A la mémoire de mon père z »l décédé alors qu’il disait le Kidoush un Chabbat Vayehi et de ma mère a »h décédée des années plus tard dans la semaine d’une Parchat Vayehi

 

Le chabbat, nous terminerons la lecture du Sefer Béréchit, Au sujet du Livre de la Genèse, il est écrit : « Maassé avot siman labanim », « le comportement de nos pères » – les patriarches Avraham, Yitzhak et Yaacov – est un enseignement pour leurs enfants, c’est-àdire pour nous-mêmes aujourd’hui.

Commentant le décès de Yaacov, le Talmud rapporte une curieuse discussion. Rabbi Yo’hanane affirme que ce patriarche n’est pas mort. Et pourquoi donc ? La réponse nous interpelle : « Si la descendance de Yaacov est en vie, alors Yaacov, lui aussi, reste en vie ! ». Normalement c’est le père qui donne la vie, alors qu’ici, ce sont les enfants qui, pour ainsi dire, donnent la vie à leurs parents.

Mais pourquoi donc ce principe ne se retrouve que chez Yaacov et pas chez Avraham ou Yitzhak ?

En fait, on ne peut parler de descendance véritable pour Avraham et Yitzhak car chacun de ces deux patriarches eut également un autre fils qui prit un mauvais chemin. De là, on peut déduire un principe fondamental. La descendance n’est pas uniquement biologique. Encore faut-il que les enfants suivent l’exemple de vie que leur ont légué leurs parents.

Le fils (vivant) prend la place du père (disparu) et lui donne pour ainsi dire la vie lorsqu’il suit pleinement l’enseignement de ses ancêtres. Soulignons que ceci n’exclut pas l’épanouissement individuel de chacun.

C’est pourquoi il est dit que « la Torah que Moché nous a donnée est l’héritage de la communauté de Yaacov ».

Allons plus loin dans notre réflexion sur la paracha. Pourquoi le texte du Talmud emploie-t-il l’expression « sa descendance » et non « ses enfants » ? Sa descendance se dit en hébreu «zaro», littéralement, ce terme signifie : «sa graine».

En effet, la descendance de Yaacov est aussi une graine. C’est-à-dire qu’il ne suffit pas que les enfants suivent pieusement ses enseignements, il faut aussi qu’ils soient des graines qui donneront d’autres fruits, qui à leur tour produiront d’autres fruits et cela à l’infini.

Nous avons tous des parents et la plupart d’entre nous aurons des enfants. La plus grande des bénédictions est d’intégrer l’enseignement et l’exemple de vie de nos pa- rents et de transmettre ainsi les valeurs universelles du Judaïsme à nos enfants ainsi qu’à toutes les personnes que nous côtoyons.

Abraham, Yitzhak et Yaacov représentent pour nous tous des idéaux. Ils incarnent différentes façons d’affronter les difficultés que chaque être humain traverse dans sa vie. Ils sont des exemples de résilience.

Oui, l’existence humaine est complexe mais nous ne devons jamais perdre espoir… car après de nombreuses pérégrinations les enfants de Yaacov sont finalement sortis de l’exil pour recevoir la Torah et s’installer en Terre sainte.

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