Yehouda Lœw ben Bezalel (hébreu : רבי יהודה ליווא בן בצלאל Rabbi Yehouda Levaï ben Betzalel,dit le Maharal (hébreu : מהר”ל pour Morenou HaRav Lœw, notre maître Rabbi  Lœw) est un rabbin, talmudiste, mystique et philosophe du xvie siècle, généralement associé à la ville de Prague (1512 ou 1520 – 17 septembre 1609, Prague).

Né environ vingt ans après l’expulsion des Juifs de la péninsule ibérique et la découverte des Amériques, il est l’auteur d’une œuvre abondante touchant à la plupart des domaines intellectuels de la vie juive, par laquelle il effectue le passage de la pensée juive médiévale à celle de la Renaissance. Il se distingue en outre par une connaissance des sciences profanes de son temps, dont l’astronomie et les mathématiques. Familier de l’empereur Rodolphe II, il fait l’objet de nombreuses histoires et légendes dont la plus connue, apparue ou popularisée au xixe siècle, lui attribue la création du Golem.

Il nait en 1512 ou 1520, selon les sources, à Poznań en Pologne ou Worms en Allemagne. Son père, Bezalel ben Chaim, est le beau-frère du rabbin Yitzhak Klauber de Poznań.

En 1553, il devient grand rabbin de Moravie, à Mikulov. Rabbi Loew fonde et dirige la yechiva de Prague à partir de 1573 jusqu’en 1584. Il quitte alors Prague jusqu’en 1588. Une entrevue avec l’empereur Rodolphe II est attestée en février 1592, il est alors accompagné de son frère, Sinai, et de son beau-fils, Isaac Cohen. Il quitte à nouveau Prague en 1592 pour devenir grand rabbin de Poznań. Il pose plusieurs fois sa candidature au poste de grand rabbin de Prague, mais n’est élu qu’en 1597, à l’âge de 85 ans. Il y meurt presque centenaire, en 1609, entouré d’une légende de rabbin miraculeux. Sa tombe est au cimetière juif de Prague.

La Synagogue vieille-nouvelle

La Synagogue vieille-nouvelle du quartier juif de Josefov à Prague (aussi connue sous les noms de Alt-neu Shul en yiddish, Altneuschule, Altneusynagoge en allemand ou Staronová synagoga en tchèque) est la plus vieille synagogue d’Europe encore en activité. La plus ancienne d’Europe est la synagogue d’Erfurt car sa construction remonte à 1094 mais elle n’est plus en activité et est actuellement un musée.

Cet exemple d’architecture gothique religieuse, l’un des tout premiers de Prague, est achevé en 1270. On le désigne tout d’abord sous le nom de Neu Shul (« Nouvelle Synagogue » en yiddish, Shul (école) désigne la synagogue puisqu’on y enseigne aussi). Quand, à la suite de l’extension de la communauté juive de Prague, d’autres synagogues sont successivement construites, elle devient connue comme la Synagogue vieille-nouvelle. Une synagogue plus ancienne, connue comme l’Alt Shul est démolie en 1867 et est remplacée par la Synagogue espagnole.

Intérieur

Neuf marches vont de la rue au vestibule quasi-souterrain : pour faire face aux inondations fréquentes de la Vltava, le niveau de la chaussée a été surélevé dans toute la Vieille Ville. Il s’agissait également de construire un édifice assez élevé sans dépasser le clocher de l’église comme le voulait la loi architecturale alors en vigueur à Prague. La nef rectangulaire est séparée par six croisées d’ogives soutenues par deux colonnes centrales posées dans un alignement est-ouest. Les six baies latérales sont chacune percées de deux étroites fenêtres qui symbolisent ainsi les douze tribus d’Israël. L’étroitesse des fenêtres est responsable de la réputation de l’Alt-Neu Shul d’être sombre. Le bimah (pupitre de lecture de la Torah) est situé entre les deux colonnes. L’Arche sainte est traditionnellement placée au centre du mur est.

La synagogue est construite selon la coutume du Yehoudaïsme orthodoxe avec des espaces séparés pour les hommes et pour les femmes durant les prières. Les femmes sont dans une pièce attenante qui dispose de petites fenêtres pour pouvoir suivre les cérémonies dans le sanctuaire principal. L’espace dédié aux femmes est un espace rajouté, qui n’existait pas lors de la construction de la synagogue. Le toit, le gable et les murs de soutien datent du Moyen Âge.

Inhabituel dans une synagogue, le drapeau, sur le pilier ouest, portant une étoile de David et le texte Chema Israël est un privilège accordé par Ferdinand II du Saint-Empire en reconnaissance des services rendus par la communauté juive de Prague durant le siège de la ville par les troupes protestantes suédoises durant la guerre de Trente Ans. Le drapeau actuel est une réplique de celui offert par Charles VI du Saint-Empire.

Légendes autour de la synagogue

Une légende juive pragoise propose une étymologie différente au nom de la synagogue, Al Tnaï (« à condition de »), selon laquelle la construction d’une synagogue de pierres (lesquelles proviendraient du Temple de Jérusalem et auraient été apportées par des anges depuis Jérusalem à la mort de Nahmanide) ne put se faire qu’à la condition d’ajouter une cinquième nervure au plafond de sorte que, bien que construite par des Gentils, elle ne le serait pas selon un plan en croix.

Selon une autre légende, le corps du Golem, créature de Rabbi Yehouda Leib ben Bezalel, repose dans les combles de la synagogue, à l’endroit de la genizah (« cimetière » de manuscrits hébreux comportant l’un des sept noms de Dieu qu’il est interdit d’effacer). Toujours est-il que cet espace n’est pas ouvert au public. En effet, il est visible uniquement de l’extérieur de la synagogue, lorsque l’on se trouve à l’intérieur on observe l’absence d’escaliers. Une volonté du Rabbin Loew. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


LE VIEUX CIMETIERE JUIF DE PRAGUE

La tombe du Maharal de Prague

 


LE BETH HABAD DE PRAGUE

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