Lee Rav Avraham Baroukh Pevzner, a prononcé un discours d’une grande profondeur lors du Siyoum Harambam au Cirque d’Hiver. Perpétuant la tradition de son père, le Rav Hillel Pevzner zal, il a partagé une réflexion lumineuse sur la signification de l’ère messianique selon le Rambam. Son enseignement a mis en lumière la différence fondamentale entre la connaissance scientifique du « quoi » et la compréhension spirituelle du « pourquoi ».

 

 

 

 

Cette année, nous avons institué de commencer par le discours et de terminer par le Siyoum ainsi que le début du nouveau cycle du Rambam.

Je tiens d’abord à féliciter les deux frères, le Rav Mendel Azimov et le Rav Lévi Azimov, qui continuent la tradition de leur père, le Rav Chmouel Azimov a’h. Celui-ci leur a inculqué et n’a cessé d’insister sur l’importance de mettre en œuvre, en pratique, toutes les Horaot du Rabbi, y compris l’enseignement du Rabbi concernant le Siyoum Harambam.

Je les remercie également pour perpétuer la tradition, elle aussi instituée par leur père, selon laquelle c’était mon père, le Rav Hillel Pevzner, qui effectuait le Siyoum.

Avant d’arriver au Siyoum proprement dit, je voudrais m’arrêter sur un passage du texte pour essayer de le comprendre avec profondeur.

La promesse de l’ère messianique

Le Rambam enseigne que dans ce temps, c’est-à-dire quand la royauté du Machia’h sera bien établie, après les guerres, après une époque mouvementée, viendra un moment de repos. À ce moment-là, le monde entier sera occupé uniquement par la connaissance d’Hachem.

Le Rambam écrit, comme nous allons le citer dans le verset, que les enfants d’Israël seront de grands sages, de grands ‘Hakhamim, dans la compréhension de la grandeur d’Hachem.

Ce terme « ‘Hakhamim » peut également être traduit par « érudits ». Les enfants d’Israël auront une grande érudition dans la compréhension de la grandeur d’Hachem. Comme préparation à cette érudition, il y a l’étude de la Torah qui constitue un avant-goût de cette compréhension qui sera très largement diffusée partout dans le monde lorsque le Machia’h viendra.

Les enfants d’Israël seront de grands scientifiques

Mais on peut aussi traduire ce passage autrement. Comme je l’ai traduit une fois : les enfants d’Israël seront de grands scientifiques.

Que signifie être de grands scientifiques ?

Il est expliqué dans la ‘Hassidout, notamment dans les enseignements du Rabbi précédent et du Rabbi, que la science actuelle, qui est véritablement arrivée à des prodiges remarquables dans la connaissance de la nature et dans toutes les parties du monde, cette science enseigne seulement le « quoi ». C’est-à-dire : qu’est-ce qui se passe dans le monde ? Comment fonctionne le monde ? Qu’est-ce qu’il contient ? Les particules, comment marchent les choses, et ainsi de suite. Voilà le « quoi ».

Mais la science n’a aucune réponse sur le « pourquoi ». Pourquoi les choses du monde se déroulent-elles de cette manière ? D’ailleurs, ce n’est pas le rôle de la science de nous dire le pourquoi. Son rôle unique est de nous révéler le « quoi », et non le « pourquoi ».

Comprendre le pourquoi grâce à la divinité

Mais comme nous savons que tout ce qui se passe dans le monde provient de la divinité, lorsque le Machia’h viendra, les enfants d’Israël comprendront la divinité et comprendront ainsi le « pourquoi » de chaque détail du monde.

Permettez-moi de donner un petit exemple, qui ne dit pas tout, mais qui illustre ce propos : le feu et l’eau.

Une des choses que l’on observe, c’est que le feu monte et que l’eau descend. On explique que la source du feu est la Midda de la Guevoura, la rigueur, et que la source de l’eau est la Midda de la ‘Hessed, la miséricorde et l’abondance.

Donc, il y a déjà des choses que nous savons : pourquoi le feu monte, comme la Guevoura qui s’élève, et pourquoi l’eau descend, comme le ‘Hessed qui se déverse. Mais cela reste très général.

Quand le Machia’h viendra, les enfants d’Israël, en tant que grands sages, comprendront chaque détail, les millions et milliards de détails qu’il y a dans le monde, à travers leur source divine. Chaque élément sera compris par sa source dans la divinité. C’est cela que signifie cette promesse du Rambam.

Lecture de la dernière Halakha du Rambam

Maintenant, nous allons faire le Siyoum. Je vais lire la dernière Halakha du Michné Torah, à partir du fascicule qui a été distribué par le Beth Loubavitch à tout le monde :

« Dans ce temps, dans cette époque, quand la royauté du Machia’h sera bien établie, il n’y aura aucune jalousie, aucune rivalité. Pourquoi ? Parce qu’il y aura une grande abondance de toutes les bonnes choses, toutes les délices seront d’une abondance comparable à la poussière de la terre.

Le monde n’aura plus rien à faire pour travailler, pour gagner de l’argent, pour manger. Il ne restera qu’une seule occupation : être des sages, des érudits, des scientifiques d’une très grande envergure. Ils connaîtront les choses cachées et accéderont à la connaissance de leur Créateur, dans le cadre de la possibilité humaine.

Comme il est dit : quand le Machia’h viendra, la terre sera pleine de la connaissance d’Hachem, de la même manière que l’eau remplit la mer. »

Le début du nouveau cycle : la première Halakha du Rambam

Et maintenant, le début du Rambam, la première Halakha du nouveau cycle :

« La base des bases et le pilier de toutes les sagesses et de toutes les sciences, c’est de savoir qu’il y a un Existant premier, avant tout ce qui existait. C’est Lui qui donne l’existence à toutes les créatures.

Tout ce qui existe dans le monde, depuis le ciel jusqu’à la terre et tout ce qu’il y a entre les deux, n’existe que grâce à la vérité de Son existence. »

Avec le Machia’h à notre tête, très prochainement !