Lors de sa visite officielle dans les pays baltes, le président israélien Its’hak Herzog a vécu un moment historique à Riga en découvrant une lettre de son grand-père adressée à l’ancêtre d’un émissaire Habad. Cette rencontre bouleversante illustre les liens profonds entre les familles juives à travers les générations.

 

 

Résumé : Durant sa tournée diplomatique en Lettonie, le président israélien a rencontré les représentants du mouvement Habad établis dans le pays. La découverte inattendue d’une correspondance familiale datant de 1937 entre son grand-père et l’aïeul d’un émissaire local a transformé cette visite protocolaire en moment d’émotion intense, témoignant de la continuité historique du judaïsme européen.

Une rencontre diplomatique qui devient personnelle

Ce matin, dans la capitale lettone, le président Its’hak Herzog a atterri dans le cadre de sa visite officielle dans les États baltes. Au programme de cette journée particulière figurait une rencontre avec les émissaires Habad œuvrant en Lettonie, une communauté active depuis plusieurs décennies dans cette région historiquement marquée par une forte présence juive.

Le Rav Mordekhaï Glouzman et son épouse, la Rabbanit Rivka Glouzman, ont accueilli le président pour lui présenter un panorama complet des activités florissantes du mouvement Habad en Lettonie. Ces actions communautaires, développées sur plusieurs générations, témoignent de la renaissance du judaïsme dans cette région après les traumatismes du XXe siècle.

La surprise d’une correspondance historique

L’apogée de cette rencontre protocolaire s’est transformée en moment d’émotion intense grâce à une initiative remarquable du Rav Shnieur Kott, émissaire Habad à Riga, et du Rav Mendi Zilbershtrom, représentant du mouvement dans la station balnéaire de Jurmala. Ces derniers ont préparé une surprise exceptionnelle pour le président : la présentation d’une lettre authentique datant de l’année 1937.

Illustration.Cette correspondance, soigneusement préservée à travers les décennies, révèle un lien familial insoupçonné. Le document historique fut rédigé par Haïm Herzog, père du président actuel et sixième président d’Israël de 1983 à 1993, et était destiné à l’aïeul de l’émissaire, le regretté Rav Binyamin Nahum Zilbershtrom. Dans cette missive, l’ancien président exprimait sa profonde appréciation pour les relations d’amitié sincères qui les unissaient.

Une lignée présidentielle aux racines religieuses

Cette découverte prend une dimension encore plus remarquable quand on connaît l’histoire familiale des Herzog. Haïm Herzog était lui-même le fils d’Its’hak HaLevi Herzog, qui occupa la prestigieuse fonction de Grand Rabbin de la communauté juive en Palestine de 1935 jusqu’à la création de l’État d’Israël en 1948. Cette lignée illustre parfaitement les liens profonds entre leadership spirituel et politique dans l’histoire israélienne moderne.

Le président actuel Its’hak Herzog, élu en 2021, représente ainsi la troisième génération d’une famille marquée par le service public et l’engagement communautaire, depuis son grand-père Grand Rabbin jusqu’à son père, général, diplomate et président d’Israël.

L’émotion d’un héritage retrouvé

Face à cette révélation inattendue, le président Herzog n’a pu masquer son émotion. Cette découverte fortuite illustre parfaitement la complexité des liens familiaux et communautaires qui tissaient le judaïsme européen avant les bouleversements historiques du siècle passé.

La préservation de cette correspondance témoigne également de l’attachement des familles juives à leur mémoire collective, malgré les migrations, les persécutions et les changements géopolitiques qui ont marqué la région.

« Cette surprise démontre que l’histoire juive ne se limite pas aux livres d’histoire, mais vit encore dans nos familles et nos communautés », confie un proche du président présent lors de cette rencontre.

Un message d’espoir pour l’avenir

Profondément touché par cette attention particulière et cette découverte familiale, le président Its’hak Herzog a conclu cette rencontre mémorable par une déclaration chaleureuse qui résume parfaitement l’esprit de cette journée exceptionnelle : « Habad, c’est bon, et c’est bien qu’ils soient partout ! ».

Cette phrase simple mais significative souligne l’importance du travail accompli par les émissaires du mouvement à travers le monde, particulièrement dans ces régions d’Europe orientale où la renaissance de la vie juive constitue un défi permanent et un symbole d’espoir pour les générations futures.