Yom Kippour – Directives pour les diabétiques

Yom Kippour – Directives pour les diabétiques

 

 

Kippour est un jour de jeûne central dans le calendrier juif. Cependant, la halakha reconnaît que la préservation de la vie (Pikouah Nefesh) l’emporte sur tous les commandements de la Torah, y compris le jeûne de Yom Kippour.

Directives générales :

1. Consultation médicale : Chaque diabétique doit consulter son médecin traitant avant Yom Kippour pour obtenir une évaluation personnelle de son état de santé et des recommandations spécifiques.
2. Consultation halakhique : Consultez un rabbin qualifié pour obtenir des conseils personnalisés tenant compte de la situation spécifique du patient.
3. Préparation préalable : Il faut se munir de tous les médicaments et équipements nécessaires pour surveiller les taux de glucose sanguin.

Directives spécifiques selon le type de diabète

Diabète de type 1 : La plupart des décisionnaires s’accordent à dire que les personnes atteintes de diabète de type 1 (absence d’insuline dans le corps due à la destruction des cellules responsables de la sécrétion d’insuline dans le pancréas) sont considérées comme des malades en danger, et donc :

1. Ne pas jeûner : Selon la plupart des opinions, les personnes atteintes de diabète de type 1 ne devraient pas jeûner du tout.

Il y a des médecins qui autoriseront le jeûne dans les conditions suivantes:

2. Manger et boire par petites quantités : Uniquement avec l’autorisation du médecin traitant !!! – Il est possible de manger et de boire par petites quantités (moins de 30 ml de liquide toutes les 9 minutes, et moins de 30 cm³ de nourriture solide toutes les 9 minutes ; si cela ne suffit pas, on peut réduire l’attente jusqu’à 4 minutes) pour maintenir des taux de glucose normaux.

3. Surveillance constante : Il faut vérifier régulièrement les taux de glucose sanguin tout au long de la journée.

4. Administration d’insuline : Il faut continuer l’administration d’insuline comme d’habitude, en l’adaptant aux quantités réduites de nourriture.

Diabète de type 2 : Concernant les personnes atteintes de diabète de type 2 (diabète non insulino-dépendant), il y a un désaccord entre les décisionnaires contemporains, mais il est important de savoir que la nature du désaccord n’est pas halakhique mais fondamentale.

En effet, même dans le monde médical, les opinions sont partagées quant à l’impact du jeûne sur les patients atteints de ce type de diabète. Ces dernières années, beaucoup ont tendance à être plus indulgents qu’auparavant et à autoriser le jeûne.

Par conséquent, les décisions halakhiques rendues il y a trente ou quarante ans sur ce sujet ne suffisent pas pour une décision halakhique, mais il faut prendre en compte tous les éléments médicaux et l’avis des médecins traitants en fonction du patient, de ses antécédents médicaux, du type de médicaments et de traitement qu’il reçoit, de la sévérité du diabète et de ses effets, etc. :

1. Opinion stricte : Même les personnes atteintes de diabète de type 2 devraient agir comme celles atteintes de type 1 et ne pas jeûner du tout.

2. Opinion indulgente : D’autres décisionnaires permettent aux personnes atteintes de diabète de type 2 bien équilibré de jeûner, sous réserve des conditions suivantes:
– Surveillance étroite des taux de glucose sanguin toutes les 4-6 heures.
– Si le taux de glucose descend en dessous de 70 mg/dL ou dépasse 250 mg/dL, il faut arrêter immédiatement le jeûne.
– Préparer à l’avance boisson sucrée ou comprimés de glucose en cas d’hypoglycémie.

3. Opinion intermédiaire – et avec l’approbation du médecin traitant, nous recommanderions cette option à ceux qui ne jeûnent pas complètement :
Un jeûne partiel jusqu’à ‘Hatsoth (environ 12h30) puis de manger et boire par petites quantités (« Shiourim » – Voir ci-dessus Diabète de type 1 section 2).
En cas d’urine foncée, de maux de tête, etc., il faut arrêter immédiatement le jeûne, effectuer un test de glycémie et agir conformément aux instructions du médecin pour équilibrer la glycémie.

Cas particuliers :

1. Grossesse : Les femmes enceintes diabétiques doivent consulter un médecin et un rabbin, mais dans la plupart des cas, il leur sera recommandé de ne pas jeûner.

2. Personnes âgées : Les diabétiques âgés sont considérés comme étant à plus haut risque et il leur est généralement recommandé de ne pas jeûner.

3. Maladies associées : Les diabétiques souffrant d’autres maladies (comme des maladies cardiaques, rénales, oculaires, etc.) ou de complications du diabète, doivent consulter un médecin et un rabbin, mais dans la plupart des cas, il leur sera recommandé de ne pas jeûner.

Dayan-Rav Shraga Dahan : Officier (réserviste) de Tsahal. Rav à Bet Shemesh et membre de l’Institut de Halakha , il est également conférencier et consultant spécialisé dans les question de science, technologie et Halakha, et a notamment accompagné le projet de la sonde spatiale Beresheet.

Ne manquez rien des contenu du Rav Dahan : https://chat.whatsapp.com/CYFDcz9gk0r1G09uql7xXQ

 

 

L’Esprit qui gouverne le cœur : La Philosophie profonde de Pourim

L’Esprit qui gouverne le cœur : La Philosophie profonde de Pourim

Pour vraiment comprendre Pourim, il faut saisir l’ordre précis de ses Mitsvot. Contrairement aux apparences, cette fête de « désordre » obéit à une séquence spirituelle profonde qui commence par l’intellect et culmine dans l’émotion. Le Rav Shraga Nathan Dahan nous révèle comment l’âme divine utilise d’abord notre cerveau pour nous guider vers la joie authentique.

Rav Shraga Nathan Dahan

À Pourim, nous sommes tenus d’accomplir plusieurs Mitsvot : donner la charité aux pauvres (matanot la’évionim), offrir des plats de nourriture à notre entourage (mishloach manot), lire la Meguila et organiser un festin (mishteh). Je voudrais m’attarder particulièrement sur ces actes de donner – la nourriture à autrui et la charité aux nécessiteux.

Ces Mitsvot comportent une particularité : on ne peut pas donner autant qu’on veut, il existe un taux minimal précis. Je dois donner à deux pauvres, et concernant les plats de nourriture, je dois en offrir à au moins une personne. Pourquoi ces lois stipulent-elles un minimum ?

En réalité, c’est parce que ces Mitsvot sont accomplies avec notre cerveau. Pourim possède un règlement précis, un ordre établi. On dit souvent que Pourim est une fête de désordre, d' »ad lo yada » (jusqu’à ne plus savoir distinguer), où tout est « balagane » (désordre) et où tout le monde est excité. Non ! Il existe un ordre très précis à Pourim.

Laissez-moi vous expliquer quelque chose de fascinant. Nous avons souvent envie de faire des choses, mais d’où viennent ces envies ? L’envie naît dans le cœur – j’ai envie d’un bon steak, j’ai envie de boire un jus. Après que cette envie se manifeste, je commence à réfléchir avec mon cerveau et j’essaie de la rationaliser.

Cela provient de l’âme animale (nefesh habehamit), qui est située dans le cœur, plus précisément dans la chaleur du sang qui circule dans la partie gauche du cœur. Cette énergie influence nos désirs et envoie également du sang au cerveau, qui comprend qu’il doit trouver des raisonnements pour justifier nos envies.

À l’inverse, l’âme divine (nefesh ha’elokit) fonctionne différemment. Elle est installée dans notre cerveau et raisonne différemment. Elle ne part pas de l’envie, mais du besoin. Qu’est-ce qui est nécessaire ? De quoi le monde a-t-il besoin ? Comment puis-je faire avancer le monde ? Après avoir réfléchi à une idée que nous devrions réaliser, l’âme divine, depuis le cerveau, envoie des ordres au cœur pour qu’il s’active et désire accomplir ces actions raisonnées. C’est alors que nous pouvons réaliser ces choses avec beaucoup de joie – le cœur fonctionne, mais sous la direction du cerveau.

Cet ordre des choses est essentiel, et c’est ce que nous enseigne la fête de Pourim. Nous commençons par la lecture de la Meguila. Si l’on examine l’histoire de la Meguila, elle raconte comment un peuple voulait anéantir le peuple juif, mais n’a finalement pas réussi – un scénario qui s’est répété maintes fois dans notre histoire.

Ce qui rend Pourim unique, c’est qu’il s’agit du seul événement où un décret visait l’annihilation de tout le peuple juif en un seul jour. Ce décret a été annulé, mais l’enseignement va plus loin. Des miracles se produisent quotidiennement – prenons-nous le temps de les observer et d’exprimer notre gratitude ? Parfois, nous attribuons les événements au hasard, mais il existe une Providence divine précise derrière chaque chose.

« Megilat Esther » signifie non seulement « le rouleau d’Esther », mais aussi « dévoiler les secrets » (Esther étant lié au mot « seter », secret). Lorsque nous lisons la Meguila, nous devons utiliser notre cerveau pour discerner la Providence divine dans l’histoire de la Meguila et dans notre vie quotidienne. C’est alors que nous découvrons que la Meguila est imprégnée de Providence divine, que chaque événement suit un ordre précis.

Une fois cette compréhension acquise, la joie s’installe naturellement et le cœur commence à fonctionner. Ensuite, nous partageons des plats avec notre entourage et organisons le festin. Maintenant que notre cerveau a fonctionné et que nous avons compris pourquoi nous devons nous réjouir, nous pouvons exprimer les sentiments du cœur – une joie sans limite.

Cet ordre est crucial, car quelle différence y aurait-il sinon entre celui qui boit du vin lors du festin de Pourim et celui qui s’enivre dans un bistrot jusqu’à perdre ses moyens ? Lors du mishteh, nous buvons du vin parce que nous avons d’abord compris pourquoi nous le faisons – c’est le cerveau qui nous a fait raisonner et comprendre les secrets de Pourim. Cette compréhension nous amène ensuite à une joie sans limite, mais nous savons qu’elle provient de l’âme divine.

Celui qui accomplit les pratiques de Pourim sans respecter cet ordre nécessaire n’a rien compris. Il faut d’abord faire fonctionner notre cerveau, puis notre cœur.

 

 

La solution finale à la Pharaon – La dépendance de la Terre d’Israël – Israël VS Égypte

La solution finale à la Pharaon – La dépendance de la Terre d’Israël – Israël VS Égypte

> Dayan-Rav Shraga Dahan : Officier (réserviste) de Tsahal. Rav à Bet Shemesh et membre de l’Institut de Halakha , il est également Mohel, conférencier et consultant spécialisé dans les question de science, technologie et Halakha, et a notamment accompagné le projet de la sonde spatiale Beresheet.

Ne manquez rien des contenu du Rav Dahan : https://chat.whatsapp.com/CYFDcz9gk0r1G09uql7xXQ

Le cœur, champ de bataille des jumeaux par Rav Shraga Dahan

Le cœur, champ de bataille des jumeaux par Rav Shraga Dahan

🎬 Le cœur, champ de bataille des jumeaux ▸ Histoire : Dix minutes de retard… : https://youtu.be/svn3NzN3Z2k

> ⚖ Dayan-Rav Shraga Dahan : Officier (réserviste) de Tsahal. Rav à Bet Shemesh et membre de l’Institut de Halakha , il est également Mohel, conférencier et consultant spécialisé dans les question de science, technologie et Halakha, et a notamment accompagné le projet de la sonde spatiale Beresheet.

La Brit Mila en trois étapes par Rav Shraga Dahan

La Brit Mila en trois étapes par Rav Shraga Dahan

🎬 La Brit Mila en trois étapes ▸ Lekh-Lekha ▸ 5m30 : https://youtu.be/5klmkmlIHJI

> ⚖ Dayan-Rav Shraga Dahan : Officier (réserviste) de Tsahal. Rav à Bet Shemesh et membre de l’Institut de Halakha, il est également Mohel, conférencier et consultant spécialisé dans les question de science, technologie et Halakha, et a notamment accompagné le projet de la sonde spatiale Beresheet.

Ne manquez rien des contenu du Rav Dahan : https://chat.whatsapp.com/CYFDcz9gk0r1G09uql7xXQ

Se réjouir de la mort de l’ennemi ?

Se réjouir de la mort de l’ennemi ?

Analyse au regard de la Torah suite à l’élimination de Nasrallah…

> Le Rav Dahan est officier (réserviste) de Tsahal. Rav à Bet Shemesh et membre de l’Institut de Halakha , il est également conférencier et consultant spécialisé dans les question de science, technologie et Halakha, et a notamment accompagné le projet de la sonde spatiale Beresheet.

Ne manquez rien des contenu du Rav Dahan : https://chat.whatsapp.com/CYFDcz9gk0r1G09uql7xXQ

22 ans sans s’être vus : Yossef, Hanouccah et la Paracha Vayigach

Progresser VS Stagner : Nitsavim-Vayelekh – Rav Shraga Dahan

 

 

Le Rav Shraga Dahan est officier (réserviste) de Tsahal. Rav à Bet Shemesh et membre de l’Institut de Halakha , il est également conférencier et consultant spécialisé dans les question de science, technologie et Halakha, et a notamment accompagné le projet de la sonde spatiale Beresheet.

Ne manquez rien des contenu du Rav Dahan : https://chat.whatsapp.com/CYFDcz9gk0r1G09uql7xXQ

Donne le meilleur de toi, où que tu sois !

Donne le meilleur de toi, où que tu sois !

Donne le meilleur de toi, où que tu sois ! ▸ Parachath Ki-Tavo

> Le Rav Dahan est officier (réserviste) de Tsahal. Rav à Bet Shemesh et membre de l’Institut de Halakha , il est également conférencier et consultant spécialisé dans les question de science, technologie et Halakha, et a notamment accompagné le projet de la sonde spatiale Beresheet.

Ne manquez rien des contenu du Rav Dahan : https://chat.whatsapp.com/CYFDcz9gk0r1G09uql7xXQ

Valeurs militaires et foi juive ▸ Parachath Ki-Tetse

Valeurs militaires et foi juive ▸ Parachath Ki-Tetse

⚔ Valeurs militaires et foi juive ▸ Parachath Ki-Tetse

🎥 Dayan-Rav Shraga Dahan – 4m40 : https://youtu.be/Q3zTPSD6nmE

> Le Rav Dahan est officier (réserviste) de Tsahal. Rav à Bet Shemesh et membre de l’Institut de Halakha , il est également conférencier et consultant spécialisé dans les question de science, technologie et Halakha, et a notamment accompagné le projet de la sonde spatiale Beresheet.

Ne manquez rien des contenu du Rav Dahan : https://chat.whatsapp.com/CYFDcz9gk0r1G09uql7xXQ

La Science VS Maïmonide : Teshouva, Libre arbitre, le pouvoir de changer le passé ! – Rav Shraga Dahan

La Science VS Maïmonide : Teshouva, Libre arbitre, le pouvoir de changer le passé ! – Rav Shraga Dahan

Conférence donnée à l’Université Bar Ilan 

Le Rav Dahan est officier (réserviste) de Tsahal. Rav à Bet Shemesh et membre de l’Institut de Halakha , il est également conférencier et consultant spécialisé dans les question de science, technologie et Halakha, et a notamment accompagné le projet de la sonde spatiale Beresheet.

22 ans sans s’être vus : Yossef, Hanouccah et la Paracha Vayigach

Le mystérieux héros d’Israël : Emmanuel Yehouda Moreno ay’d (25 Av 5766 – 2006)

Le secret du héros d’Israël, combattant de l’unité d’élite – Sayeret Matkal, Lieutenant-Colonel Emmanuel Moreno, que D.ieu venge son sang (25 Av 5766 – 2006).

Le mystérieux héros d’Israël : Emmanuel Yehouda Moreno

Emmanuel Yehouda Moreno, un nom qui résonne comme une énigme dans l’histoire militaire d’Israël. Né à Paris en 1971, ce lieutenant-colonel de Sayeret Matkal est devenu le premier soldat de Tsahal dont la photo reste interdite de publication, même après sa mort tragique le 19 août 2006.

Fils d’immigrés nord-africains, Moreno a grandi à Jérusalem après l’installation de sa famille en Israël. Son destin semble avoir été façonné par l’histoire de sa grand-mère, rescapée du détournement du vol Air France 139 en 1976, dont le témoignage a contribué au succès du célèbre raid d’Entebbe.

Engagé dans l’armée en 1990, Moreno s’est rapidement distingué au sein de l’unité d’élite Sayeret Matkal. Sa carrière, jalonnée d’opérations secrètes, reste en grande partie dans l’ombre. Parmi les rares missions dévoilées, on compte l’enlèvement de Mustafa Dirani au Liban en 1994 et le sauvetage audacieux d’un chauffeur de taxi israélien en territoire palestinien en 2003.

Sa promotion exceptionnelle au grade de lieutenant-colonel en 2005 témoigne de ses compétences hors normes. Mais c’est lors de la Seconde Guerre du Liban que Moreno a mené sa dernière mission. Dans une opération risquée près de Baalbek, déguisé avec ses hommes en soldats libanais, il a accompli sa mission malgré la perte de l’effet de surprise. Tragiquement, c’est sur le chemin du retour qu’il est tombé dans une embuscade du Hezbollah.

Le secret qui entoure l’image de Moreno, même après sa mort, soulève de nombreuses questions sur la nature de ses activités. Cette interdiction sans précédent alimente les spéculations sur l’importance stratégique de son rôle au sein des services de sécurité israéliens.

Aujourd’hui, Emmanuel Yehouda Moreno repose au cimetière militaire du mont Herzl, laissant derrière lui le souvenir d’un soldat d’exception dont l’héritage demeure aussi important qu’énigmatique pour l’État d’Israël.

 

 

Donner des indices, ça suffit !

Donner des indices, ça suffit !

La manière de parler aux autres ▸ donner des indices, ça suffit !

🔎 Réflexions lors d’une visite au musée du Gush Katif…

🎙 Dayan-Rav Shraga Dahan ⏯ 3m33.

⚖️ Le Rav Dahan est officier (réserviste) de Tsahal.
Rav à Bet Shemesh et membre de l’Institut de Halakha, il est également conférencier et consultant spécialisé dans les question de science, technologie et Halakha, et a notamment accompagné le projet de la sonde spatiale Beresheet.

22 ans sans s’être vus : Yossef, Hanouccah et la Paracha Vayigach

La décision du combattant tombé au combat

Cette semaine est décédé le combattant Yonatan G. que D.ieu venge son sang ▸ Savez-vous quelle décision il a prise dans les derniers mois de sa vie ?

🎙 Dayan-Rav Shraga Dahan 3m50 : Leilouy Nichmath Yonathan Aaron ben Aviya Greenblath, que D.ieu venge son sang !

> Le Rav Dahan est officier (réserviste) de Tsahal. Rav à Bet Shemesh et membre de l’Institut de Halakha , il est également conférencier et consultant spécialisé dans les question de science, technologie et Halakha, et a notamment accompagné le projet de la sonde spatiale Beresheet.

22 ans sans s’être vus : Yossef, Hanouccah et la Paracha Vayigach

Rabbi Shimon et le roi Idriss II du Maroc

La Torah, source inépuisable de sagesse, nous offre chaque semaine des enseignements profonds à travers ses parachot. Elle nous invite à réfléchir sur la nature de nos actions et l’importance de nos intentions. À travers l’histoire de Pin’has et une parabole fascinante du Maroc, cette lecture nous révèle comment des gestes apparemment similaires peuvent avoir des conséquences radicalement différentes selon l’esprit qui les anime. La Torah nous enseigne une leçon essentielle sur la valeur de la paix et l’importance d’agir avec un cœur pur dans notre vie quotidienne et nos relations avec les autres.

 

La Torah nous offre une perspective profonde sur l’importance des actions guidées par de bonnes intentions et le pouvoir de la paix. Cette section commence par relater les conséquences des actions de Pin’has, qui avait tué un des leaders du peuple d’Israël pour avoir commis un acte immoral avec une femme étrangère.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’acte de Pin’has n’est pas considéré comme un péché. Au contraire, il est présenté comme une action qui a protégé le peuple d’Israël d’une épidémie grave qui s’était déclenchée suite au comportement répréhensible du leader. Non seulement Pin’has a arrêté l’épidémie, mais la Torah nous explique qu’il a réussi à instaurer la paix dans le monde.

En récompense de son action, Pin’has et ses descendants, les Cohanim (prêtres), reçoivent le privilège de bénir le peuple d’Israël pour toutes les générations à venir. Cette bénédiction est accordée car Pin’has, petit-fils d’Aaron le Cohen, a démontré la qualité essentielle de toujours ramener la paix parmi le peuple.

Pour illustrer l’importance des intentions derrière nos actions, le texte raconte une histoire fascinante qui s’est déroulée au Maroc. Elle met en scène deux hommes, Rabbi Shimon, un homme pauvre, et Yov, son riche voisin. Rabbi Shimon achète un vase ancien pour honorer la table du Chabbat, mettant toutes ses économies dans cet achat. Sur les conseils moqueurs de Yov, il offre ce vase au roi Idris II.

Le roi Idris II, touché par le geste sincère de cet homme pauvre, le récompense généreusement, faisant de Rabbi Shimon un homme riche. Yov, voyant cela, décide d’offrir un vase bien plus précieux au roi, espérant une récompense encore plus grande. Cependant, le roi Idris II, reconnaissant l’intention intéressée derrière ce geste, ne lui offre en retour que le vase simple de Rabbi Shimon.

Cette parabole nous enseigne que ce ne sont pas seulement nos actions qui comptent, mais aussi les intentions qui les motivent. La Torah nous rappelle l’importance d’agir avec un cœur pur, dans un esprit de paix et de construction, plutôt que de destruction. Elle nous encourage à considérer chaque personne de notre communauté et de notre société avec bienveillance.

En conclusion, la Torah nous invite à réfléchir sur nos propres actions et intentions. Elle nous enseigne que lorsque nous agissons avec un bon cœur, en cherchant à apporter la paix et à construire positivement, nous serons récompensés, non seulement dans ce monde, mais aussi spirituellement. C’est une leçon précieuse pour notre vie quotidienne et nos relations avec les autres.

 

Idris II, né en 791 et décédé en 828, était le fondateur de la dynastie idrisside au Maroc et le fils d’Idris Ier. Il accéda au pouvoir à l’âge de 11 ans en 803, sous la régence de son tuteur Rachid. Idris II est considéré comme le véritable fondateur de la ville de Fès, qu’il développa considérablement en y construisant notamment la mosquée et l’université Al Quaraouiyine.
Sous son règne, le royaume idrisside s’étendit, englobant une grande partie du Maroc actuel. Il mena plusieurs campagnes militaires pour consolider et étendre son territoire, notamment contre les Berbères. Idris II était réputé pour sa piété et son savoir, et il contribua à la propagation de l’islam et de la culture arabe au Maghreb.
À sa mort en 828, son royaume fut partagé entre ses fils, ce qui marqua le début du déclin de la dynastie idrisside. Idris II est vénéré comme un saint au Maroc, et son mausolée à Fès est un lieu de pèlerinage important.