À la veille du Chabbat, vendredi 3 juillet 2026 (18 Tamouz 5786), l’ambassadeur des États-Unis en France, Charles Kushner, a ouvert les portes de sa résidence du faubourg Saint-Honoré pour une réception exceptionnelle réunissant quelque deux mille invités à l’occasion du 250e anniversaire de l’indépendance américaine. À la demande expresse de Madame Seryl Kushner, l’intégralité de la restauration servie ce soir-là était strictement cachère, sous surveillance rabbinique, et l’ambassadeur a personnellement veillé à ce que la célébration s’achève avant l’entrée du Chabbat. Grâce au dévouement du Rav Chalom Dov Ber Kesselman et du Tamim Levi Azimov, chaque plat, chaque vin et chaque boisson répondait aux exigences les plus rigoureuses de la Cacherout, offrant un magnifique Kiddouch Hachem au cœur de la diplomatie parisienne.
Deux cent cinquante ans après la signature de la Déclaration d’indépendance, l’Amérique célèbre en 2026 un anniversaire historique, et nulle part ailleurs qu’à Paris cette commémoration ne revêt une dimension aussi symbolique : c’est en effet sur le sol français que Benjamin Franklin débarqua en décembre 1776 pour sceller l’alliance entre la jeune République américaine et la France. C’est dans ce cadre solennel que l’ambassadeur Charles Kushner et son épouse Seryl ont convié, vendredi en fin d’après-midi, près de deux mille personnalités du monde diplomatique, politique, économique et communautaire à la résidence officielle de la rue du Faubourg Saint-Honoré, pour marquer la fête nationale américaine du 4 juillet.
Une exigence venue de Madame Kushner : « tout devait être cachère ! »
Ce qui distingue cette réception de toutes les célébrations diplomatiques du même genre tient en un mot : la Cacherout. Madame Seryl Kushner a formulé une demande claire et sans compromis auprès des organisateurs, à savoir que l’intégralité de la nourriture et des boissons servies aux deux mille invités soit cachère. Une exigence rare, sinon inédite, pour un événement officiel de cette ampleur dans une résidence d’ambassadeur.
Les cartons imprimés disposés sur les buffets en témoignaient noir sur blanc. Le menu proposait notamment des fajitas de poulet épicées, préparées avec de l’avocat crémeux, de la roquette fraîche et des tortillas chaudes, chaque carte portant la mention explicite : « Tous les mets sont cachères et préparés sous surveillance rabbinique ». La carte des vins, elle aussi, affichait fièrement la même garantie : Champagne Drappier Brut Carte d’Or, Sancerre blanc J. De Villebois 2025, Saint-Émilion 2024 du Château de Parsac Rothschild Montagne et rosé R de Roubine Côtes de Provence 2025, tous rigoureusement cachers. Les vins servis au cours de la réception provenaient des caves Herzog de Royal Wine, en Californie, dont les produits sont représentés en France par Menahem Israelievitch.
Le dévouement du Rav Kesselman et du Tamim Levi Azimov
Derrière cette prouesse logistique et halakhique se cachent des heures de travail minutieux. C’est grâce aux efforts inlassables des Chlou’him du Rabbi, le Rav Chalom Dov Ber Kesselman et le Tamim Levi Azimov, fils du Rav Mendel Azimov, directeur du Beth Loubavitch de Paris, que l’ensemble de la réception a pu se dérouler dans le respect scrupuleux des lois de la Cacherout. Chaque étape de la préparation a été supervisée, chaque produit vérifié, et tous les vins et alcools servis étaient non seulement cachers mais également « Mevouchal » (cuits), conformément aux exigences de la Halakha pour un événement où le service est assuré par un personnel non juif.
Veiller à la Cacherout d’un dîner de deux mille couverts, dans les cuisines d’une résidence diplomatique, à quelques heures de l’entrée du Chabbat, représente un défi considérable. Le résultat fut à la hauteur : une réception irréprochable sur le plan halakhique, saluée par les invités juifs présents comme un authentique « Gaon Yaakov », la fierté de Jacob, expression de la dignité juive affichée sans complexe au sommet de la représentation diplomatique américaine en France.
Une célébration achevée avant l’entrée du Chabbat
Au-delà de la Cacherout, un autre détail témoignait du respect profond de l’ambassadeur pour la tradition juive : l’horaire même de la réception. Charles Kushner a tenu à ce que la célébration débute suffisamment tôt dans l’après-midi du vendredi pour qu’elle s’achève entièrement avant le coucher du soleil et l’entrée du Chabbat.
« Il a veillé à ce que la célébration se termine avant le début du Chabbat », a confié le Rav Mendel Azimov au site COLlive. « Ce fut un extraordinaire Kiddouch Hachem. » Ainsi, dans l’agenda même de la diplomatie américaine à Paris, la sainteté du septième jour a dicté le déroulement de la fête nationale.
Le Rav Mendel Azimov parmi les invités d’honneur
Parmi les personnalités conviées figurait le Rav Mendel Azimov, directeur du Beth Loubavitch, invité personnellement à cette célébration. Sa présence aux côtés du couple Kushner, immortalisée sur les photographies officielles devant les drapeaux américains dans les salons de la résidence, illustre les liens chaleureux qui unissent l’ambassadeur aux Chlou’him du Rabbi en France.
Ces liens ne datent pas d’hier. Depuis sa prise de fonctions en juillet 5785 (2025), Charles Kushner fréquente régulièrement un centre Habad parisien et a fait de la lutte contre l’antisémitisme la priorité affichée de sa mission diplomatique, multipliant depuis son arrivée à Paris les gestes envers la communauté juive de France.
Charles et Seryl Kushner : un couple façonné par la mémoire et la fidélité juive
Né en 1954 à Elizabeth, dans le New Jersey, Charles Kushner est le fils de Joseph et Rae Kushner, rescapés de la Shoah originaires de Pologne, arrivés aux États-Unis en 1949 après avoir survécu à la destruction du judaïsme européen. C’est en leur honneur qu’il fondera plus tard, à Livingston, la Joseph Kushner Hebrew Academy et la Rae Kushner Yeshiva High School, deux institutions d’éducation juive où furent formés ses propres enfants. Diplômé de New York University et de la faculté de droit de Hofstra University, il fonde en 1985 la société Kushner Companies, qu’il hisse au rang des plus grands groupes immobiliers de la côte Est américaine. Nommé sous la présidence de Bill Clinton au conseil du Mémorial de la Shoah des États-Unis, il consacre une part considérable de sa fortune à la philanthropie juive : à travers la Fondation Charles et Seryl Kushner, le couple a soutenu des Yechivot, des synagogues, des hôpitaux, dont le centre médical Chaaré Tsedek à Jérusalem, ainsi que d’innombrables institutions éducatives et communautaires. Soutiens de longue date du mouvement Habad-Loubavitch, les Kushner ont versé, à travers leur fondation familiale, des centaines de milliers de dollars aux institutions du mouvement, notamment aux centres Habad du New Jersey, de l’université Harvard, de Floride et de Manhattan. Nommé par le président Donald Trump, dont son fils Jared est le gendre et le conseiller, il a été confirmé par le Sénat américain et a pris ses fonctions d’ambassadeur des États-Unis en France et à Monaco en juillet 5785 (2025). Dès son arrivée, il a déclaré que la lutte contre l’antisémitisme serait « au cœur de sa mission ».
Son épouse, Seryl Kushner, née Stadtmauer, a grandi dans une famille juive orthodoxe profondément attachée à la tradition. Diplômée de New York University, elle a exercé comme enseignante et assistante sociale avant de se consacrer pleinement à sa famille et à la philanthropie. Coprésidente de la fondation familiale, elle soutient notamment l’éducation juive, l’institut SINAI pour enfants à besoins particuliers et le Friendship Circle, l’organisation Habad qui accompagne les enfants handicapés et leurs familles. C’est elle qui veille, dans la maison comme dans la vie publique du couple, au respect scrupuleux de la Cacherout et du Chabbat, une fidélité qu’elle a transmise à ses quatre enfants et à ses quatorze petits-enfants. Sa demande d’une réception intégralement cachère pour deux mille invités n’est donc pas un geste de circonstance : elle est l’expression naturelle d’une vie entière placée sous le signe de la Torah et des Mitsvot.
Une résidence habituée aux accents de la fierté juive
Cette réception du 4 juillet s’inscrit dans une série de rencontres marquantes organisées par le couple Kushner à la résidence du faubourg Saint-Honoré. Au mois de mai dernier, l’ambassadeur y avait reçu pendant deux heures neuf adolescents du réseau CTeen France, le mouvement de jeunesse Habad, pour entendre de leur bouche la réalité de la vie juive dans les écoles françaises. Là encore, l’ensemble des rafraîchissements servis était strictement cachère, et Madame Kushner avait personnellement fait visiter la résidence historique aux jeunes, avant que chacun ne reparte avec une kippa spécialement confectionnée aux armes de l’ambassade.
En cette année du 250e anniversaire de l’amitié franco-américaine, la soirée du vendredi 3 juillet restera dans les mémoires comme un moment où la fidélité à la Torah et à ses Mitsvot s’est affichée avec éclat dans l’un des lieux les plus prestigieux de la capitale française. Deux mille invités, un menu intégralement cachère, des vins Mevouchal, une fête achevée avant l’entrée du Chabbat, et le sentiment partagé que l’honneur du peuple juif en est ressorti grandi : un véritable Kiddouch Hachem, à la veille du Chabbat.
























