La Ville Sainte assiégée n’a pas capitulé,
Le peuple meurtri par les dissensions n’a pas abandonné,
La brèche de la muraille ne s’est pas colmatée,
Nos pères, nos frères, nos ancêtres, au ciel ont imploré,

Par quel chemin jusqu’à nous l’ennemi est-il arrivé ?
Les maitres de la discorde, l’or, ont encensé,
Notre Maître, de l’humble montagne revenu,
Brisa les tables de la Sainte Alliance conclue,

Le temps a passé, le peuple en sa terre installé est de nouveau tourmenté,
La Cité ancestrale est attaquée, la pénurie a commencé, les offrandes sont arrêtées,
Sur les rives des eaux étrangères,
Sont versées les larmes amères,

Et le temps encore a passé,
Un second retour au cœur de nos pensées,
De fragiles maintiens, de fidèles bergers,
Le Plan Divin de nouveau réalisé,
«Et une angoisse sourde sombre et intense tomba sur lui»,

Le dernier exil, le dernier envoyé apposa la première fissure,
Celle de la muraille, celle de nos blessures,
Depuis nous pleurons en silence,
Dispersés, invoquons l’Alliance,
Attendons le Retour, le Vrai, le Dernier.