Soumis mais ferme ! Likoutei sihot - Volume 1 - Parachat Behar Paragraphes 1-15
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Behar Série : BeharSérie : Likoutei sihot
1. Le début de notre Sidra dit : “ Et D.ieu parla à Moché sur le mont Sinaï... La terre se reposera d’un Chabbat pour D.ieu ”. Rachi, citant le Torat Cohanim, explique : “ Pourquoi citer le Chabbat de la terre en relation avec le Sinaï ? Toutes les Mitsvot n’ont-elles pas été données là ? C’est pour montrer que, tout comme les grands principes et les détails d’application du Chabbat de la terre furent donnés sur le mont Sinaï, les grands principes et les détails d’application des autres Mitsvot le furent également ”.
On peut se demander pourquoi l’origine du Sinaï est affirmée précisément à propos du Chabbat de la terre. Elle aurait pu l’être à propos de n’importe quelle autre Mitsva, dont les détails d’application auraient été énoncés. Et, l’on aurait pu faire, à partir de celle-ci, la même déduction, concernant toutes les autres Mitsvot.
On pourrait expliquer simplement que le Chabbat de la terre, dans ses grandes lignes, a déjà été défini à la Parchat Michpatim, après le don de la Torah, ainsi qu’il est dit : “ la septième année, tu la reposeras et elle restera abandonnée ”. La Parchat Behar revient donc sur cette Mitsva pour la préciser. Mais, cette explication n’est pas suffisante, car d’autres Mitsvot sont également énoncées dans la Parchat Michpatim.
La question est, de fait, encore plus forte. Une Mitsva à partir de laquelle une déduction est faite pour d’autres Mitsvot devrait avoir un caractère général. Dès lors, pourquoi mentionner le Chabbat de la terre, qui est très spécifique et qui subit plusieurs limitations ? En effet, il doit être respecté uniquement lorsque le jubilé est en vigueur. Même les avis considérant qu’il doit encore être maintenu à l’époque actuelle reconnaissent, de façon générale, qu’il est seulement une institution rabbinique. Ce Précepte est donc limité dans le temps. Il est également limité dans l’espace, puisqu’il est pratiqué seulement en Erets Israël et non dans les autres pays.
Il faut en conclure que le Chabbat de la terre, d’un certain point de vue, est bien une Mitsva de portée générale. C’est ce que nous montrerons.
2. Le verset dit ensuite : “ Pendant six ans, tu planteras ton champ et, pendant six ans, tu vendangeras ta vigne ”. Pourquoi préciser ce qui n’est pas une obligation, mais seulement une possibilité offerte à l’homme ? Pourrait-on imaginer qu’une telle activité soit proscrite, pour que la Torah précise qu’elle est bien permise ?
Il faut en déduire que “ pendant six ans, tu planteras ton champ ” est également partie intégrante du Chabbat de la terre. Ainsi, cette Mitsva consiste, non seulement à faire reposer la terre pendant la septième année, mais aussi à la cultiver, pendant six ans.
On peut l’envisager de deux manières :
A) Les six ans préparent le Chabbat de la terre. Le travail agricole, pendant cette période, est nécessaire pour que l’on puisse, par la suite, respecter le Chabbat de la terre.
B) Les six ans sont la finalité du Chabbat de la terre, que D.ieu demande de respecter pour qu’il puisse être suivi par six ans de travail de la terre.
3. Le Chabbat de la terre consiste à la mettre en repos, pendant la septième année, ainsi qu’il est dit: “ Tu ne planteras pas ton champ, tu ne vendangeras pas ta vigne ”. Durant cette septième année, sont interrompus tous les travaux agricoles, permettant de produire le pain, qui est à l’origine de la subsistance des hommes.
La Torah pose la question suivante: “ Et, si tu te demandes: que mangerons-nous, alors? ”. Puis, elle apporte elle-même la réponse: “ J’ordonnerai Ma bénédiction et la terre produira ce qui est nécessaire pour trois ans ”.
La Mitsva du Chabbat de la terre a le contenu suivant. Il est demandé à un Juif, une fois tous les sept ans, de se séparer de toutes les préoccupations du monde, de tous les besoins matériels, de ne pas effectuer les travaux de la terre, permettant de produire le pain qui est à la base de son alimentation, afin de s’en remettre pleinement à D.ieu, Qui satisfera Ses besoins de manière surnaturelle.
Agir de la sorte en permanence n’est pas possible et, la plupart du temps, un Juif doit maintenir le contact avec la matière, afin de lui apporter l’élévation. C’est la raison pour laquelle le monde fut créé par le Nom divin Elokim, dont la valeur numérique est la même que celle du mot Hatéva, la nature. Car, l’homme est bien chargé de transformer le cycle naturel.
Néanmoins, il doit aussi, de temps à autre, se libérer de l’emprise du monde. Malgré la nécessité de lui apporter l’élévation, il faut aussi, parfois, se placer au dessus de la matière.
4. En fait, ces deux situations sont liées.
On doit transcender le monde et faire que “ la terre se repose d’un Chabbat pour Avaya”, le Nom de D.ieu soulignant que “ Il était, Il est et Il sera ” de manière identique, bien au-delà du Nom Elokim, de même valeur numérique que Hatéva, la nature. Pour y parvenir, on doit baser son contact avec la matière du monde uniquement sur la Torah.
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On peut se demander pourquoi l’origine du Sinaï est affirmée précisément à propos du Chabbat de la terre. Elle aurait pu l’être à propos de n’importe quelle autre Mitsva, dont les détails d’application auraient été énoncés. Et, l’on aurait pu faire, à partir de celle-ci, la même déduction, concernant toutes les autres Mitsvot.
On pourrait expliquer simplement que le Chabbat de la terre, dans ses grandes lignes, a déjà été défini à la Parchat Michpatim, après le don de la Torah, ainsi qu’il est dit : “ la septième année, tu la reposeras et elle restera abandonnée ”. La Parchat Behar revient donc sur cette Mitsva pour la préciser. Mais, cette explication n’est pas suffisante, car d’autres Mitsvot sont également énoncées dans la Parchat Michpatim.
La question est, de fait, encore plus forte. Une Mitsva à partir de laquelle une déduction est faite pour d’autres Mitsvot devrait avoir un caractère général. Dès lors, pourquoi mentionner le Chabbat de la terre, qui est très spécifique et qui subit plusieurs limitations ? En effet, il doit être respecté uniquement lorsque le jubilé est en vigueur. Même les avis considérant qu’il doit encore être maintenu à l’époque actuelle reconnaissent, de façon générale, qu’il est seulement une institution rabbinique. Ce Précepte est donc limité dans le temps. Il est également limité dans l’espace, puisqu’il est pratiqué seulement en Erets Israël et non dans les autres pays.
Il faut en conclure que le Chabbat de la terre, d’un certain point de vue, est bien une Mitsva de portée générale. C’est ce que nous montrerons.
2. Le verset dit ensuite : “ Pendant six ans, tu planteras ton champ et, pendant six ans, tu vendangeras ta vigne ”. Pourquoi préciser ce qui n’est pas une obligation, mais seulement une possibilité offerte à l’homme ? Pourrait-on imaginer qu’une telle activité soit proscrite, pour que la Torah précise qu’elle est bien permise ?
Il faut en déduire que “ pendant six ans, tu planteras ton champ ” est également partie intégrante du Chabbat de la terre. Ainsi, cette Mitsva consiste, non seulement à faire reposer la terre pendant la septième année, mais aussi à la cultiver, pendant six ans.
On peut l’envisager de deux manières :
A) Les six ans préparent le Chabbat de la terre. Le travail agricole, pendant cette période, est nécessaire pour que l’on puisse, par la suite, respecter le Chabbat de la terre.
B) Les six ans sont la finalité du Chabbat de la terre, que D.ieu demande de respecter pour qu’il puisse être suivi par six ans de travail de la terre.
3. Le Chabbat de la terre consiste à la mettre en repos, pendant la septième année, ainsi qu’il est dit: “ Tu ne planteras pas ton champ, tu ne vendangeras pas ta vigne ”. Durant cette septième année, sont interrompus tous les travaux agricoles, permettant de produire le pain, qui est à l’origine de la subsistance des hommes.
La Torah pose la question suivante: “ Et, si tu te demandes: que mangerons-nous, alors? ”. Puis, elle apporte elle-même la réponse: “ J’ordonnerai Ma bénédiction et la terre produira ce qui est nécessaire pour trois ans ”.
La Mitsva du Chabbat de la terre a le contenu suivant. Il est demandé à un Juif, une fois tous les sept ans, de se séparer de toutes les préoccupations du monde, de tous les besoins matériels, de ne pas effectuer les travaux de la terre, permettant de produire le pain qui est à la base de son alimentation, afin de s’en remettre pleinement à D.ieu, Qui satisfera Ses besoins de manière surnaturelle.
Agir de la sorte en permanence n’est pas possible et, la plupart du temps, un Juif doit maintenir le contact avec la matière, afin de lui apporter l’élévation. C’est la raison pour laquelle le monde fut créé par le Nom divin Elokim, dont la valeur numérique est la même que celle du mot Hatéva, la nature. Car, l’homme est bien chargé de transformer le cycle naturel.
Néanmoins, il doit aussi, de temps à autre, se libérer de l’emprise du monde. Malgré la nécessité de lui apporter l’élévation, il faut aussi, parfois, se placer au dessus de la matière.
4. En fait, ces deux situations sont liées.
On doit transcender le monde et faire que “ la terre se repose d’un Chabbat pour Avaya”, le Nom de D.ieu soulignant que “ Il était, Il est et Il sera ” de manière identique, bien au-delà du Nom Elokim, de même valeur numérique que Hatéva, la nature. Pour y parvenir, on doit baser son contact avec la matière du monde uniquement sur la Torah.
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