Lois relatives aux bénédictions : Chapitre Quatre
- Lieu des bénédictions finales – Les Actions de Grâce et la bénédiction abrégée doivent être récitées à l’endroit où l’on a mangé, assis. Si l’on mange en marchant ou debout, il faut s’asseoir pour réciter. Si l’on oublie, on récite où l’on se souvient. Si l’on quitte sa place volontairement, il faut y retourner.
- Doute sur la bénédiction initiale – En cas de doute sur la récitation de la bénédiction « Qui fais sortir le pain », on ne la répète pas car elle n’est pas biblique. Si l’on s’aperçoit de l’omission avant la fin du repas, on la récite; après, on ne la récite plus.
- Changement de lieu – Qui interrompt son repas pour aller dans une autre maison ou parler à un ami doit réciter les Actions de Grâce pour ce qu’il a déjà mangé et faire une nouvelle bénédiction avant de continuer.
- Sortie pour un événement – Si des convives sortent pour saluer des mariés et laissent une personne âgée ou malade, ils peuvent reprendre sans nouvelle bénédiction. Sans cette précaution, ils doivent réciter les Actions de Grâce avant de sortir.
- Règle pour les boissons et fruits – Cette règle s’applique également aux fruits et boissons: changer de lieu interrompt le repas. Changer de place dans la même pièce ne nécessite pas de nouvelle bénédiction, mais passer d’un côté à l’autre d’un arbre, oui.
- Bénédiction sur le pain – La bénédiction sur le pain dispense de bénédiction pour ce qui l’accompagne. La bénédiction sur un accompagnement ne dispense pas pour le pain. De même pour les céréales cuites et autres mets.
- Interruption volontaire – Qui décide d’arrêter de manger puis change d’avis doit réciter à nouveau la bénédiction, même sans changer de lieu. Sans cette intention d’arrêter, aucune nouvelle bénédiction n’est nécessaire, même après une longue interruption.
- Annonce collective – Si les convives annoncent qu’ils vont réciter les Actions de Grâce ou le kiddouch, ils ne peuvent plus boire avant de les réciter. S’ils veulent continuer, ils doivent faire une nouvelle bénédiction sur le vin.
- Changement de vin – Si l’on passe d’un vin à un autre (rouge à blanc, vieux à nouveau), on ne refait pas la bénédiction complète mais on récite « Qui es bon et fais le bien ».
- Présence de l’aliment – On ne récite pas de bénédiction sans avoir l’aliment devant soi. Si l’aliment est apporté après la bénédiction ou perdu, on doit réciter à nouveau la bénédiction, même pour un aliment de même espèce.
- Aliments pendant le repas – Aucune bénédiction n’est nécessaire pour les aliments consommés comme partie du repas. La bénédiction initiale sur le pain et les Actions de Grâce finales les incluent. Les aliments non intégrés au repas nécessitent une bénédiction avant mais pas après.
- Vin pendant le repas – Le Chabbat, les jours de fête ou après une saignée, la bénédiction sur le vin avant le repas dispense pour le vin après le repas. Les jours ordinaires, ou pour le vin au milieu du repas, chacun fait sa propre bénédiction.
Lois relatives aux bénédictions : Chapitre Cinq
- Obligation des femmes – Les femmes et les esclaves doivent réciter les Actions de Grâce, mais il y a doute s’ils sont astreints bibliquement. Ils ne peuvent donc pas acquitter les hommes adultes. Les enfants sont astreints par ordre rabbinique pour leur éducation.
- Bénédiction du zimoun – Trois personnes mangeant ensemble doivent réciter le zimoun avant les Actions de Grâce. Entre trois et dix personnes, l’officiant dit « Bénissons Celui à Qui appartient ce que nous avons mangé » et tous répondent.
- Suite du zimoun – L’officiant poursuit avec « Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu… » et les quatre bénédictions des Actions de Grâce, tandis que les convives répondent Amen à chaque bénédiction.
- Zimoun avec dix – Avec dix personnes ou plus, le Nom divin est mentionné: « Bénissons notre Dieu, à Qui appartient ce que nous avons mangé… » et tous répondent selon cette formule.
- Zimoun pour mariage – Dans la maison des mariés et jusqu’à trente jours après le mariage, on ajoute au zimoun « Bénissons Celui dans la demeure Duquel se trouve la joie ». Cette mention s’applique aussi aux repas en l’honneur du mariage dans les douze mois suivants.
- Universalité du zimoun – Tous sont tenus au zimoun comme aux Actions de Grâce, même les prêtres consommant des offrandes sacrées. Des prêtres et des Israélites peuvent s’associer pour le zimoun même s’ils mangent des aliments différents.
- Personnes non incluses – Femmes, esclaves et enfants ne sont pas inclus dans le zimoun des hommes, mais peuvent faire le zimoun entre eux, sans mentionner le Nom divin. On évite les groupes mixtes par décence.
- Conditions pour le zimoun – Seul celui qui a mangé au moins une olive de pain peut être inclus. Si sept personnes mangent du pain et trois autres des légumes, elles peuvent s’associer pour le zimoun avec le Nom divin, si celui qui récite a mangé du pain.
- Compléter le zimoun – Si deux personnes mangent et qu’un troisième arrive, s’ils peuvent manger un peu avec lui, il s’associe au zimoun. Le plus sage récite la bénédiction, même s’il est arrivé en dernier.
- Séparation des groupes – Trois personnes mangeant ensemble ne doivent pas se séparer pour les Actions de Grâce. Six personnes peuvent se diviser en deux groupes de trois. Entre dix et vingt, on ne se sépare pas.
- Personnes venant de différents groupes – Trois personnes venant de groupes différents ne doivent pas se séparer, sauf si chacune a déjà participé au zimoun dans son groupe d’origine.
- Groupes dans la même maison – Deux groupes mangeant dans la même maison s’associent pour le zimoun s’ils se voient ou si un même serviteur les sert, même s’ils ne se voient pas.
- Personne qui sort – Si l’un des trois convives sort sur la place, on peut l’appeler et faire le zimoun avec lui à distance. Avec dix personnes, celui qui sort doit revenir pour que le zimoun mentionne le Nom divin.
- Bénédiction individuelle anticipée – Si l’un des trois récite seul les Actions de Grâce avant les autres, ceux-ci peuvent faire le zimoun avec lui, mais lui n’est pas quitte car il n’y a pas de zimoun rétroactif.
- Deux personnes ensemble – Quand deux personnes mangent ensemble, chacune récite séparément. Si l’une ne connaît pas les bénédictions, l’autre récite à voix haute et la première répond Amen.
- Qui peut acquitter les autres – Un enfant, esclave ou femme ne peut acquitter un adulte de son obligation biblique (quand il est rassasié), mais seulement de son obligation rabbinique (moins qu’une satiété).
- Arrivée pendant le zimoun – Celui qui arrive pendant le zimoun répond selon où il en est: « Béni Il est, et béni soit-Il » si l’officiant dit « Bénissons », ou Amen si les convives répondent.
Lois relatives aux bénédictions : Chapitre Six
- Ablution pour le pain – On doit se laver les mains avant et après avoir mangé du pain, même si les mains ne sont pas sales et n’ont pas contracté d’impureté. De même pour tout aliment trempé dans un liquide.
- Bénédiction sur l’ablution – Avant de se laver les mains pour manger, lire le Chema ou prier, on récite: « Qui nous as enjoints au sujet du lavage des mains ». Cette bénédiction n’est pas récitée pour les ablutions après le repas, instituées pour la sécurité.
- Autres ablutions – L’ablution entre les plats est facultative. Il n’est pas nécessaire de se laver les mains pour les fruits. L’ablution après le repas est obligatoire à cause du sel potentiellement dangereux.
- Étendue de l’ablution – On lave les mains jusqu’au poignet avec un réviit d’eau pour les deux mains. Ce qui constitue une séparation pour l’immersion rituelle l’est aussi pour l’ablution des mains.
- Immersion des mains – Tremper les mains dans un mikvé dispense de l’ablution. L’immersion dans moins de 40 séa d’eau ou dans de l’eau versée au sol est invalide, car l’eau puisée purifie seulement en étant versée.
- Quatre aspects de l’ablution – On doit veiller à: 1) la qualité de l’eau, 2) sa quantité (un réviit), 3) l’usage d’un récipient, 4) que l’eau soit versée par une personne.
- Eau impropre à l’ablution – L’eau est impropre si son aspect est changé, si elle est restée découverte, si elle a servi à un travail, ou si elle est altérée au point qu’un animal n’en boirait pas.
- Eau ayant servi à un travail – L’eau utilisée pour laver des ustensiles ou tremper du pain est impropre. L’eau utilisée par le boulanger pour tremper le pain est impropre, mais celle qu’il prend pendant le pétrissage reste valide.
- Eau impropre à la consommation – L’eau trop amère, salée, trouble ou malodorante pour qu’un chien en boive est impropre à l’ablution dans un récipient, mais on peut y immerger ses mains si elle est dans le sol.
- Méthode de versement – On peut verser l’eau graduellement ou d’un coup. Plusieurs personnes peuvent se laver les mains ensemble avec un seul jet d’eau, pourvu qu’il y ait un réviit pour chacune.
- Récipients invalides – On ne peut pas utiliser des parois de récipients brisés, le fond d’un ma’hats, des tessons ou un couvercle de jarre non adapté. Un récipient spécialement adapté peut être utilisé.
- Exigences du récipient – Tout récipient entier, même en terre ou en excréments séchés, peut servir à l’ablution s’il contient au moins un réviit d’eau.
- Qui peut verser l’eau – Toute personne peut verser l’eau, même un sourd-muet, un aliéné ou un mineur. Seul, on peut placer le récipient entre ses genoux ou l’incliner vers ses mains.
- Eau d’une auge – Si l’on place ses mains dans une auge où l’eau s’écoule, l’ablution n’est pas valide car personne ne verse l’eau. Si les mains sont près du point de versement, l’ablution est valide.
- Doutes sur l’ablution – En cas de doute sur la qualité ou la quantité de l’eau, ou si l’on s’est lavé les mains, celles-ci sont considérées comme pures, car tout doute concernant la pureté des mains est résolu favorablement.
- Position des mains – Pour l’ablution avant le repas, on lève les mains pour que l’eau ne revienne pas au-delà du poignet. Après le repas, on tient les mains vers le bas pour éliminer tout le sel. On peut utiliser de l’eau chaude avant le repas, mais pas après.
- Condition pour la journée – On peut se laver les mains le matin et stipuler que cela soit valable pour toute la journée, à condition de ne pas distraire son attention et de ne pas salir ses mains.
- Alternatives à l’ablution – On peut envelopper ses mains d’un tissu pour manger sans ablution. Celui qui donne à manger n’a pas besoin de se laver les mains, mais celui qui mange doit le faire, même s’il utilise une fourchette.
- Interdiction de nourrir sans ablution – Il est défendu de donner à manger à qui ne s’est pas lavé les mains, même sans que cette personne touche la nourriture. L’ablution est si importante qu’en cas de pénurie d’eau, on l’utilise d’abord pour l’ablution.
- Essuyage des mains – Il faut s’essuyer les mains après l’ablution avant de manger, et après le repas avant les Actions de Grâce. Celles-ci doivent suivre immédiatement l’ablution sans interruption, pas même pour boire de l’eau.




