Le fils du Premier ministre, Yaïr Netanyahou, qui s’est joint à la visite dramatique de son père, le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou aux États-Unis, s’est rendu aujourd’hui pour une visite spéciale au 770 à Brooklyn, le centre mondial du mouvement Habad, puis a poursuivi vers une prière émouvante au Ohel du Rabbi à Queens, pour la réussite du peuple d’Israël. La visite était accompagnée par le Rav Chmouel Ouerkhman, responsable des relations gouvernementales d’Agou’h en Terre sainte, et par le Rav Mendy Kotlarsky, directeur du Kinous Hachlou’him mondial.
Une visite au cœur du mouvement Habad
Le fils du Premier ministre, Yaïr Netanyahou, s’est rendu aujourd’hui pour une visite spéciale au Beth Hayenou – 770 à Brooklyn, le centre mondial du mouvement Habad. Accompagné du Rav Chmouel Ouerkhman, responsable des relations gouvernementales d’Agou’h en Terre sainte, ils ont observé de près l’activité intense qui se déroule sur place.

La visite était guidée par le Rav Mendy Kotlarsky, directeur du Kinous Hachlou’him mondial, qui lui a présenté le rôle central du mouvement Habad dans la diffusion du judaïsme et dans la direction de milliers d’émissaires à travers le monde, ainsi que la place particulière du 770 comme cœur battant pour les Juifs de tous les coins du monde.

Une prière émouvante au Ohel
Après sa visite au 770, Yaïr Netanyahou s’est rendu au Ohel du Rabbi à Queens pour une prière émouvante pour la réussite du peuple d’Israël. Dans la tente près du Ohel, il a rencontré l’émissaire du Rabbi à Washington, le Rav Levi Chemtov, ainsi que le chanteur hassidique Avraham Fried.

Grandir sous le regard impitoyable des médias
Yair Netanyahu n’a pas choisi la politique. C’est l’injustice qui l’y a poussé, particulièrement lorsqu’elle vise ses parents ou son pays. Depuis sa plus tendre enfance, il est la cible des médias israéliens. Dès l’âge de cinq ans, des émissions satiriques se moquaient déjà de lui. Au lycée, alors qu’il était encore mineur, des articles entiers lui étaient consacrés, en violation flagrante des lois sur la protection de l’enfance. Mais selon lui, ces attaques ne sont rien comparées à ce que subit son père.
Benjamin Netanyahu est, pour son fils, l’un des plus grands leaders de l’histoire juive. Ancien officier de l’unité d’élite Sayeret Matkal, blessé plusieurs fois au combat, il a consacré sa vie à la défense d’Israël. Son frère, Yonatan Netanyahu, est mort en héros lors de l’opération d’Entebbé en 1976, immortalisé par un monument à Philadelphie. Cette famille incarne le sacrifice pour la nation, mais subit une persécution médiatique que Yair qualifie de féroce et cruelle.
Un pays tiraillé entre tradition et élites progressistes
Selon Yair Netanyahu, Israël vit une contradiction profonde. La majorité juive du pays est conservatrice, attachée aux valeurs traditionnelles et sionistes. Pourtant, une minorité progressiste contrôle presque totalement les institutions : médias, système judiciaire, universités, grandes fortunes de la high-tech. Cette élite, comparable à celle de Manhattan ou Hollywood aux États-Unis, ne représente pas le vrai Israël, celui des provinces conservatrices.
Jusqu’à récemment, aucun média conservateur n’existait en Israël, contrairement aux États-Unis qui possède Fox News depuis longtemps. La création de Channel 14, équivalent israélien de Fox News, a changé la donne malgré des moyens limités. Cette chaîne est devenue la deuxième plus regardée du pays, révélant la soif d’information alternative du public israélien.
Le jeune Netanyahu dénonce également l’influence de l’État profond américain en Israël. L’USAID aurait financé non seulement le Hamas et des organisations terroristes palestiniennes, mais aussi des groupes anarchistes israéliens impliqués dans les manifestations contre la réforme judiciaire et durant la période du Covid.
Le 7 octobre : un point de bascule historique
Le massacre du 7 octobre a représenté la plus grande tuerie de Juifs depuis la Shoah. Plus de 1 500 civils ont été assassinés, des centaines enlevés. Yair Netanyahu souligne un fait troublant : une grande partie des atrocités n’ont pas été commises uniquement par le Hamas, mais par des civils palestiniens ordinaires. La famille Bibas, dont les funérailles ont bouleversé le pays cette semaine, a été kidnappée par ces soi-disant innocents civils.
Ce qui a choqué Yair, c’est la réaction mondiale. Après le 11 septembre, le monde s’était uni derrière l’Amérique. Mais quelques semaines après le 7 octobre, le monde attaquait déjà Israël alors que le pays se battait littéralement pour sa survie. Des manifestations pro-palestiniennes ont éclaté à Times Square le jour même du massacre, avant même qu’Israël ne riposte.
Il attribue cette hostilité à l’administration Biden-Obama, qu’il juge très hostile à Israël. Sous cette administration, l’Amérique a connu la plus grande vague d’antisémitisme de son histoire, dépassant même celle des 18e et 19e siècles.
Les erreurs historiques qui ont mené à la catastrophe
Yair Netanyahu identifie deux erreurs cruciales dans l’histoire récente d’Israël. Premièrement, les Accords d’Oslo de 1993. Avant ces accords, le conflit israélo-palestinien causait très peu de morts. La première Intifada des années 1980 consistait principalement en des jets de pierres. En créant l’Autorité palestinienne et en ramenant l’OLP de Tunisie au cœur d’Israël, à 15 miles de Tel-Aviv, Israël a permis la radicalisation de la population par l’éducation et les médias palestiniens.
Deuxièmement, le désengagement de Gaza en 2005. Israël a expulsé tous les Juifs de la bande de Gaza, retiré son armée et laissé la frontière entre Gaza et l’Égypte aux Palestiniens. Cette frontière est devenue une autoroute pour la contrebande d’armes. Les Palestiniens ont reçu des milliards en aide internationale, plus que l’Europe après la Seconde Guerre mondiale. Au lieu de construire un nouveau Singapour sur cette belle côte méditerranéenne, ils ont transformé Gaza en rampe de lancement de missiles.
La solution à deux États : une dangereuse illusion
Pour Yair Netanyahu, la solution à deux États est une fantaisie occidentale qui ne fonctionne pas. Elle a déjà existé avec l’Autorité palestinienne et Gaza, ne causant que mort et misère des deux côtés. La terre appartient historiquement à Israël, comme en témoignent les découvertes archéologiques vieilles de 3 000 ans. Même sous les Romains, la région s’appelait province de Judée.
Le nom Palestine vient d’une punition romaine après la révolte de Bar Kokhba au 2e siècle, rebaptisant la région d’après les Philistins, anciens ennemis des Juifs qui venaient de Grèce et n’avaient aucun lien avec les Arabes ou l’Islam. Les noms de famille palestiniens les plus courants révèlent leurs origines : Al-Masri signifie égyptien, Halabi désigne une personne d’Alep en Syrie, Hijazi fait référence à une région d’Arabie Saoudite.
Un leader du Hamas a même déclaré il y a une dizaine d’années à la télévision égyptienne qu’il n’existe pas de Palestiniens, qu’ils sont Égyptiens, descendants d’immigrants du 19e siècle venus du delta du Nil.
Trump : le Cyrus moderne d’Israël
Yair Netanyahu place tous ses espoirs dans le président Trump, qu’il compare au roi Cyrus de la Bible. En tant que leader du pays le plus puissant du monde, Trump influence l’attitude mondiale envers Israël. Sous l’administration Biden-Obama, le monde était hostile à Israël. Sous Trump, lors de son premier mandat, Israël a signé des accords de paix avec quatre pays arabo-musulmans.
Israël a trois objectifs à Gaza : libérer tous les otages, s’assurer que Gaza ne soit plus jamais une menace et démanteler le Hamas tant militairement que politiquement. Avec le soutien de Trump, qui a proposé son plan pour Gaza tout en laissant à Israël la décision finale, Yair est optimiste quant à l’avenir.
Concernant la relocalisation des Palestiniens de Gaza, il rappelle que des millions de civils ukrainiens ont fui vers la Pologne et les pays voisins durant la guerre. Pourquoi les Palestiniens, vivant dans une zone de guerre qu’ils ont créée par leurs actions, ne pourraient-ils pas faire de même ? Il existe 50 pays à majorité musulmane et 22 pays arabes. L’Amérique possède un énorme pouvoir de levier sur le monde, comme l’ont montré les cas de la Colombie et du Panama face aux demandes de Trump.
L’avenir : entre optimisme et réalisme
Malgré les épreuves, Yair Netanyahu reste résolument optimiste. Il croit en la capacité de son père et du président Trump à mener Israël vers un avenir sûr et prospère. Les jours difficiles ne sont peut-être pas terminés, mais les opportunités sont nombreuses sous cette nouvelle administration américaine.
Il continue son combat contre l’injustice par les réseaux sociaux, la nouvelle place publique moderne, et multiplie les interventions dans des églises et des communautés à travers les États-Unis pour défendre Israël et rappeler les liens judéo-chrétiens qui unissent les deux nations face aux menaces communes : l’Islam radical et la culture progressiste woke qui menacent la civilisation occidentale.
Son message est clair : Israël n’est pas seulement en première ligne de la défense de sa propre existence, mais de toute la civilisation occidentale. Si l’Islam radical parvenait à détruire Israël, ce ne serait qu’une étape vers l’Europe, puis vers le grand Satan : l’Amérique.
















