La Mitsva de dire bonjour dans la Hala’ha

C’est une Mitsva de saluer chaque personne, de s’enquérir de son bien-être ou au moins de la bénir avec la paix (Chalom). Le terme Chalom fait également référence à Hachem, ainsi le nom de Hachem est inclus dans la bénédiction. On doit s’efforcer de saluer l’autre personne en premier et pas seulement répondre à la salutation de l’autre.

On dit du vénéré Tana R’ Yochanan ben Zakai qu’il saluait toujours les autres en premier, même un non-juif au marché.

Si vous rencontrez une personne une deuxième fois le même jour, vous devez la saluer à nouveau, mais il n’est pas nécessaire de saluer quelqu’un plus d’une fois dans un même cadre.

Si quelqu’un vous salue et que vous ne répondez pas, c’est comme voler, même si on n’est pas en bons termes avec cette personne. Lorsqu’on répond, il est d’usage d’ajouter une bénédiction supplémentaire. Par exemple, lorsqu’on vous salue avec Chalom, vous devez répondre Chalom Oubraha, à « gut morgen », beaucoup répondent avec « a gut yahr » ou « a gutten tamid ». Il est aussi d’usage d’inverser la salutation et de répondre à « Chalom Alei’hem » avec « Alei »hem Chalom ».

On doit saluer chaque personne, même si on ne la connaît pas.

Bien que certains soulèvent la préoccupation que l’étranger pourrait ne pas répondre et que vous l’avez alors fait « voler », la Mishna semble nous instruire de vancer le bonjour à chaque personne sans exception. Cependant, si on salue un ennemi, on doit s’assurer que cela n’attisera pas les flammes de l’animosité.

Pour les membres du sexe opposé, une salutation amicale est interdite, mais une salutation standard comme « Bonjour » peut être appropriée. Dans une grande ville où l’on rencontre des dizaines de personnes partout où l’on va, il n’est pas pratique ni attendu de saluer tout le monde. Pourtant, on doit s’efforcer de saluer les gens chaque fois que possible, car cela ajoute de l’amour et de l’amitié entre les gens.

 

 

Extrait d’un Farbrenguen de Vav Tichri 5755 du Rav Chmouel Azimov : « Le Rabbi nous enseigne qu’il faut dire bonjour même lorsqu’on est soucieux, même lorsqu’on a la tête ailleurs, même lorsqu’on a des problèmes, on doit aussi savoir dire bonjour…
…Maintenant, il faut se donner, donner sa propre volonté, ses propres envies, céder sur soi-même. Ça, c’est le « Messirout Nefesh » (de notre époque) »

Qu’est-ce que le Rabbi a voulu dire dire par là qu’il faut dire bonjour? Dire bonjour, c’est normal, on est humain, on est des gens humains, on dit bonjour, qui ne dit pas bonjour?. Et donc qu’est ce que le Rabbi a voulu dire? On peut vérifier dans une Siha de Hanouccah, le Rabbi explique que faire la Menora,  avant de parler avec un Juif, avant d’allumer sa flamme, avant d’allumer sa neshama, il faut le préparer. Comment on le prépare ? En lui disant bonjour.

Et dans ce cas, il faut bien comprendre qu’est ce que le Rabbi a voulu dire qu’il faut dire bonjour. On peut se demander c’est quoi cette cette Si’ha ?

Quelqu’un qui n’a pas appris beaucoup de Hassidout peut se poser la question : ça veut dire quoi dire bonjour à un Juif ? C’est normal, mais même à des gens, des amis, des voisins qu’on vit dans le même palier, Juif ou pas Juif, on dit bonjour. Si on a eu des parents qui nous ont donné une éducation, on sait très bien dire bonjour, et surtout à un Juif, c’est sûr qu’il faut lui dire bonjour. C’est le sens de « Chalom Alehem Alehem Chalom », lorsqu’on ne voit pas quelqu’un pendant 3 jours, il faut lui dire « Chalom Alehem ». Quand on le voit tous les jours, il faut lui dire au moins bonjour, il faut lui faire un signe de la tête. Avant la prière, après la prière, ça rentre dans une discussion s’il faut d’abord prier et après il faut dire bonjour.

Le Rabbi a voulu dire : dire bonjour quand ça nous arrange et quand on est de bonne humeur, c’est quelque chose qui est tout à fait évident, quand on est de bonne humeur, on va dire bonjour à quelqu’un. Le Rabbi nous apprend ici qu’il faut dire bonjour même quand on est soucieux, même quand on a la tête ailleurs, même quand on a des problèmes, on doit savoir aussi dire bonjour. Pourquoi ? Parce que c’est comme ça qu’on rentre en contact avec un Juif et après on peut lui dire « met les Tefilines », après on peut le dire « fais une Mitsva ». Pourquoi ? Parce que comment on l’a construit, comment on a fait la Menora, comment on l’a préparé, c’est par ça qu’on lui a dit bonjour.

C’est ça le  mot « Messihour Nefesh ». Ça veut dire qu’un homme cède sur soi-même, il ne fait pas ce qu’il a envie de faire, il ne fait pas ce qu’il comprend de faire, il fait ce qu’il faut faire. Ça c’est tout le sujet de « Messihour Nefesh », « Messirout Haratson », on a envie de faire une chose, on fait une autre chose. C’est ça qu’il faut comprendre, le  travail sur soi-même, c’est de se donner pour le judaïsme.

Messirout Nefesh dans le temps c’était en Russie. Grâce à D.ieu, maintenant la Russie est devenue un pays comme la France, plus de Russie grâce à Dieu. Même ça le Rabbi a enlevé, dans ce cas-là, on peut se demander, on apprend dans les Maamarim du Rabbi précédent, il fait tout un développement sur le sujet de « Messirout Nefesh ».

On est plus des Juifs de Russie, on n’a aucun problème. Mais maintenant, c’est un « Messirout Nefesh » beaucoup plus dur. On ne peut même pas dire à un ami « Tu es en train de rater quelque chose », parce que là, c’est un « Messirout Nefesh » plus fin qui demande un travail sur soi-même. Ça demande un travail : quand on a envie de faire quelque chose, on ne fait pas ce qu’on a envie de faire, on fait ce qu’il faut faire !.

C’est tout le sujet de Messirout Nefesh. C’est quand quelqu’un rentre dans une synagogue et qu’on peut lui dire bonjour, on peut lui donner une place, on peut céder sur sa propre place parce que quelqu’un d’autre rentre.

Ça, ça veut dire Messirout Nefesh, ça veut dire qu’on se donne, on donne de soi, on cède sur ce qu’on aurait envie de faire, on cède pour un autre Juif.

C’est ça le Messirout Nefesh de la Rebbetzen Hanna. Qu’est-ce qu’elle a dit? Elle a dit : s’i il faut aller en prison, on est d’accord d’aller en prison (pour diffuser le judaïsme). Maintenant, il n’y a plus de  prison. Maintenant, il faut se donner, donner sa propre volonté, ses propres envies, céder sur soi-même. Ça, c’est le « Messirout Nefesh » (de notre époque).