Nathan Fitoussi avait fait savoir à ses camarades du poste de garde dans lequel il se trouvait, près de la ville palestinienne de Tulkarem, à proximité de la barrière de sécurité de Cisjordanie, qu’il allait prier et qu’il reviendrait rapidement.

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Mais à son retour, l’un de ses camarades « a ouvert le feu en sa direction après s’être plié à la procédure en vigueur comprenant notamment un tir d’avertissement et un tir dans les jambes », a expliqué Ran Kochav, porte-parole de l’armée, au micro de la station de radio Kan, dans la matinée de mardi.

Les deux hommes se trouvaient à plusieurs mètres de distance l’un de l’autre au moment de l’accident, ont révélé les investigations.

Nathan Fitoussi a été atteint par deux balles et il reste encore indéterminé pourquoi il a pu être considéré comme une menace.

Mardi soir, la Douzième chaîne a publié ce qu’elle a présenté comme un témoignage de l’auteur des tirs.

« J’ai identifié un suspect, et j’ai crié plusieurs fois ‘Qui êtes-vous ? Arrêtez ou je tire », se souvient-il. « Je n’ai entendu aucune réponse et j’ai tiré en l’air à deux reprises. La silhouette suspecte a continué à s’avancer en courant dans ma direction : j’ai alors tiré quatre à six balles en mode semi-automatique pour neutraliser la menace.

L’enquête tente de déterminer comment le tragique malentendu a pu se produire, pourquoi le tireur a identifié Nathan Fitoussi comme suspect alors qu’il savait que Nathan Fitoussi était parti prier et devait revenir, et pourquoi Nathan Fitoussi ne s’est pas arrêté ou ne s’est pas identifié, en réponse aux sommations de son camarade.

L’information donnée mardi, qui ne cite aucune source, indique que l’une des explications possibles, en cours d’investigation, est que Nathan Fitoussi a pensé que les cris de son camarade s’adressaient à un suspect et a couru lui prêter main forte.

 

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