Cette étude est dédiée à la mémoire du Rav Binyamin Wolf, émissaire du Rabbi à Hanovre en Allemagne. (Son 3ème anniversaire de décès, ou Yahrtzeit, aura lieu Chabbat prochain, le 1er Iyar). L’étude porte sur le prénom Binyamin, en sa mémoire.
La Michna dans le traité Kélim enseigne les lois de pureté et d’impureté de différents ustensiles ; dans le chapitre 29, elle évoque les lois concernant les anses de différents récipients.
L’anse d’un Kéli (ustensile) fait intégralement partie de lui puisqu’elle lui est utile. Dans le cas où l’ustensile devient impur, il en est de même pour l’anse.
La Michna détermine la mesure de l’anse qui peut être considérée comme l’ustensile lui-même ; au-delà, l’anse n’est qu’un rajout et ne contacte pas l’impureté.
Rabbi Lévi Yts’hak explique le sens profond de cette Michna ; il écrit que le grand et le petit marteau font référence à Yossef et Binyamin. Yossef représente le grand marteau et Binyamin le petit marteau.
Yossef Hatsadik – le Juste – correspond à l’attribut du Yéssod : donc le « Patich » (grand marteau) correspond à Yéssod comme il est rapporté dans le livre « Méorei Or ».
Selon Rabbi Lévi Yts’hak, ceci est allusionné dans la valeur numérique de « Patich » – 399.
L’attribut du Yéssod fait référence à l’alliance de la Mila (circoncision) et représente le nom Divin Chin-Dalèt-Youd.
Étant donné que la Mitsva de la Mila et le nom « Chin-Dalèt-Youd » correspondent à l’attribut du Yéssod et que, en additionnant leurs valeurs numériques (« Mila » 85, plus le Nom « Chin-Dalèt-Youd » 314), on obtient un total de 399 – exactement la valeur de « Patich », le grand marteau.
Yossef frappa la pierre comme s’il avait un marteau en main, et le prophète Yirmiyahou décrit ainsi cette scène: » Le marteau qui fait voler en éclats le rocher ». De fait, le « Patich » fait référence à l’attribut du Yéssod et à Yossef. Binyamin, qui est plus jeune que Yossef, est appelé « Bèn Patich », le petit marteau.
Selon la Michna, la longueur de l’anse du grand marteau est de six paumes et celle du petit marteau est de cinq paumes. Cela met en allusion les symboles de Yossef et de Binyamin.
Rabbi Lévi Yts’hak ajoute que, lorsque Yaakov Avinou envoya un présent à Yossef par l’intermédiaire de ses frères, il lui donna six objets, comme le raconte la Torah : « un peu de baume, un peu de miel, des aromates et du lotus, des pistaches et des amandes. » Cela est dû au fait que Yossef (le grand marteau) correspond au chiffre six : c’est pourquoi Yaakov Avinou lui envoya et lui donna un nombre de six.
Tandis que Yossef, quand il donna un cadeau à Binyamin, la Torah raconte que : « la part de Benjamin était cinq fois supérieure à celles des autres ». Puisque Binyamin se caractérise par le chiffre cinq, Yossef lui attribua aussi un présent avec le chiffre cinq.
(D’après Torat Lévi Yts’hak page 344 – TEXTE ORIGINAL: RAV ELI WOLF – TRADUCTION: L. BENCH – CORRECTION: F. LUBECKI – PUBLICATION: RAV MEIR LUBECKI – BETH LOUBAVITCH PARIS III)
















