Lors du Farbrenguen du 2 Iyar 5710 (1950), le Rabbi a insisté sur l’importance d’un attachement total et indéfectible au Rabbi précédent. Il a relaté l’histoire d’un jeune homme venu lui rapporter avec enthousiasme une parole du Rabbi précédent, avant d’en livrer une explication décisive. Cette précision, ajoutée par le Rabbi lui-même au transcript de la Sicha, éclaire avec force le principe fondamental de l’attachement à la « tête » de sa propre génération.
Le récit du jeune homme
Quelques jours avant le Farbrenguen, un jeune homme s’était présenté devant le Rabbi et lui avait rapporté avec une grande ferveur que le Rabbi précédent lui avait un jour déclaré : « Si tu te connectes à moi, tu seras connecté à celui auquel je suis connecté. » Le Rabbi, ne souhaitant pas éteindre cet enthousiasme, n’avait pas voulu le tempérer sur le moment. Mais la vérité, précise-t-il, méritait d’être dite.
Une question qui ne se pose pas
Pourquoi, en réalité, nous importerait-il de savoir à qui est connecté le Rabbi précédent ? Nous, nous nous connectons à lui — et pour nous, il n’existe rien au-delà de cela. La question ne se pose tout simplement pas, car elle porterait notre regard ailleurs que là où il doit être.
La parabole du membre et de la tête
Le Rabbi illustre cette idée par une image saisissante. On peut dire d’un membre du corps qu’il tire sa vitalité du foie, ou plus haut encore, du cœur, ou plus haut encore, du cerveau de cette même personne. Mais on ne saurait ni dire ni envisager que ce membre tire sa substance du cerveau d’une autre personne. Car il s’agit d’un membre vivant, et pour qu’il demeure pleinement vivant — et non suspendu à un fil, has vé-chalom — il doit impérativement rester connecté à la tête de ce corps, de ce membre lui-même.
La tête et la couronne de notre génération
Il en va de même pour la « tête » et la « couronne » de notre génération. Chacun doit chercher à demeurer connecté à la tête de sa propre génération, sans chercher à orienter ce lien vers quelque élément qui lui serait extérieur. C’est dans cet attachement plein et entier — sans détour ni questionnement — que réside la vitalité véritable du ‘hassid.
















