Plus de 5000 personnes se sont rassemblées pour célébrer le « Roch Hachana de la ‘Hassidout ». Entre discours inspirants, témoignages poignants et enseignements profonds, cette soirée exceptionnelle a marqué les esprits de la communauté juive francophone. Le Rav Binyamin Biton, venu spécialement du Canada, et le Grand Rabbin Michel Gugenheim ont livré des interventions mémorables sur l’essence de la ‘Hassidout.
L’ouverture : bienvenue au Nouvel An de la ‘Hassidout
Au nom du Beth Loubavitch, le Rav Mendy Azimov a souhaité la bienvenue à cette assemblée de Youd-Teth Kislev en rappelant les mots du Rabbi dans le Hayom Yom du jour : « Bonne année dans l’étude de la ‘Hassidout et dans le respect de ses chemins. »
C’est en ce jour, en 1798, que Rabbi Chnéor Zalman, fondateur de la ‘Hassidout Habad, fut libéré de son emprisonnement dans la Russie tsariste. Rabbi Chnéor Zalman voyait dans ces événements le reflet d’un processus spirituel, comme si une accusation céleste cherchait à freiner la diffusion de la ‘Hassidout. Sa libération fut alors comprise comme un signe céleste, un feu vert d’en haut : l’autorisation de continuer à répandre et diffuser la ‘Hassidout.
« Mais qu’est-ce que la ‘Hassidout ? C’est l’âme de la Torah. De la même manière que le corps reçoit sa vie de l’âme, les Hala’hot, les lois de la Torah, le corps de la Torah, reçoivent leur souffle, leur sens et leur profondeur de la ‘Hassidout. Si la Torah nous enseigne ce qu’il faut faire, la ‘Hassidout enseigne pourquoi nous le faisons. La ‘Hassidout révèle l’intérieur, le sens et la lumière. C’est cette flamme qui éclaire le peuple juif depuis des générations et transforme notre vision du monde. »
Le télégramme du Rabbi pour les grands rassemblements
Un message que le Rabbi avait envoyé pour les grands rassemblements de Youd-Teth Kislev a été lu solennellement : « Que ce soit la volonté de D.ieu que chez chacun et chacune se réalise pleinement « Pada béchalom » – Il m’a délivré en paix – dans toute sa portée. Que vous réussissiez dans la fabrication des récipients pour cela, comme le sage explique sur ce verset : cela se réfère à celui qui consacre sa vie à l’étude de la Torah, la partie révélée et la ‘Hassidout, ainsi qu’à la générosité et à la prière. Et que tout cela se fasse de manière expansive, en commençant par toutes les campagnes de Mitsvot. Particulièrement cette année où ce jour tombe un mardi, jour où la Torah dit « Ki Tov » deux fois – le bien y a été doublé. Que soit hâtée la réalisation de la promesse : Hachem, D.ieu des armées, nous ramènera et fera briller Sa face sur nous, et qu’Il nous délivre par la délivrance véritable et complète avec la venue du Machia’h. »
Le Hayom Yom et le Tania du jour
Un jeune élève du Beth Rivka a récité le Hayom Yom : « Il n’est pas écrit « à part Toi je ne désire rien » signifie que l’on ne désire rien en dehors de D.ieu, pas même le ciel ou la terre, c’est-à-dire le Gan Eden supérieur et le Gan Eden inférieur. Car ceux-ci ne furent créés que par une seule lettre. L’amour doit être dirigé vers Lui seulement, c’est-à-dire vers Son Être et Son Essence. C’est ainsi que s’exprimait mon maître, l’Admour Hazaken, lorsqu’il était en état d’extase et qu’il s’exclamait : « Je ne veux rien du tout ! Je ne veux pas Ton Gan Eden, je ne veux pas Ton Olam Haba, je ne veux rien d’autre que Toi seul ! » »
Le Grand Rabbin Michel Gugenheim : le lien entre ‘Hanouka et Kislev
Le Grand Rabbin de Paris a débuté son intervention par une question : « Youd-Teth Kislev, c’est le 19 Kislev. ‘Hanouka, c’est le 25 Kislev. Donc entre ‘Hanouka et Youd-Teth Kislev, il n’y a même pas une semaine. Quel rapport entre ‘Hanouka et Kislev ? »
Il a développé un enseignement sur la Paracha Vayichla’h : « Yaakov Avinou pensait que son frère allait l’attaquer. Finalement, il ne l’a pas attaqué. Mais Yaakov s’est fait attaquer par quelqu’un d’autre, quelque chose qu’il n’avait pas du tout prévu. Après avoir traversé le fleuve avec toute son équipe, il a retraversé seul. La Guemara demande : pourquoi Yaakov est-il reparti seul ? Elle nous dit qu’il avait laissé quelques petites fioles d’huile. »
Le Grand Rabbin a expliqué la profondeur de cet épisode : « Quel message Hachem voulait-Il nous transmettre ? Premièrement, l’agresseur n’attaquait pas pour s’enrichir – il n’y avait que des petites fioles. Il voulait attaquer Yaakov lui-même, car Yaakov représente la Torah et la vérité. Deuxièmement, on a annoncé à Yaakov que viendrait un jour où ses descendants devraient aussi se battre à cause de petites fioles – et c’était à ‘Hanouka. Les Grecs voulaient que la Ménora ne se rallume jamais. Les Maccabim se sont battus et, grâce à leur dévouement, ils ont trouvé une fiole d’huile pure. »
Il a ensuite établi le lien avec Youd-Teth Kislev : « La ‘Hassidout Habad a une particularité : depuis ses origines, elle vient récupérer les fioles d’huile restées pures pour empêcher que dans le monde de l’exil et de l’assimilation, on finisse par être souillé. Il faut absolument sauver ces âmes. Et cela a continué jusqu’au Rabbi. Vous êtes l’illustration vivante du travail du Rabbi. Il y avait au départ quelques petites fioles à Paris et en Île-de-France, et maintenant ce ne sont plus des fioles, ce sont des tonneaux d’huile ! »

Le Rav Binyamin Biton : la ‘Hassidout comme « action continue »
Le Rav Binyamin Biton, invité d’honneur venu spécialement du Canada, a ouvert son discours par une anecdote : « Le Rav Praim de Brisk et le Rogatchover Gaon se sont rencontrés. Ils se connaissaient depuis leur jeunesse. Rav Praim s’approche du Rogatchover en souriant et lui dit : « Mazal Tov ! » Le Rogatchover, étonné, demande quelle est l’occasion. Rav Praim lui répond : « Toi, tu penses que le mariage est une action continue, une action qui se renouvelle chaque jour, chaque instant. Tu t’es donc marié aujourd’hui, tu mérites un Mazal Tov ! » »
Cette introduction a servi de tremplin pour expliquer un concept fondamental : « L’Admour Hazaken a dit que Youd-Teth Kislev sera établi comme une fête perpétuelle au sein du peuple juif. Le Rabbi explique que l’expression « perpétuel » signifie que ce n’est pas comme les autres Yamim Tovim qui tombent une fois dans l’année et dont l’influence continue ensuite. Non, Youd-Teth Kislev se renouvelle chaque jour, chaque seconde, chaque instant, jusqu’à ce qu’on puisse dire que toute l’année est un grand Kislev. »
Le Rav Biton a illustré ce concept par une parabole : « Il y a dans la salle des enfants, et j’imagine que certains jouent au foot. Au foot, il y a ce qu’on appelle jongler avec la balle. On tire la balle vers le haut, elle reste une demi-seconde dans l’air et retombe par terre. Juste avant qu’elle retombe, on la retape. Pourquoi n’est-il pas suffisant de tirer la balle une seule fois ? La raison est simple : tirer la balle vers le haut est un changement de la nature des choses. La nature de la balle est de tomber par terre. Chaque action qui a pour but de changer la nature des choses doit se renouveler à chaque instant. »
Il a appliqué ce principe à plusieurs domaines : « La première « action continue » est la création du monde. Comme le Tania nous l’enseigne, D.ieu crée le monde de nouveau chaque seconde, chaque instant. Pourquoi ? Parce que la vraie nature du monde est de ne pas exister. L’existence est un changement de nature, et pour cela, il faut que D.ieu renouvelle la création à chaque moment. »
Concernant le mariage : « Le mariage est une action continue parce qu’il forme une union entre deux opposés. Un homme et une femme sont deux opposés, et le mariage réalise une transformation de nature pour devenir un. Pour cela, il faut que le mariage se renouvelle chaque jour, chaque instant. »
Et concernant Youd-Teth Kislev : « C’est diffuser les fontaines de la Torah et de la ‘Hassidout à l’extérieur. La ‘Hassidout unit ensemble les fontaines des Rebbeïm et ce monde matériel, jusqu’à réaliser une transformation de la nature des choses – transformer ce monde matériel en divinité. Pour cela, il ne suffit pas d’un seul Kislev. Il faut que Youd-Teth Kislev se renouvelle chaque jour, chaque seconde. »

La parabole des piliers de marbre
Le Rav Biton a relaté une histoire du Rabbi précédent : « Le Rabbi précédent était en voyage en Europe. Dans un grand hôtel, plusieurs Rabbanim sont venus le visiter. L’un d’eux demande : « Qu’est-ce que la ‘Hassidout a innové dans la Torah ? » Dans la chambre, il y avait de grands piliers de marbre, très beaux. Le Rabbi précédent lui dit : « Regarde, dis-moi ce que tu vois. » Le Rav répond : « Je vois des piliers, des grands piliers de marbre, très beaux. » Alors le Rabbi précédent prend une lampe, l’approche du pilier et dit : « Maintenant, dis-moi ce que tu vois. Regarde les petits détails, les gravures, ces petites fleurs. Tous ces détails qui rendent les piliers beaucoup plus beaux, beaucoup plus spéciaux. » Et le Rabbi précédent de conclure : « Il en est de même pour la ‘Hassidout. La ‘Hassidout n’a rien innové dans la Torah, mais la ‘Hassidout est cette lampe, cette lumière qui éclaire chaque verset, chaque Michna, chaque mot, chaque aspect du judaïsme, afin qu’on puisse comprendre, ressentir et apprécier la beauté et la profondeur de la Torah. » »
Deux principes halakhiques éclairés par la ‘Hassidout
Le Rav Biton a ensuite abordé deux principes halakhiques pour démontrer comment la ‘Hassidout illumine la Torah révélée.
Le premier principe : « Ha’ossek béMitsva patour min haMitsva – celui qui accomplit une Mitsva est exempté d’une autre Mitsva. Les Richonim discutent de la définition de cette exemption. Une première opinion dit que Hachem comprend simplement qu’on ne peut pas tout faire à la fois. Une deuxième opinion dit que Hachem supprime complètement l’obligation de l’autre Mitsva. Mais vient le Rogatchover Gaon avec une troisième compréhension : lorsqu’une personne accomplit une Mitsva, c’est comme si elle accomplissait également l’autre Mitsva ! »
La ‘Hassidout éclaire ce concept : « Qu’est-ce qu’une Mitsva ? C’est le Ratson Hachem, accomplir la volonté de D.ieu. C’est vrai que du point de vue extérieur, chaque Mitsva est différente. Mais du point de vue de l’âme de la Mitsva, chaque Mitsva a la même essence : accomplir la volonté de D.ieu et s’attacher à Lui. Voilà pourquoi, lorsqu’une personne accomplit une Mitsva, c’est comme si elle accomplissait toutes les autres. »
Le second principe : « Kol Israël arévim zé lazé – tout Israël est garant l’un de l’autre. La compréhension simple est que chaque Juif accepte la responsabilité qu’un autre Juif accomplisse ses Mitsvot. Mais l’Admour Hazaken nous dit que c’est beaucoup plus profond : s’il y a un Juif dans le monde qui n’a pas encore accompli une Mitsva, alors il manque dans mon propre accomplissement de cette Mitsva ! C’est pourquoi si j’ai déjà fait le Kidouch et qu’un autre Juif ne l’a pas encore fait, je peux le faire pour lui. »
La ‘Hassidout explique : « Qu’est-ce qu’un Juif ? Comme le dit le Tania, c’est une partie de D.ieu. Du point de vue de la Néchama, tout le peuple juif est considéré comme une seule entité, un seul organisme. S’il y a un Juif dans le monde qui n’a pas encore mis les Téfilines ou allumé les bougies de ‘Hanouka, alors il manque dans mon propre accomplissement. Voilà le sens profond de « Kol Israël arévim zé lazé ». »
Le Chéma Israël : aimer D.ieu avec ses deux penchants
Un enseignement profond sur le Chéma Israël a été présenté : « Le premier paragraphe nous dit : « Tu aimeras l’Éternel ton D.ieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir. » Nos Sages font remarquer qu’il est écrit « Lévavé’ha » avec deux lettres Beth, ce qui nous enseigne qu’il faut aimer D.ieu avec nos deux penchants – le bon penchant et le mauvais penchant. C’est-à-dire qu’il ne faut pas seulement que l’âme soit attirée vers D.ieu, mais aussi le corps, plus exactement l’âme animale qui réside dans le corps. »
« L’âme divine est entièrement tournée vers D.ieu, tandis que l’âme animale est tournée vers la matière. Comment peut-on aimer D.ieu avec ces deux âmes ? Du point de vue du Moussar, de l’éthique juive qui a précédé la ‘Hassidout, on disait qu’il fallait casser son mauvais penchant par des jeûnes et des mortifications. »
« Le Baal Chem Tov est venu avec une nouvelle directive, le manifeste de la ‘Hassidout. Il explique le verset : « Si tu vois l’âne de ton ennemi ployer sous son fardeau, tu l’aideras. » Le mot « âne » (Hamor) vient de la même racine que « matière » (Homer). Le Baal Chem Tov interprète : si tu vois ta matière, ton corps qui est a priori l’ennemi des Mitsvot, ployer sous son fardeau – le fardeau de l’accomplissement des Mitsvot – qu’est-ce que tu vas faire ? Il faut l’aider ! Il faut aider notre matérialité à servir D.ieu. »
« La ‘Hassidout nous dit de ne pas casser notre matière, mais au contraire de l’éduquer, de lui expliquer la grandeur de D.ieu. Car si on mortifie le corps, dès qu’il pourra, il reprendra le dessus parce qu’il est dans son élément. Mais si notre corps apprend lui aussi à servir D.ieu, notre service sera encore plus élevé. Comme le dit le Zohar : c’est comme un bœuf à l’état sauvage. Quand on met sur lui un joug pour traîner une charrue, par la force du bœuf, on arrive à avoir de belles récoltes. »
Le voyage chez le Rabbi : témoignages des pèlerins français
Le Rav Chmouel Lubecki a dirigé une table ronde avec quatre représentants de communautés franciliennes ayant voyagé chez le Rabbi lors du Kinous Hachélou’him.
Maître Élia Stenzas du Beth Habad de Neuilly a témoigné : « En 2019, le Rav Chlomo Lubecki, Chalia’h du 3e arrondissement, a beaucoup insisté pour que je fasse le voyage. Ce Chabbat-là, au Farbrenguen, le Rav Mendy Azimov a raconté l’histoire de l’Admour Hazaken emprisonné, recevant la visite de l’inspecteur qui lui pose la question « Ayéka ? » – Où es-tu ? L’Admour Hazaken répond que ce n’est pas juste une question géographique, mais une question qui se pose à chaque âme à chaque instant. J’ai vécu cette insistance comme un appel du Rabbi. Voyager permet de prendre la mesure de ce qu’est un Rabbi, de ce que sont les ‘Hassidim, et de leur mission. »
Monsieur Biton du 12e arrondissement a partagé : « Mon premier voyage date d’il y a huit ans. Dans ma jeunesse, à 17 ans, j’étais devant le 770 et quand j’ai vu cette foule qui attendait pour recevoir une bénédiction du Rabbi, j’ai perdu patience et je n’y suis pas allé. J’ai toujours eu ce regret. En fait, je pense qu’on ne prend pas la décision d’aller chez le Rabbi – c’est le Rabbi qui nous invite. »
Monsieur Rubel Marciano du Raincy a évoqué la préparation spirituelle : « Le moment le plus fort, on ne peut le comprendre que si on part avec un Rav. C’est la préparation avant de rendre visite chez le Rabbi, qui commence par le Mikvé. Ce Mikvé m’a fait sentir à moitié vide de mes aspects néfastes et à moitié plein de spiritualité. Cela m’a permis d’être un récipient pour recevoir les bénédictions et les forces du Rabbi. »
Éli Fassonier du Raincy a conclu avec émotion : « Cela fait quinze ans que je voyage au Kinous. Chaque année chez le Rabbi, c’est une expérience différente. Cette année, juste avant de voyager, j’étais « éteint ». J’ai voyagé, je me suis inspiré et j’ai prié au Ohel de toutes mes forces. Quand je suis revenu, j’ai vu les transformations. Ça transcende. Tous les ans, je suis revenu transformé, j’ai rechargé les batteries pour toute l’année. »

La ‘Haloukat Hachass : étudier le Talmud ensemble
L’assemblée a été encouragée à participer au projet de ‘Haloukat Hachass – la répartition de l’étude du Talmud : « Il existait une ancienne coutume de partager dans les communautés l’étude de tous les traités de la Guemara. Ainsi, en une année, la communauté pouvait finir l’intégralité du Chass alors que chacun n’a appris qu’un traité. Cette coutume a été ravivée par Rabbi Chnéor Zalman dans une lettre imprimée à la fin du Tania. »
« Le Rabbi explique qu’il y a ici une énorme élévation. D’un côté, j’apprends une seule Massé’het, mais d’un autre côté, je m’associe à toute la communauté, ce qui me donne le mérite d’avoir étudié tout le Chass. Comme pour deux personnes qui transgressent ensemble le Chabbat en portant un lourd meuble qu’une seule n’aurait pas pu porter – les deux sont responsables. À plus forte raison dans le positif : en m’associant au reste de la communauté, j’ai moi-même le mérite d’avoir fini tout le Talmud. »
Le mot de clôture du Rav Mendy Azimov
Le directeur du Beth Loubavitch de Paris et Île-de-France a conclu la soirée par des remerciements chaleureux et un témoignage de reconnaissance : « Cette soirée est une grande bénédiction du Rabbi. Il y a un an, nous avions réservé un chapiteau. Il y a deux mois, nous avons reçu un appel annonçant que la réservation était annulée. Nous avons cherché : 3000 personnes, ça ne suffisait pas, 2000 non plus. En cherchant, nous avons trouvé ce cirque, et avec la bénédiction du Rabbi, nous avons rempli la salle avec 50% de personnes de plus que l’année dernière ! »
« C’est en fin de compte la bénédiction du Rabbi. Toute la ‘Hassidout est construite sur le dépassement. En 5752, le Rabbi a consacré deux rassemblements consécutifs à parler du travail réalisé en France, depuis l’Admour Hazaken jusqu’aux Chélou’him. Le Rabbi nous a enseigné que non seulement la France a été un réceptacle pour cette lumière divine exceptionnelle, mais que la France elle-même est de la divinité. »
« Que D.ieu fasse que l’année prochaine nous soyons tous au Beth Hamikdach avec le Rabbi à notre tête. Que le mérite de l’Admour Hazaken et le mérite du Rabbi protègent tout notre engagement. »

L’histoire lumineuse de Habad Loubavitch
Une vidéo retraçant l’histoire du mouvement Habad a été projetée : « Au cœur des forêts profondes d’Europe de l’Est, il y a trois siècles, une étincelle discrète s’est allumée. Une étincelle de spiritualité, de chaleur, d’amour du prochain. Cette lumière allait traverser les royaumes, survivre aux persécutions, défier les empires et donner naissance à l’un des mouvements juifs les plus influents au monde. »
Du Baal Chem Tov, fondateur de la ‘Hassidout, au Maguid de Mézeritch, puis à l’Admour Hazaken et ses successeurs – le Mitteler Rebbe, le Tséma’h Tsédek, le Maharach, le Rachab et le Rabbi précédent – jusqu’au Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson qui a transformé l’histoire juive moderne.
« Quand le Rabbi a pris la direction en 1950, Loubavitch était un groupe rescapé d’Europe avec quelques dizaines d’étudiants et un petit bâtiment à Brooklyn. Mais le Rabbi voyait le potentiel du peuple juif dans son entier. Il a lancé une vision révolutionnaire : envoyer des Chélou’him partout dans le monde, pas seulement dans les grandes villes juives, mais jusque dans les endroits les plus reculés. Aujourd’hui, grâce à sa vision, Habad est présent dans plus de 110 pays avec plus de 6500 Chélou’him. C’est la plus grande organisation juive active au monde. »
« Cette histoire n’est pas terminée. Elle continue aujourd’hui. Chaque geste, chaque Mitsva, chaque lumière allumée prolonge cette chaîne commencée il y a trois siècles. Nous sommes les porteurs de cette lumière, et l’histoire continue avec nous. Elle va bientôt aboutir avec la délivrance rapide et définitive de notre peuple. »
Photos : David Karsenty


























































