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Lois des Chekalim : Chapitre Quatre (12 lois)
- Utilisation du « prélèvement de la chambre » – Cet argent sert à acheter les offrandes journalières, les offrandes supplémentaires, tous les sacrifices communautaires, les libations de vin, le sel pour les sacrifices, le bois pour l’autel si nécessaire, les encens et leur préparation, les pains de propositions, le omer d’orge, les deux pains, la vache rousse, le bouc envoyé à Azazel et le fil de lin.
- Autres sources de financement – Le taureau pour l’inconscience générale et les boucs pour l’idolâtrie sont collectés par des dons séparés. Les rideaux permanents sont achetés avec l’argent du bedek habaït, mais les rideaux des portes viennent du prélèvement de la chambre. Le candélabre et les instruments du Temple sont achetés avec les restes des libations ou du prélèvement de la chambre. Les vêtements sacerdotaux viennent du prélèvement de la chambre.
- Animaux trouvés à Jérusalem – Ces animaux sont sacrifiés comme ola et leurs libations viennent du prélèvement de la chambre. De même, quand un gentil envoie un sacrifice sans libations, celles-ci viennent du prélèvement de la chambre.
- Cas particuliers – Si un converti décède en laissant des offrandes, leurs libations viennent du prélèvement de la chambre s’il n’en a pas prévu. Les offrandes de ‘havitine d’un Grand Prêtre décédé viennent du prélèvement de la chambre avant la nomination d’un successeur. Ceux qui examinent les défauts des animaux, enseignent les lois aux prêtres, et les femmes qui élèvent des enfants pour la vache rousse sont payés par le prélèvement de la chambre.
- Gardiens durant l’année sabbatique – La cour rabbinique paye des gardiens pour protéger certains produits nécessaires au omer et aux deux pains, avec l’argent du prélèvement de la chambre.
- Refus de surveillance bénévole – On refuse celui qui propose de surveiller gratuitement par crainte que des hommes forts ne prennent les produits. Le salaire des gardiens incite les gens à s’éloigner de ces zones surveillées.
- Salaire des scribes et juges – Les scribes qui corrigent les rouleaux de Torah et les juges qui jugent les voleurs à Jérusalem reçoivent 90 maneh par an du prélèvement de la chambre, avec ajustement selon leurs besoins familiaux.
- Construction des rampes – Les rampes de la Montagne du Temple au Mont des Oliviers pour la vache rousse et pour le bouc à envoyer sont financées par le prélèvement de la chambre, ainsi que l’autel, le Sanctuaire et les cours. L’infrastructure de Jérusalem est également financée par ce fonds. Toute contribution de gentils est refusée.
- Utilisation des restes – Les restes du prélèvement et du reste de la chambre servent à acheter des animaux mâles pour les offrandes de ola, appelées « dessert de l’autel », mais pas des volatiles.
- Insuffisance des chekalim – Si les chekalim ne suffisent pas pour les offrandes communautaires, on utilise l’argent du bedek habaït, mais jamais l’inverse.
- Transition vers la nouvelle collecte – Dès le 1er Nissan, on n’utilise que la nouvelle collecte de chekalim. Les animaux achetés avec l’ancienne collecte sont rachetés et l’argent est utilisé pour le dessert de l’autel.
- Restes d’encens – Le 1er Nissan, le caractère sacré des encens restants est transféré au salaire des artisans, puis racheté avec la nouvelle collecte. Si celle-ci n’est pas encore disponible, on utilise l’encens de l’ancienne collecte.
Lois de la sanctification du nouveau mois : Chapitre Un (8 lois)
- Nature des mois – Les mois de l’année sont lunaires, comme l’indique le verset « l’offrande du mois dans son mois ». Dieu a montré à Moïse la forme de la lune à sanctifier. Les années sont solaires, comme l’indique « garde le mois du printemps ».
- Différence entre années solaire et lunaire – L’année solaire dépasse l’année lunaire d’environ onze jours. Quand cet écart atteint environ trente jours, on ajoute un mois entier (année embolismique), car on compte les mois et non les jours de l’année.
- Cycle de la lune – La lune est invisible environ deux jours par mois. La nuit où elle réapparaît à l’ouest marque le début du mois. On compte 29 jours, et si la lune apparaît la nuit du trentième, ce jour devient le premier du mois suivant. Sinon, le mois dure 30 jours et le nouveau mois commence le 31ème jour.
- Types de mois – Un mois de 29 jours est appelé ‘hasser, un mois de 30 jours est appelé me’oubar. Si la lune apparaît la nuit du 30, on dit qu’elle est vue « en son temps »; si elle apparaît la nuit du 31, elle est vue « la nuit de sa plénitude ».
- Autorité de la cour rabbinique – La fixation du début du mois est confiée à la cour rabbinique et non à chaque individu. C’est uniquement lorsque le Tribunal déclare un jour comme début du mois qu’il le devient officiellement.
- Calculs astronomiques – Les membres de la cour font des calculs astronomiques pour déterminer si la lune peut apparaître la nuit du 30. Si c’est possible, ils attendent les témoins toute la journée. Si les témoins arrivent et sont validés, le mois est sanctifié ce jour-là.
- Obligations de la cour – La cour a le devoir de calculer, d’interroger les témoins et d’informer le peuple du jour du nouveau mois pour qu’ils sachent quand tombent les fêtes.
- Lieu des calculs – Les calculs et la détermination des mois et années embolismiques ne peuvent se faire qu’en Terre d’Israël, sauf si un grand sage ayant reçu la semikha est en diaspora sans équivalent en Israël.
Lois de la sanctification du nouveau mois : Chapitre Deux (10 lois)
- Témoins acceptables – Seuls deux hommes aptes à témoigner pour d’autres cas juridiques peuvent témoigner pour le nouveau mois. Les femmes et les esclaves ne sont pas acceptés. Un père et son fils peuvent se présenter ensemble, mais l’un d’eux devra s’associer à un autre témoin.
- Évolution des critères d’acceptation – Selon la Torah, tout juif était présumé être un témoin valide. Après les abus des disciples de Baithous, les sages décrétèrent que la cour n’accepterait que des témoins connus et examinerait leur témoignage.
- Authentification des témoins inconnus – Si la cour ne connaît pas les témoins, d’autres personnes de leur ville doivent attester de leur fiabilité avant que leur témoignage soit accepté.
- Vérification du témoignage – La cour calcule la position attendue de la lune et interroge les témoins sur ce qu’ils ont vu (position, inclinaison, hauteur, largeur). Si leur témoignage correspond aux calculs, il est accepté.
- Visions indirectes invalides – Un témoignage basé sur un reflet dans l’eau, les nuages ou un miroir n’est pas valide. Si les témoins diffèrent significativement dans leur estimation de la hauteur de la lune, leur témoignage ne peut être associé.
- Cas particuliers de témoignage – Si les témoins ont vu la lune sans intention de témoigner puis ne peuvent plus la voir, ce n’est pas un témoignage valide. S’ils l’ont vue le matin du 29 et la nuit du 30, seule l’apparition du 30 est considérée.
- Procédure d’acceptation – Les témoins se rendent à la cour, qui organise des festins pour encourager les témoignages. La première paire est interrogée séparément et en détail. Les autres paires sont interrogées sommairement pour qu’elles ne repartent pas déçues.
- Sanctification du mois – Après validation du témoignage, le président déclare « sanctifié » et l’assemblée répète « sanctifié, sanctifié ». Trois juges sont nécessaires pour sanctifier le mois, qui doit être fait de jour lorsque la lune apparaît en son temps.
- Vision directe par la cour – Si la cour voit elle-même la nouvelle lune avant le coucher du soleil du 29, elle peut la sanctifier immédiatement. Si elle la voit la nuit du 30, deux juges doivent témoigner devant trois pour sanctifier le mois.
- Erreur de la cour – Même si la cour sanctifie le nouveau mois par erreur, tromperie ou contrainte, le mois est sanctifié et toutes les fêtes doivent être observées selon cette décision, car la Torah a confié cette autorité à la cour.



