Le 9 Adar II 5700 (1940), le Rabbi Précédent débarquait au port de New York après une fuite miraculeuse de la Pologne sous occupation nazie, marquant à jamais le transfert du centre mondial du Hassidisme Habad vers le sol américain. Après douze jours d’une traversée éprouvante, il arrivait avec la ferme intention de s’y établir définitivement et d’y jeter les bases d’un renouveau juif sans précédent. Ce jour historique est resté gravé dans la mémoire de Habad comme le moment où la sainteté du mouvement fut transplantée — intacte et vivante — dans le « bas du monde », ainsi que le Rabbi désignait l’Amérique.
Une arrivée miraculeuse au cœur de la tourmente
Le 9 Adar II 5700 (1940), le Rabbi Précédent — le Frierdiker Rebbe — foula pour la première fois le sol américain en débarquant au port de New York. Cette arrivée couronnait une délivrance miraculeuse : il avait été sauvé de la Pologne alors que celle-ci était sous le joug de l’occupation nazie, au péril de sa vie. Après douze jours d’une traversée périlleuse sur l’océan, il touchait enfin les rives de l’Amérique avec la volonté d’en faire sa demeure permanente et le nouveau foyer du Hassidisme Habad.
La fondation de Tomchei Tmimim aux États-Unis
Le jour même de son arrivée, sans délai et sans hésitation, le Rabbi Précédent posa un acte fondateur : il établit la Yechiva Tomchei Tmimim aux États-Unis. Ce geste symbolique et concret à la fois témoignait de sa conviction profonde que la Torah et le Hassidisme devaient être transmis sur cette nouvelle terre, avec la même rigueur et la même ferveur qu’en Europe. Ce n’était pas un exil — c’était une transplantation volontaire, portée par une vision prophétique de l’avenir du peuple juif.
« L’Amérique, c’est pareil » — une déclaration historique
C’est au Rabbi Précédent que l’on doit la célèbre proclamation : « America iz nisht andersh » — l’Amérique, c’est pareil. Par ces mots, il signifiait que la vie juive authentique, la pratique des Mitsvot, l’étude de la Torah et la chaleur du Hassidisme n’étaient nullement incompatibles avec le contexte américain. Il se consacra alors entièrement à l’œuvre urgente de « faire fondre la glace de la communauté juive américaine », c’est-à-dire réveiller les consciences et raviver la flamme juive dans un milieu souvent tiède ou assimilé.
Les paroles du Rabbi lors du Farbrenguen de Tèt Adar 5750 (1990)
À l’occasion d’un Farbrenguen le 9 Adar 5750 (1990), le Rabbi — Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, zatsal — évoqua la portée spirituelle de ce jour en ces termes : « Il convient que des Farbrenguen ‘hassidiques soient organisés à l’occasion du 9 Adar, et que cette célébration se prolonge dans les jours suivants, y compris Chabbat et Pourim. Cela s’applique tout particulièrement ici à Brooklyn, la « capitale » du Rabbi Précédent, où il vécut les dix dernières années de sa vie. La sainteté ne se déplace pas de son emplacement ; bien au contraire, elle croît d’année en année — et plus encore cette année, la quarantième année après le départ du Rabbi Précédent, l’année où « un homme acquiert la pleine maîtrise de la sagesse de son maître ». »
Brooklyn, capitale spirituelle de Habad
Ces paroles du Rabbi soulignent la dimension unique de Brooklyn dans la géographie spirituelle du monde Habad. C’est là que le Rabbi Précédent vécut, enseigna et rayonna pendant la dernière décennie de sa vie terrestre. C’est là que fut fondé le 770 Eastern Parkway — le Beth Habad central, devenu le cœur battant du mouvement Loubavitch dans le monde entier. Chaque année, à l’occasion du 9 Adar, des communautés Habad à travers le monde commémorent cet anniversaire historique par des Farbrenguen empreints de gratitude et de renouvellement.

UN RABBI CÉLÈBRE AUX ÉTATS-UNIS New York – 22 mars 1940 –
Le rabbin Joseph Isaac Schneersohn, chef du mouvement Habad pour la préservation de l’orthodoxie de la foi juive, est arrivé à New York en provenance d’Europe. En tant que chef religieux juif en Russie en 1920, il avait été condamné à mort, puis exilé en Sibérie à la place. Lors de l’invasion nazie de la Pologne, il passa six semaines dans une cave à Varsovie, et quitta le bâtiment juste avant qu’il ne soit démoli par une bombe. (C.P.)
















