Ma page (Facebook) est un espace d’expression politique, rarement personnelle. Mais permettez-moi de faire une exception aujourd’hui pour la disparition d’un géant.

J’ai perdu mon ami d’enfance, mon frère de cœur, Erez ATTAL, avec qui j’ai grandi depuis mes 12 ans où nous nous sommes connus à Yavné. Nous ne nous sommes jamais quittés depuis.

Ensemble dans les mouvements de jeunesse sioniste, en vacances pour mon premier voyage aux Etats-Unis, nos premiers amours, puis nous sommes partis au Technion à Haïfa… Nous avons partagé tous nos souvenirs d’ado.

Il s’est battu ces derniers mois avec un courage extraordinaire, une foi unique contre cette terrible maladie, le cancer.
Alors qu’hier encore je tentais de lui parler par ZOOM, après 12 heures resté inconscient, il a ouvert les yeux. Avant de les refermer, sa famille présente sur place m’a rapporté ces derniers mots : « Meyer, Meyer ». Je suis bouleversé.

J’ai évidemment une pensée pour sa maman Jeanne qui a déjà perdu un fils très jeune, Doron ; ses quatre enfants et toute sa famille.

Il sera enterré dans quelques minutes au Mochav Nir Yafé, à côté d’Afoula où il était né.

Professeur des écoles, musicien, acteur, philosophe, son talent n’avait d’égal que sa classe naturelle, son intelligence et sa sympathie !

Pendant la guerre du Liban, soldat Golani, il montait sur scène devant des milliers de soldats, pour les faire rire, jouer de la musique, les divertir. C’était Erez.

Erik Orsenna disait « L’amitié n’était-elle pas une forme de la musique ? ».

Je m’arrête ici. Mon cœur saigne. Je pourrais continuer sur des pages et des pages…

Erez nous a quittés en ce jour particulier de la Hiloula de Rabbi Meir Baal Haness.

Il me manque tellement.

Shalom Ahi, Shalom Erez.

Tel Hai.

 

Levaya d’Erez Attal à Afoula

 

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