Le Rabbi et les Chlou’him : #9 La réussite

Le Rabbi et les Chlou’him : #9 La réussite

 

 

La réussite d’un émissaire est acquise a priori, dès lors qu’il y a un effort, même réduit, de sa part, comme l’indique le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 497 :

Dès que l’émissaire introduit son petit doigt dans l’exercice de sa mission, il connaît immédiatement la réussite, bien au-delà de ce qu’il escomptait, d’emblée.

Les bénédictions accordées à l’émissaire se manifestent dans tous les domaines à la fois, comme l’indique le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 100 :

Les bénédictions accordées sont, tout d’abord, matérielles, prospérité matérielle dans la largesse, « Il te fera croître et multiplier », enfants, santé, aisance. Et, tout cela sera dans la profusion.

Le Rabbi promet à ses émissaires la richesse, comme l’indique également le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 101 :

Bien plus, c’est précisément en menant à bien la mission dans « le lieu de la colère de D.ieu dans le monde » que se réalise : « l’homme devint très, très puissant et il eut de nombreux troupeaux ». La richesse sera, avant tout, matérielle, mais également spirituelle.

Et, le Rabbi affirme lui-même, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 59 :

Si l’on assume la mission du Rabbi, on reçoit une large bénédiction, y compris au sens matériel.

C’est la bénédiction que le Rabbi accorde à ceux qui partent, comme le montre le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 559 :

Lorsque l’on se rend dans un certain exil, on s’y trouve effectivement en exil et, grâce à cela, on révèle encore plus clairement ses propres forces, de même que l’influence et les bénédictions que D.ieu accorde.

Puisse D.ieu faire que ceux qui partent reçoivent des bénédictions qui seront largement accrues.

Dans une lettre qu’il adresse à l’un de ses émissaires, le Rabbi affirme que la réussite sera surnaturelle, comme le rapportent les Iguerot Kodech, tome 4, à la page 45 :

Celui qui accepte la mission confiée par le Rabbi est préservé de tout tracas et de toute détresse. Il est placé dans un rayon de Lumière, à la fois matériellement et spirituellement, de sorte que s’il est nécessaire pour cela d’avoir une réussite plus haute que les voies de la nature, il l’obtiendra effectivement.

Cette réussite est également morale et elle se manifeste dans le service de D.ieu des émissaires du Rabbi, comme il l’écrit lui-même, dans une lettre figurant dans ses Iguerot Kodech, tome 13, à la page 306 :

En venant en aide aux enfants d’Israël, dans les domaines de la Torah et des Mitsvot, on augmente sa réussite en son propre service de D.ieu.

L’érudition d’un émissaire est directement liée à ce succès, comme l’explique le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 476 :

Les émissaires qui veulent mettre en pratique la volonté de celui qui les délègue se souhaitent une réussite au-delà de ce qu’ils escomptent. Ils l’obtiendront en commentant abondamment la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, sans avancer le moindre prétexte pour se justifier.

Et, le Rabbi résume sa définition de la réussite en soulignant qu’elle émane uniquement de D.ieu, comme l’indique le Likouteï Si’hot, tome 25, à la page 103 :

La réussite véritable n’est pas liée à l’effort de l’homme. Elle est un cadeau de D.ieu.

 

Un émissaire du Rabbi trouve sa perfection personnelle en l’exercice de sa mission auprès des autres Juifs, dans un certain endroit, comme l’explique le Rabbi, dans une causerie prononcée durant le Chabbat Parchat Vaychla’h 5747 (1986) :

La signification profonde du verset : « Yaakov envoya des émissaires dans le pays de Séir, dans le champ d’Edom » est que le chef de la génération délègue ses émissaires en tout endroit, jusqu’au plus bas, « le pays de Séir, le champ d’Edom », pour y diffuser la Torah et le Judaïsme.

Puis, quand on a mené à bien la mission de diffusion de la Torah, du Judaïsme et des sources de la ‘Hassidout à l’extérieur, « Yaakov vient, intègre », « intègre en son corps, intègre en ses biens financiers, intègre en sa Torah », ayant atteint la perfection personnelle et celle des autres, jusqu’à l’extérieur le plus éloigné.

Bien plus, le Rabbi félicite et bénit les Juifs locaux, qui permettent le succès de son émissaire, celui qu’il délègue auprès d’eux, comme l’indique, notamment, le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 107 :

La Torah est donnée également à ceux qui appartiennent à la catégorie de Zevouloun, aux Juifs qui se trouvent dans des endroits éloignés et y accueillent respectueusement les émissaires, ce qui permet que leur déplacement soit joyeux et enthousiaste.

Il faut donc les remercier. Que D.ieu, béni soit-Il, leur accorde leur subsistance de Sa main large, dans la joie et l’enthousiasme.

Voici le courrier que le Rabbi adresse aux émissaires qu’il a délégués au Maroc et dans lequel il définit clairement les termes de leur mission, comme le rapporte ses Iguerot Kodech, tome 19, à la page 273 :

J’ai reçu avec plaisir votre note m’indiquant que vous êtes bien arrivés au Maroc, afin d’y mener à bien votre mission qui est celle de tous les enfants d’Israël, selon les termes de la Michna : « J’ai été créé pour servir mon Créateur ».

Nos maîtres et chefs expliquent qu’il s’agit de diffuser : « la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une Lumière », de même que le Luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout, ses conceptions et ses usages.

Puisse D.ieu faire que vous accomplissiez tout cela dans la joie et l’enthousiasme, ce qui vous permettra d’avoir l’empressement nécessaire. C’est grâce à cela que vous connaîtrez la réussite, d’autant que le mérite de ce qui est public vous vient en aide.

Le maître mot de cette mission est l’effort, qui permet à l’émissaire de s’unifier profondément avec celui qui le délègue, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 259 :

Quelqu’un pourrait s’interroger, et ceci est effectivement une bonne question : au final, comment est-il possible de mener à bien la mission du chef de la génération en s’en remettant à soi-même, sans avoir reçu des directives claires de sa part ?

La réponse figure dans la partie révélée de la Torah, dans le traité Meguila, qui dit : « j’ai fait des efforts et j’ai trouvé ». Si l’on fait un effort, il est certain que l’on trouvera, que l’on percevra la conception du chef de la génération.

Avec les efforts qui conviennent, il est absolument certain que l’on saisira ce que veut le chef de la génération. Et, de cette façon, on accomplira pleinement sa mission, de la manière la plus parfaite.

Le succès est systématiquement au rendez-vous, bien au-delà de ce qui était escompté, comme l’indique le Likouteï Si’hot, tome 25, à la page 103 :

En fait, il y a là beaucoup plus que : « j’ai fait des efforts et j’ai trouvé », car ce que l’on trouve est sans aucune commune mesure avec l’effort investi.

En effet, ce que l’on trouve évoque un objet trouvé, que l’on découvre sans aucun effort préalable, puisqu’il suffit de le soulever.

 

Le Rabbi établit une relation entre le succès de la mission et les trois forces de l’intellect, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 520 :

Puisse D.ieu faire que l’on connaisse une réussite immense et considérable, « pour la louange, le renom et la gloire ». De fait, ces trois termes sont liés aux trois forces de la compréhension, ‘Ho’hma, la découverte intellectuelle, Bina, l’analyse raisonnée et Daat, la synthèse finale.

Que l’on ait donc de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours, notamment concernant l’immense succès de la sainte mission en laquelle vous vous engagez maintenant.

Le bonheur d’un émissaire, y compris dans sa dimension familiale et matérielle, est, en définitive, directement lié à sa mission, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 41 :

Engagez-vous en cette mission et vous connaîtrez la réussite, tout d’abord à la manière du Saint béni soit-Il, Qui agit : « mesure pour mesure », mais multipliée de nombreuses fois. Grâce à cette récompense, vous aurez le mérite d’avoir des enfants se consacrant à la Torah et mettant en pratique les Mitsvot, des filles qui se marieront à des érudits.

Et, vous pourrez ainsi mettre en pratique la Torah et les Mitsvot dans la largesse, car c’est là ce que désire le Saint béni soit-Il. C’est là-bas que vous aurez les beaux meubles, les beaux objets, la belle maison que vous désirez. Ceci s’ajoute à votre récompense dans ce monde et dans le monde futur.

 

Assumer la mission du Rabbi revient, en définitive, à trouver sa place et à s’y maintenir, quoi qu’il arrive, comme l’explique le Rabbi, dans une lettre figurant dans ses Iguerot Kodech, tome 3, à la page 343 :

Mon beau-père et maître, le Rabbi accorde la réussite à ceux qui sont à leur place et assument la mission qui leur a été confiée. Un effort de leur part sera suffisant pour que la réussite soit considérable.

Et, le Rabbi affirme lui-même que chacun peut observer le fruit des bénédictions qu’il accorde à ses émissaires, comme il l’indique dans une causerie figurant dans le Séfer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 100 :

Les bénédictions se maintiendront pendant toute la durée de la mission, puis, par la suite, elles seront transmises à « ta descendance », jusqu’à la fin du monde. Et, l’on peut effectivement observer leur réalisation, pour les émissaires.

Tous sont bien installés, D.ieu merci. Ils ont constitué des familles, des fils et des filles se consacrant à la Torah et aux Mitsvot. Ils ont les enfants, la santé, la prospérité, dans la largesse. Cette largesse se manifeste dans tous les domaines.

En outre, on peut constater que ces bénédictions transcendent les voies de la nature, dans la réussite de ces émissaires, dans l’accomplissement de leur mission pour la diffusion de la Torah, du Judaïsme et des sources de la ‘Hassidout à l’extérieur.

 

La réussite des émissaires est une action continue dans le temps, comme le Rabbi l’indique, dans le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 462 :

On part pour quelques semaines. Là-bas, chacun investira son effort moral et, dès lors, le Rabbi, le chef invoquera une grande miséricorde pour lui. Il lui permettra de réussir, à ce moment-là, puis, par la suite, des fruits resteront et des fruits de fruits pendant les jours, les mois, les années, les jubilés qui suivront.

C’est également ce que le Rabbi explique, en des termes tranchés, dans le Likouteï Si’hot, tome 14, à la page 328 :

Nos maîtres, depuis le Baal Chem Tov, le Maguid de Mézéritch, l’Admour Hazaken jusqu’à mon beau-père et maître, le Rabbi vous donnent l’assurance que vous connaîtrez la réussite en vos actions, d’une manière sans cesse accrue.

Celui qui vous délègue se trouve avec vous, le Rabbi et tous nos maîtres.

La réussite émane de D.ieu Lui-même, à l’origine de la mission de chacun, comme l’indique une lettre du Rabbi, figurant dans ses Iguerot Kodech, tome 6, à la page 264 :

C’est le Saint béni soit-Il qui vous délègue. Quand il voit que l’on assume pleinement Sa mission, avec joie, Il accorde une aide immense, afin que l’on connaisse le succès.

Et, les fruits de la mission confiée seront éternels, comme l’explique une causerie du Rabbi figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5749 (1989), à la page 221 :

La mission connaîtra un développement nouveau grâce à l’amour du prochain et à l’unité d’Israël, ce qui veut dire, en particulier, que cette action sera : « un arbre produisant des fruits » que ceux qui sont formés deviendront à leur tour des fruits, desquels pousseront des arbres produisant d’autres fruits, des fruits et des fruits de fruits jusqu’à la fin du monde.

 

La mission du Rabbi ne contredit pas la possibilité de gagner sa vie, comme l’indique le Rabbi dans une lettre figurant dans ses Iguerot Kodech, tome 6, à la page 264 :

Vous êtes venu dans cet endroit essentiellement pour assumer la mission qui vous y était confiée. Si vous vous en tenez à cette mission, D.ieu fera en sorte, d’une manière positive, que vous puissiez évoluer dans un environnement qui vous convient, en gagnant votre vie d’une manière satisfaisante.

Le Rabbi donne l’assurance qu’il en sera bien ainsi, dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 100 :

Vous recevrez, avant tout, des bénédictions matérielles, vous gagnerez bien votre vie, « Il te fera croître et multiplier », vous aurez des enfants, la santé, la prospérité matérielle et tout cela dans la largesse.

En effet, le Rabbi a d’ores et déjà écarté toutes les difficultés, tous les obstacles. Le bien doit donc nécessairement se révéler, comme l’explique le Sefer Ha Cheli’hout publié en Erets Israël, à la page 109 :

Le Rabbi a déjà surmonté toutes les difficultés pour nous, toutes les souffrances. De cette façon, il a obtenu que nous ne soyons plus confrontés à l’épreuve. Le Rabbi a écarté tous les obstacles et pourquoi donc avoir peur ? Que faut-il craindre ?

Bien plus, la santé et le mariage d’un émissaire et des membres de sa famille sont également conditionnés par la mission qu’il reçoit, comme le souligne le Sefer Ha Cheli’hout, publié à New York, à la page 34 :

En adoptant un tel comportement, on mènera à bien la mission qui a été confiée, tout d’abord, avec un succès largement supérieur à ce que l’on escompte.

En outre, on aura la réussite également dans les domaines personnels, des enfants, la santé, la prospérité matérielle et tout cela dans la largesse, des enfants en bonne santé, des petits-enfants en bonne santé, de bons mariages. Et, l’on recevra toutes les bénédictions.

Par le Rav Haïm Mellul

 

 

 

 

Le Rabbi et les Chlou’him : #8 Les directives

Le Rabbi et les Chlou’him : #8 Les directives

Par le Rav Haïm Mellul

 

 

Le Rabbi envoya un premier groupe de ses émissaires en Terre sainte, en 5736 (1976). Il leur adressa ensuite le télégramme suivant :

Aux émissaires, hommes, femmes et enfants,
que D.ieu vous accorde de bons jours et de longues années,

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie pour la grande satisfaction que m’a procurée votre compte-rendu, que je viens de recevoir, sur le début de la réalisation de votre mission, avec succès et surtout pour ce début proprement dit. Puisse D.ieu faire que ceci se poursuive, d’une manière sans cesse accrue, dans tous les domaines, jusque dans le moindre détail.

Ceci inclut le fait que le plus grand nombre imitera votre exemple. Le mérite de la Terre sainte vous viendra en aide, comme l’expliquent le Baal Chem Tov, au début du Tsavaat Ha Ribach, notre maître le Maguid, notamment au paragraphe 123 du Likouteï Amarim, l’Admour Hazaken, l’Admour Haémtsahi, le Tséma’h Tsédek, le Rabbi Maharach, le Rabbi Rachab, dont l’âme est en Eden et mon beau-père et maître, le Rabbi, dans les discours ‘hassidiques intitulés : « Vous servirez… » et : « Il n’y aura pas… ».

Les bénédictions de nos maîtres et chefs vous accompagneront. Et, s’accompliront pour vous et pour tous nos frères, les enfants d’Israël, en Erets Israël, auxquels D.ieu accordera de longs jours et de bonnes années, les termes de notre Paracha : « Vous servirez l’Eternel votre D.ieu et Il bénira… ta terre… », dans la tranquillité et la paix véritable.

Et, que nos yeux assistent très prochainement à l’accomplissement de la promesse énoncée dans notre Paracha : « Je fixerai ta frontière de la mer Morte à la mer des Philistins, du désert jusqu’au fleuve ». Avec ma bénédiction pour un bon Chabbat, un bon mois et pour connaître la réussite, toujours et tous les jours.

 

L’un des émissaires du Rabbi lui fit part de difficultés auxquelles il était confronté pour mener à bien la mission qui lui avait été confiée. La réponse du Rabbi, dans une lettre datée de la veille des trois semaines 5736 (1976), fut la suivante :

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint D.ieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav R.M.I.,
que D.ieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été très affecté d’apprendre que l’on vous fait de la peine pour une raison en laquelle je suis impliqué, pour ce qui concerne la diffusion du Judaïsme, de la Torah et de ses Mitsvot. Puisse D.ieu faire que tous les obstacles à la Torah et aux Mitsvot, y compris ceux-ci, disparaissent très prochainement, selon des voies agréables.

Il en sera ainsi de la part de ceux qui s’opposent ouvertement comme de ceux qui le font discrètement et prétextent une attitude générale, sans la moindre considération personnelle, pour justifier leur opposition. Ainsi, les sources de notre Torah, Torah de Vérité, seront de plus en plus clairement diffusées.

Assumez donc votre mission d’une grande responsabilité, avec le calme de l’esprit et du corps, dans le succès. D.ieu vous viendra en aide et, comme le disent nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, « la Présence divine ne quitte pas le Mur occidental ». Et, l’on sait ce que le texte dit par la suite, dans le Midrash Chemot Rabba, au début du chapitre 2 : « Ses paupières distinguent les fils de l’homme », ce qui fait allusion aux personnes qui vous viennent en aide et à celles…

Avec mes respects et ma bénédiction pour que ces jours soient transformés, très prochainement, en allégresse et en joie,

 

Le Rabbi ajouta la mention manuscrite suivante sur une lettre adressée à la direction de l’association des élèves de Yechivot en Terre sainte :

J’ai bien reçu votre compte-rendu du 20 Chevat avec tous ses détails, de même que ce qui y était joint. Je vous remercie pour les bonnes nouvelles concernant la campagne de diffusion des Tefillin, particulièrement importante.

 

Le Rabbi adressa à plusieurs destinataires, en 5709 (1949), une lettre ayant le même contenu. Sur l’un des exemplaires, portant la date du 13 Elloul 5709, le Rabbi ajouta la mention manuscrite suivante pour demander que l’on incite les Juifs à solliciter une audience auprès de son beau-père, le Rabbi Rayats :

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint D.ieu,
le Rav I.,
que D.ieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Vous trouverez ci-joint le fascicule du 18 Elloul et celui du troisième jour des Seli’hot, qui viennent de paraître. Sans en faire le vœu, vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre, de la manière qui convient le mieux, afin que tous ne forment qu’un, en s’attachant à la Ye’hida, à l’essence de l’âme, grâce à la Ye’hidout, à l’audience qui est accordée par un Rabbi unique, mais elle peut également se dérouler par écrit, afin de s’attacher à l’Unique du monde.

 

Dans une lettre qu’il adresse à l’un de ses émissaires pour lui souligner la nécessité de l’action concrète, le Rabbi ajoute la mention manuscrite suivante :

Qu’avez-vous accompli, d’une manière effective, dans le domaine essentiel de la mission qui vous est confiée ?

 

La direction des jeunes de l’association ‘Habad interrogea le Rabbi sur l’opportunité de publier un bulletin pour faire connaître les activités de cette organisation aux ‘Hassidim se trouvant dans d’autres villes. La réponse du Rabbi fut la suivante :

Globalement, c’est effectivement une bonne initiative. Cependant, plusieurs points ont été mentionnés dont on ne fait pas état en public, même si tous savent que l’on pratique de la sorte.

De même, il faut décider à quel milieu on s’adresse, car le détail du contenu en dépend. Et, il y a d’autres points encore.

Deux personnes ont-elles relues, au moins superficiellement, tous ces documents, avant qu’ils me soient adressés ?

 

Le Rabbi adressa une lettre, à tous les fils et filles d’Israël, à la veille du saint Chabbat Parchat Tavo 5710 (1950). Il écrit, notamment :

Il faut toujours entendre, en nos oreilles, en notre cerveau et en notre cœur, l’appel de mon beau-père et maître, le Rabbi émanant du plus profond de son âme :

Mais, qu’attend-on ? On retarde la délivrance ! Nous sommes déjà dans l’après-midi de la veille du Chabbat !

 

Quelqu’un écrivit au Rabbi qu’il était peiné de ne pas avoir reçu l’argent de ‘Hanouka des mains du Rabbi. Sa réponse fut particulièrement incisive :

Vous avez fait vos études à la Yechiva Tom’heï Temimim et, selon ce que j’ai entendu, le rôle des élèves de cette Yechiva est d’être des ‘bougies pour éclairer’, en diffusant, notamment, les sources de la ‘Hassidout, la Torah et les Mitsvot, en général. C’est ce que vous avez fait lorsque vous étiez vous-même dans cette ville et je vous ai demandé, à maintes reprises, de ne pas vous enfuir, de ne pas abandonner les disciples que vous aviez dans cet endroit. Mais, vous avez fait le contraire de cela, parce qu’il importait uniquement, pour vous, de vous trouver aux Etats-Unis. Pourtant, cela ne vous fait pas de peine !

Lorsque vous étiez ici, je vous ai dit, là encore à maintes reprises, de vous déplacer fréquemment et de prononcer, dans tous les endroits, des propos d’encouragement concernant la ‘Hassidout. Mais, cela, vous ne le faites pas non plus. Vous ne vous déplacez que quelques fois par an et vous considérez qu’il s’agit là d’une grande abnégation, de votre part. Avant même de partir, vous attendez déjà avec impatience le jour de votre retour. Vous êtes pressé. Pourtant, cela ne vous fait pas de peine !

De quoi avez-vous de la peine ? Du fait que vous n’avez pas pu saisir les restes de ce qui a été consommé et que vous n’avez pas reçu la pièce en argent ! Voulez-vous vraiment que je sois d’accord avec cela ?

 

Le Rabbi reçut le compte-rendu d’une activité qui avait été organisée sans concertation avec son émissaire local. Sa réponse fut la suivante :

Votre compte-rendu semble indiquer qu’avant de vous rendre dans cet endroit, vous ne vous êtes pas du tout concertés avec les responsables communautaires locaux de ‘Habad, pour déterminer comment se servir de cette visite et quand la faire…

 

Le Rabbi reçut le compte-rendu du financement d’un Séfer Torah collectif. Toutefois, celui-ci ne précisait pas comment les personnes avaient été inscrites à ce Séfer Torah, d’une manière concrète. Sa réponse fut la suivante :

Tout cela et tout ce qui en est l’équivalent n’est nullement essentiel. Avant tout, combien de personnes ont-elles déjà été inscrites, concrètement ? Comment manifestera-t-on son empressement, dans ce domaine, à l’avenir ?

 

Un élève de la Yechiva demanda au Rabbi s’il devait se consacrer à la diffusion de la ‘Hassidout, ou bien rester à la Yechiva et poursuivre sa formation. La réponse du Rabbi fut la suivante :

Pour connaître la réussite dans la diffusion, une préparation préalable est indispensable. Il est nécessaire de bien connaître la Torah.

 

Une certaine institution demanda au Rabbi si la fête qu’elle organisait pouvait être mixte, car, si elle ne l’était pas, il y avait tout lieu de penser que certaines familles n’y assisteraient pas. La réponse du Rabbi fut la suivante :

Pourquoi voulez-vous repousser la crainte de D.ieu, qui est une certitude, pour tous les présents, pour des raisons financières, alors que celles-ci ne sont pas certaines et ne concernent que d’autres personnes ?

 

Un émissaire du Rabbi lui proposa d’organiser un jeu de Bingo afin de collecter des fonds pour son institution. La réponse du Rabbi fut la suivante :

J’ai proposé, depuis longtemps, de supprimer le Bingo de tout ce qui concerne ‘Habad. Sans doute aurai-je également de bonnes nouvelles de votre part, dans ce domaine.

Je vous souhaite d’être définitivement inscrit et scellé pour une bonne année.

 

Le Rabbi répondit ceci à un ‘Hassid de Paris, qui lui demandait comment organiser son service de D.ieu :

Voici la réponse à vos questions :

A) Concernant votre programme d’étude et votre prière, vous consulterez le ‘Hassid, Rav Nissan Nemanov.

B) Concernant votre mariage, vous vous conformerez au conseil d’amis ayant la crainte de D.ieu et se trouvant sur place.

C) Concernant la diffusion, « et, tu te répandras », vous prendrez conseil, comme vous l’avez fait jusqu’à maintenant, auprès du Rav Chmouel Azimov.

D.ieu vous accordera la réussite.

 

Une femme écrivit au Rabbi qu’elle était mise en cause du fait de la position de ‘Habad, consistant à accueillir dans les écoles Loubavitch des enfants issus de familles qui ne sont pas encore pratiquantes. La réponse du Rabbi fut la suivante :

Vous m’écrivez que certains engagent la polémique avec vous parce que vous agissez selon les conceptions de ‘Habad, en vous efforçant d’accueillir des enfants de familles non religieuses dans les jardins d’enfants religieux, de même que dans les écoles.

Cette position de ‘Habad est celle de la Guemara, dans le traité Baba Metsya 84a, qui établit clairement l’importance de séparer le grain de l’ivraie.

 

Le Rabbi répondit à l’un de ses émissaires qui lui adressait un compte-rendu d’activité :

Je vous remercie beaucoup pour ces bonnes nouvelles.

Que ce : « Tu te répandras » se réalise également dans tous les domaines, dans la largesse, la joie et l’enthousiasme.

 

Le Rav Israël Tsvi Glitsenstein, qui fut l’émissaire du Rabbi à Eilat, raconte :

« J’avais pris l’habitude d’adresser au Rabbi des comptes rendus très détaillés. Une fois, ce sujet a été évoqué, dans une réunion ‘hassidique à laquelle participaient plusieurs émissaires du Rabbi. Certains disaient qu’il fallait éviter d’adresser au Rabbi des comptes rendus très longs, car son temps est précieux et qu’en tout état de cause, il sait bien ce qui se passe en chaque endroit. Après avoir entendu cette remarque, j’ai pris la décision de raccourcir les comptes rendus que j’adressais au Rabbi.

‘Hanouka arriva et j’ai rédigé deux comptes rendus pour le Rabbi, le premier sur les activités dans la ville et le second sur celles des bases militaires. Tous les deux étaient très concis. A l’époque, la direction des jeunes de l’association ‘Habad avait adressé une lettre à chacun, à propos des activités de ‘Hanouka et, dans un coin de celle-ci, figurait la mention :

‘Attention ! Le Rabbi Chlita veut et demande un compte-rendu détaillé, qui doit lui être adressé au plus vite. N’oubliez pas de le faire’.

Lorsque le Rabbi a répondu à mes brefs comptes rendus, il a détaché cette mention, sur un exemplaire d’une lettre de la direction des jeunes de l’association ‘Habad, et il l’a glissée dans l’enveloppe ».

 

Le Rabbi adressa une lettre à l’un de ses émissaires en Terre sainte, dans laquelle il ajouta, à la fin, la mention manuscrite suivante :

Je vous adresse ma bénédiction pour la réussite du tank et en général.

 

Un émissaire du Rabbi lui écrivit que les conditions de sa situation l’empêchaient d’agir et lui imposaient de rester dans l’expectative. La réponse du Rabbi fut la suivante :

A notre époque, attendre est la certitude que rien ne se fait maintenant et rien de plus. C’est bien évident.

 

Quelqu’un proposa au Rabbi d’envoyer des émissaires, à partir du 770, Eastern Parkway, pour persuader les enfants d’acheter des lettres dans leurs Séfers Torah collectifs. La réponse du Rabbi fut la suivante :

Tout ceci doit être fait par les ‘Hassidim se trouvant sur place, par les petits garçons et les petites filles eux-mêmes, non pas par un émissaire venant d’un autre endroit, d’autant que ce serait interprété comme un moyen de pression, venant d’en haut. C’est bien évident.

 

Dans la causerie du Chabbat Parchat Toledot, que le Rabbi corrigea pour qu’elle soit publiée à l’occasion du congrès de ses émissaires, en 5748 (1987), il annonça qu’il distribuerait à chacun le Kountrass Roch ‘Hodech Kislev 5748, contenant le discours ‘hassidique intitulé : « Je reviendrai en paix », de 5738 (1977) et il ajouta, à propos de ce fascicule, la mention manuscrite suivante :

C’est un recueil basé sur les discours ‘hassidiques de nos maîtres et chefs.

 

Dans la suite de cette même causerie, le Rabbi précisa que chacun de ses émissaires qui présenterait les comptes de son institution recevrait une subvention d’un dixième de ce montant et un prêt sur cinq ans de la moitié de son montant. Le Rabbi nota, à la main :

Les chèques pour les prêts seront établis, au plus tard, entre Roch ‘Hodech Kislev 5749 et Roch ‘Hodech Kislev 5750.

 

L’un des émissaires du Rabbi lui adressa un compte-rendu d’une réunion organisée pour les étudiants, sans préciser ce que fut son apport personnel, au cours de cette réunion. Le Rabbi lui répondit :

En tout cela, vous ne dites pas un seul mot de vos actions personnelles. Le compte rendu n’est donc pas complet. C’est une modestie qui n’a pas lieu d’être.

A la question : « Faut-il diffuser ce qui a été dit, lors de cette réunion, à propos du rapport entre la Torah et la science ? », le Rabbi répondit :

Cela est particulièrement judicieux, même si la jeunesse ne fait plus de confusion, en la matière, comme c’était le cas au préalable.

En revanche, cela est important pour les plus âgés. Et, cela sera prêt également pour la jeunesse, si elle se pose encore une fois cette question-là.

 

L’un des émissaires du Rabbi contracta de grandes dettes en dirigeant son institution. Après de vains essais pour retrouver l’équilibre financier, il interrogea le Rabbi, qui lui donna la réponse suivante :

Il n’y a pas là une situation hors du commun, mais bien une relation de cause à effet. Comment des institutions ayant un rapport avec moi peuvent-elles envisager ce qui va à l’encontre du Choul’han Arou’h ? Les conséquences sont alors celles-ci.

 

Le Rabbi suggéra au directeur d’une école ‘Habad de faire entrer son gendre dans cette institution. Pour le succès de l’opération, le Rabbi fixa lui-même les principes et les limites de leur collaboration. Il lui écrivit ceci, à ce propos :

1) En effet, l’année scolaire commence déjà.

2) Vous faites trembler les mondes, de même que les personnes qui se trouvent autour de vous.

3) Précisément après la grande réussite, dans votre ville, notamment pour le terrain, il est possible de développer largement tous les domaines en lesquels vous avez investi votre ardeur en ce qui peut être fait par quelqu’un d’autre. Ce qui ne peut être fait que par vous est donc délaissé.

Efforcez-vous d’adopter le plan suivant, bien qu’un risque demeure toujours. Vous lui apporterez votre pleine collaboration, sans le faire contre votre gré, mais, bien au contraire, dans la joie et l’enthousiasme :

1) Proposez à votre gendre et à votre fille de s’installer dans votre ville et d’accepter ce poste. Mais, pour que cela réussisse,

2) vous ne devez pas du tout intervenir dans l’équilibre de leur foyer, puisque la Présence divine réside entre un homme et son épouse.

Il est indispensable qu’il ait une autonomie totale et véritable, dans son travail, ce qui veut dire qu’après que vous vous soyez concertés, clairement et par le détail, vous ne vous mêlerez pas du tout de son travail, sauf si c’est lui qui le demande. Il en sera de même également pour son épouse et sa fille.

Ceci peut être rapproché de ce que vous aviez promis, en son temps, sans qu’on vous le demande, pour le salaire de ce proche parent et tout ce qui le concerne, en tout cas pour ce qui lui a été proposé, car, à mon sens, un ‘Hassid ‘Habad est plus à sa place qu’un tenant du Moussar. Et, il en est de même également pour leur fille.

Tout cela sera adopté à l’essai, pour un an. Par la suite, il n’y aura plus du tout de récrimination si l’une des deux parties ne veut pas poursuivre. Ce sera comme si rien n’avait existé, dans le monde.

Pourtant, je suis persuadé que, si vous respectez ces conditions, dans tout la mesure de ce qui est nécessaire, le beau-père et le gendre auront une collaboration fructueuse, comme il convient et même encore plus que cela. L’institution se développera largement et le mérite de celui qui l’a créée protègera chacun d’entre vous.

Simultanément, le Rabbi écrivit également ce qui suit au gendre :

A] 1) Cette institution appartient à mon beau-père et maître, le Rabbi.

2) Elle a besoin que ceux qui travaillent pour elle soient totalement dévoués aux volontés de mon beau-père et maître, le Rabbi.

3) Bien plus, la présente période est propice pour la développer.

B] Jusqu’à maintenant, vous et votre épouse, à laquelle D.ieu accordera une longue vie, n’avez pas trouvé de poste. Or, l’année scolaire commence et, de façon générale, les postes qui sont encore libres sont moins intéressants. Il est donc judicieux d’envisager cette proposition, mais vous devez avoir un échange clair sur les points suivants :

1) Quelles seront vos fonctions ?

2) Il ne doit pas y avoir d’interférence entre vos postes, sauf si vous-même le demandez expressément.

3) Le salaire doit être fixé clairement.

4) Il doit être clair que tout cela est uniquement un essai pour un an. Par la suite, vous le considèrerez comme un fait totalement nouveau.

5) Vous aurez un logement indépendant et vous ne résiderez pas chez votre beau-père, le père de votre épouse.

Le mérite du fondateur de cette institution protègera chacun d’entre vous.

 

Quiconque le désire peut s’associer à la mission assumée en un certain endroit, à la condition de s’entendre, pour cela, avec le responsable déjà en place, sans que le Rabbi intervienne par une nomination précise. Dans le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, on trouve, à la page 102, une affirmation du Rabbi en ce sens :

S’agissant du fait d’associer quelques jeunes gens à votre travail, je ne veux pas citer des noms, d’ici, car ceci doit être réalisé sur la base de la bonne volonté, à la fois celle des personnes qui sont déjà sur place, vous-même y compris et celle des jeunes gens qui recherchent un tel travail.

Il n’en sera pas de même, en revanche, si une instruction est donnée d’en haut. Comme je l’ai indiqué, si vous vous adressez à ces jeunes gens et que vous me dites qui ils sont, je vous donnerai mon avis sur leur aptitude à ce poste.

Une même explication figure aussi dans le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 505 :

Il n’y a pas lieu qu’une décision soit prise d’en haut. Tout dépend de la bonne volonté des élèves. Pour ma part, je confirmerai et j’encouragerai.

De fait, le Rabbi étend le statut d’émissaire au plus grand nombre, dans les proportions les plus larges. Il affirme que, même au bénéfice du doute, chacun doit se considérer comme son émissaire. Ainsi, le Sefer Ha Cheli’hout, paru à New York, rapporte, à la page 16, ce que le Rabbi dit à ce propos :

Si quelqu’un est dans le doute, se demandant s’il peut être considéré comme un émissaire du chef de notre génération, on lui dira ceci :

« Tu as un doute ? Profite donc ! Saisis cette mission et met-la en pratique ! Le simple fait que tu ais un doute fait la preuve que ceci te concerne ! Si ce n’était pas le cas, comment aurais-tu eu une idée pareille ? ».

Ainsi, le Rabbi a pu conseiller à certaines personnes d’adopter une activité commerciale. Celles-ci doivent également voir en cela une mission de diffusion du Judaïsme, à travers les contacts professionnels. Le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, rapporte, à la page 131, les propos suivants du Rabbi :

Parmi les missions que le Rabbi a confiées, on en distingue plusieurs catégories. Certains ont reçu une directive claire de mener une action concrète, par exemple dans le domaine commercial. Mais, la finalité profonde de tout cela était bien la Torah et les Mitsvot.

Une transaction commerciale, qui « fait briller les yeux » de l’acheteur et du vendeur, doit aussi être l’occasion d’un échange sur la Torah et les Mitsvot. A ce sujet, le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, rapporte ceci, à la page 39 :

Lorsque le Saint béni soit-Il offre l’opportunité de monter une affaire et donne l’assurance que : « l’Eternel fait briller les yeux des deux », il faut alors prendre conscience de tout cela et accomplir pleinement la mission, dans la joie et l’enthousiasme.

 

Un émissaire du Rabbi est animé d’un sentiment profond d’amour du prochain, comme le Rabbi le souligne dans une causerie figurant dans le Séfer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 434 :

Quand il s’agit de mener une action envers un autre Juif, y compris celui qui se trouve encore à l’extérieur, il est certain que l’on ne peut pas l’approcher avec des menaces et des intimidations, par exemple en invoquant les punitions, car, de cette façon, on le repoussera et il ne voudra plus entendre la suite de ce qu’on lui dira. Bien au contraire, il faut l’approcher avec un sentiment d’amour et de proximité.

On ne peut, en effet, avoir recours à la rigueur et à la raideur qu’envers sa propre personne, comme l’indique le Rabbi dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 551 :

Il est nécessaire de rapprocher de la main droite et, selon l’expression du chef de notre génération, si l’on a des ongles, on doit les tourner vers sa propre personne.

En revanche, on ne rapproche l’autre qu’avec amour et proximité, selon des voies agréables et pacifiques. Il faut : « aimer la paix et rechercher la paix, aimer les créatures et les rapprocher de la Torah ».

Le Rabbi transmet le même message aux élèves de la Yechiva, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 459 :

Les élèves de la Yechiva qui voyagent pour assumer une mission du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h doivent savoir que l’on ne peut adopter une attitude jalouse qu’envers sa propre personne, alors que, dans la relation avec les autres, l’amour du prochain est indispensable. C’est grâce à ce sentiment que l’on obtiendra la réalisation de la promesse selon laquelle : « voici que je vous envoie le prophète Elie » pour annoncer la délivrance complète, très bientôt et de nos jours, Amen.

Le Rabbi en déduit que tout différend, quelle qu’en soit la cause, doit être résolument écarté, car il mettrait un terme à la mission confiée, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 503 :

La controverse n’est pas souhaitable et elle est même interdite, notamment en cette période du talon du Machia’h, lorsqu’un effort particulier est nécessaire dans le domaine de l’amour du prochain et même de l’unité d’Israël, afin de supprimer l’unique raison de l’exil, la haine des autres Juifs. Une telle attitude va totalement à l’encontre de la mission qui est confiée. Ceux qui l’adoptent annulent cette mission et elle est alors supprimée.

Que l’on se consacre donc à l’étude de la Torah et à la pratique de ses Mitsvot. Bien entendu, que l’on mette également en pratique l’Injonction : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Que l’on influence, en ce sens, tout son entourage et même toute la ville.

Celui qui est pénétré d’amour pour son prochain considèrera qu’une dispute ne le concerne pas, quelle qu’en soit la justification. Le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, rapporte, à la page 591, les propos suivants du Rabbi, à ce sujet :

Il est donc bien clair que vous ne devez vous mêler à aucune dispute. Si elle existe ou si l’on se dirige vers elle, considérez que cela ne vous concerne pas. Votre rôle consiste à mener à bien la mission qui vous a été confiée, telle qu’elle vous a été définie, sans intervenir dans la moindre dissension.

La dissension va à l’encontre de la Volonté de D.ieu, souligne le Rabbi, comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, paru à New York, à la page 4 :

Si l’on pousse, si l’on bouscule les autres, y compris ceux qui étaient déjà là avant qu’on arrive, il y a clairement là un changement de la volonté de celui qui délègue et la conséquence d’une telle attitude est bien évidente.

On doit se comporter d’une manière agréable et pacifique. Il est nécessaire qu’il en soit ainsi. C’est une Injonction et toute la Torah a été donnée pour cela. C’est la Volonté de Celui Qui donne la Torah et Qui a nommé celui qui délègue la mission.

La joie doit permettre de prendre conscience qu’il en est bien ainsi, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 108 :

Il faut aller assumer sa mission avec joie, sans la moindre crainte, car : « il n’est rien d’autre que Lui ». En fait, chacun devrait savoir qu’il en est ainsi. Si tous en avaient conscience, le Machia’h serait déjà venu depuis bien longtemps. Il est donc nécessaire de le savoir. Les émissaires du Rabbi, en tout état de cause, en ont l’obligation.

La joie et l’attachement au Rabbi sont le secret de la réussite, comme l’indique le Rabbi dans une lettre figurant dans ses Iguerot Kodech, tome 3, à la page 355 :

Vous devez donc être fort dans l’accomplissement de votre mission, car, à n’en pas douter, vous connaîtrez une réussite considérable. Il vous suffit d’assumer votre rôle joyeusement et de tenir largement ouvert le canal de l’attachement au Rabbi.

Dans une autre lettre, le Rabbi écrit ceci à l’un de ses émissaires, comme l’indiquent les Iguerot Kodech, tome 8, à la page 34 :

Prenez en compte le dicton de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel un soldat part au combat en entonnant une marche joyeuse. La joie est indispensable pour mener à bien la mission qui vous est confiée et ce qui vous incombe, dans ce monde. Il est inutile d’en dire plus.

En outre, le Rabbi précise ceci, dans l’une de ses causeries, figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5751 (1990), tome 1, à la page 34 :

Vous noterez que Chalia’h, émissaire, a la même valeur numérique que Saméa’h, joyeux.

Et, c’est précisément cette joie des émissaires du Rabbi qui conduit à la venue du Machia’h, comme l’explique le Rabbi dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 83 :

Un émissaire du Rabbi doit être joyeux et, de fait, Chalia’h, émissaire, a la même valeur numérique que Saméa’h, joyeux, y compris pendant le temps de l’exil, avant même d’avoir révélé toutes les dix forces de son âme.

Puis, quand il les révèlera effectivement, ces dix forces, ajoutées au Chalia’h lui-même, donneront la même valeur numérique que Machia’h. Combien plus en sera-t-il ainsi après la venue du Machia’h.

A l’inverse, le sentiment de peur doit être totalement exclu et le Rabbi souligne qu’il suffit de le vouloir pour écarter ce sentiment. Ceci est indiqué dans le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 314 :

La crainte dont vous faites état dans votre lettre, du fait de la situation globale du monde n’a pas lieu d’être, car on ne sait pas quel endroit est le plus sûr. En outre, dans l’avenir immédiat, il n’y aura rien de plus que de la peur.

Une telle peur dépend de la volonté et l’on a donc le choix de ne pas s’effrayer, de s’en remettre aux bienfaits de D.ieu, béni soit-Il, un bien sans contrepartie, qui écartera toute peine, que D.ieu nous en préserve.

Ainsi, le bien du prochain ne peut être que ce qui est le mieux pour lui, comme l’indique une causerie du Rabbi prononcée le Chabbat Parchat Nitsavim Vayéle’h 5744 (1984) :

S’occuper d’un autre Juif, même s’il se trouve à un niveau beaucoup plus bas que le sien, signifie lui donner le meilleur et le mieux choisi, à l’image des prémices qui étaient offerts dans le Temple.

Aussi, l’objectif est-il de lui permettre d’acquérir sa propre autonomie, dans son service de D.ieu, comme le Rabbi l’indique dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5749 (1989), à la page 525 :

L’influence que l’on exerce sur les autres consiste à allumer la « bougie de D.ieu », qui devient brillante grâce à : « la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une Lumière ». Et, cette influence est parfaite lorsque : « la flamme s’élève d’elle-même ».

Ainsi, même après le départ de celui qui exerce l’influence, qui « allume », l’existence de celui qui est influencé brille encore, par ses propres moyens.

 

Etre un émissaire du Rabbi exige l’abandon des biens de ce monde, car la préoccupation est alors unique. Il faut mettre en pratique la volonté de celui qui délègue, comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 603 :

Pour ce qui concerne la mission qui vous est confiée, vous devez savoir que, pendant tout le temps de sa durée, vous devez être séparés de la matérialité, vous consacrer uniquement à la diffusion du Judaïsme, en général, à l’étude de la partie révélée de la Torah et de sa dimension profonde, à la pratique des Mitsvot de la meilleure façon et, en particulier, à la diffusion des sources de la ‘Hassidout.

L’émissaire du Rabbi, libéré de toute autre préoccupation, peut ainsi investir toutes ses forces en la mission qui lui est confiée, comme l’explique une causerie du Rabbi figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 496 :

Point essentiel, on ne donne pas à un émissaire tous les éléments concernant la mission qui lui est confiée et cela est un mérite pour lui, car, de cette façon, on lui donne la possibilité de la mener à bien par ses forces propres.

Sur le même sujet, le Rabbi souligne, en outre, le degré d’implication de chacun, dans le Sefer Ha Si’hot 5749 (1989), à la page 546 :

Il faut se renforcer et s’investir, avec encore plus d’énergie et de détermination, en la relation de la mission qui est confiée par mon beau-père et maître, le Rabbi, chef de notre génération, à chaque Juif de la présente époque.

Cette mission consiste à diffuser la Torah, le Judaïsme et les sources de la ‘Hassidout, à l’extérieur. On doit le faire de toutes ses forces et même au-delà de ses forces.

En ce sens, la taille de l’endroit importe peu, comme le précise le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 123 :

Quand on propose d’être l’émissaire dans un certain endroit, certains prétendent qu’ils veulent se rendre dans des endroits où il y a des milliers, des dizaines de milliers de Juifs. S’il y en a moins que cela, cette proposition, à leur sens, ne relève pas de leur rang. Elle ne correspond pas à leurs forces et à leurs capacités.

On leur répondra donc que : « le serviteur peut se contenter d’être comme son maître ». Tout comme le Saint béni soit-Il estime « de Son rang » de tenir les mains de chaque Juif et de le conduire en Erets Israël, il doit leur convenir également de se consacrer à un seul et unique Juif.

Bien plus, ils sont tenus de le faire, d’allumer en lui : « la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une Lumière ». Car, « quiconque maintient une âme d’Israël est considéré comme s’il avait maintenu le monde entier ».

Le Rabbi, le réaffirme, d’une façon tranchée, comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 127 :

Il n’y a nullement lieu de s’affecter du fait que l’endroit soit petit.

En effet, plus que la taille de l’endroit, c’est l’intérêt porté aux personnes qui s’y trouvent que l’on doit privilégier, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, publié à New York, à la page 30 :

Un émissaire agit et se concentre, avant tout, sur le rôle spécifique qui lui a été confié, dans l’endroit précis où il se trouve, avec les personnes qui l’habitent, en s’intéressant sincèrement à leur situation personnelle, qu’il s’agisse d’hommes, de femmes ou d’enfants, en trouvant le moyen de leur venir en aide dans tous les domaines, en propageant le Judaïsme, la ‘Hassidout, la justice et la droiture, en général.

Et, les personnes de l’endroit où l’émissaire se trouve sont conduites à la perfection quand, à leur tour, elles deviennent des émissaires, comme l’indique le Rabbi, dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 143 :

La mission d’un Juif est d’illuminer le monde par la Lumière de la Torah et de la Mitsva. Pour cela, il doit influencer les personnes se trouvant dans son entourage jusqu’à ce qu’au final, elles deviennent elles-mêmes des émissaires répandant la Divinité dans le monde.

C’est de cette façon qu’un émissaire du Rabbi met en évidence la perfection en tout ce qu’il accomplit, comme le Rabbi le souligne dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5751 (1991), tome 2, à la page 701 :

Le service de D.ieu d’un Juif consiste à introduire la perfection en chaque acte. Même si une action n’a d’autre but que d’en introduire une autre, elle doit, néanmoins, absorber toute l’attention de celui qui la réalise.

Par la suite, viendra la seconde étape, qui elle-même sera réalisée de la manière la plus parfaite.

La mission confiée par le Rabbi est une activité de chaque instant, sans la moindre interruption, comme l’indique le Likouteï Si’hot, tome 25, à la page 105 :

Un émissaire doit accepter le principe de se consacrer pleinement à la mission qui lui est confiée, « de toutes ses forces », au point de ne jamais connaître la tranquillité de l’esprit, ni lui ni les membres de sa famille. En effet, il doit s’occuper de sa mission à chaque instant du jour.

Pour autant, cet engagement de chaque instant ne doit pas porter préjudice à la santé d’un émissaire. C’est ce que le Rabbi écrit ceci à l’un d’eux, comme le rapporte ses Iguerot Kodech, tome 17, à la page 305 :

Il est sans doute inutile de vous souligner encore une fois que votre mission doit être menée à bien tout en vous conformant aux prescriptions du médecin, c’est-à-dire sans remettre en cause, d’une quelconque façon, votre santé physique, au sens le plus littéral.

En effet, il y a bien là deux Mitsvot, puisqu’avoir un corps sain et intègre fait partie des voies de D.ieu. Il est donc certain qu’on peut les réaliser conjointement. Bien plus, il est dit qu’une Mitsva en attire une autre.

S’adressant à un autre émissaire, le Rabbi délivre un message similaire, comme le rapporte ses Iguerot Kodech, tome 12, à la page 329 :

Je n’ai pas eu de vos nouvelles depuis un certain temps, mais je présume qu’un émissaire s’acquitte de la tâche qui lui est confiée. En effet, chaque homme, chaque Juif est l’émissaire de l’Homme céleste, siégeant sur le Trône, pour remplir ce rôle, conformément à l’affirmation de la Michna selon laquelle : « J’ai été créé pour servir mon Créateur ».

Pour cela, il faut être en bonne santé, intègre, comme le précise le Rambam, au début du chapitre 4 de ses Lois des opinions.

J’aurai sans doute de bonnes nouvelles de tout cela, clairement exprimées, car, chaque fois qu’une vérification est possible, on ne doit pas se contenter d’une présomption.

 

La qualité d’un émissaire du Rabbi est, avant tout, sa sincérité, la manière dont il parle avec son cœur, l’exemple qu’il donne, comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, paru à New York, à la page 111 :

Parmi les Juifs, certains ont un mérite particulier et ils ont été choisis pour se consacrer uniquement, d’une manière évidente, à être les émissaires de mon beau-père et maître, le Rabbi. On a donc envoyé chacun d’entre eux dans un endroit différent du monde, pour y accomplir la volonté et l’intention de celui qui les a délégués, en diffusant la Torah et le Judaïsme, de même qu’en révélant que tous les Juifs sont des émissaires du Saint béni soit-Il.

Pour cela, chacun d’entre eux doit s’adresser aux Juifs qui se trouvent dans son endroit, notamment en prononçant des paroles émanant du cœur et en donnant soi-même le bon exemple de ce qu’il faut faire.

C’est, du reste, ce que le Rabbi indique lui-même à ses émissaires, quand il s’adresse directement à eux, lors de leurs réunions, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 535 :

Vous devez, avant tout, être un exemple vivant, en montrant, par votre comportement personnel, l’attitude qu’il convient d’adopter.

Lorsque l’on ne donne pas ce bon exemple et que l’on développe une argumentation justifiant l’inaction, le Rabbi peut en faire le reproche, dans des termes bien sentis, comme l’indique cette lettre figurant dans le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 71 :

Ne soyez donc pas un ‘Hassid sot, en vous demandant, tout d’abord, si vous avez le droit d’agir ou non, alors que votre prochain peut rendre l’âme, entre-temps. Si vous adoptez une telle attitude, il est certain que vous serez un sot. En revanche, le doute subsistera sur votre qualité de ‘Hassid.

Bien plus, la qualité d’émissaire du Rabbi se manifeste aussi dans la manière de s’habiller, comme le précise le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 270, rapportant le message que le Rabbi adressa à des élèves de la Yechiva :

Vous effectuez ce voyage en tant qu’érudits de la Torah et vous devez donc faire attention également à votre apparence extérieure, avoir les vêtements qui conviennent, de sorte que cette apparence extérieure soit elle-même conforme à la mission qui vous est confiée.

Comme le rapporte le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), le Rabbi, s’adressant à ces élèves de la Yechiva, leur dit également ceci :

Vous devez abandonner l’endroit dans lequel vous avez vécu jusqu’à maintenant, les quatre coudées de la Torah et de la Sainteté, pour vous rendre dans un endroit lointain, au sens littéral, mais aussi, et avant tout, au sens moral, loin de ces quatre coudées de la Torah et de la Sainteté.

Là, vous diffuserez la Torah, le Judaïsme et les sources de la ‘Hassidout, « dans toutes les provinces du roi A’hachvéroch », qui deviendront ainsi des endroits de Torah et de Sainteté.

De fait, un Chalia’h, un émissaire du Rabbi doit être un érudit, quelqu’un qui fixe un temps pour l’étude de la Torah et qui sert D.ieu d’une manière effective, comme le Rabbi le précise dans une causerie du Chabbat Parchat ‘Hayé Sarah 5746 (1985) :

Le mot Chalia’h, émissaire, est constitué des initiales de la phrase : « Chaata Limoud Yoma ‘Hada », « un instant d’étude est un jour entier ». On retrouve donc en allusion, dans ce mot, tous les aspects de son service de D.ieu, l’instant qui est l’Attribut de Royauté céleste, l’action concrète, l’étude qui est l’Attribut d’analyse raisonnée, la compréhension, le jour qui correspond aux Attributs du sentiment, à l’émotion et la conclusion, ce qui est « entier », la Techouva, qui est la Mitsva intègre.

C’est de cette façon que tous les accomplissements de l’émissaire sont liés à la Torah, comme l’indique le Likouteï Si’hot, tome 8, à la page 366 :

Tous les domaines de la mission doivent être liés à la Torah, car c’est de cette façon que les émissaires éviteront les difficultés. Cette condition est indispensable pour que la mission connaisse une grande réussite. On doit toujours avoir à l’esprit des explications de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.

Plus généralement, le Rabbi définit ce que doit être le service de D.ieu de chacun, dans le Likouteï Si’hot, tome 30, à la page 140 :

Cet enseignement concret s’applique à la majeure partie des Juifs. Ils doivent, avant tout, augmenter le temps qu’ils consacrent à l’étude de la Torah. Cette étude doit être fixée dans leur esprit. Le Chabbat, il est également nécessaire de prier avec ferveur, plus longtemps.

Ceci ne se surajoute pas à la mission essentielle consistant à faire du monde un Sanctuaire, par les efforts des hommes. En fait, ce Sanctuaire est la révélation de ce qui est obtenu en étudiant la Torah, en priant avec ferveur et surtout en allongeant la prière du Chabbat.

Comme on vient de le voir, le service de D.ieu des émissaires inclut, bien évidemment, la prière fervente, notamment pendant le Chabbat. Le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 251, explique, à ce propos :

Les émissaires du Rabbi doivent se préparer à la prière de la manière qui convient, étudier la ‘Hassidout, se rendre au bain rituel et donner de la Tsedaka. S’ils font tout cela avec abnégation, ils connaîtront la réussite dans la diffusion du Judaïsme et des sources de la ‘Hassidout. Ils transformeront l’endroit dans lequel ils se trouvent en Erets Israël.

De même, s’adressant à l’un de ses émissaires, le Rabbi lui écrit ceci, comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 167 :

Vous connaîtrez une plus grande réussite dans la diffusion si vous priez à la synagogue, plutôt que d’organiser un office chez vous, ce qui n’exclut pas la possibilité de de le faire une fois par semaine, par exemple.

 

Le Rabbi définit aussi le bon déroulement de la mission confiée, le programme qu’il convient d’adopter. Il dit, à ce propos, comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 215 :

L’application du principe : « a priori par le dessus de l’obstacle » implique de commencer en créant et en développant les institutions, au-delà de tous les calculs.

On connaît le dicton de mon beau-père et maître, le Rabbi, chef de notre génération, qui se trouvait toujours en situation de déficit financier, qui était toujours endetté. Pour autant, il n’est resté en dette envers personne, car, au final, D.ieu, béni soit-Il, l’aidait à trouver les sommes nécessaires pour rembourser ce qu’il devait.

La gestion des institutions qui sont créées de cette façon est l’activité courante de l’émissaire, qui ne doit pas envisager de faire des affaires, parallèlement. Comme l’indique une lettre figurant dans ses Iguerot Kodech, tome 19, à la page 19, le Rabbi, à ce sujet, écrit ceci à l’un d’eux qui avait reçu une proposition commerciale, dans l’endroit où s’exerçait la mission qui lui avait été confiée :

L’expérience a montré qu’il n’est pas bon, pas sain de mélanger deux domaines, l’activité communautaire et les affaires personnelles, conjointement dans un même endroit, d’autant que, jusqu’à maintenant, tout a été calme, là où vous vous trouvez. Il n’y a donc pas lieu de s’introduire en ce qui est douteux.

Le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, rapporte aussi, à la page 235, une réponse similaire, que le Rabbi donna à un autre émissaire :

Il est bien évident qu’être l’émissaire de ‘Habad est une activité à plein temps et D.ieu fasse que vous puissiez l’assumer. Il ne peut pas en être autrement.

Bien plus, cette activité à plein temps doit être concrètement assumée et il ne suffit pas de nommer d’autres personnes pour effectuer le travail à sa place. Le Rabbi explique ceci, à ce propos, dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 550 :

Il ne suffit pas de déléguer un employé ou un émissaire et de s’acquitter de son obligation en donnant, à plusieurs reprises, dix-huit dollars à la Tsedaka pour que quelqu’un d’autre puisse faire le travail.

Tout comme Pin’has n’a pas envoyé un employé, mais s’est déplacé personnellement, vous devez aussi vous déplacer vous-même et mener à bien la mission qui vous a été personnellement confiée et qu’il est donc impossible de confier à un autre émissaire.

Puis, quand l’activité se développe, un émissaire peut en nommer d’autres, non pas pour se substituer à lui, mais pour introduire d’autres secteurs d’activité. En pareil cas, le Rabbi précise qu’il ne souhaite pas intervenir personnellement pour déterminer les conditions de travail et le salaire de ces nouveaux émissaires. Tout ceci doit être déterminé en concertation avec l’émissaire principal de l’endroit. Le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, rapporte les propos du Rabbi, à ce sujet, à la page 614 :

Il n’y a pas, en la matière, d’avis à donner d’ici, pour différentes raisons. En outre, cela est totalement inutile, car, si vous vous adressez directement à eux, en leur proposant des conditions acceptables et un salaire convenable, il n’y a aucune raison qu’ils refusent votre proposition.

Il a pu arriver, néanmoins qu’à titre exceptionnel, le Rabbi contribue aux salaires des émissaires. C’est ainsi qu’il déclare, dans une causerie prononcée durant le Chabbat Parchat Bechala’h 5745 (1985) :

Ce montant leur sera versé en une seule fois, en un chèque et non en deux, afin de souligner que les besoins personnels d’un émissaire et ce qu’il fait pour assumer la mission qui lui est confiée non sont pas deux domaines différents, mais bien un seul et unique domaine.

En outre, le Rabbi demande que le développement soit progressif, pour être certain qu’il est définitif. Il écrit ceci à l’un de ses émissaires, comme le rapportent les Iguerot Kodech, tome 18, à la page 208 :

De façon générale, il y a une règle s’appliquant à votre travail. Il est dit que l’on renvoie le mal peu à peu. Vous ne devez pas cumuler toutes les activités pendant les premières semaines et les premiers mois de votre présence dans cet endroit. Bien au contraire, dans différents domaines, il est nécessaire d’attendre le moment opportun et, au préalable, de renforcer d’autres domaines.

En revanche, le résultat recherché doit être bien clair, depuis le début de la mission. Le Likouteï Si’hot, tome 13, à la page 303, dit, à ce propos :

L’organisation du travail fait que l’on ne peut pas atteindre l’objectif d’emblée. Il faut avancer par étapes, de niveau en niveau. En revanche, dès le début de l’action, il faut garder profondément à l’esprit le but et le résultat final.

Un programme détaillé est nécessaire pour le bon fonctionnement de ces institutions, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 167 :

Bien entendu, il est très souhaitable que les actions soient bien organisées et programmées à l’avance. Et, ce programme doit être détaillé, comme nous l’avons entendu, à maintes reprises, de mon beau-père et maître, le Rabbi.

Le Rabbi indique aussi de quelle manière les priorités doivent être gérées. Il explique, comme le rapporte le Sefer Ha Si’hot 5749 (1989), à la page 126, dans la note 29 :

Pour ce qui est de l’action concrète, il est impossible d’en réaliser deux simultanément. C’est donc à ce propos qu’il est dit : « orne-toi toi-même, puis orne les autres ». Mais, en fait, il est parfois nécessaire d’orner les autres en premier lieu, quand on n’a pas la force de s’orner soi-même, parce que le mauvais penchant est trop fort.

Il est alors effectivement nécessaire d’orner les autres en premier lieu et c’est par ce mérite que l’on pourra ensuite s’orner soi-même, car, comme le disent nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction : « celui qui invoque la miséricorde divine pour son ami, alors qu’il ressent, lui aussi, le même besoin, sera exaucé le premier ».

Le Rabbi montre aussi que chaque Juif auprès duquel s’exerce la mission peut s’élever vers le niveau de la vision, dans son service de D.ieu. Il explique ceci, dans le Likouteï Si’hot, tome 26, à la page 317 :

La Parchat Vaéra délivre l’enseignement suivant. Elle souligne que la diffusion de la Torah, du Judaïsme et des sources de la ‘Hassidout doit être faite à la façon de la vision, ce qui veut dire que tout cela doit pénétrer profondément celui que l’on cherche à influencer, qui le prendra comme s’il l’avait devant les yeux.

Le Rabbi prône le recours aux média pour diffuser le Judaïsme, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 177 :

A n’en pas douter, vous vous intéressez également à la possibilité de publier dans les organes de presse qui sont lus par nos frères, les enfants d’Israël quelques récits sur le Judaïsme et la ‘Hassidout.

Bien entendu, ceci doit être publié sous une forme qui convient aux lecteurs de chaque journal, en particulier.

Enfin, le Rabbi indique que la mission confiée prendra fin lorsque tout aura été accompli, lors de la délivrance véritable et complète, comme il le précise dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 126 et dans le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 264 :

Lorsque l’on va assumer la mission de diffuser la Torah et les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur, jusqu’à l’extérieur le plus éloigné, l’endroit de « la colère de D.ieu dans le monde », on doit savoir que le but n’est pas de rester dans cet endroit, ce qu’à D.ieu ne plaise, même si l’on y occupe une place élevée.

Il faut, en fait, conduire la mission à son terme, puis s’en retourner dans la maison de son père. De cette façon, chaque action qui est accomplie est pénétrée du désir d’achever la mission et de rentrer chez soi, ainsi qu’il est dit : « Je rentrerai en paix dans la maison de mon père », lors de la délivrance, par notre juste Machia’h, qui mettra un terme à la situation dans laquelle : « nous avons été exilés de notre terre », de la maison de notre père.

 

Le Rabbi souligne aussi que la diffusion de la ‘Hassidout concerne à la fois les Ashkenazim et les Sefardim. Le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, rapporte à la page 275, ses propos, à ce sujet :

De nos jours, les Juifs se répartissent, globalement, entre Ashkenazim et Sefardim. Le Baal Chem Tov avait le rite Ashkénaze, puis, les disciples du Maguid de Mézéritch, parmi lesquels se trouvaient aussi des disciples du Baal Chem Tov, se sont rendus en Erets Israël afin de diffuser l’étude de la ‘Hassidout parmi nos frères, les enfants d’Israël Sefardim.

Par la suite, la diffusion de la ‘Hassidout parmi les Sefardim a reçu une ampleur accrue à l’époque du Rabbi Rachab, dont l’âme est en Eden, qui a lui-même délégué des émissaires auprès de cette communauté.

Plus tard, une impulsion et un élan plus large encore ont été introduits, du vivant de mon beau-père et maître, le Rabbi. En notre génération, ceci s’est encore plus clairement développé, tout d’abord au Maroc, puis dans d’autres pays.

 

La diffusion de la ‘Hassidout doit-elle se faire en chaque endroit ? Certains lieux ne sont-ils pas à exclure ? Le Rabbi répond à cette question dans le Likouteï Si’hot, tome 4, à la page 1220 :

Il faut éviter de se rendre, de sa propre initiative, dans de tels endroits. En revanche, quand on voit, en cela, une intervention divine, quand on a reçu l’ordre de s’y rendre, quand on y a été envoyé, quand on constate que l’on y a été conduit par la divine Providence et que l’on y est parvenu de cette façon, toutes les objections disparaissent alors.

Bien plus, en pareil cas, on doit considérer que l’on est parvenu dans cet endroit sur la Parole de D.ieu et qu’il faut s’y rendre joyeusement. Il est alors certain que, dans ce lieu, on recevra l’élévation.

Une même explication figure aussi dans le Sefer Ha Si’hot 5749 (1989), à la page 531 :

Celui qui est avisé et qui effectue tous les préparatifs de son voyage, en empruntant les voies de la nature, se dira qu’il se rend dans cet endroit, conduit par la Parole de D.ieu, non pas de son propre chef, par ses forces personnelles, selon son chemin à lui, mais bien en étant conduit et dirigé sur la voie de D.ieu.

De fait, le Rabbi Rayats a accordé toutes les bénédictions pour qu’un tel voyage soit fructueux et permette d’atteindre le but, comme le Rabbi l’indique dans le Likouteï Si’hot, tome 26, à la page 327 :

Celui dont nous célébrons la Hilloula a donné l’assurance qu’en tous les domaines liés à sa direction des ‘Hassidim, dès lors que l’on met en pratique l’Injonction : « tenez-vous tous prêts », on reçoit toutes les bénédictions, à la fois dans les domaines communautaires et dans les préoccupations personnelles.

Il s’agit, en l’occurrence, des bénédictions du Saint béni soit-Il, qui sont accordées par l’intermédiaire de : « Ses serviteurs, les prophètes », les chefs d’Israël de chaque génération, puisqu’un Sage est supérieur à un prophète. En effet, il y a un équivalent de Moché en chaque génération.

 

Le moment privilégié durant lequel les émissaires du Rabbi reçoivent des directives s’appliquant à la mission qui leur est confiée est la réunion internationale, qui se tient, à proximité du Roch ‘Hodech Kislev, à New York, dans le quartier du Rabbi. Le Sefer Ha Cheli’hout, publié à New York, explique, à ce sujet, à la page 111 :

La réunion des émissaires est définie comme internationale, ce qui veut dire qu’elle a une dimension planétaire. Aussi, cette réunion et le travail des émissaires qui y participent, dans l’exercice de leur mission, doivent-ils avoir un effet et une influence sur le monde entier.

C’est ainsi qu’est organisée une réunion à laquelle est représenté le monde entier, à proprement parler, avec toutes ses nations, comme l’indique une causerie du Rabbi figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5750 (1989), tome 1, à la page 158 et, de même, dans le Sefer Ha Cheli’hout, paru à New York, à la page 113 :

Chaque émissaire est représentatif des Juifs, des hommes de son endroit, y compris des nations du monde. Ceci souligne encore plus clairement que ces émissaires doivent mener une action dans le monde entier et en faire la Résidence de D.ieu, béni soit-Il.

La participation à cette réunion met en relation chaque émissaire avec le monde entier en réunissant tous ses participants, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, paru à New York, à la page 90 :

La réunion internationale des émissaires souligne, non seulement que chaque émissaire est partie intégrante du monde, en menant une action dans un endroit précis, mais aussi qu’il est lié au monde entier, par l’intermédiaire de cet endroit.

 

Il existe aussi des réunions régionales, dans lesquelles les émissaires peuvent se concerter et établir un programme de travail, comme l’indique le Rabbi dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 79 :

Ces réunions délivrent un enseignement et elles insufflent une force. De façon générale, elles ont pour objet de se raffermir dans le travail de l’année qui vient, afin que tous les domaines de l’action connaissent la plus haute perfection.

Une réunion locale, organisée dans un certain endroit, peut avoir une incidence également sur les autres endroits, comme l’explique le Rabbi, dans une causerie qui fut prononcée à l’occasion d’une réunion de ses émissaires en Terre sainte et qui figure dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 586 :

C’est l’occasion de mentionner la réunion des émissaires qui a lieu en notre Terre sainte. Puisse D.ieu faire qu’elle soit un grand succès. Avant tout, on vérifiera que les bonnes résolutions de la réunion précédente ont bien été mises en pratique et on les multipliera.

Bien entendu, le thème de la réunion et son objectif concernent non seulement ses participants, mais aussi tous les émissaires du Rabbi, en général.

De telles réunions sont sources d’inspiration pour leurs participants et pour tous les Juifs, grâce à l’échange et à la concertation qu’elles permettent, comme l’indique le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 587 :

Il est judicieux et juste de multiplier et de développer de telles réunions, pour les émissaires, mais aussi pour chaque Juif, dans la mission qui lui est confiée, chacun selon ce qui lui incombe, non pas uniquement une ou deux fois par an, mais à des échéances plus rapprochées.

Tous se réuniront et chacun encouragera l’autre, lui conseillera l’empressement, dans tous les domaines d’action, par la concertation et le compte-rendu de ce qui a été concrètement réalisé, y compris entre deux réunions, grâce à des échanges épistolaires ou téléphoniques. Tous ces domaines d’action s’en trouveront largement renforcés.

La concertation est inspiratrice et l’on peut ainsi multiplier les actions, dans tous les domaines de la mission confiée, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, publié à New York, à la page 29 :

Les émissaires ont plusieurs actions communes, en lesquelles chacun peut imiter les autres, recevoir un conseil, un encouragement, un renforcement de la part d’un autre émissaire, qui a connu la réussite en la matière, dans un certain domaine.

En outre, la réunion des émissaires a une valeur fondamentale, la qualité de ce qui est public. Chaque émissaire peut en tirer une force particulière, en sa mission spécifique, dans l’endroit où il se trouve.

 

Une réunion d’émissaires crée un lien solide entre eux et celui-ci est conservé par la suite, comme l’explique le Sefer Ha Cheli’hout, paru à New York, à la page 107 :

L’objet essentiel de la réunion des émissaires doit être de se renforcer, de diffuser encore plus largement l’amour du prochain et l’unité d’Israël. Tout d’abord, la réunion augmente l’amour et l’unité entre ceux qui y participent, puis cette unité se maintient lorsque chaque émissaire rentre chez lui.

De telles réunions sont profitables à la fois pour les hommes, les femmes et les enfants, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, publié à New York, à la page 146 :

On peut émettre le vœu que les participants à ces réunions, dans ce pays, soient non seulement des hommes, mais aussi des femmes et des enfants, comme c’est le cas en Erets Israël. Bien entendu, les hommes et les femmes seront séparés.

Bien souvent, le Rabbi adresse une lettre à une réunion de ses émissaires et ses enseignements s’appliquent à tous, comme le souligne le Rabbi, dans une causerie prononcée pendant le Chabbat Parchat Ekev 5744 (1984) :

Le contenu de la lettre adressée à l’occasion de cette réunion s’adresse à tous les émissaires, partout où ils se trouvent. Ceci est vrai à la fois pour le contenu proprement dit et pour les références, puisqu’en les consultant, on comprend plus précisément ce qui est exposé.

La coordination entre les émissaires suppose également l’existence d’un endroit central, au service de chaque Beth ‘Habad, satisfaisant ses besoins, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, paru à New York, à la page 34 :

Il serait bon de fixer un endroit central, équipé d’un téléphone, que chaque émissaire peut contacter pour demander un conseil ou de l’aide pour l’endroit dans lequel s’exerce sa mission. On pourra, par exemple, lui fournir un orateur.

Le Rabbi et les Chlou’him : #7. La relation privilégiée

Le Rabbi et les Chlou’him : #7. La relation privilégiée

Par le Rav Haïm Mellul

La vie d’un émissaire du Rabbi est une suite ininterrompue d’activités. La variété de ses tâches et le volume de son travail pourraient laisser penser que son contact permanent avec le Rabbi s’en trouve affaibli. Les textes suivants font la preuve que ce n’est nullement le cas. La relation entre le Rabbi et son émissaire transcende la distance physique et elle dépasse toutes les contingences. De fait, cette distance est uniquement superficielle. A un stade plus profond, le Rabbi est plus proche de ses émissaires que de ceux qui résident à proximité de lui.

 

Dans une causerie prononcée le Chabbat Parchat Béréchit 5719 (1958), figurant dans le Torat Mena’hem, tome 24, page 187, le Rabbi explique, à ce propos :

Il faut savoir que, même si l’on se rend dans un endroit géographiquement éloigné, même si l’on n’est séparé par de multiples pierres et beaucoup de terre, c’est précisément dans cet endroit que l’on peut rencontrer la dimension profonde de celui qui délègue. Car, c’est par l’essence de lui-même qu’il lui confie cette mission, alors que ceux qui se trouvent à proximité de lui ne perçoivent que son aspect superficiel. Sa profondeur est précisément liée à la mission qu’il confie.

Certains s’entêtent à vouloir se trouver auprès du Rabbi. Ceci peut être comparé à celui qui est prêt à se rendre à un mariage, qui a déjà effectué tous les préparatifs nécessaires, a même ciré ses chaussures, puis, concrètement, ne va pas à la cérémonie. Il en est bien ainsi pour ce qui fait l’objet de notre propos, car c’est l’action concrète qui est essentielle, non pas la théorie.

Comme on l’a indiqué, celui qui se trouve à proximité du Rabbi n’en perçoit que l’aspect superficiel et, précisément du fait de cette superficialité, qui sait combien de temps cela durera ? Peut-être cet aspect superficiel sera-t-il perdu également. Quand vient le temps de se rendre dans l’endroit où le Rabbi confie une mission, la proximité du Rabbi n’est plus sa place.

Le principe selon lequel : « un homme se trouve là où est son esprit » s’applique, encore plus clairement, à la relation entre le Rabbi et celui qu’il mandate. Le Rabbi décrit lui-même la puissance de cette relation, qui prend le dessus sur toutes les difficultés et tous les obstacles. Dans un discours du Chabbat Parchat Béréchit 5721 (1960), figurant dans le Torat Mena’hem, tome 29, à la page 134, le Rabbi précise :

Des propos positifs, basés sur le principe : « fais le bien », doivent être prononcés à propos des émissaires qui se rendent dans un endroit lointain, afin d’y mener à bien la mission confiée par notre maître et chef, conformément au principe bien connu du Baal Chem Tov selon lequel : « un homme se trouve là où est son esprit ».

Ces émissaires se trouvent à distance du tombeau du Rabbi. Néanmoins, la volonté du Rabbi est là où ils se trouvent, car lui-même est là-bas. Heureux est donc leur sort, matériel et spirituel. Tout ce que l’on peut dire de leurs difficultés ne sont que des voiles et des occultations. Dès qu’ils les affrontent, celles-ci fondent aussitôt.

Bien plus, nous avons actuellement un mérite, qui, en réalité, n’en est nullement un. A la différence de ce qui se passait au préalable, lorsque l’on assumait la mission du Rabbi en souffrant et en se fatiguant, on peut actuellement assumer une telle mission en gagnant sa vie et en recevant les honneurs. Puis, quand l’émissaire arrive ici, on prend plaisir à parler avec lui et, avant tout, lui-même en conçoit du plaisir.

Tout ce que l’on demande à un émissaire est donc de mettre de côté son propre ego, de savoir que ce n’est pas lui qui accomplit tout cela, que le Rabbi le fait par son intermédiaire. Il lui appartient de développer son action en permanence, de conquérir un autre domaine, puis encore un autre dans lequel il est possible de diffuser les commentaires de la ‘Hassidout, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle : « la terre s’emplira de connaissance de D.ieu, comme l’eau recouvre le fond de la mer ».

 

La relation entre le Rabbi et son émissaire décuple les forces que ce dernier possède. Bien plus, ces forces deviennent alors illimitées, à proprement parler. Dans une causerie prononcée à la veille du Chabbat Parchat Vayéra 5713 (1952), figurant dans le Torat Mena’hem, tome 7, à la page 141, le Rabbi explique :

Les anges sont également des émissaires. Ceux dont il est ici question sont délégués par nos saints ancêtres et maîtres. Leur force est au-delà de toutes les limites et cela leur insuffle la capacité de mener à bien la mission qui leur est confiée, avec une réussite transcendant toute mesure.

La perfection atteinte de cette façon est considérable et le Rabbi note, à ce propos, le point suivant, comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, publié à New York, à la page 3 :

En mettant en pratique les termes du verset : « tu seras intègre envers l’Eternel ton D.ieu », en prenant la décision de rejeter les attraits que fait miroiter le mauvais penchant, de l’intérieur, en surmontant les obstacles et les barrières, de l’extérieur, un émissaire a la certitude de toujours agir en conformité avec la volonté de celui qui le délègue.

 

Le Rav Berel Baumgarten, durant la première année de la mission que le Rabbi lui confia en Argentine, lui écrivit qu’au préalable, il avait eu le mérite d’écouter le Chofar, à Roch Hachana, au 770, Eastern Parkway, sonné par le Rabbi Rayats, puis, après qu’il ait quitté ce monde, par le Rabbi lui-même. Il demandait donc au Rabbi l’autorisation de passer cette fête de Roch Hachana auprès de lui. Le Rabbi lui répondit :

Pensez-vous qu’en sonnant du Chofar, je pense uniquement à ceux qui se trouvent près de moi ? Bien au contraire, quand un Juif doit mener à bien la mission qui lui est confiée en Argentine, je pense encore plus clairement à lui, pendant que je sonne le Chofar.

 

Le Rabbi précise également que les forces de l’émissaire doivent être en accord avec les intentions de celui qui le délègue. Dans un discours du 12 Tamouz 5716 (1956), figurant dans le Torat Mena’hem, tome 17, à la page 66, le Rabbi dit :

Concernant les forces qui sont distribuées, on connaît le principe selon lequel : « le fardeau est à la mesure du chameau ». Cela veut dire que l’on donne les capacités d’assumer une mission avant même de la confier.

Il est uniquement demandé de se rendre dans l’endroit où l’on doit l’assumer conformément à l’avis de ceux qui mandatent. Dès lors, tout est accompli de la meilleure façon, pour ces émissaires. Avant tout, ceux-ci reçoivent les bénédictions, l’influence nécessaire, au-delà des voies naturelles, avec une réussite considérable.

 

Au final, un émissaire du Rabbi est comme un soldat en faction, qui doit mettre scrupuleusement en pratique les instructions qu’il a reçues de ses officiers. Lors de la réunion ‘hassidique du Chabbat Parchat Béréchit 5721 (1960), figurant dans le Torat Mena’hem, tome 29, à la page 134, le Rabbi explique :

Il est effectivement nécessaire de se rendre dans l’endroit où la mission est confiée. Chacun doit le faire, comme un soldat qui tient la garde, à sa place, là où son officier l’a envoyé, sans fuir le front pour se rendre dans un autre endroit, même s’il pense qu’il pourra, là-bas, montrer de quoi il est réellement capable et faire des prouesses.

Ainsi, on connaît le récit du ‘Hassid qui a dit qu’il n’était pas glorieux de méditer à la ‘Hassidout quand on est assis dans la maison d’étude, à Loubavitch et qu’il était plus gratifiant de le faire dans un cirque !

De fait, la finalité n’est pas de faire des prouesses. Bien plus, en le faisant, on peut trébucher, ce qu’à D.ieu ne plaise. Comme le dit la Guemara, « un homme ne doit jamais rechercher l’épreuve, car David, le roi d’Israël lui-même… ». Il faut donc uniquement mettre en pratique les directives du Rabbi.

 

L’émissaire est le représentant du Rabbi, de même que celui de tous ses prédécesseurs, nos saints maîtres, depuis Moché, notre maître, car : « le serviteur du roi est comme le roi lui-même ». Dans la causerie du Chabbat Parchat Noa’h 5744 (1983), figurant dans le Sefer Itvaadouyot 5744, tome 1, à la page 414, le Rabbi explique :

Quand on s’engage dans la mission de mon beau-père et maître, le Rabbi, chef de notre génération, dans celle des Sages et des chefs d’Israël de toutes les générations, depuis Moché, notre maître, le berger fidèle, le premier berger des enfants d’Israël, et : « il est un équivalent de Moché en chaque génération », y compris le chef de la nôtre, on mène son action, non seulement en « étant humide au point d’humecter les autres », mais aussi en s’identifiant à celui qui délègue, car : « le serviteur du roi est comme le roi lui-même ».

Tout ne dépend que de la volonté de l’émissaire. S’il le veut vraiment, le Saint béni soit-Il lui vient en aide et le mérite de ce qui est public l’accompagne, de même que celui de nos maîtres et chefs.

 

Le Rabbi souligne lui-même à quel point les forces reçues par chaque émissaire sont considérables. Dans la causerie du Chabbat Parchat Terouma 5749 (1989), figurant dans le Sefer Itvaadouyot 5749, tome 2, page 332, il explique, à ce propos :

Tout ceci est encore plus clairement souligné, en notre génération. En plus de toutes les forces, on reçoit aussi celle de l’équivalent de Moché en notre génération, mon beau-père et maître, le Rabbi, chef de notre génération.

En effet, il a ordonné, ainsi qu’il est dit : « et toi, tu ordonneras » et il a distribué ses forces profondes à chacun, afin de mettre en pratique les termes du verset : « Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux », jusqu’à atteindre le monde entier, en y diffusant la Torah et le Judaïsme, l’étude de la Torah, la prière et les bonnes actions, y compris la diffusion des sources de la ‘Hassidout à l’extérieur, jusqu’à l’extérieur le plus éloigné qui soit.

Bien plus, un émissaire du Rabbi peut révéler l’aspect du Machia’h qu’il porte en lui, comme l’indique le Rabbi dans une causerie prononcée le soir de Sim’hat Torah 5746 (1985) :

La valeur numérique du mot Chalia’h, émissaire, augmentée de dix, est celle de Machia’h. Or, le Machia’h est le chef de la génération. Aussi, quand le Chalia’h, son émissaire, s’identifiant à lui, fait un ajout et s’associe les dix, qui sont les dix forces de son âme, quand il se consacre à sa mission par toutes les dix forces de son âme, afin de la mener à bien, ils révèlent effectivement le niveau du Machia’h qu’ils portent en lui.

Un émissaire peut ainsi parfaire les dix forces de l’âme de tous les Juifs du monde à la fois, comme l’indique le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 82 :

Celui qui délègue tous les émissaires apporte la plénitude aux dix forces de l’âme de chacun d’entre eux, plénitude à la fois pour leurs dix forces, à titre personnel et pour ce qu’ils peuvent apporter aux dix forces de l’âme des autres Juifs, dans le monde entier.

Le Rabbi résume les capacités de son émissaire de la façon suivante, comme l’indique le Likouteï Si’hot, tome 20, à la page 57 :

La définition d’un émissaire est que son action, son accomplissement, tout ce qu’il fait, de manière essentielle, n’est pas pour lui-même, mais bien pour le compte de celui qui le délègue.

 

Les bénédictions que le Rabbi accorde à celui qu’il mandate s’appliquent aussi au domaine matériel. Dans la causerie du Chabbat Parchat Béréchit 5721 (1960), figurant dans le Torat Mena’hem, tome 29, à la page 134, le Rabbi précise ceci :

Certains posent la question du pauvre, qui est exposée dans un discours ‘hassidique du Rabbi Maharach : il est vrai qu’au sein de l’enchaînement des mondes, il y a des éléments qui donnent et des éléments qui reçoivent, des riches et des pauvres, mais pourquoi la pauvreté doit-elle être le sort du pauvre ?

Et, une question similaire se pose aussi, pour ce qui fait l’objet de notre propos : pourquoi le sort d’un émissaire du Rabbi est-il de se rendre au front ? Certes, du point de vue des révélations, il n’est rien de plus haut que le maître de maison qui donne de la Tsedaka au pauvre. En revanche, si l’on envisage la quintessence, c’est précisément l’Attribut de Royauté, la Sefira la plus basse, qui a la source la plus haute. Il en est de même également pour ce qui fait l’objet de notre propos.

L’idée fondamentale est donc la suivante. Chacun doit se tenir fermement là où l’officier l’a placé. L’issue finale de la guerre, dans son ensemble, en dépend. C’est aussi le bien personnel de cet émissaire et de tous les membres de sa famille.

Lorsque chacun remplira son rôle et assumera sa mission, dans l’endroit en lequel il a été envoyé, nous mériterons l’accomplissement de la promesse selon laquelle : « la terre s’emplira de connaissance de D.ieu, comme l’eau recouvre le fond de la mer ».

 

Un émissaire du Rabbi doit assumer la mission qui lui a été confiée dans toutes les circonstances, y compris lorsque celles-ci lui semblent défavorables. Dans la causerie du 12 Tamouz 5721 (1961), figurant dans le Torat Mena’hem, tome 31, à la page 121, le Rabbi explique :

Il ne faut être troublé par personne, pas même par celui qui occupe une fonction importante. Certes, la Guemara dit que celui qui n’est pas un Tsaddik parfait doit effectivement tenir compte d’une telle situation. Néanmoins, ceci concerne uniquement celui qui doit faire usage de la force. Etant un Tsaddik qui n’est pas parfait et se trouvant opposé à un impie, dans une situation qui lui est favorable, il doit effectivement tenir compte des circonstances.

En revanche, celui qui assume la mission confiée par le chef de la génération, celui dont nous célébrons la joie, un Tsaddik parfait, celui qui est véritablement son émissaire n’introduit pas de motivations personnelles et de modifications. On sait, en effet, qu’un changement supprime totalement la mission qui a été confiée, ce qu’à D.ieu ne plaise. En pareil cas, l’émissaire reprend son indépendance.

A la différence de tout cela, on ira donc mener à bien la mission que l’on a reçue. Dès lors, on s’identifiera à celui qui l’a confiée et, quand on agira, on sera, à proprement parler, un Tsaddik parfait. C’est uniquement de cette façon que l’on ne s’affecte pas de celui qui occupe une fonction importante.

Un mouvement de la main, une simple allusion, sans effort particulier, sont alors suffisants pour que : « ils te craignent ».

 

Le Rabbi souligne, de cette façon, que la mission qu’il confie, aussi ambitieuse qu’elle puisse paraître, n’est jamais inaccessible. L’émissaire, dès lors qu’il s’investit pleinement en elle, connaît nécessairement la réussite, par les forces de celui qui le délègue. Dans une causerie prononcée le 22 Tamouz 5711 (1951), figurant dans le Likouteï Si’hot, tome 18, à la page 500, le Rabbi, s’adressant directement à ses émissaires, explique :

Malgré l’immense responsabilité que constitue cette mission, celui qui porte réellement le nom de son maître peut l’assumer pleinement, sans la moindre concession. Il peut en être ainsi pour chacun.

La mission est confiée par le Rabbi et il faut effectivement être conscient de votre responsabilité. Ceux auprès desquels vous vous rendez vous observent comme des émissaires du Rabbi, des ‘Hassidim exemplaires. Vous devez donc faire en sorte d’avoir un comportement en conséquence.

On vous observera et l’on dira voici ce qu’est un ‘Hassid Loubavitch, un élève de la Yechiva Tom’heï Temimim, un ‘Habadnik, un élève de Yechiva craignant D.ieu, ou n’importe quel autre titre que l’on voudra bien vous donner. On en déduira que telle est l’attitude des ‘Hassidim, élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim, attachés au Rabbi, ayant effectué ce voyage pour diffuser le Judaïsme, renforçant la Torah et les Mitsvot, dans les villes de province comme à New York.

L’immense responsabilité qui vous incombe est donc bien claire. Néanmoins, cette institution est celle du Rabbi et c’est lui qui vous délègue. Chacun d’entre vous peut donc assumer la mission. Non seulement il n’en résultera pas le contraire de l’honneur, ce qu’à D.ieu ne plaise, mais, à l’inverse de cela, on aura des nouvelles de la grande admiration que suscite un jeune homme de Loubavitch.

Je vous souhaite que s’accomplissent toutes les bénédictions que le Rabbi vous a accordées, en général et celles qui concernent la mission qui vous est confiée, en particulier.

Le Rabbi établit une règle de conduite devant guider l’émissaire, dans l’accomplissement de sa mission. C’est ce qu’il explique dans une causerie figurant dans le Séfer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 497 :

Il est un point qui doit être bien évident. Les détails de l’accomplissement de la mission, qui sont l’apport personnel d’un émissaire, doivent être basés sur les principes de la Torah et les directives données par celui qui confie la mission. Si l’émissaire s’en tient fermement à ce principe, les détails seront effectivement conformes à la volonté de celui qui délègue.

Le Rabbi indique de quelle manière on peut faire en sorte que les détails de l’accomplissement de la mission soient conformes à la volonté de celui qui délègue. Comme le rapporte le Likouteï Si’hot, tome 20, à la page 175, le Rabbi dit, à ce propos :

Il est nécessaire d’habituer l’ensemble de sa personnalité à mettre en pratique la volonté de celui qui délègue, d’obéir scrupuleusement à l’avis du dirigeant.

Le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, présente, à la page 420, la réponse du Rabbi à un enseignant qui voulait quitter son école pour se consacrer exclusivement à la diffusion des valeurs juives :

Pourquoi est-il nécessaire, à votre avis, que le contenu de votre mission et son endroit soient précisément selon votre avis, qui se trouve être, en l’occurrence, le contraire du mien ?

Le Rabbi en conclut que nul ne peut s’en remettre uniquement à son propre avis. Comme le rapporte le Likouteï Si’hot, tome 10, à la page 48, le Rabbi constate, à ce propos :

Celui qui reçoit une telle mission ne peut pas s’en remettre à son seul avis pour savoir s’il doit l’assumer ou non, car un homme n’est pas objectif, sur son propre compte. Son intellect peut provoquer un écart, une déviation dans le but d’écarter une mission qui le dérange.

La décision doit donc appartenir à celui qui délègue, car, en pareil cas, elle ne pourra pas être partiale, ce qu’à D.ieu ne plaise.

 

L’abnégation d’un émissaire du Rabbi, son désir de mener à bien la mission qui lui est confiée, fait de lui le partenaire de D.ieu. Lors de la réunion ‘hassidique du Chabbat Parchat ‘Hayé Sarah 5749 (1988), figurant dans le Sefer Itvaadouyot 5749, tome 1, à la page 530, le Rabbi précisa ceci :

Les émissaires sont soumis à celui qui les délègue, notamment à Celui Qui fut le premier à mandater les hommes, le Saint béni soit-Il, Créateur du monde, Qui le dirige. Cela veut dire que tous les émissaires du monde entier en sont réellement les maîtres.

Aussi, quand ils se réunissent, à l’occasion de leur congrès, venant de toute la planète, on peut dire que chaque émissaire en particulier est, à lui seul, le maître du monde, car : « quand on détient une partie de l’essence, on la possède en totalité ».

 

Le Rabbi dit aussi que ses émissaires possède la qualité de Yossef, celle de se développer et d’aller de l’avant, en permanence. Yossef est aussi le premier prénom du Rabbi Rayats. Dans une causerie du Chabbat Parchat Bechala’h, Tou Bi Chevat 5749 (1989), nouvel ans des arbres, figurant dans le Sefer Itvaadouyot 5749, tome 2, à la page 266, le Rabbi donna, à ce sujet, la précision suivante :

On doit se consacrer à la mission confiée par le chef de notre génération, la diffusion, à l’extérieur, de la Torah et du Judaïsme, y compris celle des sources de la dimension profonde de la Torah, son « huile ».

C’est le sens du verset : « D.ieu m’ajoute (Yossef) un autre fils ». Bien plus, nous venons de vivre le jour de sa Hilloula, en cette quarantième année après qu’il ait quitté ce monde, car c’est alors que : « l’on perçoit l’idée de son maître ».

En effet, « l’Eternel vous a donné un cœur pour comprendre » et, dès lors, l’influence qui est accordée et la force qui est insufflée par le Yossef de notre génération peuvent être plus grandes et plus importantes, jusqu’à obtenir le développement caractéristique de Yossef, en ce nouvel an de l’arbre.

 

A une autre occasion, le Rabbi compara la relation qu’il entretient avec ses émissaires à la circulation sanguine, dans l’organisme. Dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 585, le Rabbi explique :

Chacun doit donc assumer la mission qui lui a été confiée par le chef de la génération, savoir que celui-ci est : « le cœur de toute l’assemblée d’Israël, tout comme le cœur distribue le sang à tous les membres du cœur, puis, par la suite, le sang retourne vers le cœur.

Ainsi, le chef de la génération ne fait pas que confier la mission. Il vérifie, en outre, qu’elle est menée à bien de la manière qui convient. Lorsque les membres du corps, tous les hommes de la génération s’en reviennent vers le cœur, la source, « le cœur de toute l’assemblée d’Israël », les bénédictions se révèlent alors, d’une manière accrue, dans tous les besoins, à la fois matériellement et spirituellement, pour tous ceux qui ont mené à bien la mission avec succès.

 

Le Rabbi Rayats, prenant la succession de son père, le Rabbi Rachab, précisa qu’il le faisait à la condition de diriger les ‘Hassidim : « dans le bienfait et dans la miséricorde ». Ces termes s’appliquent, de la même façon, aux émissaires auxquels le Rabbi confie une certaine mission, comme le Rabbi le précise dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 100 :

Tout d’abord, il a été dit par le chef de notre génération, confiant la mission, qui succéda à son père à la condition que ce soit : « dans le bienfait et dans la miséricorde », ce qui s’applique aussi à ses émissaires, s’identifiant à lui, que sa bénédiction est accordée à chacun de ceux qu’il délègue, avant même qu’il se rende en l’endroit dans lequel s’exerce sa mission, dès qu’il est nommé pour la mener à bien, puis quand il commence à le faire, d’une manière effective.

 

Et, comme on l’a dit, la réussite, en la mission confiée par le Rabbi, dépend du fait qu’elle soit l’unique préoccupation de celui à qui elle est confiée, comme le Rabbi le précise lui-même, dans une lettre figurant dans ses Iguerot Kodech, tome 6, à la page 349 :

Un ‘Hassid qui est attaché à notre chef, mon beau-père et maître, le Rabbi, n’a pas d’autre souci que de mettre en pratique la mission qu’il lui a confiée. Il porte donc en lui la force de celui qui le délègue.

S’il a d’autres préoccupations, il peut être victime des attraits exercés par le monde, comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 103 :

Cette mission est celle du Rabbi et tous doivent donc l’accepter avec enthousiasme, s’y engager. Pourtant, la pénombre intense et profonde conduit certains à oublier le Rabbi, à oublier la mission qu’il confie.

Ceux-là sont alors victimes de leur corps et de la grossièreté de leur âme animale. Ils n’ont pas le bonheur de recevoir une mission.

 

La force du Rabbi, pleinement accordée à son émissaire, lui permet de résister à l’environnement dans lequel il évolue, d’y exercer une influence positive, sans subir lui-même l’effet de ce contact. Comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 149, le Rabbi indique, à ce propos :

Lorsque c’est le Rabbi qui demande, on n’avance pas uniquement par ses forces personnelles, mais par les siennes. Dès lors, même si l’on est tout seul dans cet endroit, on ne disparaît pas devant toute la ville.

On a bien conscience qu’à titre personnel, on n’est pas parfait, mais, quand c’est le Rabbi qui demande, on est animé par sa détermination et l’on sait que lui est parfait. Ainsi, une toute petite créature, dès lors qu’elle possède l’intégrité de celui qui la délègue, devient elle-même parfaite et elle ne disparaît pas.

 

Comme l’indique le Sefer Ha Cheli’hout, paru à New York, aux pages 2, 101 et 149, la mission que le Rabbi confie à son émissaire peut recevoir trois formes :

Il existe trois formes de mission :
A) l’action concrète de l’émissaire est celle de l’homme qui le mandate,
B) le membre du corps, par exemple la main de l’émissaire, exécutant la mission, devient celui de l’homme qui le mandate,
C) l’existence de l’émissaire s’identifie à celle de l’homme qui le mandate.

En outre, le Rabbi définit une quatrième forme, dans le Séfer Ha Cheli’hout, paru à New York, à la page 2 :

Puis, il y a aussi une quatrième forme. L’émissaire ne fait pas que s’identifier à celui qui le délègue. Il est celui qui le délègue, à proprement parler.

Par la suite, le Rabbi introduisit également une cinquième forme, dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5751 (1990), tome 1, à la page 152 :

On sait qu’il existe plusieurs formes de mission. Globalement, de la plus basse vers la plus haute, ce sont les suivantes :
A) l’action de l’émissaire est attribuée à celui qui le délègue, à la différence de la force d’action ou des autres forces de cet émissaire,
B) la force d’action de l’émissaire est soumise à celui qui le délègue, à la différence des autres forces de cet émissaire,
C) toute l’existence de l’émissaire, toutes ses forces, son désir, sa volonté, son intellect, ses sentiments sont totalement soumis à celui qui le délègue,
D) l’émissaire est une émanation de celui qui le délègue,
E) l’émissaire est celui qui le délègue, à proprement parler.

 

Le Rabbi insiste également sur la nécessité de rendre des comptes sur la mission confiée. Dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 596, le Rabbi souligne cette idée :

Quand d’autres personnes peuvent observer ce qui a été accompli, a fortiori quand on sait que l’on doit rendre des comptes sur ses actions à un être de chair et de sang, on en éprouve de la crainte et l’on adopte alors le comportement qui convient.

S’adressant à un groupe de ses émissaires, le Rabbi demande que l’un d’eux soit plus spécifiquement chargé de lui rendre des comptes, au nom de tous, comme le rapporte le Likouteï Si’hot, tome 24, à la page 513 :

Vous choisirez l’un d’entre vous qui sera chargé d’annoncer de bonnes nouvelles, chaque mois, de l’endroit dans lequel s’exerce votre mission.

Le Rabbi mentionne aussi cette nécessité de rendre des comptes, dans une lettre figurant dans ses Iguerot Kodech, tome 1, à la page 198 :

Nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, commentant le verset Chemot 19, 8, expliquent, dans le Me’hilta, que l’on doit rendre compte de la mission à celui qui l’a confiée, y compris quand il en a déjà connaissance.

Dans une autre lettre, figurant dans les Iguerot Kodech, tome 3, à la page 325, le Rabbi dit encore :

La force de celui qui délègue, mon beau-père et maître, le Rabbi vous accompagnera en tous vos accomplissements, afin que ceux-ci connaissent une immense réussite, jusque dans le moindre détail.

Dans une lettre du Rabbi, figurant dans le Likouteï Si’hot, tome 18, à la page 500, il est fait référence aux obstacles et aux difficultés auxquels un émissaire peut être confronté :

Vous assumez une mission confiée par le Rabbi et il est donc certain que vous connaîtrez la réussite, si vous ne gâchez rien. En effet, vous possédez en vous sa force et il vous accompagne donc, pour la mener à bien. De ce fait, il ne peut y avoir d’obstacle, de difficulté que l’on ne puisse surmonter.

Plus l’on est un réceptacle apte à intégrer tout cela, plus vite la mission sera menée à bien et avec un succès accru.

Le Rabbi répond, avec indignation, à l’un de ses émissaires, qui lui propose d’interrompre sa mission pendant quelques années, afin de poursuivre des études universitaires, comme l’indique le Likouteï Si’hot, tome 17, à la page 486 :

Point le plus important, pourquoi en voulez-vous au Rabbi au point de le traîner à l’université ? Les forces de celui qui vous délègue se trouvent en vous et lorsque votre corps se rend à l’université, votre âme divine, enfermée dans ce corps, doit l’y accompagner. Et, les forces du Rabbi se trouvant dans votre âme divine y vont aussi. Cela veut dire que vous entraînez le Rabbi avec vous, si l’on peut s’exprimer ainsi !

La mission confiée est ainsi la clé de la réussite personnelle. Dans une lettre figurant dans ses Iguerot Kodech, tome 8, à la page 244, le Rabbi écrit :

Chaque jour, nous avons recours aux bienfaits du Saint béni soit-Il. De ce fait, plus l’on assume rapidement la mission confiée par D.ieu, plus l’on accroît la bénédiction et la réussite dont chacun a besoin.

 

Le Rabbi évoque aussi la qualité personnelle de celui qui est appelé à devenir son émissaire. Dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 141, il dit :

Pour s’identifier totalement à celui qui le mandate, l’émissaire, avant même de recevoir sa mission, doit posséder une valeur personnelle, qui le rend comparable à celui qui le mandate. C’est grâce à cela qu’il pourra par la suite, quand il deviendra un émissaire, s’identifier totalement à celui qui le délègue.

Dans la causerie du 20 Mena’hem Av 5745 (1985), le Rabbi précise le sens du principe selon lequel : « un émissaire peut en nommer un autre ». Il explique, notamment :

Il faut admettre qu’en nommant un émissaire, celui qui le mandate lui donne sa propre existence. Il en est de même également quand le premier émissaire en nomme un second. Ce dernier ne fait pas que recevoir la mission. Il obtient aussi, de cette façon, l’existence de celui qui mandate.

De ce fait, lorsque la mission confiée au premier émissaire disparaît, celle du second est maintenue et il en est ainsi également pour le centième émissaire, dès lors que chacun possède en lui la force de celui qui délègue.

Dans une lettre adressée à ses émissaires en Terre sainte, le Rabbi écrit ceci :

Vous êtes les émissaires de quelqu’un de très particulier, mon beau-père et maître, le Rabbi, chef de notre génération et : « le chef est tout ».

Comme le rapporte le Likouteï Si’hot, tome 23, à la page 541, le Rabbi, faisant référence à l’initiative de la mission, écrit ceci, dans une lettre adressée à quelqu’un qui l’interroge :

On vous a dit qu’il m’appartient d’envoyer des émissaires. Il n’est pas d’usage que je prenne l’initiative, en la matière, si ce n’est pour ceux dont je suis certain qu’ils me sont attachés et dans des cas exceptionnels.

Si c’est effectivement le seul obstacle, vous vous concerterez, à ce propos et vous m’interrogerez ensuite. C’est alors que je vous communiquerai mon avis.

La condition, pour tout cela, est comme on l’a dit, la nécessité, pour un émissaire du Rabbi, de lui être indéfectiblement attaché, comme le rappelle le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 97 :

Quand est-il possible de déléguer un émissaire ? Uniquement lorsque celui-ci est sincèrement attaché. En revanche, s’il hésite, s’il pèse le pour et le contre, même si, au final, il accepte de se rendre dans cet endroit, ce temps de réflexion fait la preuve que son attachement est imparfait et qu’il est donc impossible de le déléguer en ce lieu.

 

Le Rabbi accorde également à ses émissaires une influence directe, dont ils n’ont eux-mêmes pas nécessairement connaissance. Comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 442, le Rabbi explique, à ce sujet :

Tous ces voyages sont des missions qui ont été confiées par le Rabbi, ce qui veut dire qu’il se déplace avec vous. Aussi, chaque fois qu’une influence profonde est nécessaire, vous devez en avoir conscience et vous adresser aux autres, pour cela.

En revanche, pour l’influence que le Rabbi accorde d’une manière indirecte, il n’est pas indispensable que l’émissaire ait connaissance de ce qui a résulté de sa mission.

 

C’est dans ce contexte qu’un émissaire du Rabbi lui reste pleinement attaché, y compris quand il se trouve dans un endroit lointain, afin d’y assumer la mission qui lui est confiée. Le Rabbi souligne, à ce propos, dans le Likouteï Si’hot, tome 10, à la page 108 :

L’explication du Maguid de Mézéritch à propos des anges envoyés par Yaakov s’applique aussi aux émissaires du Rabbi. Seuls leur corps, leur aspect matériel, se consacrent à la mission qui leur est confiée : « à l’extérieur ». A l’inverse, leur spiritualité reste attachée à celui qui les délègue, à Yaakov.

Cela veut dire qu’ils doivent implanter en leur cœur, d’une manière fixe, y compris quand ils mènent une action de diffusion du Judaïsme, qu’ils se trouvent : « à l’extérieur » uniquement pour y mener à bien la mission qui leur a été confiée par celui qui les délègue, sans faire intervenir la moindre préoccupation accessoire.

 

La soumission est la qualité la plus essentielle d’un émissaire du Rabbi, comme on l’a indiqué. C’est elle qui lui permet de mener à bien la mission qui lui est confiée. Dans le Sefer Ha Cheli’hout, publié à en Erets Israël, à la page 498, on trouve, à ce propos, l’explication suivante :

Commentant le verset : « Yonathan lui dit : demain sera Roch ‘Hodech et l’on se rappellera de toi, parce que ta place sera vide », la ‘Hassidout souligne que, précisément : « parce que ta place sera vide », grâce à la soumission la plus totale, on peut obtenir que : « l’on se rappellera de toi » dans les sphères célestes.

Telle est donc la valeur véritable. Quand on se soumet, en mettant en pratique la mission confiée, « ta place sera vide », on s’élèvera vers le Roi suprême, le Saint béni soit-Il, « on se rappellera de toi » et l’on s’attachera au Rabbi, chef de notre génération.

La soumission d’un émissaire est telle qu’il s’intègre à l’existence de celui qui le mandate, comme le Rabbi l’explique dans une causerie prononcée le 21 Mena’hem Av 5744 (1984) :

L’existence d’un émissaire n’est pas autonome. Elle s’insère en l’existence de celui qui le délègue, au point de ne former qu’une seule et même entité, conformément à l’explication du Maguid de Mézéritch sur le verset : « deux trompettes (‘Hatsotserot) », dont il donne la lecture suivante : « deux demi-cercles (‘Hatsaeï Tsourot) ».

Ces deux demi-cercles forment une figure unique, ainsi qu’il est dit : « ils ne formeront qu’une seule chair ».

 

Lorsque le Rabbi n’observe pas cette soumission, cette discipline militaire, il peut être conduit à en faire le reproche, parfois même en termes cinglants, comme en atteste cette lettre, figurant dans les Iguerot Kodech du Rabbi, tome 17, à la page 52 et rapportée également dans le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 97 :

Je vous considérais comme mon soldat, auquel je pouvais confier une mission dans cet endroit. Il semble, cependant, qu’avant de prendre une décision, vous devez entendre l’avis de votre mère, des membres de votre famille.

Bien entendu, ce n’est pas là l’attitude d’un soldat, qui ne fixe pas de conditions, ne demande pas pour combien de temps et ne va pas ensuite recueillir l’avis des membres de sa famille.

Le Rabbi reprend aussi, pour ses émissaires, le qualificatif de : « soldats de la maison de David », qui fut employé, pour la première fois, par le Rabbi Rachab, lors de la création de la Yechiva Tom’heï Temimim, à propos de ses élèves, qui allaient être appelés à lutter contre la pénombre profonde de la fin de l’exil, lorsque : « l’on se moque des pas de Ton Machia’h ». Comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 100, le Rabbi précise ceci :

Pour faire partie des soldats de la maison de David, l’attachement doit être parfait et non uniquement verbal, ainsi qu’il est dit : « ils le séduisent par leur bouche et, par leur langue, ils lui mentent. Leur cœur n’est pas bien disposé envers lui et ils ne sont pas fidèles à son alliance ». Or, cette alliance est précisément celle de l’attachement.

L’attachement doit aussi se manifester dans l’action concrète, qui est l’étape première. C’est uniquement après cela qu’il est possible de parler. En revanche, la seule parole ne permet en aucune façon de s’acquitter de son obligation.

 

Le Rabbi fait de l’attachement d’un ‘Hassid une règle de conduite, non pas une notion théorique. Comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 54, le Rabbi donne, à ce propos, la précision suivante :

Un ‘Hassid attaché au Rabbi n’est pas encore un véritable ‘Hassid. En effet, un véritable ‘Hassid est celui qui est attaché aux actions du Rabbi, soumis et voué à elles. C’est uniquement par l’intermédiaire de ces actions que l’on peut s’attacher à l’essence du Rabbi.

De même, le Rabbi écrit dans son Hayom Yom, à la date du 8 Iyar :

L’émissaire ne forme qu’une seule et même entité avec celui qui le délègue. Les ‘Hassidim sont des émissaires du Rabbi, de l’Admour Hazaken. Quand on agit, on est attaché et, dès lors, on l’est en tout point, on marche comme un ‘Hassid, on mange comme un ‘Hassid, on dort comme un ‘Hassid.

L’attachement au Rabbi doit permettre à un ‘Hassid de réaliser n’importe quelle activité, sans le moindre a priori, dès lors que celle-ci lui est confiée par le Rabbi. Dans une lettre figurant dans ses Iguerot Kodech, tome 3, à la page 89, le Rabbi écrit :

En fait, si l’émissaire connaît le sens du verset : « Et, Adam connut… », qui fait allusion à une perception profonde, au point de supprimer sa propre existence et son ego, d’être uniquement l’homme qui a été envoyé par celui qui le délègue, peu lui importe de se consacrer à ce qui n’est, selon sa propre analyse, que des bottines. En quoi cela le dérangerait-il ?

 

Le Rabbi a recours à plusieurs images pour illustrer l’attachement d’un ‘Hassid. L’une des plus courantes est la poignée de la porte du Rabbi. On trouve, à ce sujet, l’extrait suivant, dans le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 315 :

Un principe s’applique à chacun d’entre nous. Si le Rabbi confie une mission à quelqu’un, un certain accomplissement, celui-ci doit alors tenir la poignée de la porte du Rabbi et avancer sur : « le chemin droit qu’il nous a enseigné, parmi ses voies et que nous suivrons ». C’est ainsi que l’on est heureux dans ce monde et dans le monde futur.

Une autre image usuelle est le lien céleste, qui préserve de la chute. Il est dit, à ce propos, dans le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 97 :

Celui qui est attaché de la manière qui convient n’a aucune crainte à avoir, car il possède un lien céleste et, dès lors, selon le proverbe bien connu, « celui qui est attaché là-haut ne tombe pas en bas ».

En d’autres termes, même s’il est nécessaire qu’il se trouve « en bas » pour y effectuer sa mission, il ne tombera pas et ne chancellera pas, car il est lié là-haut. Ce n’est pas lui qui avance, mais celui qui le délègue.

Le Rabbi souligne aussi cette présence du maître près de son ‘Hassid dans le Likouteï Si’hot, tome 14, à la page 245, qui rapporte l’affirmation suivante :

Un ‘Hassid attaché à notre chef, mon beau-père et maître, le Rabbi se préoccupe uniquement de la mission qu’il lui a confiée. La force de celui qui le délègue l’accompagne donc, en tout ce qu’il accomplit.

Tout ceci permet de comprendre pourquoi la mission confiée ne doit jamais être abandonnée, comme le précise une lettre du Rabbi, figurant dans le Likouteï Si’hot, tome 17, à la page 527 :

Le Rabbi vous a confié cette mission et, à n’en pas douter, cela est préférable pour vous. Même si vos propos étaient vérifiés, vous ne devez pas changer de mission. Il vous faut mener à bien celle qui vous a été confiée !

 

Le Rabbi définit la marge de manœuvre de son émissaire, dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 497, de la façon suivante :

L’épisode des explorateurs permet d’établir que ce qui est laissé à l’appréciation de l’émissaire, « selon ton avis », concerne uniquement la façon de mettre en pratique la mission, non pas cette mission proprement dite, l’opportunité de l’assumer. L’émissaire n’a pas son mot à dire, sur ce point.

Celui qui le délègue, le Moché notre maître de cette génération, lui a expliqué que telle est sa mission. Il doit donc la mettre en pratique. Il ne peut en aucune façon faire intervenir son propre intellect, dans ce domaine, y compris quand ce que l’on attend de lui est difficile et même si : « le peuple est puissant ».

Sur le même sujet, le Rabbi dit également ceci, comme le rapporte le Likouteï Si’hot, tome 22, à la page 94 :

Un Juif doit savoir que, même lorsqu’il met en pratique l’Injonction : « nous comprendrons », lorsqu’il se sert de sa propre force d’analyse, « selon ton avis », il lui faut toujours garder à l’esprit qu’il est un émissaire de Moché.

Il ne doit pas avoir le désir d’agir de la manière dont il le comprend. Il doit savoir que telle est la Volonté de D.ieu. C’est seulement à cette condition que son intellect fonctionnera de la manière qui convient et qu’il adoptera la conclusion la plus favorable.

 

Le Rabbi définit le principe de la nomination d’un émissaire dans un texte qui figure dans le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 101 :

Il importe que celui qui délègue nomme un émissaire et lui confère sa force. S’il en était autrement, il ne pourrait pas devenir son émissaire. Ce terme établit, en effet, qu’il possède une existence propre, une force d’analyse, indépendante de celui qui le délègue. Une force particulière, celle de la Torah, est donc nécessaire pour qu’un homme puisse en désigner un autre et lui demander d’agir à sa place.

Le Rabbi précise ensuite l’effet de cette nomination, dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 139 :

Pour mener à bien la mission, il faut, tout d’abord, savoir, avoir pleinement conscience que l’on est l’émissaire du Saint béni soit-Il, que l’on ne peut donc pas modifier l’avis et la volonté de celui qui délègue, ce qu’à D.ieu ne plaise. De fait, en le faisant, on mettrait un terme immédiat à cette mission.

Sur ce même point, qui est fondamental, le Rabbi dit aussi, dans le Likouteï Si’hot, tome 11, à la page 265 :

Un émissaire fidèle ne modifie pas les termes de la mission qui lui est confiée. Il possède, en effet, la force et la détermination de celui qui le mandate, alors qu’en changeant la mission, il n’agit plus que par ses moyens propres.

 

Et, le Rabbi souligne qu’il accueillera le Machia’h en compagnie de ses émissaires, comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout publié en Erets Israël, à la page 42 :

Mon beau-père et maître, le Rabbi conclut son propos en affirmant qu’il ira, avec tous ceux qu’il a formés, tous ceux qui ont accepté la mission qu’il leur a confiée, tous ceux qui l’acceptent encore maintenant et tous ceux qui l’accepteront par la suite, à la rencontre de notre juste Machia’h, très prochainement.

 

Le Rabbi souligne aussi qu’un abus d’alcool est incompatible avec la mission qu’il confie. Comme le rapporte le Séfer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 269, le Rabbi dit, à ce propos :

Ceux qui ne savent pas limiter leur prise d’alcool ne sont pas mes émissaires et je leur demande de ne pas participer aux missions du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h. Concernant le passé, je n’ai aucune rancune envers eux, ce qu’à D.ieu ne plaise, strictement aucune.

En revanche, ceux qui ont trébuché, en la matière, doivent s’engager à respecter scrupuleusement cette limitation, à l’avenir. Ils pourront ainsi prendre part à ces missions et puisse D.ieu faire qu’ils aient une grande réussite.

 

Le Rabbi souligne également l’importance de la continuité dans le service du Rabbi, comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 274 :

Certains ont servi le Rabbi, quand il vivait encore dans ce monde, dans un domaine ou dans un autre et ils souhaitent continuer à le faire. Ils doivent donc savoir qu’en assumant la mission du Rabbi, ils le servent effectivement.

Le Rabbi est avec eux, dans l’endroit où ils se trouvent, y compris dans un pays lointain, dès lors qu’ils assument cette mission.

Il peut en être ainsi pour chacun. Le Rabbi est avec eux et ils peuvent le voir, en état d’éveil. De cette façon, ils peuvent voir aussi tous nos autres maîtres.

Le Rabbi énumère les différentes formes de ce service, dans une lettre figurant dans ses Iguerot Kodech, tome 11, à la page 332 :

Les livres des derniers Sages définissent différents aspects de la mission : l’action réalisée acquitte-t-elle celui qui délègue de son obligation ? Cette action devient-elle un accomplissement de celui qui délègue ? L’émissaire s’identifie-t-il à celui qui le délègue ?

Ceci peut être rapproché de ce qui est expliqué, notamment, dans la séquence de discours ‘hassidiques de 5666, à propos du serviteur intègre.

Le serviteur intègre est celui qui sert D.ieu en tout ce qu’il fait, qui n’a pas d’autre préoccupation que ce service. Et, le Rabbi explique que l’on peut appliquer à un émissaire le principe selon lequel : « le serviteur du roi est lui-même un roi », notamment dans la causerie du Chabbat Parchat Noa’h 5744 (1984) :

On assume la mission de mon beau-père et maître, le Rabbi, chef de notre génération, celle des chefs et des Sages d’Israël de toutes les générations, depuis Moché, notre maître, le berger fidèle, le premier berger des enfants d’Israël.

Et, il est un équivalent de Moché en chaque génération, y compris le chef de la nôtre. On peut donc se consacrer à tout cela, non seulement en « étant suffisamment humecté pour humecter les autres », mais aussi en s’identifiant à celui qui confie la mission, car : « le serviteur du roi est lui-même un roi ».

 

L’émissaire qui est à sa place se trouve ainsi face à face avec le Rabbi, comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, publié en Erets Israël, à la page 83 :

On peut se trouver, physiquement, à une distance de nombreux kilomètres, mais, en réalité, c’est précisément dans cet endroit que se trouvent les quatre coudées du Rabbi, du chef. C’est là que l’on est véritablement près de lui, tout au long de sa vie dans ce monde.

C’est de cette façon que l’on peut connaître le bien, avec tous les membres de sa famille, matériellement et spirituellement, au sens le plus littéral, ici-bas, d’une manière concrète, dans ce monde.

Bien plus, l’émissaire peut s’attacher à l’Essence de D.ieu, précisément dans l’endroit où sa mission lui est confiée, comme l’indique une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 141 :

Par chaque bonne action qu’un Juif accomplit pour mener à bien la mission qui lui est confiée, même s’il ne s’agit, en apparence, que d’une petite action, celle d’un petit enfant, l’Essence de D.ieu, béni soit-Il, se révèle !

 

Le Rabbi souligne que la mission qu’il confie est une situation définitive, comme le précise le Likouteï Si’hot, tome 21, à la page 330 :

La mission véritable ne se limite pas à une action ponctuelle, réalisée lorsque cette mission a été confiée. Elle doit se prolonger dans la durée, comme si elle était confiée, d’une façon renouvelée, à chaque instant, afin de bâtir la Résidence de D.ieu, béni soit-Il, parmi les créatures inférieures.

De ce fait, lorsqu’il délègue de nouveaux émissaires dans un endroit, le Rabbi leur souligne qu’ils poursuivent l’action de ceux qui les ont précédés. Les propos suivants sont rapportés par le Likouteï Si’hot, tome 12, à la page 241 :

Vous me transmettrez également les noms des émissaires qui vont ont précédés, depuis le début, car leur action se prolonge dans le temps et vous-même êtes chargés de poursuivre leurs accomplissements.

De même, souligne le Rabbi, son beau-père, après avoir quitté ce monde, continue à y exercer son influence, au point que l’on puisse réciter le Psaume correspondant au nombre de ses années, comme s’il vivait encore physiquement, comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 478 :

Il est certain que le Rabbi le veut et tout dépend donc de vous. Le Rabbi accomplit cette action par votre intermédiaire. Récitez donc le Psaume correspondant au nombre d’années qu’il aurait actuellement, afin d’intégrer ce qu’il attend de nous. Prenez un discours ‘hassidique du Rabbi, de même que sa photographie.

Sans doute pour la même raison, le Rabbi inclut dans le programme de la réunion de ses émissaires une visite auprès du tombeau du Rabbi Rayats, son prédécesseur. Le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, rapporte ses propos, sur ce point, à la page 85 :

Pour renforcer tout cela, il serait bon, avant la fin de votre réunion, que tous les émissaires se rendent auprès du saint tombeau de celui qui les a délégués, mon beau-père et maître, le Rabbi, chef de notre génération.

Là, vous lirez une demande de bénédiction au nom de tous les émissaires, qui la signeront. Et, vous laisserez cette demande près de son tombeau, comme le veut l’usage établi.

S’adressant à ses émissaires réunis, en 5750 (1990), le Rabbi rappelle que son beau-père, le Rabbi Rayats, a quitté ce monde en 5710 (1950) et que, selon l’affirmation de la Guemara, quarante ans sont nécessaires au disciple pour comprendre ce que son maître lui a enseigné. Il en déduit qu’il est possible, désormais, d’assumer la mission à un niveau beaucoup plus haut, comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, paru à New York, à la page 107 :

Passée la quarantième année après 5710, la mission confiée et ceux qui l’assument reçoivent une perfection nouvelle. En effet, c’est à l’issue de ce délai que : « un homme perçoit l’avis de son maître », de celui qui le délègue, mon beau-père et maître, le Rabbi.

Désormais, la soumission de l’émissaire à celui qui le délègue peut être beaucoup plus parfaite et ceci doit se révéler en toutes les forces de l’émissaire, au point de les pénétrer profondément.

Le Rabbi attend cette soumission de la part de ses émissaires, comme il le souligne lui-même dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 81 :

Avant tout, est nécessaire l’acceptation du joug de la Royauté céleste. L’émissaire doit accepter la Royauté de D.ieu, béni soit-Il. Puis, vient l’acceptation du joug des Mitsvot, le détail de ces Mitsvot et de la mission.

En ce sens, le manque de soumission est bien une faute, comme l’indique le Sefer Ha Si’hot 5750 (1990), tome 2, à la page 542 :

Le changement et l’ajout à la mission confiée par Moché furent précisément la faute des premiers explorateurs.

Et, ce manque de soumission remet en cause, à terme, la mission qui a été confiée, comme l’indique le Rabbi, selon le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 476 :

Un émissaire modifiant un seul détail de sa mission la remet totalement en cause.

 

En outre, un émissaire se distingue également par son étude de l’enseignement de celui qui le délègue, comme le Rabbi l’explique dans une causerie figurant dans le Sefer Ha Si’hot 5748 (1988), à la page 99 :

L’émissaire étudie l’enseignement de celui qui le délègue et il suscite, de cette façon, « une union extraordinaire » avec lui. De cette façon, il renforce encore plus clairement son attachement avec celui qui le mandate, tel qu’il est par lui-même.

Le Rabbi fait référence également à la mission d’un Rav, au sein de sa communauté, comme il l’indique dans une lettre, figurant dans ses Iguerot Kodech, tome 15, à la page 247 :

L’objet et la puissance d’un Rav sont d’être l’émissaire qui transmet l’avis de la Torah. Sa mission réside dans les piliers de la Torah, les premiers Sages, les plus antérieurs, ceux qui ont reçu l’ordination, d’une génération à l’autre, depuis Moché, notre maître, qui reçut la Torah sur le mont Sinaï et qui fut lui-même l’émissaire de D.ieu.

 

Le Rabbi souligne l’importance de conserver une trace en images des activités de ses émissaires, comme le rapporte le Sefer Ha Cheli’hout, paru en Erets Israël, à la page 193 :

Il serait bon que vous fassiez parvenir des photographies, l’une du Beth ‘Habad, les autres d’une réunion ‘hassidique des Tsivot Hachem, les armées de D.ieu, d’une réunion des Anciens d’Israël et d’une réunion de ceux qui ont un âge intermédiaire, de même qu’une photographie des autres activités.

Comme le veut l’usage, dans ce pays, lorsque l’on montre une photographie, on est plus efficace qu’avec de nombreuses paroles.