Dans une atmosphère empreinte d’émotion et de ferveur, un Sefer Torah a été solennellement introduit hier dans la demeure du Rabbi et de la Rabbanit, au 1304 de la rue President, à la mémoire de la Rabbanit ‘Haya Mouchka, de sainte mémoire. La cérémonie de clôture de la rédaction des lettres s’est tenue au 770, avant que le cortège ne s’ébranle dans les rues du quartier, portant le précieux rouleau jusqu’à sa destination finale. Le centre médiatique COL a assuré une couverture complète et détaillée de cet événement exceptionnel.
Un événement ancré dans la mémoire et dans la foi
C’est en mémoire de la Rabbanit ‘Haya Mouchka Schneerson, de sainte mémoire, épouse du Rabbi, que ce Sefer Torah a été rédigé et dédié. La Rabbanit, dont le souvenir demeure vivant dans le cœur de la communauté de Loubavitch, représente une figure de discrétion, de profondeur spirituelle et de dévouement silencieux à l’œuvre hassidique. Consacrer un Sefer Torah à sa mémoire constitue l’un des honneurs les plus élevés que l’on puisse rendre à une âme dans le judaïsme — une façon de prolonger son héritage et d’associer son nom à l’étude et à la pratique de la Torah pour les générations à venir.
La cérémonie revêtait ainsi une double signification : honorer la mémoire d’une femme d’exception, et introduire dans la demeure où elle avait elle-même vécu aux côtés du Rabbi un objet saint d’une valeur spirituelle inestimable.
La fin de la rédaction au 770 Eastern Parkway
La soirée a débuté au siège mondial du mouvement Habad-Loubavitch, le célèbre bâtiment du 770 Eastern Parkway à Brooklyn, connu simplement sous le nom de « 770 ». C’est là que s’est tenue la cérémonie de clôture de la rédaction des lettres du Sefer Torah — un moment solennel et joyeux à la fois, au cours duquel les dernières lettres du rouleau sont tracées à la plume par le sofer, le scribe rituel, souvent entouré de nombreux participants qui ont l’honneur d’« acquérir » une lettre ou un verset.
Cette tradition de faire rédiger collectivement les lettres d’un Sefer Torah est chère au mouvement Habad, qui encourage chaque Juif — homme, femme et enfant — à prendre part à ce commandement fondamental. Le Rabbi lui-même avait lancé à plusieurs reprises des campagnes pour que chaque Juif possède une lettre dans un Sefer Torah commun, soulignant que la Torah est l’héritage de l’ensemble du peuple d’Israël.
Le 770, plein à craquer de ‘Hassidim et de sympathisants venus de différentes communautés, résonnait ce soir-là des chants et des danses caractéristiques des grandes occasions dans le monde Habad.
Le cortège dans les rues de Crown Heights
Au terme de la cérémonie de clôture, le Sefer Torah a été recouvert de ses ornements — sa couronne, son manteau brodé, ses rimonim — et porté à bras d’homme sous un dais improvisé, dans une procession joyeuse qui s’est ébranlée depuis le 770 en direction de la rue President. Des dizaines, voire des centaines de personnes ont pris part à ce cortège, accompagnant le Sefer Torah dans les rues du quartier de Crown Heights au rythme des chants hassidiques et dans une atmosphère de célébration intense.
Ce type de procession, qui rappelle les grandes hakhnasat Sefer Torah des siècles passés, est une expression vivante de la joie liée au don de la Torah. Le Sefer Torah est tenu haut, visible de tous, comme pour proclamer publiquement la fierté et l’amour du peuple juif pour ses textes sacrés.
L’arrivée au 1304, rue President
Le cortège a finalement atteint sa destination : le 1304, rue President, la demeure historique où le Rabbi et la Rabbanit ‘Haya Mouchka ont résidé durant de nombreuses décennies. Cette adresse est connue et respectée dans le monde entier par les ‘Hassidim de Loubavitch — elle n’est pas seulement une maison, mais un lieu chargé d’histoire, de souvenirs et de sainteté.
L’entrée du Sefer Torah dans cette demeure a provoqué une émotion palpable parmi tous les participants. Certains témoins ont décrit des larmes dans les yeux de nombreuses personnes présentes, tant le moment était chargé de sens. Introduire un Sefer Torah dans la maison du Rabbi, en l’honneur de la Rabbanit dont le souvenir plane encore sur ces murs, représentait bien plus qu’une cérémonie religieuse — c’était un acte d’amour et de continuité, un pont entre le passé et l’avenir du mouvement Habad-Loubavitch.
La Rabbanit ‘Haya Mouchka : une présence indélébile
La Rabbanit ‘Haya Mouchka Schneerson, née en 5661 (1901) et décédée le 22 Chevat 5748 (1988), était la fille du Rabbi précédent, Rabbi Yossef Its’hak Schneerson. Épouse discrète et dévouée, elle a accompagné le Rabbi tout au long de sa mission à la tête du mouvement Habad, partageant son foyer, ses épreuves et sa grandeur sans jamais chercher les honneurs pour elle-même.
Sa disparition, en 5748 (1988), a profondément marqué le Rabbi et l’ensemble de la communauté de Loubavitch. Le Rabbi a lui-même exprimé à plusieurs reprises combien son deuil était immense et combien la perte de la Rabbanit avait laissé un vide irremplaçable dans sa vie. Dédier un Sefer Torah à sa mémoire et l’introduire dans la maison qu’elle avait habitée est un geste d’une puissance symbolique rare, qui témoigne de l’attachement indéfectible de la communauté à son souvenir.




























































































































































