C’est avec une profonde douleur que le monde de la Hassidout a appris la disparition du Gaon et Hassid, le Rav Tovia Bloy, doyen des Rabbanim et des Machpi’im de Habad Loubavitch en Terre sainte, rappelé auprès de son Créateur à l’âge de 90 ans. Figure vénérée de Jérusalem, penseur d’une rare profondeur, éditeur des Si’hot du Rabbi et pionnier infatigable de la diffusion des sources de la Hassidout, il aura consacré sa longue existence au rayonnement de l’enseignement de son maître. Son départ survient à peine trois semaines après celui de son épouse, la Rabbanite Hanna Fromet, de mémoire bénie, avec laquelle il partagea l’œuvre de toute une vie.

 

 

une disparition survenue à quelques semaines de celle de son épouse

C’est avec un chagrin immense et une affliction profonde que le monde de la Hassidout a reçu la nouvelle amère de la disparition du Gaon et Hassid, doyen des Rabbanim et des Machpi’im de Habad Loubavitch en Terre sainte, le Rav Tovia Bloy, qui a rendu son âme pure à son Créateur à l’âge de 90 ans. Durant de longues années, il occupa la fonction de Rav et de guide spirituel de la florissante communauté Habad du quartier de Neve Yaakov, à Jérusalem, où il comptait parmi les figures d’exception de la Ville sainte. Son départ survient à peine trois semaines après celui de son épouse et compagne de toute une existence, la Rabbanite Hanna Fromet, de mémoire bénie, fille du Gaon le Rav Haïm Ouri Rosenberg, rappelée à son Créateur le 2 Tamouz dernier (2026), veille du jour de la Hiloula du Rabbi de Loubavitch. Ainsi s’accomplit à leur sujet la parole du verset : « aimés et agréables durant leur vie, dans leur mort ils ne furent point séparés ».

un rejeton d’une prestigieuse lignée jérusalémite

Le Rav Bloy naquit à Jérusalem le 16 Iyar 5696 (1936), au sein d’une famille jérusalémite enracinée et illustre. Son père, le Rav Baroukh Yehouda Bloy, comptait parmi les dirigeants du mouvement Poalei Agoudat Israël dans la ville, et son aïeul n’était autre que le Rav Moché Bloy, l’un des chefs de l’Agoudat Israël en Terre sainte à l’époque du Yichouv. Dans sa jeunesse, il s’abreuva à la Torah de la Jérusalem d’antan et étudia notamment au sein des institutions Ets Haïm, où se forgea la rigueur qui devait marquer toute son étude.

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de Belz et Gour vers la lumière de Habad

Attiré d’abord par les cours hassidiques de Belz et de Gour, le jeune Tovia se rendait avec régularité, au péril de sa vie, aux rassemblements du Admour auteur du « Beth Israël » de Gour. Le tournant décisif de son existence survint en 5713 (1953), lorsqu’il commença à se rapprocher de la Hassidout Habad par l’entremise du célèbre Machpia, le Rav Avraham Leib Klein, alors à la tête de la Yéchiva des « Matmidim » où il poursuivait ses études. Dès cet instant, il devint un Hassid ardent et enflammé, entraînant dans son sillage ses frères, le Rav Yossef Bloy et le Rav Amram Bloy, vers la clarté de la Hassidout. Sous la direction du Rav Chemouel Elazar Halperin, directeur de la Yéchiva Torat Emet, il fonda et anima le réseau des Yéchivot du soir de Habad dans les quartiers de Jérusalem, rapprochant des centaines d’âmes de la lumière de la Torah.

au service du Rabbi durant plus de trois décennies

En 5715 (1954), il s’unit par les liens du mariage à Hanna Froumet, fille du Rav Haïm Ouri Rosenberg, puis fut intégré, sur l’instruction directe du Rabbi de Loubavitch, à la direction des Tseiré Agoudat Habad de Jérusalem, aux côtés des célèbres militants le Rav Yehochafat Alpert et le Rav Tsvi Eisenbach. Il y œuvra sans relâche à la diffusion des sources de la Hassidout au sein de l’ensemble du public orthodoxe de la ville. À la suite de dissensions internes survenues en 5719 (1959), le Rabbi chargea le Rav Azriel Zelig Slonim de réorganiser le mouvement, et le Rav Bloy fut alors confirmé à sa direction, charge qu’il devait assumer près de trente années durant. En 5726 (1966), le Rav Israël Leibov, président des Tseiré Agoudat Habad en Terre sainte, le nomma directeur général du département d’activité de l’organisation, fonction qu’il occupa jusqu’en 5747 (1987). En 5730 (1970), il rejoignit le « Comité pour l’intégrité du Peuple », dont il devint président adjoint et l’un des principaux animateurs, avant d’être désigné par le Rabbi, en 5732 (1972), comme membre du « Comité pour le maintien des institutions ». En 5735 (1975), il prit enfin la direction de l’école secondaire pour filles Beth Hanna de Jérusalem.

l’homme du livre et de la plume

Doté d’une plume rapide, acérée et profonde, le Rav Bloy fut l’un des grands pionniers de la diffusion des sources, un penseur d’une pénétration singulière et l’un des éditeurs des Si’hot saintes du Rabbi. Dès 5719 (1959), il commença à écrire dans l’organe de presse de Habad ; après la disparition de son ami le Rav Uriel Zimmer, il reprit à son compte la traduction du Sefer HaZikhronot, le Livre des Mémoires, avant de se consacrer à de nombreux autres travaux de traduction. Auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels des commentaires approfondis sur le Tanya et l’œuvre « Ner LiMechi’hi », il figura aussi parmi les fondateurs du Talmud Torah « Torat Emet » pour les garçons et du réseau d’écoles Beth Hanna pour les filles. Combattant intrépide pour l’intégrité de la Torah, du Peuple et de la Terre, il demeura jusqu’à ses dernières années une voix écoutée et respectée sur les questions touchant aux usages et à la tradition de Habad.

une descendance de Chlou’him et d’éducateurs

Le Rav Bloy laisse derrière lui une génération bénie de descendants droits, parmi lesquels des Chlou’him, des militants communautaires et des figures de l’éducation.

  • son fils le Rav Yaakov Meïr Bloy Jérusalem – Ramat Shlomo
  • son fils le Rav Pérets Uriel Bloy Jérusalem
  • Sa fille Léa est l’épouse du Rav Mordekhaï Menaché Laufer, l’un des Chlou’him du Rabbi à Ashdod
  • sa fille Reizel est l’épouse du Rav Aharon Halperin, de Kfar Habad
  • sa fille Sheina Tsipora est l’épouse du Rav Eliyahou Wilhelm, de Nahalat Har Habad.

l’ultime hommage à Jérusalem

La lévaya aura lieu depuis la maison funéraire Shamgar de Jérusalem en direction du mont des Oliviers, où le défunt sera porté à son dernier repos aux côtés de son épouse. Les familles endeuillées, Bloy, Halperin, Wilhelm et Laufer, observent la semaine de deuil au domicile du défunt, rue du Rav Zevin, dans le quartier de Neve Yaakov, à Jérusalem. Que le mérite de ce grand serviteur de la Hassidout protège l’ensemble d’Israël, et que sa mémoire demeure une bénédiction.