Lors d’une cérémonie organisée à la Maison Blanche par le président américain Donald Trump, le Rav Levi Shemtov, émissaire du Rabbi à Washington, a été convié à allumer la ‘Hanoukia en présence de nombreux dignitaires et hauts responsables gouvernementaux. Dans un discours empreint d’émotion, il a rendu hommage à la solidarité indéfectible du président envers le peuple juif, tout en évoquant l’attentat tragique qui a frappé la communauté Habad de Sydney. Une soirée où la lumière de ‘Hanouka a brillé au cœur du pouvoir américain.
Le Discours du Rav Levi Chemtov
« Bonsoir à tous. Nous allons procéder à l’allumage de la Ménora. Monsieur le Président, vous savez que je suis juif. Vous savez que je suis américain. Mais ce que vous ignorez peut-être, c’est qu’une très grande partie de ma famille vit en Australie. Parmi eux se trouvent des personnes qui ont réussi à échapper à l’attaque, et d’autres qui n’ont pas eu cette chance. »
« Tout ce que je peux dire, c’est qu’en les écoutant depuis l’autre bout du monde parler de vous, j’ai compris une chose : vous n’exprimez pas seulement votre solidarité, vous la pratiquez véritablement avec le peuple juif. »
« Et vous pratiquez cette solidarité avec Israël d’une manière que nous n’avons peut-être jamais vue auparavant. À tel point que beaucoup de gens disent, et beaucoup de gens croient, que parmi tous les amis d’Israël et du peuple juif que nous avons eus, vous êtes peut-être l’ami le plus fort, le plus profond, le plus fidèle qu’Israël et le peuple juif aient jamais eu ici, à la Maison Blanche. »
« Cela ne diminue en rien ce que d’autres ont fait pour nous, mais c’est simplement pour vous dire ce que tant de gens ressentent à votre égard. »
« Nous allons allumer la Ménora, qui nous transmet un message : celui de la victoire du droit sur la force, de la justice sur la tyrannie, de la lumière sur les ténèbres. »
« C’est particulièrement en ces temps où le peuple juif porte un si lourd fardeau que nous avons besoin de cette lumière. Nous avons besoin de cette force, non seulement les uns des autres, mais aussi de vous, Monsieur le Président, vous qui rappelez constamment au monde que même si tous se retournent contre nous, à D.ieu ne plaise, vous ne le ferez jamais. »
« Je considère donc comme un grand honneur d’avoir été invité à conduire l’allumage de la Ménora ici cette année. Je souhaite vous adresser, à vous et à votre famille, mes vœux de bonne santé et de bonheur, de force et de protection pour nos soldats servant sur le territoire national comme à l’étranger. »
« Que D.ieu bénisse l’Amérique. Que D.ieu bénisse Israël. Que D.ieu bénisse le peuple juif. »

Le discours du Président Donald Trump
Au cours de son discours, le président Trump a énuméré plusieurs mesures qu’il a prises en tant que président pour soutenir Israël, notamment le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan.
Le Rav Shemtov a souligné que la famille de son épouse réside à Sydney, ce qui rend le massacre encore plus personnel à ses yeux. Il a salué la compassion et la solidarité du président Trump envers le peuple juif, affirmant que celui-ci sera toujours un ami et un défenseur des Juifs à travers le monde entier.
Un message de solidarité après l’attentat de Sydney
Le président Trump a ouvert cette réception en adressant ses pensées et ses prières à la nation tout entière, au peuple australien et particulièrement à toutes les personnes touchées par l’horrible attaque terroriste antisémite survenue lors d’une célébration de Hanouka à Sydney. « C’est exactement ce que c’est : de l’antisémitisme », a-t-il déclaré avec fermeté. « Quelle chose terrible, terrible. Nous ne tirons pas les leçons. » Le président a exprimé son deuil pour les victimes et ses prières pour le rétablissement rapide des blessés, dont certains sont grièvement atteints. « Toutes les nations doivent s’unir contre les forces maléfiques du terrorisme islamique radical, et c’est ce que nous faisons », a-t-il affirmé.
Un parterre d’invités de marque
Parmi les personnalités présentes, le secrétaire au Commerce Howard Lutnik, les représentants Paul Gosar, David Cutsoff, Claudia Tenny et Ronnie Jackson, l’ancien médecin personnel du président à la Maison Blanche. Trump a plaisanté en rappelant que lorsqu’on avait demandé au Dr Jackson lequel des présidents qu’il avait examinés était le plus en forme entre Barack Obama, Joe Biden et lui-même, il avait répondu que Trump était de loin le plus sain. « Je l’adore. S’il n’avait pas dit ça, je ne lui aurais plus jamais adressé la parole », a lancé le président sous les rires de l’assemblée.
Étaient également présents Josh Gothimer, Mike Lawler, que Trump a salué pour son travail acharné sur la question fiscale de New York, Jared Moscowitz, Max Miller, qualifié de « génie de la musique », Craig Goldman et Randy Fine, nouveau venu au Congrès. Le maire de Boca Raton, Scott Singer, le président national du Comité juif républicain Norm Coleman et le directeur général de la Coalition juive républicaine Matt Brooks ont également honoré l’événement de leur présence.
Hommage appuyé à Mark Levin
Le président a réservé un moment particulier pour saluer Mark Levin, célèbre animateur de radio et télévision. « Chaque samedi soir, je suis obligé de regarder la télévision pour écouter ce type expliquer à quel point je suis formidable », a plaisanté Trump en invitant Levin et son épouse Julie à le rejoindre sur scène. Mark Levin a pris la parole pour rappeler qu’il y a six ans, lors d’une réception similaire, il avait qualifié Trump de « premier président juif » d’Amérique. « Maintenant, il est le premier président juif à servir deux mandats non consécutifs. Nous vous remercions pour tout », a déclaré Levin sous les applaudissements nourris.
Sid Rosenberg et Liz Pipco à l’honneur
Sid Rosenberg, animateur de la première émission de radio à New York sur ABC, a été invité sur scène. Visiblement ému, il a déclaré : « Y a-t-il eu un président ne serait-ce qu’à la hauteur de cet homme ? Le fait que vous me fassiez monter sur scène… En dehors de mon épouse Danielle et de la naissance de mes deux enfants, Monsieur le Président, ce moment est le plus grand de ma vie. » Le président a noté avec humour que Rosenberg était au bord des larmes, lui qui « n’a pas pleuré depuis qu’il était bébé ».
Liz Pipco, militante pro-israélienne, a également pris la parole. Visiblement enceinte, elle a déclaré être reconnaissante envers le président Trump pour de nombreuses raisons, mais surtout pour « ce petit miracle » qu’elle porte. « J’ai rencontré l’amour de ma vie lors de sa campagne de 2016. Et maintenant, en plus de sauver le monde, j’aurai un enfant grâce au président Trump », a-t-elle confié. Elle a rappelé les épreuves traversées par le peuple juif ces dernières années et a exprimé sa gratitude de se trouver « dans le plus grand pays du monde, dans le plus beau bâtiment, avec le plus grand président que le monde ait jamais connu ».
Miriam Adelson, donatrice majeure de la campagne
Trump a ensuite invité Miriam Adelson, veuve du magnat des casinos Sheldon Adelson, à prendre la parole. Le président a rappelé qu’elle avait contribué directement et indirectement à hauteur de 250 millions de dollars à sa campagne, ce qui en fait la première donatrice. Mme Adelson a évoqué avec émotion le discours du président devant le parlement israélien, lors duquel il l’avait aperçue dans l’assistance malgré ses difficultés à se tenir debout à cause de douleurs physiques. Elle a également mentionné son soutien à l’idée de quatre années supplémentaires pour Trump.
Le président a rendu hommage à Sheldon Adelson, décédé en 2021, décrivant un homme d’une ténacité remarquable qui venait régulièrement au Bureau ovale. « Il demandait toujours dix minutes et restait une heure et demie. Et ce qu’il faisait, c’était se battre pour Israël. C’est tout ce pour quoi il se battait vraiment. Il voulait juste prendre soin d’Israël. »
Hommage aux survivants de la Shoah
Le président a rendu un hommage particulièrement émouvant à deux survivants de la Shoah présents dans l’assistance : Jerry Warsky et Michael Bournestein. Jerry Warsky n’avait que neuf ans lorsque les nazis ont envahi la Pologne. Il a perdu ses deux parents dans les camps mais a refusé de se laisser abattre par leur assassinat. Après la guerre, il s’est installé à New York où il a connu une carrière remarquablement réussie et est devenu un ami proche de Melania et Donald Trump.
Michael Bournestein a perdu son père et sa mère à Auschwitz alors qu’il n’était qu’un tout-petit. Grâce à l’amour et au sacrifice d’autres membres de sa famille, il a survécu et retrouvé sa mère. Plus tard, ils ont émigré en Amérique où Michael a obtenu une bourse universitaire et décroché un doctorat en chimie, devenant l’un des chimistes les plus brillants de sa génération.
Un avertissement sur la montée de l’antisémitisme
Le président Trump a lancé un avertissement solennel concernant l’évolution de la situation au Congrès américain. « Si vous remontez dix, douze, quinze ans en arrière, le lobby le plus puissant de Washington était le lobby juif, le lobby israélien. Ce n’est plus le cas aujourd’hui », a-t-il averti. Il a dénoncé nommément certains élus comme Alexandria Ocasio-Cortez et Ilhan Omar, affirmant que cette dernière « déteste les Juifs ».
« Mon père me disait que le lobby le plus puissant de ce pays était le lobby juif, le lobby israélien. Ce n’est plus comme ça. Vous avez beaucoup de gens qui vous barrent la route. Vous avez beaucoup de gens qui ne veulent pas aider Israël. Vous avez beaucoup de gens au Congrès qui n’aiment pas Israël. Ils haïssent Israël. »
Trump a évoqué les événements du 7 octobre et la négation de ces atrocités par certains, comparant cette attitude au négationnisme de la Shoah. « J’ai vu des images que j’aurais préféré ne jamais voir. En tant que président, j’ai dû voir des choses que j’aurais voulu ne jamais voir. Mais il n’y a pas moyen de nier. »
Un décret historique contre l’antisémitisme
Le président a rappelé avoir signé, dans les jours suivant sa prise de fonction, un décret exécutif historique pour combattre le fléau de l’antisémitisme, qu’il a qualifié de plus fort décret de ce type jamais signé. Il a annoncé la mobilisation des ressources fédérales pour protéger les étudiants et les professeurs juifs sur les campus américains, citant les situations préoccupantes à Columbia, Harvard et d’autres universités. Le gouvernement procède également à l’expulsion des sympathisants jihadistes étrangers et des partisans du terrorisme à des niveaux records.
L’attaque contre le programme nucléaire iranien
Trump a longuement détaillé l’opération militaire américaine contre les installations nucléaires iraniennes, qu’il a qualifiée de « la plus grande attaque militaire que quiconque ait jamais vue ». Il a décrit comment des bombardiers B2, escortés par des chasseurs F-22 et F-35, ont frappé leurs cibles avec une précision remarquable à deux heures du matin, dans l’obscurité totale, sans aucune lumière ni clair de lune.
« Chaque bombe est descendue directement dans ces puits d’aération, dans des montagnes de granit. Chaque bombe a atteint sa cible », a-t-il déclaré. Le président a ensuite reçu les pilotes au Bureau ovale, impressionné par leur courage et leur dévouement. Ces équipages lui ont confié qu’ils s’entraînaient pour cette mission depuis 22 ans, trois fois par an, et qu’aucun président avant lui n’avait eu le courage de leur donner le feu vert.
Jérusalem, capitale d’Israël, et le plateau du Golan
Le président a rappelé ses décisions historiques concernant Israël : la reconnaissance officielle de Jérusalem comme capitale et l’ouverture de l’ambassade américaine dans la ville sainte, ainsi que la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan. « C’est une décision qu’ils n’avaient même pas osé me demander », a-t-il révélé, expliquant que même Sheldon Adelson, pourtant très insistant, considérait cela comme « un pas de trop ».
Trump a raconté avoir demandé à David Friedman, alors ambassadeur en Israël, de lui expliquer l’importance du Golan en cinq minutes. Après deux minutes seulement, il avait compris l’enjeu stratégique et défensif de ce territoire et avait signé la reconnaissance. « Ils travaillaient là-dessus depuis 70 ans. Des avions se rendaient à des réunions qui duraient deux, trois jours, où l’on ne parlait que du plateau du Golan. Et personne n’a jamais rien fait, mais moi je l’ai fait, et rapidement. »
La paix au Moyen-Orient et la libération des otages
Le président a salué le travail de Steve Witkoff et Jared Kushner dans les négociations au Moyen-Orient. « Nous avons une paix légitime au Moyen-Orient. Vous pouvez avoir une petite flambée de temps en temps, mais nous avons 59 pays tous signataires. Ils feront tout ce qui est nécessaire. »
Concernant le Hamas et la libération des otages, Trump a exprimé sa fierté d’avoir obtenu le retour de tous les otages, y compris les corps des 28 victimes décédées. « Je pensais que les 20 derniers seraient les plus difficiles. Nous ne les obtiendrions jamais. Mais nous avons joué très dur et nous étions très fermes. » Il a été particulièrement touché par le dévouement des parents des victimes décédées, tout aussi déterminés à récupérer les dépouilles de leurs enfants que les parents des otages vivants l’étaient à retrouver les leurs.
L’accord de cessez-le-feu à Gaza
Trump a annoncé la conclusion d’un accord de cessez-le-feu pour mettre fin à la guerre à Gaza, « ce que tout le monde disait impossible ». « Nous commençons une nouvelle ère de cette belle paix dans un endroit où personne ne pensait que la paix était possible : le Moyen-Orient. »
Le message de Hanouka
« L’histoire de Hanouka nous rappelle que la lumière prévaudra toujours sur les ténèbres et que la foi triomphera de la peur », a déclaré le président. « Ensemble, honorons la flamme éternelle et la foi qui a toujours protégé le peuple juif. Vous êtes protégés. Vous êtes un peuple spécial. »
Trump a révélé que pour la première fois, il avait apporté des notes pour son discours lors d’une réception de ce type. « Vous savez pourquoi ? J’ai fait tellement de choses pour Israël que je dois les relire. J’ai des pages entières et je ne veux rien oublier. Je ne veux pas oublier le plateau du Golan. »
Le projet de salle de bal de la Maison Blanche
Le président a également évoqué son projet de construction d’une grande salle de bal à la Maison Blanche, un don d’environ 400 millions de dollars financé par lui-même et des donateurs. Un procès visant à bloquer la construction a été rejeté le jour même. Cette salle, attendue depuis 150 ans, sera équipée de vitres de 12 centimètres d’épaisseur, impénétrables par tout sauf un obusier, et pourra accueillir les cérémonies d’investiture dans des conditions de sécurité optimales, à l’abri des intempéries de janvier.
L’allumage de la Menora
Le Rav Yehouda Kaplon a ensuite procédé à l’allumage de la Menora. Avant les bénédictions, il a tenu à s’adresser au président en révélant qu’une grande partie de sa famille vit en Australie, certains ayant échappé à l’attaque de Sydney et d’autres non. « En les écoutant de l’autre côté du monde parler de vous, vous n’exprimez pas seulement la solidarité, vous la pratiquez avec le peuple juif. Vous pratiquez la solidarité avec Israël, peut-être d’une manière que nous n’avons jamais vue auparavant. »
Le rabbin a souligné que beaucoup considèrent Trump comme « l’ami le plus fort, le plus profond qu’Israël et le peuple juif aient jamais eu à la Maison Blanche ». Avant d’allumer les trois bougies de la troisième nuit, il a rappelé le message de la Menora : « La victoire du droit sur la force, de la justice sur la tyrannie, de la lumière sur les ténèbres. » Il a conclu en souhaitant au président et à sa famille santé et bonheur, force et protection aux troupes américaines servant sur le territoire national et à l’étranger. « Que D.ieu bénisse l’Amérique. Que D.ieu bénisse Israël. Que D.ieu bénisse le peuple juif. »
Les mots du secrétaire au Commerce
Howard Lutnik, secrétaire au Commerce, a conclu les discours en rappelant l’engagement constant du président Trump envers le peuple juif et Israël depuis la campagne électorale. « J’ai dit à tout le monde pendant la campagne que le président Trump serait le meilleur ami que les Juifs et Israël aient jamais eu à la Maison Blanche. Et il a tenu exactement cette promesse. »
Lutnik a salué la clarté morale du président face aux médias qui accusaient Israël et Tsahal de génocide. « Chaque fois, il s’est dressé contre les fausses informations en disant non, c’est le 7 octobre qu’ils ont assassiné, violé et tué des bébés. Il l’a rendu parfaitement clair à chaque fois. Et c’est pourquoi j’aime servir dans l’administration de Donald J. Trump, le plus grand président de tous les temps. »
La soirée s’est conclue par un joyeux « Hanouka Saméa’h » adressé à tous les invités.
















