Philip Levin, ingénieur des missiles de 98 ans, a contacté un émissaire Habad du Massachusetts pour célébrer sa Bar Mitsva et poser les Téfilines pour la première fois de sa vie. Ému par les « miracles » d’Israël face aux attaques iraniennes, cet ancien employé de la NASA a souhaité renouer avec ses racines juives après des décennies d’éloignement. Son geste a inspiré son fils Mark, qui a également demandé à accomplir cette mitsva ancestrale.
Un appel téléphonique inattendu a surpris le Rav Levi Lizel, émissaire Habad dans le Massachusetts. Philip Levin, un nonagénaire de 98 ans, ancien ingénieur spécialisé dans les missiles à la NASA, souhaitait accomplir pour la première fois le rituel des Téfilines. Élevé dans une famille respectueuse des traditions mais progressivement éloigné du judaïsme, ce scientifique a été bouleversé par les événements récents au Moyen-Orient. Sa démarche spirituelle tardive a également touché son fils, créant un mouvement de retour aux sources familial.
Un appel qui bouleverse un émissaire Habad
L’appel téléphonique est arrivé en pleine guerre entre Israël et l’Iran, alors que l’État hébreu ripostait avec force contre l’axe responsable de l’attaque terroriste du 7 octobre 2023, ce matin de Sim’hat Torah où de nombreux Juifs furent massacrés dans l’enveloppe de Gaza.
Au bout du fil, le Rav Levi Lizel découvre Philip Levin, qui ressent que cette période constitue ses derniers moments dans ce monde. Le nonagénaire formule une demande inhabituelle : il souhaite que l’émissaire Habad se rende à son domicile pour l’aider à poser les Téfilines.
Une carrière scientifique loin des traditions
Philip Levin dévoile son parcours au Rav : une enfance dans le Connecticut au sein d’une famille respectueuse des traditions, puis un éloignement progressif du judaïsme au fil des années. Brillant étudiant, il s’oriente vers l’ingénierie et bâtit une carrière remarquable comme ingénieur spécialisé dans les missiles pour l’agence spatiale américaine NASA.
Pendant des décennies, la science et la technologie ont occupé l’essentiel de sa vie, reléguant au second plan l’héritage spirituel de ses ancêtres. Mais la récente escalade militaire au Moyen-Orient a provoqué chez lui une révélation inattendue.
Les « miracles » d’Israël comme révélateur spirituel
« Maintenant, quand il a vu les miracles de la Terre Sainte dans la guerre des missiles contre l’Iran, il a décidé qu’il était temps de revenir vers notre Père céleste », rapporte l’émissaire Habad. Cette prise de conscience spirituelle chez un homme de science illustre l’impact profond des événements géopolitiques sur la conscience juive diasporique.
L’ancien ingénieur de la NASA, expert en technologies militaires, mesure sans doute mieux que quiconque la complexité des systèmes de défense israéliens. Cette expertise technique rend d’autant plus saisissante sa perception « miraculeuse » des succès défensifs de l’État hébreu.
Une transmission qui se propage à la génération suivante
Une semaine après cette première rencontre spirituelle, le Rav Lizel retourne chez Philip Levin. Une surprise l’attend : Mark Levin, le fils du nonagénaire, l’accueille à son tour. Touché par la démarche paternelle, il exprime le même désir de poser les Téfilines et de « revenir à la source de ses origines ».
Cette transmission spontanée entre générations témoigne de la puissance des liens familiaux dans la redécouverte spirituelle. Le geste du père âgé de 98 ans agit comme un catalyseur pour son fils, créant une dynamique de retour aux sources qui transcende les âges.
Une Bar Mitsva centenaire aux résonances particulières
La demande de Philip Levin de célébrer sa Bar Mitsva à 98 ans revêt une dimension symbolique forte. Traditionnellement accomplie à 13 ans, cette cérémonie marque l’entrée dans l’âge adulte religieux. L’accomplir en fin de vie devient un acte de réconciliation spirituelle et de paix intérieure.
Pour cet homme qui a consacré sa carrière aux technologies de pointe, la simplicité des Téfilines et la récitation du « Chema Israël » représentent un retour aux fondamentaux de la foi. Cette démarche illustre la capacité de renouvellement spirituel à tout âge, même au seuil du centenaire.
La guerre actuelle au Moyen-Orient continue de réveiller la conscience juive mondiale, démontrant que les liens avec Israël transcendent les distances géographiques et les parcours de vie les plus éloignés des traditions.
















