Une file d’attente s’étirait jusqu’à la rue devant le Ohel du Rabbi la veille de Roch Hachana 5786 (2026). Des milliers d’invités, de membres d’Anash et de Tmimim ont afflué à Queens pour se recueillir dans les quatre coudées du Rabbi et demander une année bonne et douce. Le cimetière Montefiore a vécu l’une de ses soirées les plus denses de l’année.

 

 

Comme chaque année à la même date, le rituel s’est répété avec une intensité renouvelée : à quelques heures de l’entrée de Roch Hachana, des milliers de visiteurs se sont dirigés vers le Ohel du Rabbi, au cimetière Montefiore, dans le quartier de Cambria Heights à Queens. Dès l’après-midi, une file s’est formée jusqu’à la rue, chacun patientant pour pouvoir déposer son Pidyon Nefech et prier avant le début de l’année nouvelle.

L’affluence de cette veille de Roch Hachana n’a rien d’un phénomène isolé. Depuis Roch ‘Hodech Elloul, et plus particulièrement depuis Chabbat Sli’hot, le flux de visiteurs au Ohel ne cesse de croître, à mesure que Tmimim, Chlou’him et anonymes venus du monde entier convergent vers le lieu pour y passer, ne serait-ce que quelques instants, dans les quatre coudées du Rabbi avant les Yamim Noraïm.

Un lieu de recueillement ouvert jour et nuit

Le Ohel, situé au cœur du carré ‘Habad du cimetière Montefiore, est accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Un centre d’accueil, le Beth Habad Loubavitch, permet aux visiteurs d’emprunter un sentier menant directement au Ohel. Les usages qui entourent la montée au Ohel sont précis et transmis avec constance : on retire ses chaussures en cuir avant d’entrer, on lit les Tehilim ou le livret « Maané Lachone », puis on inscrit sa demande sur un feuillet avant de le déchirer et d’en déposer les morceaux sur place.

Le site comprend également des espaces destinés aux ‘Halaka et aux Brit Mila, ainsi qu’une Yechiva fondée immédiatement après le 3 Tamouz 5754. Un Mikvé, à deux minutes à pied, reste lui aussi accessible en permanence pour les visiteurs qui souhaitent s’y immerger avant de monter au Ohel.

Le pidyon nefech, un usage ancré avant le jugement

La coutume de remettre un Pidyon Nefech à la veille de Roch Hachana remonte aux Admourim précédents. Du temps du Rabbi Rachab, les Pidyonot étaient déjà recueillis le matin de la veille de Roch Hachana, après les Sli’hot et avant la Tefila. Le Rabbi, pour sa part, avait pour habitude de se rendre au Ohel de son beau-père, l’Admour Rayats, après le milieu du jour, et d’y demeurer de longues heures, jusqu’à l’heure de Min’ha.

Ceux qui ne peuvent se déplacer jusqu’au Ohel veillent traditionnellement à faire parvenir leur Pidyon Nefech avant l’entrée de Roch Hachana, pour qu’il soit lu sur place en leur nom. Cette pratique, loin de s’être estompée avec le temps, semble au contraire se renforcer chaque année, portée par l’afflux croissant de visiteurs venus du monde entier.

Une soirée qui s’inscrit dans un mois déjà chargé

Cette forte affluence à la veille de Roch Hachana clôt un mois d’Elloul particulièrement dense au Ohel. Tout au long du septième mois, qui débute de facto dès Chabbat Sli’hot, Tmimim et Anash se relaient pour se tenir, ne serait-ce qu’un instant, dans les quatre coudées du Rabbi. Cette soirée de veille de Roch Hachana en constitue traditionnellement l’apogée, avant que l’attention ne se porte, dans les jours suivants, sur les offices de Roch Hachana puis sur les Sli’hot et le jeûne de Guedalia.

Que chacun soit inscrit et scellé pour une année bonne et douce, dans le livre de la vie.