Le 28 Nissan 5751 (1991), le Rabbi prononça une Siha bouleversante qui ébranla profondément les ‘Hassidim. Deux semaines plus tard, il convoqua son secrétaire, le Rav Leibel Groner, pour s’enquérir des suites concrètes de ce discours. La réponse qu’il reçut lui inspira un message d’une clarté absolue, qu’il tient à transmettre à tous.
Une Siha qui rompt le silence
Le soir du 28 Nissan 5751 (1991), à l’issue de la prière de Maariv, le Rabbi prit la parole de manière inattendue pour livrer une Siha sur la singularité de ce jour et les enseignements qu’il nous invite à en tirer. Soudain, son ton se fit plus grave, et il s’exprima avec une douleur palpable :
« Comment se fait-il que lorsque tant de Yiddim se rassemblent, ils ne fassent rien pour hâter la venue du Machia’h et acceptent de demeurer en exil ? Même le cri de Ad Mataï — « Jusqu’à quand ? » — ils le poussent parce qu’on le leur demande… S’ils avaient vraiment supplié pour la venue du Machia’h avec un sentiment sincère, il serait déjà venu ! Que puis-je faire de plus pour inspirer aux autres le désir d’amener le Machia’h ? Car après tout ce qui a été accompli, nous sommes encore en Galoutt ! Et plus encore : chaque individu vit un exil personnel dans son service de D.ieu. Je vous en charge : faites tout ce qui est en votre pouvoir pour amener le Machia’h maintenant ! »
Des ‘Hassidim en quête de réponse
Certains ‘Hassidim comprirent que le Rabbi attendait d’eux quelque chose de nouveau, quelque chose de différent de ce qui avait été fait jusqu’alors. Ils se réunirent, échangèrent diverses idées, mais ne parvinrent pas à dégager de conclusion.
Le Chabbat suivant, le Rabbi apporta lui-même la clarification : l’Avoda à accomplir pour hâter la venue du Machia’h consiste simplement à redoubler d’efforts dans la Torah et les Mitsvot — dans l’étude de la Torah, tant dans son aspect révélé (Niglé) que dans sa dimension intérieure (Pnimiyout HaTorah), ainsi que dans l’accomplissement des Mitsvot avec soin et embellissement (Behidour). Il convient également de répandre la Torah et la judéïté autour de soi, et plus particulièrement les enseignements du ‘Hassidout. Tout cela doit être accompli avec un ardent désir de la Délivrance.
La question du Rabbi au Rav Groner
Environ deux semaines plus tard, le Rabbi s’adressa à son secrétaire, le Rav Groner, et lui demanda ce qui s’était passé en lien avec ce qu’il avait dit le 28 Nissan. Le Rav Groner lui répondit qu’après la Siha, certains ‘Hassidim avaient tenté de comprendre ce qui était attendu d’eux, et qu’ils continuaient à « se creuser la tête » sans trouver de réponse satisfaisante.
Le Rabbi lui dit alors : « Je ne comprends pas pourquoi il leur faut se « creuser la tête », alors que j’ai clairement énoncé ce qui doit être fait. »
Il énuméra ensuite en comptant sur ses doigts : « Ils doivent redoubler leurs efforts dans l’étude de la Torah — Niglé et ‘Hassidout — dans l’accomplissement des Mitsvot avec soin, et travailler davantage sur l’Ahavat Israël et la diffusion du ‘Hassidout. »
Il demanda ensuite au Rav Groner de transmettre ce message aux ‘Hassidim, en y ajoutant ces mots : « Il n’est pas nécessaire de « se creuser la tête » ; j’ai clairement exposé ce qui doit être fait. »
Une lettre d’Australie, la même réponse
Quelques jours plus tard, le Rabbi reçut une lettre d’Australie posant une question similaire. Il demanda qu’on lui apporte une copie de la Si’ha imprimée du Chabbat précédent et, ayant retrouvé le passage traitant de l’effort accru dans la Torah, les Mitsvot et leur diffusion, il chargea le Rav Groner de transmettre ce même message à ses correspondants australiens.
Cet article a été publié pour la première fois en hébreu dans le magazine Kfar Habad, à l’occasion de Guimel Tamouz 5770 (2010).












