Comme chaque année, la « Marche de la Vie » traditionnelle a lieu ces jours-ci à Budapest. Dans le cadre de cet événement, des milliers de Juifs hongrois ont marché du quartier juif du centre de la capitale hongroise jusqu’à la gare de Keleti, d’où des centaines de milliers de Juifs hongrois ont été envoyés vers les chambres à gaz par les nazis allemands et leurs collaborateurs locaux.

 

Fondé en 2004 par le Rav Shmuel Raskin et son épouse Dvori, le Beth Habad de Budapest est devenu un pilier des communautés à travers le pays. Cette année, à l’ombre de la commémoration du 80e anniversaire de l’Holocauste des Juifs hongrois, qui s’est déroulé précisément ces jours-ci, et dans le contexte de la guerre difficile en Israël, le nombre de participants a considérablement augmenté. En raison de cela, les émissaires locaux de Habad ont décidé d’installer des stands de Téfilines supplémentaires tout au long du parcours de la marche.

Des moments émouvants ont eu lieu pendant la marche lorsqu’un Juif local, un homme âgé d’environ 90 ans qui a survécu aux horreurs de l’Holocauste et est retourné vivre à Budapest, s’est approché de l’un des stands et a demandé à mettre les Téfilines pour la première fois de sa vie. Selon lui, « bien que j’aie grandi dans une maison  éloignée de la religion, et que je sois encore aujourd’hui membre de la communauté néologue (le judaïsme néologue est un mouvement juif réformiste apparu en Hongrie au milieu du XIXe siècle), cette fois j’ai décidé de mettre les Téfilines en l’honneur des soldats israéliens qui combattent à Gaza ».

Ce geste symbolique et chargé d’émotion témoigne de l’impact durable de l’Holocauste sur les survivants et leurs familles, ainsi que de la résilience de la communauté juive hongroise. La Marche de la Vie reste un événement important pour commémorer les victimes, transmettre la mémoire et affirmer l’identité juive face à l’adversité.