Menahem Brod est né en 1959, en Union soviétique. À l’âge de cinq ans, en 1965, sa famille a immigré en Israël. Il a étudié dans les yeshivot Habad à Lod Kfar Habad et Migdal Haemek. À la fin de 1980, il est allé étudier au 770 à New York. En 1983, il s’est marié à Miriam fille d’Isaac Ruderman, a commencé à travailler pour l’organisation Habad en Israël et a été nommé éditeur de publications et d’éditions. En 1986, il a été nommé porte parole de l’organisation.
Menahem Brod est le rédacteur en chel de l »hébdomadaire ‘Si’hat Hachavoua’  et est responsable de la stratégie de publication de la jeunesse Habad. Il a été le modérateur de la revue de communication entre les années 1996-2009. Il a écrit des livres. Entre 2007 et 2008, il a écrit un éditorial régulier dans le journal « Kiryat Habad » sous le nom de « Pas de secret chez Brod ». En 2009, il a présenté le programme radio en direct « En public chez les croyants ».

Nous avons vu dans des moments de vérité comment toutes les « personnalités » sont déchues Lorsque Haman a examiné le peuple juif, il a vu devant ses yeux un peuple divisé et éparpillé, déchiré par des conflits internes. Il y avait ceux qui participaient à la fête d’A’hachvéroch et ceux qui s’y opposaient avec véhémence. Il y avait ceux qui adoptaient la culture de la royauté persane et médienne, et ceux qui considéraient cela comme une menace pour l’existence de la judaïté.

Haman pensait que l’unité commune qui reliait tous les membres du peuple juif était brisée et décomposée. En conséquence, il était convaincu qu’il serait facile de réaliser son plan. C’est pourquoi il a dit au roi A’hachvéroch : « Il y a un peuple dispersé et éparpillé ».

La roue tourne

En effet, l’expansion des divisions et des conflits au sein du peuple constitue une menace permanente. La force du peuple d’Israël réside dans son unité. Au fil de l’histoire, les Juifs ont ressenti une solidarité les uns envers les autres. Si des Juifs n’importe où dans le monde étaient confrontés à une menace ou à une crise, leurs frères se sont dressés pour les aider et se sont portés à leur secours.

Nous vivons également dans une réalité complexe. Nous sommes entourés d’ennemis qui parlent ouvertement de leur intention « de tuer et anéantir » le peuple juif, et au lieu de nous tenir debout contre eux en tant qu’un seul homme, les fissures à l’intérieur de nous s’élargissent et se propagent, et en ces jours ils atteignent une faible décadence. C’est précisément ce point qui donne aux ennemis de notre temps la raison de penser qu’ils réussiront à atteindre le peuple d’Israël.

Naturellement, ces processus mènent à des conclusions très inquiétantes, mais Pourim nous rappelle quela roue tourne. Le peuple d’Israël a déjà prouvé maintes fois sa capacité à s’unir en un instant et à révéler le lien profond et intérieur qui nous unit tous.

En outre, peut-être que justement la Mitsva de Pourim porte en lui l’espoir suprême. Comme partie de la joie de Pourim, nous nous déguisons. Les enfants et les adultes se déguisent en divers personnages, certains sont drôles et d’autres effrayants. Mais tout cela est pris dans une bonne humeur, car c’est seulement une déguisement.

Et peut-être que nous nous déguisons tous les jours de l’année, et pas seulement à Pourim ? Est-ce que l’image que nous présentons à l’extérieur reflète notre véritable identité ? Sont-ce nos comportements et nos paroles qui expriment notre véritable intériorité, ou sont-ils également des masques extérieurs ? Peut-être que si nous les enlevions, nous réaliserions que derrière eux se cachent des personnes complètement différentes.

Le point qui nous relie

À de nombreuses reprises, nous avons vu en des moments de vérité comment tous les déguisements et les masques sont enlevés soudainement. Des qualités merveilleuses sont révélées à ce moment-là. Les gens qui semblaient être froids et égoïstes se révèlent être des personnes à grand cœur et généreuses, sans limites. Car à ce moment de vérité, ils ont abandonné leur déguisement et ont montré qui ils étaient vraiment.

Pourim nous rappelle la nécessité de nous défaire de nos déguisements. Au fond de nous, il n’y a pas de droite ou de gauche, pas de religieux ou de laïques, pas d’Ashkénazes ou de Séfarades. Au fond de nous, nous sommes tous des Juifs chaleureux et bons, qui croyons en un seul D.ieu et sommes connectés à une seule Torah.

Cela s’exprime à travers le Mitsva de Pourim. Nous envoyons des Michloa’h Manot à notre prochain et nous réjouissons des pauvres. Nous nous rappelons et nous ressentons que nous ne sommes pas un peuple divisé, mais un seul et uni. Grâce à cela, nous sommes certains que la roue tournera également maintenant et que viendra la grande et surprenante salvation, lors de le délivrance véritable et définitive.

Rav Menahem Brod – Si’hat Hachavoua