Des agents du Mossad israélien ont infiltré les installations nucléaires sensibles de Natanz et Fordow en Iran, révèle un rapport dramatique publié mercredi. Cette opération d’espionnage de longue haleine expliquerait les déclarations récentes de Donald Trump sur la préparation d’un rapport détaillé concernant les dégâts infligés aux sites nucléaires iraniens. L’information, divulguée par le Washington Post citant une source israélienne, lève le voile sur l’une des opérations les plus audacieuses du renseignement israélien.

 

 

Le Mossad a réussi à placer des agents directement au sein des installations nucléaires iraniennes de Natanz et Fordow pendant plusieurs années. Ces espions ont permis de collecter des renseignements cruciaux sur le programme nucléaire iranien et sur les scientifiques impliqués dans le projet. Cette révélation intervient après les déclarations de Trump sur un rapport israélien détaillant les dommages causés aux sites nucléaires iraniens lors de récentes attaques.

Une infiltration orchestrée sur plusieurs années

Selon les révélations du Washington Post, le Mossad a investi des années dans une opération d’infiltration sans précédent. L’agence de renseignements israélienne a méthodiquement collecté des informations sur chaque scientifique désigné pour d’éventuelles éliminations ciblées, ainsi que sur leurs rôles spécifiques dans le programme nucléaire iranien.

Cette stratégie patiente a permis aux services secrets israéliens de développer une connaissance approfondie des rouages internes du programme atomique de la République islamique. Les agents infiltrés ont opéré directement depuis l’intérieur des installations de Natanz et Fordow, deux sites stratégiques du programme d’enrichissement d’uranium iranien.

Des dommages considérables aux installations nucléaires

Les estimations israéliennes, rapportées il y a trois jours, suggèrent que l’installation nucléaire de Natanz aurait été entièrement détruite. Les sites de Fordow et d’Ispahan auraient également subi des « dommages importants », bien que l’ampleur exacte des destructions ne sera connue que dans les heures et jours à venir.

Ces évaluations israéliennes contrastent partiellement avec les déclarations d’un responsable américain de haut niveau au New York Times. Selon cette source, l’installation de Fordow n’aurait pas été complètement détruite, mais aurait néanmoins subi des dommages considérables.

Une opération militaire d’envergure internationale

L’installation de Fordow a été la cible de bombardiers B-2 américains, qui ont largué des bombes perforantes spécialement conçues pour détruire des bunkers souterrains. Cette installation, construite dans le flanc d’une montagne, représentait l’un des défis techniques les plus complexes pour les forces d’attaque.

Par la suite, d’autres bombardiers ont poursuivi les frappes sur le site, tandis que des attaques simultanées visaient les installations nucléaires d’Ispahan et de Natanz. Cette coordination témoigne de la planification minutieuse de l’opération militaire.

Les enjeux géopolitiques de ces révélations

Les déclarations récentes de Donald Trump sur la préparation d’un rapport israélien détaillant les résultats des attaques prennent une dimension nouvelle à la lumière de ces révélations. L’infiltration du Mossad dans les sites nucléaires iraniens explique la précision des renseignements dont disposent les autorités israéliennes.

Cette opération d’espionnage de longue durée illustre la détermination d’Israël à surveiller et contrecarrer le programme nucléaire iranien. Elle souligne également la sophistication des méthodes employées par le Mossad pour pénétrer les installations les plus sensibles de son adversaire régional.

L’Iran, de son côté, a réagi en proférant de nouvelles menaces contre Israël, promettant que des représailles « surviendront prochainement ». Ces tensions croissantes s’inscrivent dans le contexte plus large de la confrontation régionale entre Téhéran et Jérusalem, où le dossier nucléaire demeure l’enjeu central des préoccupations sécuritaires israéliennes.