Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, un chauffeur Uber non juif raconte le miracle qui, selon lui, a bouleversé sa vie au lendemain d’une visite au Ohel du Rabbi. Accablé par les dettes, il avait décidé d’acheter un unique billet de loterie au sortir de sa prière, et le gain fut au rendez-vous. Depuis, il se rend chaque jour au Ohel, une photo du Rabbi désormais fixée dans l’habitacle de sa voiture.
Une rencontre sur le trajet du Ohel
Dans une vidéo qui circule abondamment sur les réseaux sociaux, un chauffeur Uber non juif partage une histoire aussi bouleversante qu’inattendue, un miracle qui se serait produit, dit-il, après une visite au Ohel du Rabbi.
Ce jour-là, le chauffeur conduisait le Rav Mendy Kotlarsky, directeur exécutif de Merkos 302, qui venait lui-même de se recueillir au Ohel. Au fil de la conversation, il confia à son passager que ce n’était pas la première fois qu’il s’y rendait. Bien au contraire : depuis qu’il avait vécu ce qu’il tient pour un miracle manifeste, il s’y rend désormais chaque jour.
Le hasard de cette rencontre a quelque chose de saisissant. Merkos 302, que dirige le Rav Kotlarsky, est l’organisation qui coordonne et soutient le réseau mondial des Chlou’him du Rabbi, présents aujourd’hui dans plus de cent dix pays. C’est depuis ce centre névralgique, installé à Crown Heights, que se pense l’expansion du mouvement Loubavitch à travers la planète. Que le récit d’un chauffeur anonyme parvienne précisément aux oreilles de celui dont la mission est de porter la lumière du Rabbi au plus grand nombre ne manque pas de sel.
Le Ohel, un lieu ouvert à tous
Pour saisir la portée de ce témoignage, il faut rappeler ce qu’est le Ohel. Situé dans l’ancien cimetière de Montefiore, à Cambria Heights, dans le Queens, à quelques minutes seulement de l’aéroport JFK, le Ohel est le mausolée à ciel ouvert où reposent côte à côte le Rabbi, Rabbi Menachem Mendel Schneerson, et son beau-père et prédécesseur, Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn.
Le Rabbi se rendait régulièrement sur la tombe de son beau-père, parfois jusqu’à six jours par semaine, pour y prier en faveur de tous ceux qui sollicitaient sa bénédiction. Depuis le 3 Tamouz 1994, ce lieu est devenu un pôle d’attraction spirituelle unique : on estime qu’un million de personnes s’y rendent chaque année, ce qui en fait le site juif le plus visité d’Amérique du Nord.
Or ce lieu n’est nullement réservé aux fidèles du mouvement. Le Ohel est ouvert à tous, sans distinction de niveau d’observance, d’origine ni de croyance. Le Rabbi recevait chaque jour des centaines de lettres émanant de personnes de tous horizons et de toutes confessions, et cette tradition s’est perpétuée après lui. Chefs d’État, personnalités du monde de la culture, anonymes en quête de réponses : Juifs et non-Juifs viennent y déposer leurs prières. La démarche du chauffeur Uber, loin d’être une exception, s’inscrit ainsi dans une longue tradition d’ouverture à l’universel.
Un homme accablé par les dettes
Le chauffeur expliqua qu’il traversait de graves difficultés financières et se trouvait écrasé sous le poids de dettes considérables. Bien qu’il ne soit pas juif, il avait pris la décision de se rendre au Ohel du Rabbi, car le Rabbi est un guide pour tous, et chacun peut venir y solliciter ses bénédictions.
Lors de cette visite, raconte-t-il, il pria au Ohel et y épancha son cœur, implorant aide et guidance. Cette manière de s’adresser au Rabbi correspond à un usage bien établi : au Ohel, les visiteurs rédigent traditionnellement un kvitel, un billet sur lequel ils inscrivent leurs demandes, avant de le déchirer et de le déposer sur la tombe. Chacun peut écrire dans la langue de son choix, et confier là ce qu’il aurait dit au Rabbi lors d’une entrevue en face à face : les épreuves qu’il affronte, les bénédictions qu’il espère, les décisions devant lesquelles il hésite.
Le ‘hassid qui priait en silence
Le lendemain même, il prit en charge un ‘hassid qui, lui aussi, venait de quitter le Ohel. Cet homme âgé, d’environ soixante-quinze ans, le marqua profondément. Durant le trajet, le ‘hassid lui demanda d’éteindre la musique afin de pouvoir poursuivre ses prières avec davantage de recueillement après sa visite au Ohel.
Cette scène toute simple, un vieil homme absorbé dans sa prière à l’arrière d’une voiture, semble avoir agi sur le chauffeur comme un signe. Elle prolongeait, dans le quotidien le plus ordinaire, l’atmosphère de ferveur qu’il avait lui-même respirée la veille au Ohel.
Un seul billet, dix mille dollars
Plus tard dans la soirée, après avoir déposé le ‘hassid âgé, le chauffeur s’arrêta dans une station-service pour faire le plein. Profitant de l’occasion, il décida d’acheter un billet de loterie. La nouvelle, incroyable, ne tarda pas à tomber.
« J’ai joué un seul numéro, et j’ai gagné dix mille cinq cents dollars ! », s’exclama le chauffeur, encore stupéfait.
Cette somme inespérée lui permit de solder ses dettes et lui apporta le soulagement financier dont il avait désespérément besoin. La concordance ne lui échappa pas : le miracle était survenu un jour à peine après sa visite au Ohel du Rabbi.
Une visite quotidienne devenue rituel
Depuis, se rendre au Ohel fait partie intégrante de son quotidien. Chaque jour, il vient au Ohel, récite une prière depuis l’extérieur, puis entame sa journée de travail.
Il a également placé une photo du Rabbi dans sa voiture, expliquant qu’il la regarde tous les jours.
« Je lui dis bonjour chaque jour », confie-t-il.
Ce geste, aussi modeste soit-il, dit à sa manière la relation intime que tant de visiteurs nouent avec le Rabbi. Pour eux, franchir le seuil du Ohel n’est pas un simple acte de mémoire, mais la recherche d’une présence vivante, d’un guide vers lequel se tourner dans les moments d’incertitude comme dans ceux de gratitude.
« Une lumière pour tout le monde »
Évoquant le Rabbi, le chauffeur le décrit comme un homme saint qui apporte de la lumière au monde.
« C’est une lumière, une lumière pour tout le monde, vous comprenez ? Comme le soleil, dehors », dit-il. « Alors bien sûr que je viens chercher sa bénédiction chaque jour. »
Dans ces quelques mots d’un homme qui, hier encore, ignorait tout du Rabbi, se reflète peut-être l’essence même de son message : une lumière qui ne se réserve à personne, et qui brille pour chacun, sans condition.jour. »
















