Une interview realisee par Mendy Pellin il y a quelques années nous plonge dans l’univers fascinant de Charlie Buttons, personnage emblématique des célébrations juives de Brooklyn. Cette interview intime révèle le parcours atypique d’un homme licencié quatre fois du service postal américain, devenu incontournable dans la communauté. Entre ses ballons colorés et sa philosophie unique, Charlie Buttons nous livre sa vision singulière du monde.
L’interview tant attendue
« Bienvenue à cette édition très spéciale du Mendy Pellin. Pendant que notre équipe est en vacances pour les fêtes de Shavouot, nous vous avons préparé un moment exceptionnel. Pour tous ceux qui l’ont demandé, voici l’intégrale de l’interview de Charlie Buttons. Alors, servez-vous un morceau de cheesecake, détendez-vous et profitez de l’émission de cette semaine, » annonce Mendy en ouverture de son émission.
Le présentateur ne cache pas ses motivations : « Tout ce que je veux vraiment, c’est essayer sa salopette. C’est tout ce que je veux depuis que je suis petit. J’ai toujours été un grand fan, j’ai toujours voulu essayer sa salopette, et j’espère que si on crée une connexion, j’y arriverai peut-être. » Cette ambiance décontractée donne le ton à une conversation authentique et sans filtre.
Le traumatisme postal et la renaissance
La première révélation est percutante : Charlie a été licencié quatre fois du service postal américain. « C’était une expérience traumatisante, » confie-t-il. « J’essaie de récupérer mon poste, mais ce n’est pas facile. Dans le service postal, vous avez besoin d’un Rav, d’un parrain, d’un sponsor. Le problème, c’est que j’ai probablement le meilleur Rav et parrain du métier, mais je ne voyais pas la forêt à cause des arbres. »
Cette perte professionnelle a créé un vide que Charlie a choisi de combler d’une façon particulière. « J’avais besoin de quelque chose pour remplacer ce vide, et aller aux simhas (célébrations) a comblé ce manque, » explique-t-il. « Mais c’était aussi une distraction, car je devrais consacrer plus de temps à récupérer mon poste au service postal. »
L’art des ballons comme mission divine
Le talent de Charlie pour les ballons est devenu légendaire. « Ça remonte à des années. Je suis venu à un mariage et je devais faire quelque chose. Alors quelqu’un a dit ‘des ballons’, et j’ai répondu ‘super’, » raconte-t-il avec simplicité. Son record ? « Deux sacs en une journée, soit environ 200 ballons. »
Lorsque Mendy lui demande s’il pense qu’il devrait être payé pour cette activité, Charlie répond : « Ce serait bien. Ça couvrirait mes dépenses en ballons et autres choses. Mais vous savez, si j’ai besoin d’argent pour plus de ballons, je leur dis simplement que j’ai besoin d’argent pour plus de ballons. » Cette mission, Charlie la poursuit sur instruction divine : « C’est ce que le Rav a dit. C’est pourquoi je vais aux mariages. »
Une spiritualité vécue au quotidien
La vie de Charlie est imprégnée de spiritualité. Il passe la majeure partie de ses journées à la synagogue Lincoln Square. « Je ne fais pas vraiment quelque chose de spécial, je me prépare simplement, je rassemble mon équipement, » explique-t-il avec modestie. Lorsqu’on lui demande son mikva préféré, il répond sans hésiter : « Le mikva Union » avant d’entonner : « Purifié, glorifié et sanctifié. Pur, glorieux et saint. Prépare-toi à rencontrer le Seigneur. »
Charlie évoque également son « malakh » (ange) personnel, qui lui indique où se rendre. « Il a une barbe… blanche, » révèle-t-il, avant de s’interrompre : « C’est poser beaucoup de questions. Je ne devrais pas révéler tous ces détails sur mon malakh. »
Entre prophéties et salopette
L’interview prend un tournant mystique lorsque Charlie évoque une prophétie : « Le Rav Rodman de Las Vegas m’a donné des probabilités que les États-Unis soient à nouveau attaqués si je ne récupère pas mon poste au service postal. » Cette déclaration énigmatique s’inscrit dans une vision du monde où les événements personnels et collectifs sont interconnectés.
Le moment tant attendu arrive enfin en conclusion de l’interview. « Puis-je essayer votre salopette maintenant ? » demande Mendy avec excitation. La scène qui suit, où Mendy enfile la célèbre salopette de Charlie, marque l’apothéose de cette rencontre extraordinaire. « C’est comme une double boucle, » s’exclame Mendy. « Nous avons la chanson de la salopette, tous ensemble dans la salopette. »
« Wow, c’était révélateur, » conclut Mendy. « Merci d’avoir regardé cette édition spéciale Farbrengen. Rendez-vous la semaine prochaine pour notre programmation régulière du Mendy Pellin. Merci de nous suivre et rappelez-vous que le schnazzle s’arrête ici, car nous veillons sur vous. »
















