Le Rabbi conseille une femme sur la façon de reconnaître ses bénédictions et d’apporter une énergie positive dans sa vie. Cette guidance spirituelle met l’accent sur le service d’autrui plutôt que sur les préoccupations personnelles. En se concentrant sur les besoins des autres, on découvre le véritable bonheur et la proximité avec D.ieu.

C’est avec un grand étonnement que j’ai lu ce que vous avez écrit, à savoir que vous ne voyez rien qui puisse vous rendre heureuse, alors même que vous avez écrit que vous avez « Barouch Hachem, deux filles très gentilles et pieuses ! »
Vous devriez essayer de minimiser autant que possible ces pensées du genre « comment je me sens, et si j’ai peur de quelque chose ou non, et ainsi de suite ».
Au lieu de cela, vous devriez contempler ce que vous pouvez faire pour aider vos voisins ou vos proches avec ce dont ils peuvent avoir besoin, et vous trouverez certainement de telles opportunités. Celui qui est bon envers son prochain, Hachem est bon envers lui, et ce de nombreuses fois.
Puisque vous devez également agir par des moyens naturels, vous devriez consulter un médecin qui est un ami.
La révélation dans l’étonnement
C’est avec un grand étonnement que j’ai lu ce que vous avez écrit, à savoir que vous ne voyez rien qui puisse vous rendre heureuse, alors même que vous avez écrit que vous avez « Barouch Hachem, deux filles très gentilles et pieuses ! »
Cette contradiction révèle un paradoxe profond : nous possédons souvent les plus grandes bénédictions sous nos yeux, mais notre regard intérieur tourmenté nous empêche de les voir.
Le Rabbi souligne ici l’importance de la reconnaissance et de la gratitude. Avoir deux filles pieuses et aimantes représente un trésor inestimable, un cadeau du Ciel qui devrait naturellement remplir le cœur de joie. Pourtant, lorsque nous sommes absorbés par nos propres préoccupations et angoisses, même les bénédictions les plus évidentes deviennent invisibles à nos yeux.
Se libérer des pensées limitantes
Vous devriez essayer de minimiser autant que possible ces pensées du genre « comment je me sens, et si j’ai peur de quelque chose ou non, et ainsi de suite ».
Ces ruminations constantes sur notre état émotionnel créent un cercle vicieux qui nous enferme dans une prison mentale. Plus nous nous concentrons sur nos peurs et nos malaises, plus ils prennent de l’ampleur dans notre conscience.
Le Rabbi ne suggère pas d’ignorer complètement nos émotions, mais plutôt de ne pas leur accorder une place centrale dans notre vie. L’auto-analyse excessive et l’introspection constante peuvent devenir des obstacles à notre épanouissement spirituel. Elles nous maintiennent dans un état de préoccupation égocentrique qui nous coupe de la réalité extérieure et des véritables sources de bonheur.
Cette approche s’inscrit dans une sagesse millénaire : le bonheur ne se trouve pas en scrutant constamment notre état intérieur, mais en nous tournant vers l’extérieur, vers les autres et vers D.ieu. C’est un changement radical de perspective qui libère une énergie nouvelle.
La contemplation tournée vers autrui
Au lieu de cela, vous devriez contempler ce que vous pouvez faire pour aider vos voisins ou vos proches avec ce dont ils peuvent avoir besoin, et vous trouverez certainement de telles opportunités.
Cette redirection de notre attention constitue le cœur du conseil du Rabbi. Plutôt que de nous demander « comment puis-je me sentir mieux ? », nous devrions nous poser la question : « comment puis-je aider quelqu’un aujourd’hui ? »
Cette approche repose sur un principe spirituel fondamental : nous sommes créés pour donner, pas seulement pour recevoir. Lorsque nous nous concentrons uniquement sur nos propres besoins et sensations, nous allons à l’encontre de notre nature profonde. En revanche, lorsque nous nous tournons vers les autres avec bienveillance, nous activons notre essence divine et trouvons un sentiment d’accomplissement authentique.
Les opportunités d’aider autrui sont partout autour de nous, si seulement nous ouvrons les yeux. Un voisin âgé qui a besoin d’aide pour ses courses, une amie qui traverse une période difficile et qui aurait besoin d’une oreille attentive, un membre de la communauté qui nécessite un soutien matériel ou moral. Ces occasions de faire le bien ne manquent pas ; c’est notre disponibilité intérieure qui fait parfois défaut.
Celui qui est bon envers son prochain, Hachem est bon envers lui, et ce de nombreuses fois. Cette promesse divine n’est pas qu’une simple récompense transactionnelle. C’est une loi spirituelle profonde : la bonté engendre la bonté. Lorsque nous ouvrons notre cœur aux autres, nous créons un canal par lequel la bénédiction divine peut nous atteindre. De plus, en aidant autrui, nous sortons de notre propre obscurité pour entrer dans la lumière du don et du partage.
Le Rabbi précise « de nombreuses fois » pour souligner la générosité infinie de D.ieu. La mesure divine dépasse toujours notre propre générosité. Un petit geste de bonté de notre part peut déclencher un flot de bénédictions bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer. C’est un investissement spirituel dont les dividendes sont incalculables.
L’approche naturelle et médicale
Puisque vous devez également agir par des moyens naturels, vous devriez consulter un médecin qui est un ami.
Le Rabbi démontre ici une sagesse équilibrée qui caractérise l’approche hassidique : la spiritualité ne remplace pas la médecine, et la médecine ne remplace pas la spiritualité. Les deux sont nécessaires et complémentaires.
En recommandant de consulter « un médecin qui est un ami », le Rabbi souligne l’importance de la dimension humaine dans les soins médicaux. Un médecin ami comprendra non seulement les symptômes physiques, mais aussi le contexte personnel et émotionnel. Cette relation de confiance facilite le diagnostic et le traitement, créant un environnement propice à la guérison.
Cette approche intégrée reconnaît que nous sommes des êtres complexes, composés d’un corps et d’une âme intimement liés. Négliger l’un au profit de l’autre serait une erreur. La santé physique influence notre état émotionnel et spirituel, tout comme notre bien-être spirituel peut avoir des répercussions sur notre santé physique.
Le chemin vers la transformation personnelle
Le message du Rabbi offre un plan d’action concret pour sortir du cycle de la négativité et de l’anxiété. Ce plan repose sur trois piliers : la reconnaissance de nos bénédictions, le service d’autrui, et l’utilisation des moyens naturels mis à notre disposition.
Cette approche transforme radicalement notre rapport à la vie. Au lieu d’être des victimes passives de nos émotions et circonstances, nous devenons des acteurs actifs de notre propre bonheur et de celui des autres. Nous passons d’une posture de « recevoir » à une posture de « donner », ce qui paradoxalement nous permet de recevoir bien davantage.
Le Rabbi nous enseigne que le bonheur n’est pas un état que nous atteignons en nous concentrant sur nous-mêmes, mais un sous-produit naturel d’une vie tournée vers D.ieu et vers autrui. C’est une vérité contre-intuitive dans notre culture contemporaine obsédée par l’épanouissement personnel et la réalisation de soi, mais c’est une sagesse éprouvée par des générations de pratiquants.
En suivant ces conseils, nous découvrons que nos propres problèmes, qui semblaient insurmontables lorsque nous les fixions constamment, deviennent plus gérables lorsque nous élargissons notre perspective. En aidant les autres, nous gagnons en force et en résilience. En reconnaissant nos bénédictions, nous cultivons la gratitude qui est l’antidote à la dépression et à l’anxiété.
Ce message du Rabbi résonne avec une pertinence particulière dans notre époque moderne, où l’isolement social et l’introspection excessive créent souvent plus de souffrance qu’ils n’en soulagent. Il nous rappelle que nous sommes fondamentalement des êtres sociaux et spirituels, créés pour vivre en relation avec D.ieu et avec notre prochain, et que c’est dans ces relations que nous trouvons notre véritable accomplissement.
















