Guimel Tamouz 5778 : Binyamin Netanyahou raconte sa première rencontre avec le Rabbi, sur sa page Facebook

Guimel Tamouz 5778 : Binyamin Netanyahou raconte sa première rencontre avec le Rabbi, sur sa page Facebook

 

La page Facebook de Binyamin Netanyahou


 

Je suis devenu l’ambassadeur d’Israël aux Nations Unies en 1984. Peu de temps après, un jeune homme qui disait me connaître, vint me rencontrer à mon bureau à New York. Lorsqu’il rentra dans mon bureau, je vis ce hassid.

Je lui dit: « Est-ce que je vous connais? »

« Bibi, tu ne me reconnais pas, c’est Shmarya! »

Shmarya était un membre de la Shomer Hatzair. AIors que j’étais commandant, il avait été un de mes meilleurs soldats. Comme vous pouvez le comprendre, je ne l’avais pas revu depuis plusieurs années.

Il me dit: « Eh bien, tu vois, je suis devenu Habad et le Rabbi veut te voir. »

« Le Rabbi veut me voir? D’accord, allons le voir. »

Il a dit : « Ce n’est pas si simple. » C’était la veille de Sim’hat Torah.

« Nous irons ce soir », a-t-il dit.

J’ai dit : « Sept, huit heures? »

« Non », dit-il. « A midi je viens te chercher. »

« Midi ? D’accord ! »

Il est venu me chercher, et nous sommes arrivés à cette adresse célèbre, le 770 Eastern Parkway.  Il y avait 4 000 personnes dans un endroit qui ne pouvait en contenir que 1000.

Comment ont-ils accompli ce miracle? Grâce à des échafaudages construits en pyramides. Dans cette mer humaine, j’ai été pris par Shmarya et amené sur la Bima.
Shmarya dit : « Attends ici. »

« Ici? »

Il dit : « Assieds-toi sur la Bima. »

Soudain, une porte s’est ouverte et la mer humaine s’est séparée en deux, comme la mer Rouge et le Rabbi est rentré et s’est dirigé vers sa Bima et il a commencé à lire dos à la foule. À ce moment-là, Shmarya m’a dit : « Maintenant. »

J’ai dit : « Maintenant quoi? »

Il a dit : « Vas voir le Rabbi maintenant. »

J’ai dit : « Shmarya, il lit la Torah. »

Il a dit : « Vas voir le Rabbi maintenant! »

Le soldat qui donne des ordres à son commandant, la vie a ses revers.

Je suis venu devant le  Rabbi. J’ai essayé d’attirer son attention et je n’ai pas réussi. J’ai dit en anglais: « Rabbi, je suis venu vous voir. »

Et il a dit : « Juste pour me voir, pas pour me parler? »

Nous avons commencé à parler. Il parlait en hébreu, un hébreu parfait, avec un certain accent ashkénaze.

Et nous avons parlé pendant cinq minutes, dix minutes, et les hassidim s’agitaient. Quinze minutes, vingt minutes et dans le fond, un bourdonnement qui commençait à s’amplifier dans la grande synagogue.

Trente minutes, trente-cinq minutes, je pensais, ma sécurité physique est maintenant menacée. Après quarante minutes, il s’est arrêté. Il a dit ce qu’il voulait dire.

Il se tourna vers le public et, avec ses mains, il commença à faire chanter et danser les ‘hassidim.

Puis quelque chose est arrivé que je n’oublierai jamais de ma vie. Le Rabbi et son beau-frère, je crois qu’ils approchaient tous les deux de l’âge de quatre-vingts ans, ont pris chacun un Sefer Torah, ils sont allés au centre de la salle où ils se sont retrouvés, entourés de tous les hassidim.

J’ai vu ces deux vieux juifs danser dans un cercle de lumière avec un SeferTorah. J’ai ressenti la force des générations, le pouvoir de nos traditions, de notre foi et de notre peuple.

Le Rabbi m’a dit beaucoup de choses cette nuit-là. Mais il y a une chose qui est restée gravée dans mon esprit. Il a dit: «Vous entrerez dans une maison de mensonges», c’est ainsi qu’il a parlé de l’ONU.

Il a dit : « Souvenez-vous que dans une salle de ténèbres complets, si vous allumez une petite bougie, sa lumière précieuse sera vue de loin par tous, votre mission est d’allumer la bougie de la vérité pour le peuple juif ».

C’est ce que j’ai essayé de faire depuis. C’est ce que nous sommes tous appelés à faire !

Une lettre du Rabbi sur la résurrection : « Lorsque des âmes ont connu plusieurs vies successives, quel est le corps qui revivra? »

Une lettre du Rabbi sur la résurrection : « Lorsque des âmes ont connu plusieurs vies successives, quel est le corps qui revivra? »

Lorsque des âmes ont connu plusieurs vies successives, quel est le corps qui revivra?

On peut, sur ce point, envisager plusieurs distinctions. De manière générale, l’explication est la suivante. L’âme, ou plus exactement chaque partie qui la constitue, se réincarne, en principe, pour compléter ce qu’elle n’a pas accompli, dans sa vie précédente. Or, « tous les Juifs sont emplis de Mitsvot, comme une grenade est emplie de graines ». Au cours de chaque vie, une partie de l’âme reçoit donc son élévation. Ainsi, chaque corps peut prendre part à la résurrection avec la partie de l’âme qui a trouvé l’élévation en lui.

Le Chaar Haguilgoulim dit: « Si le corps meurt sans que l’âme n’ait pu connaître une complète élévation, il n’a pas atteint le but qui lui était assigné et, lors de la résurrection, il recevra uniquement la partie de l’âme qu’il a élevé de son vivant. Puis, cette âme se réincarnera afin de parfaire son élévation, et la partie de l’âme transformée par ce second corps lui permettra également de vivre, lors de la résurrection ».

Il ne faut pas être surpris par cette répartition de l’âme entre plusieurs corps. Il faut, en effet, savoir que chaque partie de l’âme possède les caractères de l’ensemble, bien qu’elle ne soit qu’une parcelle d’une âme plus large.

Du reste, toutes les âmes ne sont qu’une partie de celle d’Adam, le premier homme, et nos Sages soulignent que, alors que son corps n’était encore qu’une esquisse, le Saint béni soit-Il lui montra tous les Justes que compterait sa descendance, ceux qui étaient liés à sa tête ou à d’autres parties de son corps.

Vous consulterez, à ce propos, les chapitres 2 et 37 du Tanya et d’autres références encore.

(Extrait de la lettre 209  du 7 Chevat 5706-1956)

Ombres de la guerre: tendre la main pour aider 1916-1921

Ombres de la guerre: tendre la main pour aider 1916-1921

La synagogue de Yekatrinoslav où Rabbi Levi Its’hak, le père du Rabbi, officiait comme rabbin. Crédit photo: JEM.

 

fr.chabad.org / par Eli Rubin

Le Rabbi atteignit sa maturité au milieu de la Première Guerre mondiale, qui éclata moins d’un an avant la célébration de sa Bar Mitsva. Les Juifs proches du front furent contraints par décret gouvernemental de fuir vers l’est, et la ville natale du Rabbi, Yekaterinoslav (aujourd’hui Dniepropetrovsk) dans l’est de l’Ukraine, reçut un grand afflux de réfugiés. Le Rabbi évoqua un jour comment sa mère, la Rabbanit ‘Hanna, était en première ligne de l’effort communautaire pour fournir aide et secours à ces malheureux, dont beaucoup étaient arrivés en ville sans aucun moyen de subsistance :

« De manière générale, j’étais occupé avec mes études, et je n’étais pas tellement impliqué dans les affaires de la maison. Je ne demandais pas ce qui se passait, etc. Mais il y avait des circonstances extraordinaires qu’on ne pouvait s’empêcher de remarquer… C’était une chose merveilleuse, je n’ai jamais vu une telle implication et un activisme aussi vigoureux, de jour comme de nuit… Le travail de ma mère fut si exceptionnel qu’il est gravé dans mon esprit pour le reste de ma vie. »1

Ce que le Rabbi n’évoqua pas, c’est la compassion qu’il manifesta lui-même à un jeune réfugié dont les parents étaient morts de faim. N’ayant nulle part où aller, Yona Kesse – qui deviendra plus tard membre de la Knesset israélienne et secrétaire du parti Mapaï – commença à fréquenter la synagogue où Mena’hem Mendel Schneerson, son aîné d’à peine quelques années, étudiait habituellement. Au bout de quelques jours, le garçon plus âgé interrompit ses études pour aborder Yona et s’enquérir de sa situation. Entendant son malheureux récit et son désir d’émigrer en Terre Sainte, Mena’hem Mendel emmena Yona chez lui et expliqua la situation à sa mère.2La femme de Yona Kesse, Carmella, décrivit la Rabbanit ‘Hanna comme « une femme excellente, débordante de chaleur et de générosité » qui accueillit son mari, le baigna, le nourrit et l’habilla, et décréta que Yona resterait chez elle jusqu’à ce qu’il trouve un moyen de voyager en Terre Sainte. Selon Carmella, Yona Kesse demeura chez la famille Schneerson pendant cinq ou six ans, et parlait souvent de son expérience. L’amitié que lui témoignait la famille Schneerson « lui restitua sa foi dans l’humanité » et, tout au long de sa vie, il resta en contact avec le Rabbi et lui rendait visite chaque fois qu’il venait à New York.3 Ses souvenirs de son séjour dans la maison du Rabbi, rappelant l’atmosphère des années d’après-guerre, furent diffusés à la télévision israélienne en 19734 :

« La maison était une authentique maison ‘hassidique, son père était un grand savant de la Torah, le rabbin de la ville, et exerçait une grande influence sur de très nombreux Juifs. N’oubliez pas que c’était déjà l’époque bolchevique, avec le début des persécutions contre la religion, etc., et il assumait ses responsabilités rabbiniques avec force et fierté.

« Je fus témoin de la grande diligence du Rabbi dans l’étude de la Torah. Chaque fois que je le voyais, il n’étudiait jamais assis, seulement debout. Je me souviens aussi qu’il était déjà versé dans les domaines de la physique et des mathématiques. Je me souviens également que, même s’il était autodidacte, des étudiants et même des professeurs lui rendaient visite pour discuter de questions de physique et de mathématiques. Apparemment, déjà, il avait accumulé un vaste réservoir de connaissances, bien sûr dans le Talmud, les codes halakhiques et le ‘hassidisme, mais aussi dans le domaine des sciences profanes. Je me souviens de lui comme d’un homme très modeste, très réticent. Je me souviens que tout son être était la Torah. »5Carmella Kesse souligna que son mari était impressionné non seulement par l’érudition juvénile de R. Mena’hem Mendel, mais aussi par « la sensibilité et l’attention qu’il manifesta en l’invitant chez lui et en lui tendant la main en ces temps difficiles ». Le Rabbi ne fut jamais homme à sacrifier le bien-être matériel d’un autre être humain pour son propre avancement spirituel. Il eut la sensibilité morale de remarquer un jeune garçon dans le besoin, et la détermination morale d’interrompre ses études et de tendre une main charitable.

« S’agissant de soi-même, enseignait le Rabbi, il faut faire la plus grande distinction possible entre les affaires spirituelles et matérielles. Mais s’agissant d’autrui, il faut considérer les besoins matériels de l’autre comme égaux aux besoins spirituels. Tout comme il ne fait aucun doute que vous devez rechercher le bien-être spirituel d’un autre, vous devez également rechercher son bien-être matériel. »6 « Si vous avez l’amour de D.ieu, mais pas l’amour de la Torah ou l’amour de votre prochain, cela montre que vous manquez aussi d’amour pour D.ieu. Mais si vous avez l’amour de votre prochain, vous arriverez finalement à l’amour de la Torah et à l’amour de D.ieu. »7

NOTES

1.

Discours public du Rabbi à l’occasion de l’anniversaire du décès de sa mère, en octobre 1985. Un enregistrement vidéo du discours en yiddish sous-titré en anglais est visible ici.

2.

Voir le témoignage de Carmella Kesse, visible ici.

3.

Ibid.

4.

Un enregistrement vidéo de l’interview en hébreu avec sous-titres anglais est visible ici.

5.

Pour un autre témoignage de l’érudition du Rabbi pendant ces années, voir ici.

6.

Si’hot Kodech 5779 vol. 1, page 307.

7.

Discours public du Rabbi le 10 Chevat 1951, premier anniversaire du décès de son beau-père, qualifié par le Rabbi de “déclaration de mission”, dont un enregistrement est disponible ici.