la synagogue Loubavitch à Pourim Katan cette semaine-là. Beaucoup de ceux qui craignaient pour le bien-être du Rabbi l’ont mis en garde contre le grand danger de le faire. Indépendamment du danger évident, cependant, il a quand même décidé de parler au Farbrenguen . Plusieurs centaines de Juifs sont venus entendre le Rabbi, et la synagogue était pleine à craquer.

Malgré les espions de la police présents, le Rabbi a parlé d’une voix retentissante, avec un courage étonnant, de l’importance vitale de garder le judaïsme avec abnégation totale et de donner aux enfants juifs une éducation juive. Ses paroles ont eu un effet profond sur ses auditeurs, qui s’en sont souvenus pendant de nombreuses années par la suite. Lorsque le Rabbi lui-même fut arrêté quatre mois plus tard, les propos pendant ce Farbrenguen furent certainement l’une des principales raisons de son arrestation.

Pendant ce temps, Mendel Marozov, qui s’était caché jusqu’à ce qu’il soit sûr que les deux hommes soient partis, est rentré chez lui et a remis à sa mère le paquet de documents. Elle savait à qui elle devait les donner. Ces documents étaient probablement des lettres du Rabbi et d’autres documents d’une importance vitale pour les activités secrètes du Rabbi, qui, s’ils avaient été découverts, auraient pu conduire à un grave danger pour les noms qui y étaient mentionnés et pour les activités qu’ils menaient, et certainement pour le Rabbi lui-même. Qu’ils ne tombent pas entre de mauvaises mains, c’était grâce à la sensibilité acérée du petit Mendel.

 

 

10 Elloul : 3ème Yortshait de Chnéor Zalman (Zalmi)  ז״ל Pevzner, mardi 21 août 2018 au Har Hazeitim

10 Elloul : 3ème Yortshait de Chnéor Zalman (Zalmi)  ז״ל Pevzner, mardi 21 août 2018 au Har Hazeitim

RV à 10h00 précise au Har Hazeitim , Helkat harabanim Kolel Habad. 

 

A cette occasion, nous allons aussi prier près du Rav Hilel Pevzner זצ״ל, à l’occasion de son 10ème Yortshait (4 Tichri).

Rav YY et Mme  PEVZNER
+33609120123

לידידנו באה״ק ת״ו שיחיו
שלום וברכה

ביום שלישי  י’  אלול, יארצייט (הזכרה) הג׳ של בננו יקירנו התמים השליח שניאור זלמן ז״ל,  ניפגש ליד קברו בהר הזיתים בשעה 10בדיוק בחלקת הרבנים כולל חב״ד.

ובהמשך נוכל לבקר ולהתפלל ליד קבר הגאון והחסיד הרב הלל פעווזנער זצ״ל לרגל היארצייט העשירי ד׳ תשרי תשע״ט הבעל״ט.

בתודה ובכבוד ובברכת חסידים
המשפחה