Sans intérêt ! Likoutei sihot - Volume 1- Parachat Behar - Paragraphe 18
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Behar Série : BeharSérie : Likoutei sihot
18. Le mont Sinaï délivre également un autre enseignement. Un Juif ne doit pas rechercher son intérêt personnel en accomplissant les Mitsvot, ni une récompense matérielle, ainsi qu’il est dit: “ si vous marchez dans Mes décrets, Je vous donnerai les pluies en leur temps ”, ni une rétribution spirituelle, comme, par exemple, le Gan Eden, ni même l’élévation de son âme, en fonction des propriétés spécifiques de chaque Mitsva. On doit le faire uniquement parce que telle est la Volonté de D.ieu.
C’est à ce propos qu’il est dit: “ S’il nous avait été commandé de couper du bois, nous l’aurions fait ”, bien que cet acte ne justifie aucune récompense, n’a aucune qualité spécifique. Notre enthousiasme n’en aurait pas été diminué pour autant.
En fait, accomplir la Mitsva parce qu’elle procure une récompense ou possède une qualité propre n’est que l’attitude de celui qui est dépourvu de toute profondeur. Celui-ci ne se consacre pas à un objet pour ce qu’il apporte. Accomplissant une action, il pense à une autre. Le Rabbi Rachab explique que la profondeur implique, lorsque l’on adopte un certain comportement, de se concentrer sur celui-ci au point de perdre tout autre centre d’intérêt, de l’écarter et de le rendre même inconcevable.
C’est pour cela que la Torah fut donnée sur le mont Sinaï. Comme nous l’avons vu, les autres montagnes possédaient également des qualités indéniables. Néanmoins, D.ieu demande un comportement empreint de profondeur. En conséquence, lorsque ces montagnes vinrent mettre en avant leurs propres qualités devant D.ieu et réclamer que la Torah soit, de ce fait, donnée sur elles, elles développaient une argumentation irrecevable. Bien plus, elles faisaient la preuve qu’il fallait rejeter leur requête.
La Torah ne peut être donnée qu’en un endroit qui fait abstraction de tout autre intérêt. La Torah ne peut être recherchée que pour elle-même.
C’est donc pour cela qu’elle fut donnée précisément sur le mont Sinaï, qui était également une montagne, marquait aussi l’élévation du minéral, mais savait, en outre, cacher ce caractère, être la moins haute, faire abstraction de toutes les autres préoccupations. Le mont Sinaï devint ainsi le réceptacle de la Torah.
19. Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre l’affirmation du Midrach selon laquelle le mont Carmel vint d’Aspamya, le mont Tabor d’Elim et le mont Sinaï de Morya. En effet, un lien spécifique existe entre les monts Sinaï et Morya.
C’est sur le mont Morya que se passa le sacrifice d’Its’hak, don de sa propre personne pour mettre en pratique la Volonté de D.ieu, en faisant abstraction de toute autre considération.
La logique et la rationalité permettent de s’interroger, à ce propos. En effet, c’est sur la parole d’un prophète, notre père Avraham, que ce sacrifice fut demandé à Its’hak. Or, D.ieu Lui-même dit dans la Torah: “ On versera le sang de celui qui verse le sang d’un homme ” et “ Je demanderai des comptes à propos de votre sang ”. Et, ces Injonctions s’appliquent également aux descendants de Noa’h.
En fait, Its’hak fit abstraction de tous ces raisonnements, car il savait que telle est la Volonté de D.ieu, à laquelle il se soumettait pleinement, sans rechercher son intérêt personnel, en faisant don de lui-même.
C’est ainsi que l’on forge le réceptacle permettant de recevoir la Torah.
C’est à ce propos qu’il est dit: “ S’il nous avait été commandé de couper du bois, nous l’aurions fait ”, bien que cet acte ne justifie aucune récompense, n’a aucune qualité spécifique. Notre enthousiasme n’en aurait pas été diminué pour autant.
En fait, accomplir la Mitsva parce qu’elle procure une récompense ou possède une qualité propre n’est que l’attitude de celui qui est dépourvu de toute profondeur. Celui-ci ne se consacre pas à un objet pour ce qu’il apporte. Accomplissant une action, il pense à une autre. Le Rabbi Rachab explique que la profondeur implique, lorsque l’on adopte un certain comportement, de se concentrer sur celui-ci au point de perdre tout autre centre d’intérêt, de l’écarter et de le rendre même inconcevable.
C’est pour cela que la Torah fut donnée sur le mont Sinaï. Comme nous l’avons vu, les autres montagnes possédaient également des qualités indéniables. Néanmoins, D.ieu demande un comportement empreint de profondeur. En conséquence, lorsque ces montagnes vinrent mettre en avant leurs propres qualités devant D.ieu et réclamer que la Torah soit, de ce fait, donnée sur elles, elles développaient une argumentation irrecevable. Bien plus, elles faisaient la preuve qu’il fallait rejeter leur requête.
La Torah ne peut être donnée qu’en un endroit qui fait abstraction de tout autre intérêt. La Torah ne peut être recherchée que pour elle-même.
C’est donc pour cela qu’elle fut donnée précisément sur le mont Sinaï, qui était également une montagne, marquait aussi l’élévation du minéral, mais savait, en outre, cacher ce caractère, être la moins haute, faire abstraction de toutes les autres préoccupations. Le mont Sinaï devint ainsi le réceptacle de la Torah.
19. Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre l’affirmation du Midrach selon laquelle le mont Carmel vint d’Aspamya, le mont Tabor d’Elim et le mont Sinaï de Morya. En effet, un lien spécifique existe entre les monts Sinaï et Morya.
C’est sur le mont Morya que se passa le sacrifice d’Its’hak, don de sa propre personne pour mettre en pratique la Volonté de D.ieu, en faisant abstraction de toute autre considération.
La logique et la rationalité permettent de s’interroger, à ce propos. En effet, c’est sur la parole d’un prophète, notre père Avraham, que ce sacrifice fut demandé à Its’hak. Or, D.ieu Lui-même dit dans la Torah: “ On versera le sang de celui qui verse le sang d’un homme ” et “ Je demanderai des comptes à propos de votre sang ”. Et, ces Injonctions s’appliquent également aux descendants de Noa’h.
En fait, Its’hak fit abstraction de tous ces raisonnements, car il savait que telle est la Volonté de D.ieu, à laquelle il se soumettait pleinement, sans rechercher son intérêt personnel, en faisant don de lui-même.
C’est ainsi que l’on forge le réceptacle permettant de recevoir la Torah.