Ce mercredi matin, le vol FZ1073 de Fly Dubai reliant Dubaï à Tel-Aviv a frôlé la catastrophe lorsque le copilote a poignardé le commandant de bord avant d’être maîtrisé. L’appareil, avec à son bord une majorité d’Israéliens, a dû se poser en urgence en Arabie saoudite. Depuis, une partie des passagers refuse de remonter dans un avion de la compagnie, tandis qu’Israël multiplie les démarches pour les rapatrier.

 

 

 

 

Un vol ordinaire qui tourne au drame

Tout commence ce mercredi 19 Tichri 5787 (30 septembre 2026) au matin, à bord du vol FZ1073 de Fly Dubai reliant Dubaï à l’aéroport Ben Gourion, avec plus de 150 Israéliens parmi les passagers. En plein vol, l’appareil perd brusquement de l’altitude, émet successivement deux signaux de détresse puis rompt tout contact, avant de mettre le cap sur l’Arabie saoudite.

Un copilote poignarde le commandant de bord

On apprend bientôt ce qui s’est joué dans le cockpit. Selon les informations rapportées, le copilote, un ressortissant omanais, a poignardé le commandant de bord et tenté de prendre le contrôle de l’avion, jusqu’à ce qu’il soit finalement neutralisé. Ce geste a failli coûter la vie à près de 180 personnes, dont une large majorité d’Israéliens.

L’appareil a plongé brutalement de plus de 30 000 pieds à environ 15 000 pieds, à une vitesse vertigineuse de près de 1 000 km/h. C’est la combinaison de l’agression, du coup de couteau et de la lutte violente dans le cockpit et à ses abords qui a déclenché l’émission des signaux de détresse internationaux signalant un détournement et une intervention illicite à bord.

Des images particulièrement impressionnantes ont circulé dans les heures suivantes. Les unes montrent les instants où l’appareil pique vers le sol, au milieu des cris affolés des passagers. D’autres saisissent le moment où le terroriste est maîtrisé dans le poste de pilotage. Des voyageurs racontent ne même plus avoir su, à un moment donné, si quelqu’un tenait encore les commandes, et confient que des enfants à bord ont frôlé la mort.

Des images glaçantes depuis la cabine

Une vidéo exclusive, tournée depuis la cabine passagers quelques minutes avant l’atterrissage d’urgence à Tabouk, dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, révèle toute la violence de l’affrontement et le combat héroïque qui s’est déroulé en plein ciel. On y voit les parois de l’avion maculées de sang, en particulier près des issues de secours, là où les traces se sont étalées pendant la lutte. Au sol gît un membre d’équipage grièvement blessé, le visage et le haut du corps tuméfiés et ensanglantés, un masque à oxygène plaqué sur la bouche.

Autour de lui, passagers et membres d’équipage l’encouragent et s’efforcent de le maintenir éveillé. « Ne t’endors pas ! C’est pour ton bien… Tu veux dormir ? Tu as sauvé l’avion ! », lui lance en anglais l’un des témoins, soulignant l’immense sacrifice de cet homme qui a réussi à stopper le plongeon mortel.

Des passagers israéliens en rempart devant le cockpit

La seconde partie de la vidéo montre l’héroïsme des passagers israéliens, dressés comme un mur devant l’entrée du poste de pilotage pour le protéger. « Filme-nous aussi, nous qui montons la garde ici… On nous a attaqués, et nous protégeons le pilote », déclare l’un d’eux face à la caméra.

Un autre passager, le visage marqué et ensanglanté par la bagarre, témoigne à son tour : « On vient de nous attaquer… dans cet avion. Ils voulaient assassiner le pilote, nous avons pris le contrôle de l’équipage. » Désignant l’agresseur, un voyageur précise : « C’est lui qui l’a poignardé. » Jusqu’à l’atterrissage, les Israéliens restent inflexibles : « Mon frère, bravo ! Filme tout. Nous restons ici, personne ne franchit la porte du pilote ! Je resterai debout et je ne bougerai pas. »

La présence d’esprit exceptionnelle de ces passagers, qui se sont jetés sur l’agresseur pour le neutraliser, ont épaulé le pilote qui a sauvé l’appareil et l’ont empêché par leur corps de reprendre les commandes, a évité une terrible catastrophe aérienne dans le ciel du Moyen-Orient.

L’avion s’est finalement posé à Tabouk, où les passagers et les blessés sont désormais placés sous la protection des forces de sécurité saoudiennes, tandis que les contacts diplomatiques se poursuivent pour permettre leur retour rapide en Israël.

Inquiétude dans les milieux sécuritaires

Un haut responsable de la sécurité s’est dit profondément troublé par le fait qu’un pilote de ligne se soit révélé être un terroriste. Il a exprimé la crainte que cet acte n’inspire d’autres attentats du même type.

Un embarquement sous le signe de l’appréhension

Après de longues heures d’incertitude, l’avion de rapatriement affrété par Fly Dubai a commencé à embarquer en Arabie saoudite les passagers en route vers Israël. Selon les chiffres officiels, 166 passagers se trouvaient à bord de l’appareil où s’est produit l’incident. Certains d’entre eux ont déjà pris place dans l’avion de rapatriement, tandis que d’autres ont préféré rester au sol, redoutant de reprendre les airs avec la même compagnie après l’événement exceptionnel qu’ils venaient de vivre.

Un avion israélien sans signes distinctifs à l’étude

Au sein de l’appareil sécuritaire comme dans les cercles diplomatiques, on continue de suivre de près l’évolution de la situation. Dans le même temps, l’hypothèse d’envoyer en Arabie saoudite un avion affrété pour ramener les Israéliens au pays est sérieusement examinée. Des sources proches du dossier ont indiqué que le vol de rapatriement de Fly Dubai avait été contrôlé au préalable par le Mossad. Un effort diplomatique est toutefois mené en parallèle afin d’obtenir l’accord des autorités saoudiennes pour laisser entrer un appareil d’une compagnie israélienne, dépourvu de tout marquage israélien. La décision devrait tomber sous peu.

Une main iranienne derrière l’attaque ?

Au fil des heures, les spéculations se sont multipliées sur l’identité de ceux qui pourraient se cacher derrière cette tentative de détournement, sur fond de tensions sécuritaires et de menaces visant les Israéliens à l’étranger. Selon une première évaluation de l’appareil sécuritaire, l’attaque n’aurait vraisemblablement pas été commanditée par l’Iran, aucun indice ne permettant à ce stade d’établir une telle implication. D’après ces estimations, le terroriste aurait agi de sa propre initiative. L’enquête, conduite par le Mossad, n’est toutefois pas encore achevée : l’ensemble des circonstances reste à l’étude, et l’identité des éventuels commanditaires comme les motivations de l’agresseur n’ont pas encore été pleinement établies.

Le pilote soupçonné d’avoir porté les coups de couteau a été arrêté et se trouve actuellement interrogé par les autorités saoudiennes.

Netanyahou salue des héros

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou s’est exprimé sur l’incident, révélant qu’il s’était entretenu avec l’un des passagers israéliens présents à bord. « Ce matin s’est produit un incident sécuritaire extrêmement grave sur un vol de Dubaï à destination d’Israël. Presque tous les passagers étaient israéliens », a-t-il déclaré, avant de décrire le déroulement des faits : « Alors qu’ils approchaient du pays, l’un des pilotes a poignardé l’autre, et il a vraisemblablement tenté de précipiter l’avion au sol avec tous ses occupants. »

Selon le chef du gouvernement, ce passager lui a raconté que l’appareil avait commencé à piquer du nez et qu’il était parvenu à forcer l’accès au cockpit avec un membre de l’équipage. « Ensemble, ils ont neutralisé le pilote agresseur alors qu’il tentait de saboter les systèmes de l’appareil », a-t-il précisé. Un autre membre du personnel navigant présent à bord est ensuite entré dans le poste de pilotage et a réussi à stabiliser l’avion. « Je salue ces héros, qui ont fait preuve d’une présence d’esprit et d’un courage exceptionnels. Ils ont sauvé de nombreuses vies, ils ont évité une terrible catastrophe », a affirmé Benyamin Netanyahou.

Le Premier ministre a ajouté qu’Israël était en contact permanent avec les parties concernées afin de garantir la sécurité des passagers et leur retour en toute sécurité. « J’ai donné instruction aux services de sécurité de se préparer à faire face à d’autres menaces potentielles. Nous procédons à des évaluations de situation continues et nous vous tiendrons informés au fil des développements », a-t-il conclu.

Les vols de Fly Dubai suspendus

Benyamin Netanyahou a par ailleurs retenu la recommandation de la ministre des Transports, Miri Regev, de suspendre pour l’heure les vols de Fly Dubai à destination et en provenance d’Israël, jusqu’à la conclusion de l’enquête et l’élucidation des circonstances de l’incident.

Deux options pour les passagers réticents

En Israël, on s’efforce toujours de trouver une solution pour les passagers qui refusent d’embarquer à bord du vol de rapatriement. Si Riyad donne son feu vert, un avion affrété d’une compagnie israélienne, sans signes distinctifs, devrait être dépêché sur place. En revanche, si les autorités saoudiennes s’y opposent, la seule possibilité restante pour ces voyageurs sera de monter dans l’appareil de Fly Dubai pour regagner Israël.

Un accueil spécial à l’aéroport Ben Gourion

À l’aéroport Ben Gourion, les préparatifs vont bon train pour accueillir les passagers dès leur atterrissage. Un espace spécialement aménagé a été mis en place, où les attendront également leurs familles, au terme de l’un des incidents les plus exceptionnels qu’ait connus ces dernières années l’aviation civile sur la route d’Israël.

Un retentissement mondial

En quelques heures, le drame du vol FZ1073 a fait la une des grands médias internationaux. La BBC a relayé des témoignages de passagers affirmant qu’un des pilotes avait été poignardé au cours du vol détourné vers l’Arabie saoudite, tandis que les autorités saoudiennes confirmaient que le commandant et le copilote avaient été blessés, sans préciser dans quelles circonstances. Le Wall Street Journal a titré sur l’atterrissage d’urgence d’un vol à destination d’Israël après un brusque plongeon, soulignant les variations d’altitude anormales du Boeing 737 avant qu’il ne se pose sans encombre, et rappelant que Fly Dubai assurait que tous les passagers étaient sains et saufs. L’agence AP a elle aussi largement couvert l’événement, évoquant un atterrissage d’urgence consécutif à un signal de détresse. Cet intérêt planétaire s’explique autant par la nature de l’incident que par son contexte sensible : un vol vers Israël, un atterrissage forcé en territoire saoudien et la crainte initiale d’un acte hostile.