Un document historique inédit révèle qu’il y a exactement cent ans, le Rabbi de Loubavitch avait reçu une autorisation officielle d’immigration pour la Terre d’Israël. Cette découverte majeure, mise au jour par une maison de ventes aux enchères, apporte un éclairage nouveau sur un chapitre méconnu de la jeunesse du Rabbi. Les circonstances entourant ce projet demeurent entourées de mystère.
Une révélation inattendue
Une découverte historique de première importance a été dévoilée ces derniers jours, révélant l’existence d’un projet potentiel de visite du Rabbi en Terre Sainte il y a un siècle. Un document jusqu’alors inconnu, actuellement proposé par la maison Moreshet Auction House dans le cadre de sa vingtième vente aux enchères Habad, atteste que le Rabbi avait obtenu l’autorisation du département de l’immigration pour s’établir en Terre d’Israël.
Daté du 21 Tevet 5686 (1926), soit presque exactement cent ans auparavant, ce document apporte un éclairage inédit sur une période méconnue de la jeunesse du Rabbi.
Le contenu du document
La lettre dactylographiée, enrichie d’annotations manuscrites, fut adressée à Reb Israël Asher Leiba, de mémoire bénie, un proche parent du Rabbi, éminent ‘hassid Habad à Jérusalem et membre de la direction du Kollel Habad.
Le document, émanant du département de l’immigration Mizra’hi, désigne le Rabbi comme le neveu de Reb Israël Asher, une présentation vraisemblablement adoptée pour faciliter l’obtention du visa. Il stipule textuellement :
« Conformément à sa demande, nous avons inscrit le nom du fils de sa sœur, Schneerson Mendel d’Ekaterinoslav (Russie) [aujourd’hui Dnipro, dans la région de Dnipropetrovsk en Ukraine, ville natale et lieu de résidence du Rabbi à l’époque], sur la liste des immigrants invités par leurs proches en Terre d’Israël et l’administration sioniste.
Un permis d’entrée a déjà été transmis au consul britannique à Moscou. Le fils de sa sœur devra présenter le permis officiel, accompagné de cette lettre, au consul afin d’obtenir un visa pour immigrer en Terre d’Israël. »
Une position bien établie
La position du Rabbi concernant un éventuel déménagement ou même une simple visite en Terre d’Israël est bien connue et a été évoquée par le Rabbi à maintes reprises. Jusqu’à présent, aucune trace n’existait de projets concrets du Rabbi pour se rendre en Terre Sainte.
De nombreuses questions en suspens
De multiples interrogations demeurent sans réponse : le Rabbi a-t-il personnellement sollicité cette autorisation par l’intermédiaire de Reb Israël Asher ? Ce dernier a-t-il agi de sa propre initiative ? A-t-il peut-être été sollicité par un tiers ? Et dans cette hypothèse, quelle était la raison motivant ce voyage du Rabbi ?
Il reste également difficile de comprendre pourquoi le Rabbi n’a finalement jamais utilisé ce permis.
Il est remarquable que cette lettre précède de près de trois années le mariage du Rabbi, bien que celui-ci fût déjà profondément lié au Rabbi précédent. Il convient également de souligner que Reb Israël Asher Leiba avait réussi à obtenir des permis d’entrée pour les parents du Rabbi, le Rav Levi Its’hak et la Rabbanit ‘Hana, en Tamouz 5680 (1920). Cependant, pour des raisons encore inexpliquées, ce permis, à l’instar de celui du Rabbi, ne fut jamais utilisé.
Un trésor pour les historiens
Ce document nouvellement mis au jour offre un aperçu fascinant d’un chapitre peu connu de la jeunesse du Rabbi, fournissant aux historiens et aux ‘Hassidim une perspective nouvelle sur ce qui a pu se produire durant ces années.
















