Lors d’un Farbrenguen émouvant, le Rav Eli Schlanger hy’d, émissaire du Rabbi à Sydney, a partagé des récits personnels saisissants illustrant la présence tangible du Rabbi dans la vie quotidienne. Ces histoires, transmises avec passion et authenticité, démontrent comment la connexion au Rabbi transforme non seulement notre propre existence, mais aussi celle de nos enfants et de notre communauté.

 

 

Une visite providentielle après un drame

À Sydney, nous organisons régulièrement des distributions de Matsa avant Pessa’h, une ou deux fois par semaine, attirant entre soixante et cent personnes. Ce jour-là, je me rendais chez une famille que je visitais habituellement, mais personne n’était présent. J’ai alors décidé d’aller frapper à une porte voisine où je n’étais jamais allé auparavant.

Un homme m’a ouvert, visiblement bouleversé. Je lui ai expliqué que je venais lui apporter de la Matsa. Il m’a invité à entrer et j’ai découvert lui et sa femme dans un état de détresse profonde. Ils m’ont raconté qu’ils se trouvaient à Westfield la veille, lorsqu’un individu a commencé à poignarder des gens. Ils avaient assisté à toute la scène et en étaient traumatisés, incapables de dormir ou de fonctionner normalement.

J’ai réalisé à ce moment précis que je n’étais jamais venu dans cette maison auparavant. J’étais là uniquement parce que mes voisins habituels étaient absents. C’est le Rabbi qui nous avait envoyés pour réconforter ces gens dans leur moment de détresse.

Nous leur avons donné la Matsa et avons passé du temps avec eux. Alors que nous partions, mon fils de quatre ans m’a dit : « Papa, on a oublié de leur proposer de donner la Tsedaka ! » Mon fils aîné lui a répondu de ne pas s’inquiéter, qu’on le ferait à la prochaine maison. Mais pendant que j’hésitais à retourner, la dame est sortie en courant avec un billet de vingt dollars à la main, demandant si elle pouvait faire un don.

Mon plus jeune fils a sorti sa Pouchka avec un grand sourire et elle y a déposé son don. En repartant, j’ai pu enseigner à mes enfants une leçon précieuse : voyez comment D.ieu fait que les choses arrivent. Les enfants apprennent ainsi de manière concrète la puissance de la Hachga’ha Pratit, la Providence divine.

Transmettre la connexion au Rabbi à nos enfants

Je ne me considère pas comme quelqu’un d’extraordinaire. Simplement, le Rabbi nous a confié cette mission incroyable de faire une vraie différence dans le monde. Je suis convaincu que notre succès repose sur le fait que nous plaçons l’éducation de nos enfants au premier plan.

Ce n’est pas facile à Sydney, croyez-moi. Il y a beaucoup de défis spirituels dans les rues. Mais c’est là que le Rabbi nous a envoyés, et nous avons donc la force d’accomplir notre mission. Non seulement de l’accomplir, mais aussi d’élever la prochaine génération d’enfants qui, dès leur plus jeune âge, connaissent la puissance du Rabbi, la puissance de la Hachla’ha, et qui voient les Mitsvot se réaliser concrètement.

Un signe extraordinaire du Rabbi

Il y a deux ans, une semaine ou deux avant le Kinous Hachlouhim, j’ai reçu un courriel demandant un duo père-fils : un père qui a vu le Rabbi et qui continue sa mission basée sur cette inspiration, et un fils qui vit également avec le Rabbi dans sa vie quotidienne. Cette année-là, j’emmenais justement mon fils pour la première fois au Kinous.

Mon fils avait pris sur lui, de sa propre initiative, d’installer cent une Mezouzot en une année pour le cent unième anniversaire du Rabbi. Il est devenu le sujet principal d’une vidéo réalisée pour les enfants lors du Kinous.

Un vendredi après-midi, j’ai reçu ce courriel et j’y ai répondu. Plus tard, en allant chercher mon fils à l’école, je lui ai proposé de m’accompagner pour installer des Mezouzot chez quelqu’un. Pendant le trajet, je lui parlais de la façon dont, lorsqu’on est connecté au Rabbi, le Rabbi est véritablement avec nous. Ce n’est pas une théorie, ce n’est pas quelque chose qu’on répète simplement à nos enfants en espérant qu’ils y croiront. Le Rabbi est réellement présent.

Je lui disais : « En ce moment même, alors que nous allons installer des Mezouzot, le Rabbi est avec nous. » À cet instant précis, j’ai levé les yeux vers la route et j’ai vu devant moi une voiture que je n’avais jamais vue en Australie : une Cadillac des années 1970, une copie exacte de la voiture du Rabbi.

Je n’en croyais pas mes yeux. Je venais de dire que le Rabbi est avec nous, et voilà cette voiture ! Puis j’ai remarqué la plaque d’immatriculation : les deux premières lettres étaient « MS », les initiales du Rabbi, Menachem Schneerson. Mon fils n’en revenait pas.

J’ai pris une photo en conduisant et je l’ai envoyée à mon ami Gabby Kushner à Sydney. Il m’a rappelé en me disant : « Ellie, tu as manqué la deuxième partie de la plaque ! » Les chiffres formaient le nombre dix-huit, soit en hébreu « ‘Haï », qui signifie « vivant ». MS 18 : le Rabbi est vivant !

Quand j’ai annoncé cela à mon fils, il est littéralement tombé par terre. Il ne pouvait pas croire ce qui se passait. Ce moment a gravé en lui, de façon indélébile, que le Rabbi est véritablement présent dans nos vies.

La construction miraculeuse de notre nouvelle synagogue

Nous sommes en train de construire une nouvelle synagogue à Sydney. Avant le Covid, le coût de l’aménagement était estimé à trois millions de dollars. Après le Covid, quand nous étions enfin prêts à construire, le prix avait grimpé à neuf millions de dollars. Où allions-nous trouver une telle somme ?

Pendant le Covid, mon beau-père a perdu son père. À la même époque, un Juif hongrois de Sydney a également perdu son père. La tante de cet homme fréquentait notre synagogue et, quand son frère est décédé, elle a suggéré à son neveu de contacter notre Rav pour les funérailles.

Nous avons officié aux funérailles sans avoir jamais rencontré cet homme auparavant. Pendant les semaines de deuil, il est venu prier à la synagogue chaque jour. Un jour, il a dit à mon beau-père : « J’ai entendu dire que vous construisez une synagogue. J’aimerais m’impliquer. »

On m’a demandé de lui faire visiter le chantier, qui n’était alors qu’une coquille vide. Je ne connaissais rien de cet homme. Pendant la visite, je lui ai parlé avec enthousiasme de notre projet, des Igrot du Rabbi, de toutes les histoires miraculeuses. Il n’avait jamais entendu parler des Igrot auparavant.

De retour au bureau, il a demandé quelles étaient les possibilités de dédicaces. J’ai commencé par le haut de la liste et je suis descendu jusqu’en bas. Il m’a fait parcourir toutes les options jusqu’à la plus petite, puis il a dit : « Je prends la bibliothèque. » La bibliothèque coûtait six cent treize mille dollars, le plus gros don que j’aie jamais vu de ma vie.

Il a immédiatement transféré les fonds pour que la construction puisse commencer. À ce jour, il a transféré trois millions cent mille dollars et nous a aidés de bien d’autres façons.

La Providence divine dans chaque étape

Il y a quelques semaines, nous étions dans une situation critique. Pour la première fois en presque un an, nous ne pouvions pas payer les constructeurs. Les factures mensuelles s’élevaient à deux cent mille, parfois cinq cent mille dollars. Une facture de six cent mille dollars est arrivée alors que nous n’avions que vingt-cinq mille dollars en banque, sans savoir d’où viendrait le reste.

Nous avions des promesses de dons totalisant un million et demi de dollars, mais le constructeur a réalisé qu’il n’y avait pas d’argent disponible immédiatement. Grâce à D.ieu, l’un de nos fidèles qui négociait avec lui a réussi à le convaincre de nous faire confiance. Ils nous ont donné un délai, et nous nous demandions si un miracle allait se produire ou s’ils allaient tout arrêter à un mois de la fin du chantier.

Et puis, sans que nous sachions exactement comment, les choses ont commencé à se mettre en place d’elles-mêmes. L’argent n’est pas venu des endroits où nous pensions qu’il viendrait. Tout s’est passé selon un calendrier que nous ne contrôlions pas. Nous avons simplement dû suivre le mouvement.

Quand vous entrez dans notre nouvelle synagogue, la première chose que vous voyez est une Pouchka. Derrière, sur le mur en pierre de Jérusalem, nous avons deux briques provenant du 770, d’une source fiable, depuis de nombreuses années.

Emmener les gens au Rabbi

Ce généreux donateur dont je parlais, celui qui a sauvé notre ancien bâtiment avec sa promesse d’un demi-million de dollars, je l’ai récemment emmené avec sa famille au Rabbi.

Fait intéressant, il faisait partie des rares personnes qui m’avaient envoyé la vidéo des tunnels du 770 avec une certaine inquiétude. Je lui avais expliqué la situation du mieux que j’avais pu.

Quand je l’ai emmené au 770, c’était le jour où tous les camps d’été quittaient Eastern Parkway. L’endroit était en effervescence, c’était incroyable. Je lui ai fait visiter les différentes parties du 770. En plaisantant, j’ai pointé le mur qui était visiblement fait d’un matériau différent et j’ai dit : « Au fait, tu te souviens de l’histoire des tunnels ? C’est ça. »

Avec un sourire, il m’a répondu : « Tu sais quoi ? Je comprends maintenant. Je comprends. »

Parfois, il faut simplement laisser le Rabbi faire son travail. Emmenez les gens au Rabbi, et le Rabbi s’occupe de tout le reste.

Une réponse du Rabbi au Ohel

J’étais récemment au Ohel et, pour la première fois, j’ai demandé spécifiquement la Parnassa, le gagne-pain. Je ne sais pas pourquoi cela m’a pris si longtemps. C’était quelques jours avant Guimel Tamouz, pendant qu’ils installaient les écrans vidéo dans les couloirs où les gens attendent.

En sortant du Ohel, les premiers mots que j’ai entendus de la voix du Rabbi sur la vidéo étaient : « Ils doivent donner la Tsedaka. »

Je pensais obtenir une bénédiction gratuite. J’avais demandé la Parnassa, et la première chose que j’ai entendue, c’est qu’il faut donner la Tsedaka. La Parnassa vient par la Tsedaka.

Le joueur professionnel devenu Ba’al Techouva

Permettez-moi de partager une dernière histoire. Pendant le Covid, j’étais assis lors d’un Farbrenguen avec mon ami Ellie Feldman. J’ai commencé à pleurer un peu en disant : « Je regarde autour de moi, je vois mon beau-père et tous les Ba’alei Techouva qu’il a amenés à la pratique, c’est incroyable. Et moi, je n’ai même pas un seul Ba’al Techouva, quelqu’un qui porte le chapeau et la veste. » Ce n’est pas vraiment important, mais j’avais un moment de faiblesse.

C’était la nuit de Guimel Tamouz. La nuit suivante, nous avons reçu un appel de l’hôpital nous demandant de venir visiter quelqu’un. Je suis monté en voiture avec mon beau-père.

Il y a des années, un jeune homme anglais avait frappé à la porte de notre Beth Habad. Il avait besoin d’une Mezouza. Je l’ai accompagné pour installer la Mezouza dans son nouvel appartement. Si vous connaissez Sydney, il avait acheté un appartement dans l’hôtel Thea, avec vue sur toute la plage. Ce type était célibataire, avec des équipements de jeu partout.

Il m’a raconté qu’il avait été champion de poker au Royaume-Uni et avait gagné environ dix millions de livres. Ne pouvant pas gérer la pression en Angleterre, il avait déménagé en Australie et s’était acheté cet appartement.

J’ai vu qu’il était vulnérable, qu’il avait été exploité par des gens. J’ai décidé sur-le-champ de ne jamais lui demander un centime. Nous sommes devenus de bons amis, il dormait parfois chez moi.

Pendant qu’il vivait là-bas, nous avons invité le Grand Rabbin Amar en Australie, qui a séjourné dans ce même hôtel. Un jour, j’ai dit à ce jeune homme de descendre recevoir une bénédiction du Rav Amar. J’ai pris une photo de ce moment.

Deux semaines avant ce Farbrenguen où je me plaignais de ne pas avoir de Ba’al Techouva, cette photo est apparue comme un souvenir sur mon téléphone. Je l’ai envoyée à ce jeune homme sur Facebook, sans même attendre de réponse. Il n’a pas répondu.

Mais la nuit suivante, après ce Farbrenguen où je me lamentais de ne pas avoir de Ba’al Techouva avec chapeau et veste, j’ai reçu un message de lui. Il a répondu : « La bénédiction du Rav Amar a fonctionné. » Et il a envoyé une photo de lui-même, assis en train d’étudier au Beth Midrach, portant un chapeau et une veste.

Il a écrit : « Ellie, je n’oublierai jamais que tu m’as emmené au bureau du Rabbi et que tu m’as dit d’aller étudier. Sept ans plus tard, j’y suis enfin arrivé. »

Le Rabbi se soucie de vous

Le message de toutes ces histoires est simple : si vous vous souciez suffisamment du Rabbi, le Rabbi se soucie de vous. Quand vous voulez vraiment être connecté au Rabbi, quand vous le vivez avec authenticité, le Rabbi est là pour vous.

Ce n’est pas de la magie, ce n’est pas du folklore. C’est la réalité. Et c’est notre responsabilité de transmettre cette connexion vivante à nos enfants, non pas comme une théorie ou une histoire du passé, mais comme une réalité tangible et quotidienne.

Merci beaucoup d’être venus ce soir.