L’année 5787 (2026-2027) s’annonce comme une année hors du commun dans le calendrier hébraïque, débutant un Chabbat et comptant le nombre maximal de trois cent quatre-vingt-cinq jours. Une telle configuration, débutant un Chabbat, ne s’était plus produite depuis 5763 (2002-2003) et ne se reproduira qu’en 5814 (2053-2054), dans vingt-sept ans. Le Rabbi voyait dans cette perfection calendaire une force particulière pour atteindre, dès les premiers jours de l’année, la perfection dans tous les domaines.
une configuration exceptionnelle
L’année 5787 (2026-2027) sera une année peu commune du calendrier hébraïque, et pas uniquement parce qu’il s’agit d’une année embolismique. Elle comptera en effet trois cent quatre-vingt-cinq jours, le nombre maximal de jours qu’une année hébraïque puisse atteindre. Cette configuration survient lorsque l’année est embolismique et que les mois de H’echvan et de Kislev sont tous deux pleins, comptant chacun trente jours. À cela s’ajoute le fait que Roch Hachana tombera un Chabbat. Exemple d’intervalles récents et futurs : Entre 1926 (5687) et 1965 (5726) : environ 39 ans d’écart. Entre 1965 (5726) et 2002 (5763) : 37 ans d’écart. Entre 2002 (5763) et 2026 (5787) : 24 ans d’écart. Entre 2026 (5787) et 2053 (5814) : 27 ans d’écart. Cette combinaison demeure une configuration rare, ne se présentant qu’à de rares reprises au cours d’une même vie.
l’enseignement du rabbi sur une année commençant un chabbat
À de nombreuses reprises, le Rabbi est revenu sur la vertu particulière d’une année qui débute un Chabbat. Lorsque Roch Hachana tombe un Chabbat, le Chofar n’est pas sonné. Le Rabbi expliquait alors que la sainteté du Chabbat lui-même accomplit ce que la sonnerie du Chofar réalise habituellement, et cela d’une manière plus élevée encore.
une « année complète » et une « année entière »
Le fait que l’année compte trois cent quatre-vingt-cinq jours a lui aussi fait l’objet d’un enseignement particulier du Rabbi. Une telle année est à la fois une Chana Chelema, une « année complète », lorsque H’echvan et Kislev sont pleins, et une Chana Temima, une « année entière », du fait qu’elle est embolismique. La réunion de ces deux qualités produit le nombre maximal de trois cent quatre-vingt-cinq jours.
cinquante-cinq semaines pleines
Le Rabbi relevait également qu’une année de trois cent quatre-vingt-cinq jours débutant un Chabbat comprend exactement cinquante-cinq semaines complètes, sans le moindre jour excédentaire.
le sens du chiffre 385
Le Rabbi reliait cette abondance de jours à un surcroît dans le service de D.ieu : mettre à profit chaque journée dans sa totalité, multiplier les actes de Tsedaka et de Guemilout ‘Hassadim, et mener à leur perfection les affaires de l’année. Il soulignait par ailleurs que le nombre 385 correspond, selon la Guematria, au mot Chekhina, désignant la présence divine.
vers la perfection véritable
Évoquant une année aux caractéristiques similaires, le Rabbi affirmait que cette perfection particulière confère une force supplémentaire pour atteindre, dès les premiers jours de l’année, la perfection dans tous les domaines, jusqu’à la perfection essentielle : la Guéoula véritable et complète.











