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Le secret du saule :
pourquoi aucun Juif ne peut manquer
au faisceau des quatre espèces
Parmi les quatre espèces de Souccot, le saule est la seule dont le signe distinctif donné par la Torah ne concerne pas la branche que l’on tient réellement en main. Dans une Si’ha prononcée lors de Sim’hat Beth Hachoéva 5712 (1952), le Rabbi éclaire cette singularité à la lumière du Midrach, qui voit dans les quatre espèces quatre catégories de Juifs. Il en tire un enseignement essentiel : l’union avec chaque Juif, même le plus simple, ne dépend d’aucune condition préalable, et c’est elle qui hâte la Délivrance véritable et complète.
Si’ha de Sim’hat Beth Hachoéva 5712 (1952)
- Le constat : pour l’Etrog, le Loulav et le Hadass, la Torah donne des signes (splendeur, feuilles liables, feuillage touffu) qui doivent se retrouver dans le spécimen tenu en main.
- L’exception du saule : l’expression « saules de rivière » ne désigne que l’espèce en général. Un saule ayant poussé loin de l’eau reste donc valable.
- La clé du Midrach : les quatre espèces représentent quatre catégories de Juifs. L’Etrog possède Torah et bonnes actions, le Loulav la Torah seule, le Hadass les bonnes actions seules, et le saule ni l’une ni les autres.
- L’explication : les trois premières catégories se distinguent par des qualités visibles, qui doivent donc exister réellement. Le saule, lui, est inclus du seul fait qu’il descend d’Avraham, Its’hak et Yaakov, même s’il ignore qu’il est Juif.
- Première leçon : la Mitsva est impossible sans les saules. Il faut s’unir à chaque Juif, même le plus simple, car c’est par lui qu’on se relie à la simplicité de l’Essence divine.
- Deuxième leçon : on ne pose aucune condition préalable au Juif simple, ni étude, ni pratique, ni même qu’il se sente juif. L’amour d’Israël finira par le rapprocher de la Torah.
- Le cas du Loulav : selon une autre opinion, le Loulav lui aussi n’est désigné que par son espèce. Même l’érudit qui étudie sans agir doit donc être associé, et son inclusion est une nouveauté plus grande encore.
- La conclusion : lorsque tous les Juifs forment un seul faisceau, ils procurent une satisfaction devant D.ieu et hâtent la Délivrance véritable et complète.
Les signes des quatre espèces dans la Torah
Notre Paracha détaille les quatre espèces (1) qu’il faut prendre le premier jour de la fête de Souccot : « le fruit de l’arbre splendide, des branches de palmier, un rameau de l’arbre touffu et des saules de rivière » (2). Nous y découvrons une chose étonnante.
Pour les trois premières espèces, on constate que le signe distinctif énoncé par la Torah constitue une condition indispensable à l’accomplissement de la Mitsva avec le spécimen effectivement pris en main.
« Le fruit de l’arbre splendide » : l’Etrog que l’on prend doit nécessairement être le « fruit d’un arbre » (2*), et il doit être « splendide » (3) ; un Etrog desséché est invalide (4).
« Des branches de palmier » : le Loulav doit être formé de Kappot (5), à savoir « des feuilles aptes à être liées et attachées à la nervure centrale » (6) ; sinon, il est invalide.
(De même, au sujet du détail « palmier », Temarim, le Gaon de Rogatchov (7) explique qu’il ne suffit pas d’un Loulav provenant d’un arbre appelé palmier : l’obligation est de prendre un Loulav issu précisément d’un « palmier qui produit des dattes ».
Il explique ainsi la parole de nos Sages (8) selon laquelle « parmi les quatre espèces du Loulav, deux produisent des fruits », alors qu’apparemment le Hadass lui aussi porte des fruits, des baies (9). C’est que, pour le Loulav, la loi établit qu’il doit impérativement provenir d’un « palmier qui produit des dattes » : si « l’on a planté un palmier pour son bois, il est invalide pour le Loulav », tandis que le Hadass n’a nul besoin d’être pris sur un arbuste qui porte des fruits (10).)
« Un rameau de l’arbre touffu » : le Hadass doit être « touffu », « trois feuilles sur une même tige » (11) ; sinon, il est invalide.
Quant à la quatrième espèce, bien que la Torah la désigne elle aussi par « saules de rivière », la Halakha (12) établit néanmoins que « celui qui pousse sur un sol sec est valable » : si la branche est prise dans l’espèce du saule, qui pousse d’ordinaire au bord d’une rivière, elle est valable dès l’abord (13), même si ce saule précis n’a pas réellement poussé près d’un cours d’eau.
Il faut comprendre la raison de cette différence entre les saules de rivière et les trois autres espèces : le signe mentionné par la Torah à leur sujet concerne l’espèce du saule en général, et non le saule avec lequel on accomplit effectivement la Mitsva (14).
Saules de rivière : un nom tiré de la majorité de l’espèce
La Guemara (15) rapporte une opinion selon laquelle cette règle, à savoir que le saule ayant poussé dans le désert ou dans les montagnes est lui aussi valable, se déduit de l’expression « saules de rivière » employée au pluriel (16), qui viendrait inclure également un saule ne poussant pas près d’une rivière.
Cette loi appelle déjà en soi une explication : quelle raison fait que, pour les trois autres espèces, la Torah exige que les signes mentionnés se retrouvent dans le spécimen effectivement pris, tandis que pour les saules de rivière on se contente de l’espèce en général ? Mais en même temps, une autre difficulté surgit.
D’après la formulation du Rambam (17), selon la majorité des commentateurs (18) et selon le Choul’han Aroukh (19), il apparaît qu’aucune inclusion particulière n’est nécessaire pour valider un saule ayant poussé dans le désert ou dans les montagnes : on peut le comprendre du sens même du verset. La Torah appelle les saules « saules de rivière » parce que « la plus grande partie de cette espèce pousse au bord des cours d’eau », mais un saule pris dans la minorité, qui a grandi dans le désert ou dans les montagnes, est lui aussi valable.
Les commentateurs (20) ajoutent qu’on ne peut prétendre que, selon le Rambam, cette règle se déduit du pluriel « saules », car ce pluriel est nécessaire pour apprendre qu’il faut deux branches de saule (21).
Il en découle donc que, selon l’opinion du Rambam, par l’expression « saules de rivière », la Torah ne parle d’emblée que du nom de l’espèce en général, et non des saules avec lesquels on accomplit concrètement la Mitsva.
On ne comprend donc pas d’où nous tirons, et pour quelle raison, cette distinction entre les signes que donne la Torah pour les quatre espèces, entre les trois premières d’une part et les saules d’autre part.
Quatre espèces, quatre catégories de Juifs
Il a déjà été expliqué à plusieurs reprises (22) que certains sujets de la Torah, selon le sens simple et la dimension révélée, « ne sont pas lisses » et manquent de clarté ; c’est seulement selon la voie du Drach, du Remez et du Sod, et plus particulièrement selon les explications de la dimension intérieure de la Torah, qu’on peut les comprendre comme il se doit. Comme le dit Rachi (23) avec insistance : « ce verset ne demande qu’une chose, qu’on l’interprète ».
Il en va de même dans notre sujet : cette différence entre les quatre espèces se comprend tout simplement à la lumière de l’explication des quatre espèces selon la voie du Midrach, comme nous allons le voir.
Le Midrach (24) enseigne que les quatre espèces font allusion à quatre catégories de Juifs. L’Etrog, qui « a du goût et du parfum », évoque les Juifs qui « possèdent la Torah et les bonnes actions ». Les branches de palmier, le Loulav, dont le fruit, la datte, « a du goût mais pas de parfum », évoquent ceux qui « possèdent la Torah mais pas les bonnes actions ». Le Hadass, qui « a du parfum mais pas de goût », évoque les Juifs qui « possèdent les bonnes actions mais pas la Torah ». Enfin, le saule, qui « n’a ni goût ni parfum », évoque « les hommes qui n’ont ni Torah ni bonnes actions ».
Le sens profond de la Mitsva de prendre les quatre espèces est alors celui-ci : « qu’ils soient tous liés en un seul faisceau ». Les quatre catégories de Juifs s’unissent en un faisceau unique.
Il s’ensuit qu’il existe une différence essentielle entre les trois premières espèces et le saule. Les trois premières, ces catégories de Juifs, se distinguent l’une de l’autre par des qualités manifestes, visibles dans les faits, et c’est de là que découle aussi leur unité. Selon l’adage bien connu (25) : « un voleur n’est pas celui qui est capable de voler, mais celui qui vole ; un érudit n’est pas celui qui est capable d’étudier, mais celui qui étudie réellement ». À plus forte raison, la qualité des bonnes actions n’existe que lorsqu’on accomplit concrètement de bonnes actions.
En revanche, le saule évoque les Juifs « qui n’ont ni Torah ni bonnes actions » : on s’unit à eux parce qu’ils sont Juifs. C’est là une qualité intérieure présente chez tout descendant d’Avraham, Its’hak et Yaakov, même lorsque, dans les faits, il n’a « ni Torah ni bonnes actions », et même s’il s’agit d’un enfant captif parmi les nations, un Tinok Chénichba, qui ignore totalement qu’il est Juif.
Il en découle, sur le plan de la Halakha pratique, que les signes de la Torah pour les trois premières espèces doivent être visibles dans les spécimens pris pour accomplir la Mitsva. Pour le saule en revanche, même si ce saule précis n’a pas poussé près d’une rivière, image du Juif devenu comme un enfant captif parmi les nations, il suffit qu’il appartienne à l’espèce des « saules de rivière », c’est à dire qu’il soit de la descendance d’Avraham, Its’hak et Yaakov : c’est alors un saule valable pour la Mitsva. Grâce à lui, les trois autres espèces « se lient » à lui, et il devient partie intégrante de la Mitsva des quatre espèces.
Notons que son nom même, Arava, tel qu’il est appelé « dans la langue sainte » (26), est composé des mêmes lettres que le mot du verset Vearva LaHachem Min’hat Yehouda, « l’offrande de Yehouda sera agréable à D.ieu » (27).
S’unir au saule sans conditions préalables
On en tire également une directive claire.
Avant toute chose, il faut savoir que l’on doit s’unir à chaque Juif, y compris aux gens simples. Car pour accomplir la Mitsva de prendre les quatre espèces, les quatre sont indispensables. De même qu’on ne peut s’acquitter de la Mitsva sans Etrog, sans Loulav ou sans Hadass, on ne peut l’accomplir sans les saules, les gens simples.
Bien plus : c’est justement parce que les gens simples sont attachés à la simplicité de l’Essence divine (28) que c’est précisément en se liant à eux qu’on parvient à se lier à la simplicité de l’Essence.
Un autre enseignement s’ajoute : il existe une différence essentielle entre la manière de se lier aux trois premières catégories d’Israël et le lien que l’on noue avec un homme simple.
Les Juifs capables d’atteindre des qualités manifestes, la Torah et les bonnes actions, doivent être effectivement, concrètement, des hommes de Torah et de bonnes actions. Un tel Juif ne peut se contenter d’être issu d’une famille d’érudits, d’être inscrit dans une Yechiva ou d’avoir étudié la Torah par le passé. Il faut qu’il possède maintenant le « goût », l’étude effective de la Torah ; et il en va de même pour les bonnes actions.
Mais lorsqu’il s’agit de rapprocher un Juif simple, il ne faut lui poser aucune « condition » : ni qu’il doive d’abord étudier la Torah et accomplir de bonnes actions, ni même qu’il doive au préalable « se sentir » juif (29).
Du seul fait qu’il est de la descendance d’Israël, il faut avant tout s’unir à lui, par Ahavat Israël, parce qu’il est Juif. Bien au contraire : s’il ne ressent pas son identité, il mérite d’autant plus de compassion, et une grande compassion conduit à un grand amour (30).
Cette voie, celle qui consiste à « aimer les créatures », conduit à les « rapprocher de la Torah » (31) : finalement, celui qui la suit rapprochera et élèvera les créatures vers la Torah, jusqu’à ce qu’elles atteignent le degré de celui « qui a du goût et du parfum ».
Il faut associer celui qui n’a pas de bonnes actions
Cette explication s’accorde avec l’opinion citée plus haut au premier paragraphe, selon laquelle « branches de palmier » est une condition indispensable à la Mitsva du Loulav, autrement dit que le Loulav doit provenir d’un « palmier qui produit des dattes ».
Il existe toutefois des opinions (32) selon lesquelles « branches de palmier » désigne, lui aussi, le nom de l’espèce en général, comme « saules de rivière », de sorte qu’un palmier qui ne produit pas de fruits est lui aussi valable pour le Loulav.
Selon ces opinions, voici comment expliquer la différence entre les signes de la Torah pour l’Etrog et le Hadass, d’une part, et ceux du Loulav et des saules, d’autre part.
La prise des quatre espèces compte parmi les plus élevées des Mitsvot pratiques, car elle doit conduire à une unité parfaite entre toutes les catégories d’Israël, semblable à l’unité des quatre lettres du Nom propre de D.ieu, le Nom Havaya (33).
Or, on nous dit ici que le détail indispensable, sans lequel la Mitsva pratique ne peut exister, c’est qu’il faut s’unir également à ceux « qui n’ont pas de bonnes actions » (34).
Et non seulement l’accomplissement de la Mitsva leur procure une élévation, une unité et d’autres bienfaits, selon l’expression du Midrach dans notre sujet : « les uns expient pour les autres ».
Bien plus : il semblerait que leur présence au sein de la Mitsva pratique puisse même la compromettre, comme il est dit (35) au sujet de la vache rousse, qui n’est pas préparée par Aharon, car « l’accusateur ne peut devenir défenseur ».
Force est donc de dire que ces deux espèces, le Loulav et le saule (36), constituent la réalité même de la Mitsva par leur essence (37), en tant qu’enfants d’Avraham, Its’hak et Yaakov, dont la force surpasse celle des actions, lorsqu’elle se révèle (38) par le fait qu’on les prend ensemble avec l’Etrog et le Hadass.
On peut citer un exemple comparable au Loulav, où il faut malgré tout que la Torah soit présente : la Terouma est donnée au Kohen parce qu’il est un descendant d’Aharon ; néanmoins, il faut qu’il possède aussi la qualité de la Torah, et celui qui donne (39) la Terouma à un Kohen ignorant, un Am Haarets, c’est comme s’il la donnait, et ainsi de suite.
Qu’ils forment tous un seul faisceau
Cette explication nous apprend un point supplémentaire : l’inclusion du Loulav constitue une nouveauté plus grande encore que celle des saules.
Chez « celui qui possède la Torah », s’il n’a pas de bonnes actions, ce manque est plus grave que chez l’ignorant. L’ignorant ne sait rien, tandis que ce Talmid ‘Hakham possède « l’étude », et pourtant celle ci ne le « conduit pas à l’action ». Comme l’ont dit nos Sages (40) : pour les érudits, « les fautes involontaires sont considérées comme délibérées ».
On en tire une directive supplémentaire : l’obligation de s’unir à chaque Juif, « qu’ils soient tous liés en un seul faisceau », ne concerne pas uniquement ceux pour qui c’est, sur le plan spirituel, une véritable question de vie ou de mort, comme les ignorants, les enfants captifs parmi les nations et leurs semblables, des Juifs qui n’ont jamais goûté la saveur du judaïsme. Elle vaut aussi envers celui qui sait, mais qui pourtant n’accomplit pas : il faut s’unir à lui, « qu’ils soient tous liés en un seul faisceau », et plus encore, il est indispensable de l’associer pour que la Mitsva puisse exister.
Ainsi, lorsque toutes les catégories de Juifs s’unissent, alors, comme le conclut le Midrach, « les uns expient pour les autres », y compris au sens du mot Kapara : Lekhaper, faire en sorte qu’il y ait devant D.ieu une satisfaction pour son Créateur, un Na’hat Roua’h (41).
Cela va jusqu’à provoquer, pour ainsi dire, une élévation en haut : « Hakadoch Baroukh Hou a dit : … Je suis élevé » (42).
Et c’est cela qui amène la Délivrance véritable et complète, car Israël ne sera délivré que lorsqu’ils formeront tous un seul faisceau (43).
Si’ha de Sim’hat Beth Hachoéva 5712 (1952)
Notes et sources
- (1) C’est ainsi que ce terme est employé en de nombreux endroits. La chose demande examen, car apparemment il aurait fallu parler de « choses » (comme pour Pessa’h (1*), trois choses), puisque l’on ne prend pas l’espèce entière, mais un seul élément de l’espèce. Et bien que l’on prenne sept éléments, à Pessa’h aussi on prend trois Matsot, et ainsi de suite.
- (1*) À rapprocher de Vayikra Rabba 30, 15 : « Trois sont Pessa’h, Matsa et Maror ; et quatre que je ne connais pas, ce sont les quatre espèces du Loulav. »
- (2) Vayikra 23, 40.
- (2*) Voir le Choul’han Aroukh de l’Admour Hazakène, Ora’h ‘Haïm, chapitre 648, paragraphe 29 : de l’expression « fruit de l’arbre », on apprend qu’il doit s’agir, de manière indispensable, d’un « fruit arrivé à maturité ».
- (3) Soucca 31a. On en déduit la règle pour les autres espèces (Choul’han Aroukh de l’Admour Hazakène, Ora’h ‘Haïm, chapitre 645, paragraphe 2).
- (4) Soucca 34b.
- (5) Soucca 31a.
- (6) Formulation de l’Admour Hazakène, ibid., paragraphe 3.
- (7) Tsafnat Paanea’h sur le Rambam, lois du Loulav, chapitre 7, loi 1. Pour les différentes opinions à ce sujet, et une longue discussion, voir le livre Haloulav Hakanari (Jérusalem, 5738 (1978)) et les sources qui y sont citées. Voir aussi plus loin dans le texte, paragraphe 5 et suivants.
Et même si l’on admet que Temarim est le nom de l’arbre, et non celui des fruits (voir les sources citées dans le livre susmentionné, première partie, chapitre 6), et qu’il ne serait donc pas nécessaire qu’il s’agisse d’un palmier produisant des dattes, il s’agit tout de même d’une condition portant sur le Loulav effectivement pris : il doit provenir de l’arbre appelé palmier. Il en va autrement des « saules de rivière », pour lesquels le signe de la « rivière » n’est pas requis. - (8) Mena’hot 27a.
- (9) Soucca 32b.
- (10) Bien au contraire : c’est pourquoi le Hadass est invalide lorsque ses baies noires ou rouges sont plus nombreuses que ses feuilles, car il s’agit alors d’un fruit achevé (Tsafnat Paanea’h, ibid.).
- (11) Soucca 32b, fin, et Rachi, ibid.
- (12) Soucca 33b, dans la Michna.
- (13) Voir le Rambam, lois du Loulav, chapitre 7, loi 3 ; le Roch sur Soucca, chapitre 3, paragraphe 13 ; le Tour et le Choul’han Aroukh (ainsi que celui de l’Admour Hazakène), Ora’h ‘Haïm, chapitre 647, paragraphe 1.
- (14) Voir aussi les ‘Hidouchim du ‘Hatam Sofer sur Soucca 34b. Il y écrit que, de même que « saules de rivière » n’est que le nom de l’espèce, « branches de palmier » n’est lui aussi que le nom de l’espèce, si bien qu’un palmier qui ne produira jamais de dattes est valable. Voir aussi les sources citées plus haut, note 7.
- (15) Soucca, ibid. Il en est de même dans le Torat Cohanim sur notre Paracha, à propos de ce verset.
- (16) Rachi sur Soucca, ibid., et ailleurs. Chez Rabbénou Manoa’h sur le Rambam, ibid. (imprimé dans l’édition Frankel du Rambam), on l’apprend de ce qu’il est écrit « saules de rivière » et non « saules d’eau ». Dans le commentaire du Maharzou sur Vayikra Rabba (30, 8), on l’apprend de la lettre Vav du mot Vearvé. Ce n’est pas ici le lieu de développer.
- (17) Lois du Loulav, ibid.
- (18) Voir le Roch, ibid. ; le Kessef Michné sur les lois du Loulav, ibid. ; le Beth Yossef et le Ba’h sur le Tour, Ora’h ‘Haïm, ibid. ; les Tossefot Yom Tov sur Soucca, chapitre 3, Michna 3 ; et ailleurs.
- (19) Ora’h ‘Haïm, ibid. Il en est de même dans le Choul’han Aroukh de l’Admour Hazakène, ibid.
- (20) Cités à la note 18.
- (21) Soucca 34b (Rambam, ibid., loi 7). Voir aussi les Tossafot, passage commençant par Verabanan, Soucca 34a.
- (22) Voir Likouté Si’hot (version traduite), tome 19, page 226, et les sources qui y sont citées.
- (23) Rachi sur Béréchit 1, 1.
- (24) Vayikra Rabba 30, 12. À rapprocher de Mena’hot, ibid., qui les répartit en deux catégories ; ce n’est pas ici le lieu de développer.
- (25) Séfer Hasi’hot Torat Chalom, page 190. Quant à l’exemple du « voleur », placé précisément en ouverture, bien qu’il ne s’agisse pas d’un « langage pur » et que cela aille à l’encontre de la bienséance, on peut dire qu’il vient écarter l’idée qu’un homme puisse être désigné d’après ses bonnes intentions, ses talents, et ainsi de suite.
- (26) Chaar Hayi’houd Vehaémouna, fin du chapitre 1.
- (27) Malakhi 3, 4. Voir Or Hatorah, Pin’has, page 1107 et suivantes, et les sources qui y sont citées.
- (28) Likouté Dibourim, tome 3, page 491b ; tome 4, page 578b. À rapprocher de Likouté Torah, Chir Hachirim (27d), sur la qualité des branches de saule. Voir aussi Likouté Si’hot, tome 29, page 223 et suivantes.
- (29) À rapprocher du Taz, Ora’h ‘Haïm, ibid., alinéa 2 : « il est préférable de montrer une nouveauté et de prendre même un saule qui ne provient pas d’une rivière ». On peut dire qu’il en est ainsi dans la dimension intérieure des choses : il faut « montrer une nouveauté » et mettre un soin particulier à rapprocher ceux chez qui il n’est pas apparent qu’ils sont des « saules de rivière », descendants d’Avraham, Its’hak et Yaakov.
- (30) Voir le Tanya, fin du chapitre 45.
- (31) Pirké Avot, chapitre 1, Michna 12.
- (32) Le ‘Hatam Sofer cité plus haut, note 14, et d’autres encore (voir note 7).
- (33) Zohar, tome 1, fin de la page 63b (et Nitsoutsé Orot, ibid.) ; Peri Ets ‘Haïm, Chaar Haloulav, au début ; et ailleurs.
- (34) Et même dans sa Torah, celle du « Loulav », il manque ce qui en fait la « grandeur », à savoir qu’elle conduit à l’action (voir Kiddouchin 40b et les sources citées ; voir aussi les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazakène, chapitre 4, paragraphes 2 et 3).
- (35) Commentaire de Rachi au début de la Paracha ‘Houkat, d’après Rabbi Moché Hadarchan.
- (36) Ce qui n’est pas le cas de l’Etrog et du Hadass, qui possèdent tous deux des bonnes actions. La nouveauté de l’Etrog par rapport au Hadass à cet égard, raison pour laquelle il est compté à part, tient au fait que l’étude de la Torah qui conduit à l’action ajoute à la perfection de l’action.
- (37) C’est pourquoi, selon cette opinion, le Loulav n’a pas besoin de provenir d’un « palmier qui produit des dattes ».
Selon l’explication donnée plus haut (paragraphes 3 et 4), on peut dire que l’inclusion du Loulav tient au fait que l’étude de la Torah comporte une action minime, le mouvement des lèvres ; c’est pourquoi il doit provenir d’un « palmier qui produit des dattes », image de l’étude effective de la Torah (37*). - (37*) Il en va autrement selon l’explication donnée ici dans le texte : si la Torah, le Loulav, est requise, c’est parce que la Torah ajoute à la révélation de l’Essence, comme dans l’exemple, cité plus loin, du don de la Terouma précisément à un Kohen érudit.
- (38) On comprend ainsi pourquoi la condition de Kappot, des feuilles aptes à être liées, est indispensable pour le Loulav.
- (39) Sanhédrin 90b.
- (40) Baba Metsia, fin du chapitre 2.
- (41) Iggueret Hatechouva, chapitre 2.
- (42) Vayikra Rabba cité à la note 24. Voir aussi le Zohar, fin de la Paracha Tétsé : « Je monterai sur le palmier : signe de l’Etrog, du saule, du Loulav et du Hadass ». Notons que le « palmier » désigne le Loulav (voir Nitsoutsé Orot, ibid.), de même que la bénédiction sur les quatre espèces est formulée « sur la prise du Loulav ».
- (43) Tan’houma, Nitsavim 1, à la fin.








