L’Assemblée générale des Nations unies a tenu une séance houleuse sur le blocus du détroit d’Ormuz et les atteintes à la liberté de navigation. L’ambassadeur d’Israël Danny Danon a vivement pris à partie son homologue français, l’accusant de complicité avec le mécanisme de pression iranien. Il a qualifié les agissements de Téhéran de « terrorisme économique » et lancé un avertissement solennel : « Celui qui paie aujourd’hui paiera un prix bien plus élevé demain. »

 

 

 

Une séance d’urgence après l’échec au Conseil de sécurité

L’Assemblée générale des Nations unies a tenu ce jour (samedi) un débat agité sur le blocus du détroit d’Ormuz et les entraves à la liberté de navigation, après qu’une résolution sur le sujet n’avait pu être adoptée au Conseil de sécurité. Au cours de la séance, l’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Danny Danon, a attaqué avec véhémence les États qui ont choisi de coopérer avec le mécanisme de pression iranien plutôt que de lui faire face.

La France dans le viseur : une question qui fait mouche

L’ambassadeur Danon a adressé un message direct et percutant à son homologue français, lui lançant : « Selon des rapports internationaux, un navire appartenant à des intérêts français a traversé le détroit d’Ormuz en toute sécurité tandis que d’autres étaient arraisonnés. La question est donc simple : combien avez-vous payé l’Iran ? » Danon a ajouté que céder à l’extorsion ne fait que renforcer ceux qui menacent le monde, sans jamais les arrêter.

« Terrorisme économique » : l’accusation israélienne contre Téhéran

Danon a qualifié les agissements de l’Iran dans le détroit d’Ormuz de « terrorisme économique » et a souligné que la poursuite de la capitulation face à la pression iranienne ne faisait que consolider le mécanisme d’intimidation dirigé contre le commerce international. « Celui qui paie l’Iran sous la contrainte n’achète pas la paix — il renforce son arsenal de menaces », a martelé l’ambassadeur Danon.

Le précédent du navire français CMA CGM Kribi

Pour mémoire, au début du mois, les 2 et 3 avril, le porte-conteneurs CMA CGM Kribi, appartenant à la compagnie maritime française CMA CGM, avait traversé le détroit d’Ormuz sans encombre. C’était le premier navire lié à l’Europe occidentale à y parvenir depuis le déclenchement de la crise avec l’Iran, à la fin du mois de février.