Le Premier ministre a annoncé jeudi soir un confinement d’un nouveau genre en Ile-de-France, dans les Hauts-de-France, les Alpes-Maritimes, l’Eure et la Seine-Maritime. Et ce, pour quatre semaines au moins.
Face à la dégradation de l’épidémie de Covid-19 dans certains territoires, le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé jeudi 18 mars de nouvelles restrictions. Et notamment l’instauration d’un nouveau confinement sept jours sur sept (et non plus uniquement le week-end) dans 16 départements comprenant toute l’Ile-de-France, les Hauts-de-France, ainsi que les Alpes-Maritimes, l’Eure et la Seine-Maritime. Celui-ci entrera en vigueur dans la nuit de vendredi à samedi, à partir de minuit, et pour au moins quatre semaines, afin de tenter d’endiguer ce que le chef du gouvernement a qualifié de « troisième vague ».
Toutefois, certaines mesures appliquées seront plus souples que lors des deux précédents confinements de mars et novembre 2020. Sera-t-il possible de faire du sport en extérieur dans ces territoires ? Quels commerces resteront ouverts ? Franceinfo fait le point sur ce qu’il sera autorisé de faire, ou non, durant ce nouveau confinement, qui va toucher un Français sur trois.
Vous pourrez vous promener dans un rayon de dix kilomètres autour de chez vous, sans limite de temps
C’est la principale nouveauté de ce nouveau confinement : les sorties en extérieur seront autorisées « sans aucune limitation de durée ». Dans les territoires confinés, il sera donc possible de « se promener, s’aérer ou faire du sport, en journée », a annoncé Jean Castex, « à la condition de rester dans un rayon limité à dix kilomètres autour de chez soi ». Vous devrez par ailleurs vous munir d’une attestation, dont une nouvelle version va être mise en ligne par le ministère de l’Intérieur.
Le gouvernement a ainsi souhaité opter pour une « troisième voie, qui doit permettre de freiner [l’épidémie] sans enfermer », selon les mots du Premier ministre. Il a en revanche prévenu que cette autorisation de déplacement ne devra pas servir à « aller chez des amis », à organiser « des barbecues entre amis », ni à permettre « des regroupements dans l’espace public ou dans les parcs et jardins, ou des attroupements devant certains bars qui servent à boire ou à manger en vente à emporter ». « Des consignes seront passées aux préfets » pour éviter cela, quitte à interdire certains regroupements ou « la fréquentation de certains espaces publics » où existerait un risque de contamination.
Vous ne pourrez pas vous déplacer entre 19 heures et 6 heures, sauf motif dérogatoire
Dans les 16 départements placés en confinement, comme dans l’ensemble de l’Hexagone, le couvre-feu est maintenu mais débutera, à partir de samedi, à 19 heures plutôt qu’à 18 heures. Une décision « liée à l’arrivée prochaine de l’heure d’été », le 28 mars, a justifié Jean Castex. La levée du couvre-feu le matin reste fixée à 6 heures.
Durant les heures de couvre-feu, les déplacements seront donc interdits, sauf pour raisons professionnelles, motifs familiaux impérieux, mission d’intérêt général, raisons médicales, pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnant ou pour les besoins des animaux de compagnie. Si votre sortie répond à l’un de ces critères, vous devrez alors vous munir d’une attestion.
Vous ne pourrez pas vous rendre dans une autre région, sauf motif impérieux ou professionnel
Les habitants des territoires concernés par le confinement ne pourront pas se rendre dans une autre région, a annoncé le chef du gouvernement. Seuls les déplacements pour « motif impérieux ou professionnel » seront tolérés, a précisé Jean Castex.
Les modalités pour les personnes actuellement en déplacement et qui souhaiteraient regagner leur région de résidence n’ont pas été précisées lors de la conférence de presse du gouvernement. Toutefois, lors des précédents confinements, une tolérance a toujours été appliquée pour les personnes qui souhaitaient rejoindre leur domicile.
Vos achats seront limités aux biens et services « de première nécessité »
Les commerces qui ne rentrent pas dans la liste de ceux « vendant des biens et des services de première nécessité » vont devoir fermer dès samedi dans les départements confinés, a annoncé le Premier ministre. Une décision prise afin de « réduire les occasions de contacts dans les lieux clos », a justifié Jean Castex. « Par souci d’équité », les produits soumis à ces restrictions de vente ne seront pas non plus disponibles dans les rayons des grandes surfaces.
« La notion de bien de première nécessité sera étendue aux livres et à la musique, ce qui permettra aux libraires et aux disquaires de rester ouverts », a toutefois précisé le chef du gouvernement. Jean Castex n’a cependant pas dressé la liste exhaustive de ces « biens et services de première nécessité ». Lors du précédent confinement, à l’automne, un décret recensait les produits autorisés à la vente. Cette liste comprenait notamment l’alimentation, les journaux et papeterie, les matériaux de construction ou encore la quincaillerie.
Dans les zones concernées par ce nouveau confinement, magasins de prêt-à-porter, fleuristes, bijouteries ou encore parfumeries devraient donc être contraints de baisser le rideau. Une nouveauté a tout de même été annoncée par le porte-parole du gouvernement, vendredi. Les coiffeurs « vont pouvoir rester ouverts avec un protocole sanitaire particulier », a affirmé Gabriel Attal, sur RTL.
Vos enfants pourront continuer d’aller à l’école ou au collège
Dans les départements confinés, « les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges fonctionneront normalement », a annoncé Jean Castex. Les lycées devront tous basculer en demi-jauge, a poursuivi le Premier ministre, précisant que deux tiers de ces établissements fonctionnent déjà selon ce système. La demi-jauge s’appliquera à l’échelle du lycée, et non pas à celui d’une classe, a précisé jeudi soir le ministère de l’Education à franceinfo. Il s’agira donc d’un « fonctionnement hybride » : les lycées ne devront pas diviser les classes en deux groupes mais faire en sorte que seul un élève sur deux soit présent.
Le Premier ministre a par ailleurs indiqué que les cours d’EPS reprendront « normalement ». Le ministère de l’Education précise que cette annonce concerne également les activités physiques et sportives en intérieur, notamment dans les gymnases. Cette mesure s’applique pour l’ensemble des départements français. Franceinfo
Le renouvellement a été dédié à la mémoire de Reb Avraham ע »ה Sacoun qui avait un attachement particulier pour la Yechiva.
L’inauguration a eu lieu à l’approche de son Yortzait (28 Adar) en presence de תיבלח »ט sa mère et des membres de sa famille et avec la présence de Rav Yossef Martinez Chalia’h dans le 12ème arrondissement à Paris ainsi que la présence des membres de la direction de la Yechiva et d’amis donateurs.
Face à l’aggravation de l’épidémie de Covid-19, le Premier ministre Jean Castex a annoncé, jeudi 18 mars, de nouvelles « mesures de confinement »
– en Ile-de-France,
– dans les Hauts-de-France,
– l’Eure, la Seine-Maritime
– les Alpes-Maritimes,
à partir de samedi et pour une durée de 4 semaines.
« C’est une 3ème voie que nous retenons, une voie qui doit permettre de freiner sans enfermer », a précisé le Premier ministre. Suivez notre direct.
Des règles différentes de mars et octobre. Ce confinement ne ressemblera pas tout à fait aux précédents. Les écoles et collèges resteront ouverts, les activités extérieures seront autorisées sans limite de temps dans un rayon de 10 km autour du domicile. Les déplacements inter-régionaux seront interdits, « sauf motifs impérieux ». Les commerces et rayons dit non-essentiels devront fermer.
Une possible extension à d’autres départements. Ces mesures pourront être étendues « si nécessaire à d’autres parties du territoire », a précisé Jean Castex.
Le couvre-feu retardé à 19 heures en métropole. « Cet ajustement (…) concernera tous les départements et pas seulement » ceux « soumis (aux) mesures renforcées » pour freiner la circulation du virus, a précisé le chef du gouvernement, pour qui « ce choix de moins restreindre les possibilités de sortir de chez soi doit cependant s’accompagner d’une vraie vigilance » de la part de la population.
Quatre jours de télétravail par semaine demandés.Jean Castex demande « à toutes les entreprises et administrations qui le peuvent » de pousser « au maximum » le télétravail pour le mettre en place « au moins quatre jours » par semaine.« Au moins 4 jours sur 5 en télétravail, c’est l’objectif qu’il faut atteindre et, reconnaissons-le, beaucoup d’entreprises en sont encore loin aujourd’hui », a déclaré le Premier ministre.
Vers une reprise rapide de la vaccination avec AstraZeneca.La France reprendra vendredi après-midi son programme de vaccination contre l’épidémie de Covid-19 avec le sérum AstraZeneca. Vendredi matin, la Haute autorité de santé « actualisera sa recommandation s’agissant du vaccin AstraZeneca, afin que nous puissions reprendre immédiatement dans la foulée, dès demain après-midi, la campagne de vaccination », a déclaré le Premier ministre lors d’une conférence de presse, précisant qu’il se ferait lui-même vacciner dès vendredi.
En 1971, deux Talmidim-Chlou’him d’Australie ont entendu une rumeur selon laquelle le Rav Isser Kluvgant, un proche parent du Rabbi, possédait des tefillines réputés ayant appartenu au Baal Shem Tov.
Les Tmimim ont parlé avec lui pour le convaincre d’offrir ce trésor à l’unique successeur du Baal Shem Tov, c’est-à-dire le Rabbi. Après un certain temps, il a accepta et envoya les Tefillines avec les Chlou’him qui se rendirent au 770 pour Youd-Alef Nissan, afin de les offrir au Rabbi pour son anniversaire.
Le Rav Isser Kluvgant a posé comme condition aux Ba’hourim, qu’ils devaient donner les Tefilines en mains propres au Rabbi et non à ses secrétaires.
Dès leur arrivée, un des Ba’hour, Heschel Greenberg, a écrit une note au Rabbi dans laquelle il demandait comment et quand donner les Tefillines au Rabbi.
Le Rabbi lui a répondu qu’il fallait les lui donner tout de suite après la prière de Cha’harit et l’attendre devant son bureau.
Ils se sont rendus devant le bureau du Rabbi à l’heure prévue. Le Rabbi a d’abord donné à chacun d’eux une « lettre générale », un extrait d’une Si’ha et un billet de dix dollars.
Ensuite, Heschel Greenberg tandit les Tefilline du Baal Chem Tov au Rabbi. Le Rabbi a tendu les deux mains et a dit : » un grand Yashar Koach ». Puis le Rabbi est entré dans son bureau en fermant la porte du pied.
Pendant trente ans, le Rav Yaakov Spitezki a servi comme émissaire Habad à Bruxelles. Actuellement, il vit à Jérusalem avec son épouse – ‘Haya, une enseignante dans les lycées. Ils sont tous deux activement engagés dans des activités de sensibilisation au judaïsme sur les campus universitaires et dans les bases de Tsahal.
« Quand j’ai terminé mes études secondaires, mes parents m’ont offert un cadeau : un billet Paris – New York, pour rendre visite au Rabbi de Loubavitch. Bien que mes parents fussent religieux, ils n’étaient pas hassidiques, mais je fréquentais ‘Habad depuis mon adolescence. Ils savaient que ce voyage me rendrait très heureux.
Je me souviens qu’en entrant dans le bureau du Rabbi, j’avais très froid parce que la climatisation était au maximum, mais dès que le Rabbi m’a regardé avec ses yeux bleus brillants, je me suis senti réchauffé. Il m’a parlé avec douceur, en français, et m’a mis totalement à l’aise. Je me sentais calme et serein – comme si je rencontrais un père qui aime ses enfants.
Au cours de l’audience – qui a eu lieu en juillet 1968 – le Rabbi m’a posé de nombreuses questions personnelles. Il a également répondu aux questions que je lui ai posées par écrit, les miennes et celles que mes amis de l’Ecole Yabne m’avaient demandé de poser. Leurs questions concernaient des interrogations sur les principes de la Foi. Par exemple, ils voulaient des arguments pour prouver que la Torah est la parole de D.ieu et qu’elle a été donnée au peuple juif sur le Mont Sinaï et que ces événements se sont réellement produits.
«Vous pouvez dire à vos amis», dit le Rabbi, «que tout comme nous savons et acceptons comme fait historique que Colomb a découvert l’Amérique, nous savons aussi qu’il y a eu une révélation de D.ieu au mont Sinaï.
Puis il nous recommanda d’étudier le Kuzari, l’ouvrage du XIIe siècle de Rabbi Yehoudah Halevi, dans lequel un rabbin explique le judaïsme au roi des Khazars. «Essayez de le lire en hébreu, mais si c’est trop compliqué pour vous, rendez-vous à la Bibliothèque nationale de Paris où vous pourrez trouver une traduction en français.» De retour à Paris, j’ai raconté à mes amis ce que le Rabbi avait dit et ils furent satisfaits de sa réponse.
Tout cela a eu un impact sur ma décision de m’inscrire à la Yéchiva ‘Habad en Israël, dirigée par le Rav Schneur Zalman Gafne. Mais après un certain temps, mes parents se sont inquiétés du fait que je ne suivaient pas un cursus universitaire qui me permettrait de gagner ma vie. Ils savaient que le Rabbi avait dit à certains de mes amis de retourner à l’université. Ils ont donc décidé de rendre visite au Rabbi à New York pour lui poser la question personnellement.
Ma mère m’a décrit plus tard tout ce qui s’était passé pendant cette audience. Mes parents ont dit au Rabbi que j’étudiais bien à la Yéchiva, mais qu’il était temps que je retourne a Paris pour m’inscrire dans une Université. Le Rabbi a répondu : « Je sais ce qu’est l’université, parce que je suis moi-même allé à l’université. Je peux vous garantir que vous aurez plus de satisfaction de sa part si vous le laissez étudier a la Yeshiva plus longuement. Le Rabbi a également évoqué certains problèmes auxquels je pourrais être confronté à l’université, notamment en évoquant les violences de mai 1968, lorsque des étudiants français ont tenté de fomenter une révolution. Mes parents ont été convaincus et m’ont permis de continuer mes études à la Yéchiva .
Après avoir terminé mes études à la Yéchiva, je suis venu à New York pour une deuxième audience avec le Rabbi. Une fois de plus, la question de l’université a été soulevée, et une fois de plus le Rabbi l’a déconseillé. Il a dit que pendant une partie de la journée, je devrais travailler dans un domaine qui correspond à mes compétences et que l’autre partie de la journée, je devrais trouver un emploi dans des activités communautaires. Et c’est ce que j’ai fini par faire, devenant finalement un émissaire ‘Habad à Bruxelles.
Avant mon départ pour la Belgique, le Rabbi m’a conseillé : «Le Rav Azriel Chaikin est arrivé à Bruxelles avant vous, et il connaît beaucoup de monde. Il vous aidera et vous donnera de bons conseils. Il s’est avéré que j’ai travaillé en étroite collaboration avec le Rav Chaikin pendant une trentaine d’années. Sur l’impulsion du Rabbi toutes mes activités étaient placées sous l’égide du Consistoire de Belgique. Par exemple : nous avons ouvert en étroite collaboration avec le Consistoire un Beth ‘Habad juste en face du campus de l’Université de Bruxelles. J’étais également responsable des émissions Radio -TV en Belgique et Rabbin de communautés. Ma défunte épouse – Eta Feiga était une oratrice charismatique. Elle fut un exemple stellaire pour nos nombreux étudiants.
À plusieurs reprises, le Rabbi m’a donné des directives précises et confidentielles concernant des questions communautaires : ainsi que de bons conseils concernant mon développement spirituel personnel. Par exemple, il m’a conseillé d’utiliser le jeudi soir pour faire le bilan de la semaine écoulée et de faire mon introspection, mon ‘Hechbon Hanefesh.
A Bruxelles les étudiants me posaient toujours de nombreuses questions épineuses. Ils me partageaient leurs questions philosophiques ou existentielles. J’ai donc repris sur une lettre de quatre pages toutes ces interrogations et j’ai tout envoyé au Rabbi. J’ai rajouté : ‘’ peux être dois faire Hitkafia c’est-à-dire ne pas réfléchir a tout cela ?’’. Le Rabbi a répondu 6 ou 7 points et notamment : ‘’Oui il faut approfondir tout cela. C’est une mitsva de la Tora. Va rencontrer un mashpia (un rabbin spécialiste dans ces domaines) a la Yeshiva de Brunoy ou ailleurs.
Une fois, à la fin d’un voyage à New York , j’étais sur le point de rentrer en France et j’attendais de dire au revoir au Rabbi alors qu’il quittait la synagogue après la prière de l’après-midi. D’autres personnes attendaient aussi, et le Rabbi a béni chacun d’eux pour faire un bon voyage, mais à moi il n’a rien dit. Ensuite, le Rav Leibel Groner, son secrétaire m a dit: « Yaakov, le Rabbi m’a demandé de te que puisque ce matin il ta répondu à une de tes lettres et ta souhaité un bon voyage : Il n’a pas voulu le faire a nouveau voulu le faire a nouveau cette après-midi. En effet, Rav Yehudah HaChassid conseille de ne pas dire au revoir deux fois ».
Le Rabbi a donc transmis ce message via le Rav Groner parce qu’il voulait s’assurer que je ne sois pas blessé. Il ne voulait pas me faire de la peine. Voilà à quel point il se souciait de chaque individu !
Ce sont quelques rencontres dont je me souviens le plus vivement. J’ai eu le privilège de rencontrer le Rabbi. Il m’a donné des conseils. Il était motivé par l’amour qu’il portait pour chaque juif et pour chaque entre humain.