par hassidout | 30 Déc, 2019 – 2 Tevet 5780 | FRANCE |
La Fête De Hanouka Célébrée Sur La Place Foch.
La fête de Hanouka organisé par le Beth Habad de Corse, s’est déroulée dimanche soir sur la place Foch en présence de rav Levi Pinson et de Laurent Marcangeli maire d’Ajaccio.
Hanoucca est une fête juive d’institution rabbinique, commémorant la réinauguration de l’autel des offrandes dans le Second Temple de Jérusalem, lors de son retour au culte judaïque, trois ans après son interdiction par Antiochus IV des Séleucides. Elle marque une importante victoire militaire des Maccabées et symbolise la résistance spirituelle du judaïsme à l’assimilation grecque.
Selon la tradition rabbinique, au cours de cette consécration se produit le miracle de la fiole d’huile, permettant aux prêtres du Temple de faire brûler pendant huit jours une quantité d’huile à peine suffisante pour une journée. C’est pourquoi Hanoucca est aussi appelée la Fête des Lumières.
Elle est célébrée à partir du 25 kislev (qui correspond, selon les années, aux mois de novembre ou décembre dans le calendrier grégorien) et dure huit jours, jusqu’au 2 ou 3 tevet (en fonction de la longueur de kislev, mois de 29 ou 30 jours).
Les pratiques et coutumes qui s’y rattachent sont liées au miracle de la fiole d’huile, en particulier l’allumage du chandelier à neuf branches de Hanoucca pendant les huit jours de la fête et la consommation de friandises à base d’huile d’olive (latkes, soufganiyot, etc.). On y joue aussi avec des toupies à quatre faces.
par hassidout | 30 Déc, 2019 – 2 Tevet 5780 | ISRAEL |
Il a quinze ans naissait 100% LaHayal, répondant ainsi à un voeu fait par son Président, Daniel Pinto. L’ancien Grand Rabbin de France, Rav Yossef Haïm Sitruk a »h, et l’ancien Grand Rabbin d’Israël, Rav Morde’hai Eliahou a »h, avaient apporté leur parrainage à l’association.
Depuis, l’association a parcouru le pays en long et en large, distribuant des gilets polaires, des Tefillines ou des défibrillateurs, parcourant le pays d’est en ouest et du nord au sud pour apporter aux soldats des Hanoukiyot et des beignets à Hanoucca, ou proposer des lectures de la Meguila et des Michloa’h Manot à Pourim.
Ainsi, c’est pour être fidèle à sa mission de générosité que 100% LaHayal a organisé cette année, durant les quatre jours de ‘hol Hamoëd, une fête de Souccot grandiose dans des bases d’unités combattantes de Tsahal, dont l’unité Magav. On appelle également Souccot «Zman Sim’haténou», le temps de notre joie.
A cette occasion, 100% LaHayal avait transporté une Soucca mobile, qui selon les préceptes de la Torah est une véritable protection divine et une Soucca démontable géante, pouvant contenir plus de 100 soldats. Un des souvenirs les plus poignants est ce jour où 100% LaHayal a été invitée dans une base qui se trouvait au sud de la Mer Morte, dans l’Arava, une région désertique. Il faisait 50 degrés. La chaleur était si forte que des hommes avaient tendu un filet afin que les soldats puissent jouir d’une atmosphère ombragée.
Après les bénédictions sur les quatre espèces – l’étrog ou cédrat, le loulav ou palme de dattier, l’hadass ou branche de myrthe et l’arava ou branche de saule – il y eut le discours de Daniel Pinto, le président de l’Association :
« Les soldats que nous sommes venus soutenir aujourd’hui sont les garants de notre survie. Nous avons le devoir de faire le maximum pour eux ».
« Il suffit d’entendre les menaces qui fusent tout autour de nous pour comprendre et agir. Même si le pays est très sûr, protégé par Dieu et nos soldats, il ne faut jamais oublier notre devoir de solidarité ! »
« Je profite des prières que nous avons faites ensemble sur les quatre espèces pour vous rappeler qu’elles sont le symbole de l’union du peuple, elles représentent les quatre sortes de Juifs que notre peuple comporte, et je peux vous affirmer que lorsque Machia’h viendra, ces quatre Juifs différents seront réunis, car la Délivrance finale ne laissera aucun Juif sur le côté. »
« Le devoir de chaque Juif est de se sentir responsable d’un autre Juif. Ce qui explique notre engagement sans relâche. 100% LaHayal est comme Souccot, un combat continu qui nous rappelle notre devoir. Aider les soldats de façon permanente, les faire participer à la joie de Souccot nous obligent à comprendre ce que les mères juives nous donnent. »
« Aider ces soldats, qui sont là pour assurer notre défense, c’est faire honneur à notre Histoire et à notre pays. Souvenez- vous de ces mots : les pères donneront leur coeur aux enfants et les enfants ramèneront leur coeur à leurs pères. Nous sommes redevables à ces jeunes soldats car ils portent en eux nos valeurs. Grâce à eux le peuple juif deviendra la lumière des peuples, et croyez-moi, il n›a pas fini d’étonner le monde. »
« Ces soldats sont les gardiens du peuple juif. La défense d’Israël concerne chacun. C’est pourquoi nous avons besoin de vous, ils ont besoin de vous ! 100% LaHayal sera toujours près d’eux, jamais nous ne les oublierons. »
« Ce combat est aussi votre combat ! Soyons généreux car quand nous ouvrez notre coeur pour eux, c’est aussi pour nous que nous le faisons. En aidant les soldats de Tsahal, c’est le peuple juif tout entier que nous aidons »
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par hassidout | 30 Déc, 2019 – 2 Tevet 5780 | FRANCE |

Par Thibault Chaffotte / Le Parisien
Musique tonitruante, scène en plein air et écrans géants, il régnait une ambiance de fête samedi soir avenue Paul-Valery, devant la Grande synagogue de Sarcelles. La communauté juive fêtait le 7 e jour de Hanouka, la fête des lumières, qui se tient pendant huit jours. Près de 600 personnes ont participé à cet événement aussi religieux que festif, organisé par les institutions Loubavitch du Val-d’Oise.
« Nous allons allumer la 7e bougie », explique Chemauel Maarek, animateur de la soirée et représentant des institutions Loubavitch du Val-d’Oise. Chaque jour, une nouvelle bougie de la Menorah, le chandelier, est allumée. Cet événement commémore le miracle de la fiole d’huile qui, bien que réduite, a fourni miraculeusement de la lumière pendant huit jours pour éclairer le temple de Jérusalem après sa reconquête.
Depuis plusieurs années
« Dans chaque juif, il y a une petite fiole qui est scellée du sceau du Grand prêtre », a soulignéle rabbin Yaakov Bitton, délégué Loubavitch de Sarcelles. C’est ce dernier qui a lancé ces allumages publics de Hanouka à Sarcelles il y a une dizaine d’années. « Quand il est venu me dire qu’il voulait faire ça à Sarcelles, j’y ai cru et c’est comme ça qu’on a mis ça en œuvre », a rappelé François Pupponi, député (DVG) et ancien maire de la ville.
Sarcelles. Le député (DVG) François Pupponi, tout comme le maire (PS) Patrick Haddad étaient présents.LP/T.C.
« C’est un moment de joie partagée »
« C’est quelque chose de fort. Et les enfants attendent ça avec impatience », souligne Gilbert, venu de Strasbourg passer les fêtes en famille à Sarcelles. Ils reçoivent à cette occasion des cadeaux. « C’est un moment de joie partagée », souligne Eric, 62 ans. « C’est le triomphe de la joie sur la tristesse », ajoute Abraham, 77 ans, dont 50 à Sarcelles.
Rabbins et représentants officiels se sont succédé sur scène pour allumer les sept bougies à la fin de la cérémonie après plusieurs interventions entrecoupées de musique hassidique.
par hassidout | 30 Déc, 2019 – 2 Tevet 5780 | INTERNATIONAL |
«Vous allez construire une Ménorah en Lego ? Entièrement en Lego ? Sérieusement ?» Telles furent les premières réactions dans notre communauté quand on apprit que, cette année, nous avions décidé de construire notre Ménorah en Lego. Oui, nous étions décidés : la ville de Santa Barbara en Californie serait gâtée avec une fête de ‘Hanouccah comme jamais auparavant !
Nous avons envoyé des cartes postales pour annoncer l’événement, nous avons déposé des fascicules dans tous les magasins juifs. La Ménorah en Lego était dans toutes les conversations : «Vous avez entendu la nouvelle idée des Loubavitch cette année ?», «Ils ont toujours des idées si originales !» ou encore : «Mes enfants attendent avec impatience de voir la Ménorah en Lego !» Je contactai le journal local pour un espace publicitaire dans la liste des événements du mois. Comme «par hasard», la standardiste me transféra sur un «mauvais» numéro : quand j’expliquai pourquoi je téléphonai, la personne au bout du fil m’informa que je m’étais trompée de service mais que cela l’intéressait néanmoins puisqu’elle éditait son propre guide qui devait être imprimé le jour même pour la fête américaine de Thanksgiving ! Je lui envoyai donc immédiatement par email la documentation que m’avaient fait parvenir auparavant d’autres émissaires du Rabbi (un grand merci à mes prédécesseurs dans cette entreprise !) qui avaient eux aussi construit une immense Ménorah en Lego.
Le jour de Thanksgiving, je me précipitai bien sûr sur le guide en question : la Ménorah en Lego était en Une ! L’éditrice avait trouvé l’idée réellement formidable : utiliser des objets aussi simples que les Lego pour créer un symbole hautement spirituel !
Quant au journal local, la nouvelle responsable de la section religion s’emballa elle aussi pour cette idée : «Je connais tout sur le mouvement Loubavitch ! Quand je suis devenue responsable de cette rubrique religion, j’ai assisté à une conférence donnée par la reporter Sue Fishkoff qui nous a présenté son livre sur «L’Armée du Rabbi» et je l’ai trouvé vraiment impressionnant !»
Après la publicité, venait la partie logistique. Samedi soir avant la fête, nous avons entrepris de construire la Ménorah devant notre garage pour vérifier sa viabilité. Les gens n’auraient pas la patience de nous voir la construire et hésiter sous leurs yeux en nous ridiculisant le jour de l’allumage. La tige centrale mesurait 1,80 mètre, les branches 90 centimètres sur 120. Toute la structure avait une hauteur de plus de 3 mètres. Il nous a fallu plusieurs essais avant de parvenir à construire quelque chose de stable et de mémoriser la façon d’emboîter toutes les pièces.
C’est alors qu’il commença à pleuvoir. Nous avons vite rangé les Lego à l’intérieur, en les démontant au passage afin qu’ils ne se mouillent pas. En consultant la météo, nous avons appris avec angoisse que la pluie était au programme mardi, justement le jour prévu pour notre allumage !
Le lendemain, dimanche, les coups de téléphone affluèrent : «Ella ! Tu as vu les prévisions de la météo ?». Feignant l’insouciance, j’affirmai qu’il ne pleuvrait pas, qu’il ne pourrait pas pleuvoir ! Nous allions procéder à cet allumage, certainement avec la bénédiction du Rabbi et il ne pleuvrait pas, promis !
Inutile de préciser que nous avons prié ! Beaucoup !
Le lendemain matin, je me réveillai au son de la pluie… et du déluge d’appels téléphoniques… Oui ! Nous persistions à prévoir notre allumage le lendemain et chacun devait prier avec nous pour la réussite de l’événement. Le programme était vraiment intéressant, plairait aux enfants comme aux adultes, la publicité avait été à la hauteur et D.ieu Lui-même devait nous aider, nous avions agi et Il devait nous aider !
Chaque mardi matin, je rends visite à des patients à l’hôpital : ce mardi matin, je ne voulus pas faire d’exceptions. Je quittai la maison sous la pluie, j’arrivai à l’hôpital sous la pluie ; tandis que je parlais avec mes patients habituels, je récitais avec eux des Tehilim (Psaumes) pour leur guérison et leur demandai de prier pour la réussite de notre fête le soir même. Je leur expliquai que la pluie devait absolument s’arrêter et tous m’assurèrent qu’ils prieraient de toutes leurs forces, notre allumage serait en première place dans leurs pensées et leurs prières – malgré leurs propres soucis et souffrances !
L’allumage était prévu à 17 heures. A 15h 45, sous une pluie battante, nous avons chargé la camionnette avec les LEGO, les rafraîchissements, les beignets, les fascicules… et nous avons pris la direction du grand centre commercial. Avant de partir, nous avions changé le message du répondeur téléphonique afin que les gens sachent que, quoi qu’il arrive, l’allumage aurait lieu !
Mais, en route, la pluie devint de plus en plus forte !
A l’arrivée, nous avons déballé les 47 boîtes de LEGO et tout le reste – sous la pluie.
A 17 heures pile, au moment où l’allumage devait commencer, la pluie cessa ! Soudain ! Elle ne s’est pas arrêtée doucement mais elle cessa subitement, complètement.
Et la pluie ne recommença qu’à 18 heures 30 ! Une fois que nous avions tout démonté et remballé !
C’était le premier miracle.
Quant au second…
Quand il pleut à Santa Barbara – comme d’ailleurs dans toute la Californie – les gens restent chez eux ; ils annulent les rendez-vous, se recroquevillent dans leurs lits et hibernent. J’ignore pourquoi mais telle est la mentalité là-bas. Je n’exagère pas en affirmant que, quand nous sommes arrivés dans le centre commercial, il n’y avait pas âme qui vive présente ! Mais au fur et à mesure que nous avons construit notre Ménorah en Lego, plus de 250 personnes apparurent pour admirer la performance, chanter la lumière, déguster des beignets et se réjouir de leur identité juive.
Des jours et des semaines plus tard, on entendait encore les gens répéter que, oui, vraiment, ‘Hanouccah était la fête des miracles et qu’ils avaient bravé la pluie avec les Loubavitch de l’endroit pour admirer notre Ménorah en Lego alors que la pluie s’était brusquement arrêtée. Juste pour notre allumage !
Allumage qui fit d’ailleurs la une du journal du lendemain !
Ella Loschak – N’shei Chabad Newsletter N° 6602
Traduite par Feiga Lubecki