En l’honneur du mois de Tichri, les Hassidim affrétèrent un avion-charter d’Erets Israël pour New-York, comme ils l’avaient déjà fait dans le passé.

Après Tichri, l’avion s’envola pour Erets Israël ; après un petit moment, le Rabbi demanda à son secrétariat : qu’est-il arrivé avec le charter ? Ils ne comprenaient pas ce que le Rabbi demandait, l’avion venait de décoller.

Quelques instants plus tard, la nouvelle est arrivée au 770 que l’un des moteurs de l’avion avait pris feu en plein vol, et qu’ils avaient pu retourner à New-York, sains et saufs.

Le Rabbi leur donna des instructions, en autres de réciter un maamar de Hassidout à l’aéroport, ils purent ainsi repartir le lendemain matin.

Ceci est la fameuse histoire du charter. Mais moins connue est la partie qui se cache derrière cette histoire. Mes parents Rav Chmouel et Bassie Azimov faisaient partie de ce voyage auquel ils s’étaient joints lors de son escale parisienne.

Le jour du départ, avant même que soit programmé le vol de retour, mes parents rendirent visite à la Rebbetsen, avec mon frère Mendel, bébé à cette époque, et mon grand-père Rav Bentzion Chemtov.

Durant leur conversation, la Rebbetzen demanda : ‘’Quand partez-vous ? ‘’ Mon père répondit :’’ce soir.’’

La Rebbetzen demanda encore, à deux reprises :’’Quand partez-vous ? Mon père répondit : ‘’ce soir’’.

Quand ils se séparèrent, mon père discuta avec son beau-père, Rav Bentsion Chemtov, et tous deux comprirent qu’il y aurait un problème avec ce voyage, peut-être devraient-ils y renoncer ?

Finalement, ils décidèrent de prendre ce vol et c’est là que le moteur prit feu.

Il y a plusieurs messages que l’on peut tirer de cette histoire. Le premier est évidemment le roua’h hakodech de la Rebbetzen. Mais à un niveau différent, peut-être plus profond, c’est une leçon sur la manière d’être un Hassid. Beaucoup, présents devant une telle situation auraient haussé les épaules, s’étonnant qu’elle ait posé la question trois fois. Qui aurait pu dire que cela avait une signification ?

Mais des Hassidim plus engagés savaient qu’il y avait là un sens plus profond.

Après le déroulement de l’histoire, le roua’h hakodech se révéla de manière flagrante, peu de temps après.

C’est ainsi que mon père nous racontait cette histoire, pour illustrer la façon dont on doit prendre en compte un mot de la Rebbetzen.

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Lors d’une visite chez la Rebbetzen, mes parents remarquèrent un certain cadeau que quelqu’un avait offert.

A leur départ, la Rebbetzen les accompagna à la porte et ma mère la complimenta sur le cadeau.

La Rebbetzen répondit :
’’ ce ne sont pas des cadeaux comme ceux-là dont nous avons besoin.’’

Ma mère saisit l’opportunité de demander :
’’ Quels sont les cadeaux qui pourraient satisfaire le Rabbi et la Rebbetzen ?’’

La Rebbetzen répondit : ‘
’un cours pour les jeunes, c’est cela qui nous procure de la satisfaction.’’

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Roch Hodech Kislev 5748 (1987) fut un moment de grande joie pour Loubavitch. Le procès des livres était définitivement terminé et ma famille,  comme de nombreux Hassidim du monde entier, vinrent célébrer ce moment, avec le Rabbi.

Quand les livres arrivèrent, lundi 2 Kislev, ma mère se rendit immédiatement à une cabine téléphonique pour appeler la Rebbetzen et lui souhaiter Mazal Tov.

La Rebbetzen lui demanda immédiatement :
’’Qui est ici (de la famille) ? »

Ma mère lui dit que toute la famille était là et que même ma soeur Esthy avait voyagé de Paris.

La Rebbetzen lui dit :
’’ Vous pouvez venir demain.’’

C’était là quelque chose de très spécial, car nous n’avions jamais rendu visite, la famille au complet.

Du fait que la Rebbetzen avait demandé que chacun vienne, ma mère comprit que cela concernait la famille élargie, et Rav Nachman Sudak et son épouse (la soeur et le beau-frère de ma mère) vinrent donc avec nous.

Durant cette visite, mon père et Rav Sudak firent un compte-rendu de leurs activités, et la Rebbetzen parla peu à l’exception de quelques mots de temps en temps.

A un moment, elle dit :
‘’Vous devez savoir que nous sommes contents de vous.’’

Plus d’une fois lors de la conversation, la Rebbetzen remarqua :
’’Maintenant une nouvelle ère commence.’’

Quelques mois plus tard, ce fut ‘Haf Beth Chevat…

 

Article publié sans une brochure en souvenir du mariage de Tsion Tsemach & ‘Haya Mouchka Mimoun

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