Un nouveau sondage publié à l’approche de Yom Kippour dévoile la profondeur du lien qui unit le peuple juif d’Israël au jour le plus saint de l’année. Près de la moitié des Israéliens se définissant comme laïcs jeûnent, et beaucoup d’entre eux franchissent, ce jour-là seulement, le seuil d’une synagogue. Ces données confirment, une fois encore, l’importance cruciale des offices ouverts organisés par les Beth Habad à travers tout le pays.

 

 

un jeûne qui dépasse les clivages religieux

Selon un sondage de l’Institut israélien pour la démocratie, soixante-quatorze pour cent des Juifs d’Israël ont pour habitude de jeûner le jour de Yom Kippour. Le phénomène le plus frappant concerne toutefois ceux qui se définissent eux-mêmes comme laïcs : vingt-huit pour cent d’entre eux observent un jeûne complet, et dix-neuf pour cent supplémentaires jeûnent partiellement, portant à quarante-sept pour cent la proportion de laïcs liés, d’une manière ou d’une autre, à cette pratique. Chez les traditionalistes non pratiquants, la proportion de jeûneurs atteint quant à elle quatre-vingt-dix pour cent.

la prière, bien au-delà du cercle des pratiquants

Le lien au jour saint ne se limite pas au jeûne. Cinquante-sept pour cent de la population juive d’Israël participent à un office de prière le jour de Yom Kippour. Même parmi les laïcs, un sur cinq, soit vingt pour cent, se rend à la prière ce jour précis.

des synagogues remplies de visages inhabituels

L’une des données les plus marquantes concerne l’affluence dans les synagogues et les lieux de prière du pays : dix-huit pour cent de l’ensemble des Juifs d’Israël se rendent aux offices de Yom Kippour, alors même qu’ils ne fréquentent pas la synagogue le reste de l’année. Concrètement, près d’un tiers, trente-deux pour cent, de tous les participants aux prières de Yom Kippour ne mettent pas les pieds dans une synagogue en dehors de cette occasion. Chez les laïcs présents aux offices du jour saint, cette proportion grimpe à soixante-dix-neuf pour cent.

un clivage marqué entre les communautés

Le sondage révèle également des écarts significatifs entre les différentes origines communautaires. Quatre-vingt-huit pour cent des Juifs séfarades et orientaux ont pour habitude de jeûner à Yom Kippour, contre soixante-quatre pour cent des Ashkénazes. Même parmi les personnes se définissant comme laïques, l’écart persiste : soixante-trois pour cent des Séfarades et orientaux jeûnent, contre trente-neuf pour cent des Ashkénazes.

les Beth Habad, porte d’entrée vers la prière

Ces chiffres dessinent, une fois de plus, le portrait d’un moment unique dans le calendrier israélien : des Juifs qui ne fréquentent pas la synagogue au quotidien et ne se définissent pas comme pratiquants choisissent, le jour saint, de jeûner, de prier et de renouer avec la tradition juive.

Dans les Beth Habad de tout le pays, des offices dits de « synagogue ouverte » sont organisés le jour de Yom Kippour, spécialement destinés à ces Juifs qui ne franchissent pas le seuil d’une synagogue durant l’année et souhaitent se relier aux prières du jour saint dans un cadre accessible et chaleureux.

Les données publiées cette année illustrent parfaitement l’ampleur de ce besoin : c’est précisément le jour de Yom Kippour que des foules de Juifs, absents des offices le reste de l’année, se pressent dans les synagogues. Pour beaucoup d’entre eux, ces offices ouverts constituent la porte d’entrée naturelle vers la prière, vers la tradition et vers la synagogue.