Quatre jours après le lancement de l’Opération Epic Fury, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le général Dan Caine, chef d’état-major, ont dressé un bilan saisissant des frappes conjointes américano-israéliennes contre l’Iran. La marine iranienne a été détruite, sa force aérienne anéantie, et le contrôle total de l’espace aérien iranien est désormais à portée de main. Dans un discours sans concession, Hegseth a martelé que l’Amérique ne fait que commencer — et que l’accélération offensive ne s’arrêtera pas.

 

 

Une opération foudroyante dès les premières heures

Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a pris la parole avec une clarté implacable : l’Opération Epic Fury, lancée tôt samedi matin sur ordre direct du président Trump, livre des résultats qu’il qualifie d’historiques. En moins d’une semaine, les deux armées de l’air les plus puissantes du monde — américaine et israélienne — auront établi un contrôle total et incontesté de l’espace aérien iranien. Un espace aérien non contesté, a insisté Hegseth, signifie des vols continus, jour et nuit, pour identifier, cibler et détruire les missiles, les infrastructures de défense, les dirigeants et les chefs militaires iraniens.

La puissance de feu déployée dépasse déjà deux fois celle de la campagne « Choc et Effroi » menée en Irak en 2003, et représente sept fois l’intensité des précédentes opérations israéliennes contre l’Iran lors de la guerre des 12 jours. C’est précisément l’expérience accumulée par Israël lors de ce conflit — ses pilotes, ses planificateurs, ses systèmes de renseignement affinés au combat — qui confère à la coalition une efficacité redoutable dès les premières heures. Des bombardiers B-2, B-52, B-1, des drones Predator et des chasseurs israéliens et américains sillonnent en permanence le ciel iranien, semant destruction et dévastation depuis les hauteurs. Les règles d’engagement, a précisé Hegseth, sont conçues pour libérer la puissance de feu combinée des deux alliés — non pour l’entraver.

La marine et l’armée de l’air iraniennes réduites à néant

L’armée de l’air iranienne n’existe plus. Construite pour 1996, elle a été détruite en 2026. La marine iranienne repose désormais au fond du golfe Persique : plus de vingt navires de guerre coulés, dont un sous-marin et le navire amiral Soleimani. Pour la première fois depuis 1945, un sous-marin d’attaque rapide américain a coulé un bâtiment de combat ennemi avec une seule torpille Mark 48 — une mort silencieuse infligée dans les eaux de l’océan Indien. Hegseth a lancé avec ironie : « On dirait que le président l’a eu deux fois », en référence au général Qassem Soleimani, déjà éliminé sous le premier mandat Trump.

Les tirs de missiles balistiques iraniens ont chuté de 86 % depuis le premier jour des combats, avec une baisse de 23 % enregistrée en seulement vingt-quatre heures. Les tirs de drones d’attaque à sens unique ont reculé de 73 %. Grâce à ces progrès, le CENTCOM a établi une supériorité aérienne localisée sur le flanc sud de la côte iranienne et s’apprête à étendre ses frappes vers l’intérieur du territoire, de plus en plus profondément.

La chaîne de commandement iranienne décapitée

Les hauts dirigeants de l’Iran sont morts. Le conseil de direction susceptible de désigner un successeur est décimé — mort, porté disparu ou terré dans des bunkers, trop terrorisé pour occuper la même pièce. Les généraux de haut rang, les officiers intermédiaires et les soldats sont incapables de communiquer, encore moins d’organiser une offensive coordonnée et soutenue. Le chef de l’unité qui avait tenté d’assassiner le président Trump a également été traqué et éliminé. « L’Iran a essayé de tuer le président Trump, et c’est le président Trump qui a eu le dernier mot », a déclaré Hegseth.

Pour illustrer la désorientation du commandement iranien, le secrétaire à la Défense a comparé la situation à celle d’une équipe de football américain qui aurait préparé ses vingt premiers jeux d’avance : les premières actions étaient scriptées, mais depuis que le « blitz » a été lancé, l’équipe adverse ne sait plus quels jeux appeler, ni même comment se rassembler pour en décider.

Un arsenal quasi illimité, une protection maximale des troupes

Le général Dan Caine, chef d’état-major, a précisé que l’opération passe désormais de vastes frappes à longue distance à des frappes de précision directes au-dessus du territoire iranien — bombes JDAM guidées par GPS, missiles Hellfire, munitions de 500, 1 000 et 2 000 livres. Les stocks américains de ces armements sont, selon ses mots, « quasi illimités ». Les réserves de missiles Patriot demeurent, elles aussi, extrêmement solides.

Sur le plan défensif, Hegseth a souligné que plus de 90 % des soldats américains présents dans les bases de la région avaient été repositionnés hors de portée des frappes iraniennes avant même le lancement des opérations offensives. Le réseau antimissile déployé — le plus sophistiqué jamais mis en œuvre — a intercepté des milliers de missiles et de drones iraniens, protégeant des dizaines de milliers de vies américaines et alliées.

Israël, fer de lance de la coalition

Dans cette guerre, Israël n’est pas un partenaire de second rang : il est le fer de lance offensif sur le flanc nord. L’armée de l’air israélienne a pris en charge l’ensemble des cibles de défense aérienne intégrée le long de la frontière septentrionale de l’Iran, neutralisant méthodiquement les batteries de missiles sol-air qui auraient pu menacer les appareils de la coalition. En parallèle, elle a concentré ses frappes sur les capacités iraniennes de missiles balistiques à moyenne portée — ces systèmes qui constituent depuis des années l’épée de Damoclès suspendue au-dessus des villes israéliennes et des bases américaines dans la région.

La coordination entre Washington et Jérusalem est décrite par le général Caine comme « excellente », avec une intégration des cibles en temps réel qui reflète des années de coopération renseignementaire et militaire approfondie. Les Israéliens ont apporté à l’opération une connaissance intime du dispositif défensif iranien, forgée lors des centaines de frappes menées par Tsahal contre des positions iraniennes en Syrie et au Liban au cours de la dernière décennie, ainsi que lors de la guerre des 12 jours. Cette expérience s’est avérée décisive pour cartographier les vulnérabilités du système de défense aérienne iranien et ouvrir les corridors d’attaque empruntés par les bombardiers américains.

Hegseth a rendu un hommage vibrant à l’allié israélien, s’adressant directement à lui depuis le podium : « Votre mission est exécutée avec une compétence inégalée et une détermination de fer. Se battre côte à côte avec un allié aussi capable est un véritable multiplicateur de force et une bouffée d’air frais. Nous saluons votre courage et votre contribution. » Des mots qui résonnent comme une reconnaissance officielle du rôle central joué par les Forces de défense israéliennes dans la conception même de l’opération — non pas simples exécutants, mais co-architectes d’une campagne militaire sans précédent.

Les alliés régionaux arabes répondent présents

Au-delà d’Israël, la coalition s’étend à l’ensemble du Moyen-Orient arabe. La Jordanie, Bahreïn, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït participent activement à la défense aérienne de la région, mettant à disposition leurs espaces aériens, leurs bases et leurs systèmes d’interception face à l’agression iranienne. Le Qatar, fait marquant, a abattu pour la première fois deux bombardiers iraniens en vol — signal fort d’une rupture avec les ambiguïtés stratégiques du passé. Les groupes aéronavals des porte-avions USS Ford et USS Abraham Lincoln maintiennent quant à eux une pression constante depuis la mer, encerclant l’Iran sur tous les fronts.

L’Iran ne possédera jamais la bombe nucléaire

Au cœur de cette opération se trouve un impératif stratégique absolu : couper définitivement à l’Iran l’accès à l’arme nucléaire. « L’Iran ne possédera jamais de bombe nucléaire. Pas sous notre garde. Jamais », a martelé Hegseth. Contrairement aux approches passées — lignes rouges vagues, négociations sans fin, demi-mesures —, le président Trump agit de manière décisive alors que l’Iran est à son point de faiblesse maximum. Téhéran avait négocié de mauvaise foi, gagnait du temps tout en se rapprochant de la bombe ; l’heure des comptes a sonné.

Les objectifs militaires officiels de l’opération sont au nombre de trois : éliminer les systèmes de missiles balistiques iraniens, détruire la marine iranienne dans sa capacité mondiale de projection de force, et empêcher toute reconstitution rapide de l’appareil militaire iranien.

Quatre jours, et nous ne faisons que commencer

En conclusion, Hegseth a rejeté toute lecture triomphaliste prématurée tout en affichant une confiance totale : « Ce n’est pas une situation de ‘mission accomplie’. C’est simplement un retour à la réalité. » L’opération s’accélère, de nouveaux bombardiers et chasseurs arrivent chaque jour, et les vagues d’assaut suivantes seront encore plus importantes. Six soldats américains ont perdu la vie — le capitaine Cody Cork, le sergent de première classe Noah Teen, le sergent de première classe Nicole Amore et le sergent Declan Cody, tous issus du 103rd Sustainment Command de la Réserve de l’armée, basé à Des Moines (Iowa) — et deux autres noms seront communiqués dès que les familles auront été informées. « Nous les vengerons, sans aucun doute », a promis le secrétaire.

L’Amérique, a-t-il conclu, se bat pour gagner. Et dans l’Opération Epic Fury, c’est exactement ce qu’elle fait.e fait.