Une opération militaire israélienne d’envergure a décimé la direction politique et militaire du mouvement Houthi au Yémen, confirmant l’élimination du Premier ministre et de plusieurs hauts responsables de l’organisation terroriste.
Les Houthis ont officiellement reconnu samedi la mort de leur Premier ministre Ahmed al-Rahawi et de plusieurs dirigeants de premier plan lors de la frappe aérienne israélienne menée jeudi dernier dans le cadre de l’opération « Goutte de chance ». Cette confirmation marque un tournant majeur dans l’escalade militaire entre Israël et le mouvement yéménite soutenu par l’Iran.
Une décapitation sans précédent du leadership Houthi
Selon notre correspondant militaire Hillel Biton Rosen, l’élimination ne se limite pas au seul Premier ministre. La liste des victimes confirmes comprend également le directeur du bureau politique, le ministre du Bien-être social, le ministre de l’Agriculture, le ministre de l’Économie, le ministre de la Justice, le ministre de la Communication, le ministre des Affaires étrangères, le secrétaire du gouvernement et le secrétaire général du gouvernement.
Cette frappe chirurgicale représente un coup sans précédent porté à la structure dirigeante de l’organisation terroriste yéménite. Les services de renseignement israéliens estiment qu’au moins 15 hauts responsables Houthis ont péri dans cette opération, incluant potentiellement le chef d’état-major, le ministre de la Défense et le ministre de l’Intérieur.
Confirmation officielle de Tsahal
Dans un communiqué officiel diffusé en soirée, le porte-parole de Tsahal a détaillé les circonstances de cette opération d’envergure : « Des avions de chasse de l’armée de l’air ont attaqué avant-hier (jeudi), sous la direction de la division du renseignement, une infrastructure où séjournaient des dizaines de hauts responsables du régime terroriste Houthi. »
L’état-major israélien précise que cette frappe a été rendue possible grâce à l’exploitation d’une opportunité de renseignement et à un bouclage opérationnel rapide, réalisé en quelques heures seulement. « L’infrastructure abritait des dirigeants responsables de l’activation de la force, du renforcement militaire du régime terroriste Houthi et de la promotion de plans terroristes contre Israël », ajoute le communiqué.
Succession et continuité du mouvement
Malgré cette décapitation majeure, les Houthis ont rapidement annoncé la nomination d’un successeur. Mohammed Muftah, qui occupait le poste de vice-Premier ministre, a été désigné pour assurer l’intérim. Cette nomination rapide témoigne de la volonté du mouvement de maintenir une façade de continuité politique malgré les pertes considérables subies.
Il convient de noter qu’Abdul Malik al-Houthi, le leader suprême du mouvement, n’était pas présent lors de cette réunion et reste donc en vie. Sa survie pourrait permettre au mouvement de maintenir une certaine cohésion malgré la perte de son appareil gouvernemental.
L’opération « Goutte de chance » s’inscrit dans la stratégie israélienne de réponse aux attaques répétées des Houthis contre le territoire israélien et la navigation maritime en mer Rouge. Cette frappe marque une escalade significative dans l’engagement militaire d’Israël contre les proxys iraniens dans la région, démontrant sa capacité de projection de force jusqu’au Yémen.















