Année et jour du Chabbat, lumière du jour sacré - Likoutei sihot Vol 2 Hossafot Behar - Par 5-8
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Behar Série : BeharSérie : Likoutei sihot
5. Nous avons maintes fois souligné que le mot Torah est de la même étymologie que Horaa, enseignement, car son but est d’enseigner aux Juifs le comportement quotidien qu’ils doivent adopter.
La première Mitsva énoncée dans la Paracha dont nous venons de commencer la lecture est la suivante. D.ieu s’adresse aux enfants d’Israël qui ont quitté l’Egypte et s’apprêtent à entrer en Erets Israël pour y travailler la terre. Il leur explique qu’ils adopteront cette activité agricole seulement pendant six ans, puis, le septième, ils devront reposer la terre, ainsi qu’il est dit : “ la terre se reposera d’un Chabbat pour D.ieu ”.
Mais, il se trouve que le verset est énoncé dans l’ordre inverse. Il dit d’abord : “ la terre se reposera d’un Chabbat pour D.ieu ” et, seulement après cela : “ pendant six ans, tu planteras ton champ ”.
L’ordre dans lequel la Torah est énoncée en est partie intégrante. Il délivre donc également un enseignement, qui est, en l’occurrence, le suivant.
La septième année, celle du Chabbat pour D.ieu est comparable au Chabbat, septième jour de la semaine. L’une et l’autre influencent et vivifient les six années de travail ou les six jours de la semaine qui les précèdent.
Ce qui vient d’être dit permet de répondre à la question que posent les non-Juifs et même certains Juifs : “ Comment est-il possible de travailler uniquement six années sur sept ou bien si jours sur sept ? Comment baser son comportement sur les Préceptes de la Torah alors que l’on est entouré de non-Juifs, beaucoup plus forts et plus nombreux ? Or, les Juifs doivent se conformer à toutes les prescriptions et à toutes les restrictions qui sont instaurées par la Torah. Rien de tel n’est imposé aux non-Juifs. Dès lors, comment a-t-on les moyens de se mesurer à son environnement ? ”.
Notre Paracha donne la réponse à cette question. Les six jours de la semaine et les six années du cycle de la terre sont précédés par un “ Chabbat pour D.ieu ”, un jour chabbatique ou une année chabbatique, consacrés à la sainteté, qui apporte la force d’adopter un comportement strictement conforme aux prescriptions de la Torah et, de la sorte, de connaître la réussite.
6. On peut également donner, à ce propos, une explication plus profonde.
La Torah affirme que rien de ce qui concerne les Juifs ne peut être profane. Le caractère chabbatique peut ainsi être conservé pendant les six jours de la semaine ou les six années du cycle de la terre. Ce qui les distingue est donc uniquement l’intensité de ce caractère, plus prononcé pendant le Chabbat, plus réduit pendant les six jours et les six années.
De fait, un Juif ne se distingue pas d’un non-Juif uniquement quand il prie, étudie la Torah ou accomplit une Mitsva, mais véritablement “ en toutes tes voies ”. La sainteté apparaît à l’évidence en tout ce qu’il fait. Il met pleinement en pratique le principe selon lequel “ toutes tes actions seront pour le Nom de D.ieu ”.
Telle est donc la double influence exercée par le jour du Chabbat. D’une part, il est entièrement consacré à la sainteté, est “ le saint Chabbat ” et il permet de se lier à D.ieu, est aussi “ le Chabbat pour D.ieu ”. D’autre part, il permet également d’affronter le monde, pendant les six jours de la semaine et d’y connaître la réussite matérielle, d’apporter l’élévation à ces jours de semaine, afin qu’ils soient également sacrés.
7. Le premier acte, la première Mitsva introduisant le Chabbat à la maison est l’allumage des bougies, effectué avant la prière du vendredi soir, avant le Kiddouch. Ainsi, le tout premier effet du Chabbat est d’illuminer la maison juive.
Cette Mitsva est l’un des Préceptes que D.ieu confie, en priorité aux femmes. Celles-ci sont chargées d’éclairer leur foyer. C’est par leur intermédiaire que chaque membre de la famille reçoit la lumière, le mari, les enfants, les frères.
L’Admour Hazaken explique pour quelle raison cette Mitsva est plus spécifiquement le fait des femmes. Celles-ci, en effet, sont plus souvent à la maison et doivent veiller à la satisfaction de l’ensemble des besoins du foyer.
Nous avons montré de quelle manière le Chabbat influence tous les jours de la semaine. Il en est de même pour le Chabbat lui-même, qui est introduit par l’allumage des bougies. Pendant le Chabbat, les femmes ont le pouvoir et la Mitsva d’éclairer la maison et toute la famille d’une lumière juive. Par la suite, il est possible de conserver cette lumière tout au long de la semaine.
Le Zohar souligne qu’une femme doit allumer les bougies du Chabbat avec une joie fervente et un profond sentiment. Il en est de même pour le contenu profond de cette Mitsva, l’illumination de la maison. Celle-ci doit être réalisée de tout son cœur et avec une joie intense.
8. Tous les maîtres de la ‘Hassidout, depuis le Baal Chem Tov et l’Admour Hazaken, jusqu’à mon beau-père, le Rabbi, ont demandé et exprimé le désir qu’en la matière, tous les ‘Hassidim, hommes ou femmes, montrent l’exemple aux autres Juifs.
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La première Mitsva énoncée dans la Paracha dont nous venons de commencer la lecture est la suivante. D.ieu s’adresse aux enfants d’Israël qui ont quitté l’Egypte et s’apprêtent à entrer en Erets Israël pour y travailler la terre. Il leur explique qu’ils adopteront cette activité agricole seulement pendant six ans, puis, le septième, ils devront reposer la terre, ainsi qu’il est dit : “ la terre se reposera d’un Chabbat pour D.ieu ”.
Mais, il se trouve que le verset est énoncé dans l’ordre inverse. Il dit d’abord : “ la terre se reposera d’un Chabbat pour D.ieu ” et, seulement après cela : “ pendant six ans, tu planteras ton champ ”.
L’ordre dans lequel la Torah est énoncée en est partie intégrante. Il délivre donc également un enseignement, qui est, en l’occurrence, le suivant.
La septième année, celle du Chabbat pour D.ieu est comparable au Chabbat, septième jour de la semaine. L’une et l’autre influencent et vivifient les six années de travail ou les six jours de la semaine qui les précèdent.
Ce qui vient d’être dit permet de répondre à la question que posent les non-Juifs et même certains Juifs : “ Comment est-il possible de travailler uniquement six années sur sept ou bien si jours sur sept ? Comment baser son comportement sur les Préceptes de la Torah alors que l’on est entouré de non-Juifs, beaucoup plus forts et plus nombreux ? Or, les Juifs doivent se conformer à toutes les prescriptions et à toutes les restrictions qui sont instaurées par la Torah. Rien de tel n’est imposé aux non-Juifs. Dès lors, comment a-t-on les moyens de se mesurer à son environnement ? ”.
Notre Paracha donne la réponse à cette question. Les six jours de la semaine et les six années du cycle de la terre sont précédés par un “ Chabbat pour D.ieu ”, un jour chabbatique ou une année chabbatique, consacrés à la sainteté, qui apporte la force d’adopter un comportement strictement conforme aux prescriptions de la Torah et, de la sorte, de connaître la réussite.
6. On peut également donner, à ce propos, une explication plus profonde.
La Torah affirme que rien de ce qui concerne les Juifs ne peut être profane. Le caractère chabbatique peut ainsi être conservé pendant les six jours de la semaine ou les six années du cycle de la terre. Ce qui les distingue est donc uniquement l’intensité de ce caractère, plus prononcé pendant le Chabbat, plus réduit pendant les six jours et les six années.
De fait, un Juif ne se distingue pas d’un non-Juif uniquement quand il prie, étudie la Torah ou accomplit une Mitsva, mais véritablement “ en toutes tes voies ”. La sainteté apparaît à l’évidence en tout ce qu’il fait. Il met pleinement en pratique le principe selon lequel “ toutes tes actions seront pour le Nom de D.ieu ”.
Telle est donc la double influence exercée par le jour du Chabbat. D’une part, il est entièrement consacré à la sainteté, est “ le saint Chabbat ” et il permet de se lier à D.ieu, est aussi “ le Chabbat pour D.ieu ”. D’autre part, il permet également d’affronter le monde, pendant les six jours de la semaine et d’y connaître la réussite matérielle, d’apporter l’élévation à ces jours de semaine, afin qu’ils soient également sacrés.
7. Le premier acte, la première Mitsva introduisant le Chabbat à la maison est l’allumage des bougies, effectué avant la prière du vendredi soir, avant le Kiddouch. Ainsi, le tout premier effet du Chabbat est d’illuminer la maison juive.
Cette Mitsva est l’un des Préceptes que D.ieu confie, en priorité aux femmes. Celles-ci sont chargées d’éclairer leur foyer. C’est par leur intermédiaire que chaque membre de la famille reçoit la lumière, le mari, les enfants, les frères.
L’Admour Hazaken explique pour quelle raison cette Mitsva est plus spécifiquement le fait des femmes. Celles-ci, en effet, sont plus souvent à la maison et doivent veiller à la satisfaction de l’ensemble des besoins du foyer.
Nous avons montré de quelle manière le Chabbat influence tous les jours de la semaine. Il en est de même pour le Chabbat lui-même, qui est introduit par l’allumage des bougies. Pendant le Chabbat, les femmes ont le pouvoir et la Mitsva d’éclairer la maison et toute la famille d’une lumière juive. Par la suite, il est possible de conserver cette lumière tout au long de la semaine.
Le Zohar souligne qu’une femme doit allumer les bougies du Chabbat avec une joie fervente et un profond sentiment. Il en est de même pour le contenu profond de cette Mitsva, l’illumination de la maison. Celle-ci doit être réalisée de tout son cœur et avec une joie intense.
8. Tous les maîtres de la ‘Hassidout, depuis le Baal Chem Tov et l’Admour Hazaken, jusqu’à mon beau-père, le Rabbi, ont demandé et exprimé le désir qu’en la matière, tous les ‘Hassidim, hommes ou femmes, montrent l’exemple aux autres Juifs.
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