Il y a plus de 1000 ans, vivait un grand et saint maître du nom de Rav Saadia Gaon (882-942). Le Gaon (comme les sages juifs de Babylone l’avaient nommé à l’époque) avait plusieurs centaines d’élèves, tous animés d’une grande soif d’apprendre. Le moindre mouvement ou la moindre parole de leur maître vénéré constituait pour eux une leçon de vie.

Un matin d’hiver, il arriva que deux de ses élèves se promenant dans les montagnes, entendirent un bruit étrange de l’autre côté d’une colline. À l’approche du sommet ils virent, à leur grande surprise, leur maître assis sur le sol couvert de neige, pleurant, priant et se mortifiant. De quoi un tsadik (une personne parfaitement vertueuse) tel que leur maître pouvait-il avoir besoin de se repentir ? Se pouvait-il qu’il ait commis le moindre péché, à D.ieu ne plaise ? Ils quittèrent précipitamment l’endroit, mais, plus tard ce jour-là, ils ne purent plus se contenir et ils demandèrent à leur maître le sens de la scène dont ils avaient été témoins.

– Je fais cela tous les jours, leur dit-il. Chaque jour, je me repens et implore D.ieu de pardonner mes fautes et mes manquements dans Son service.

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